Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:25


  Ce mot désigne un individu ou un groupe financier, bancaire ou industriel qui détient un certain nombre d'actions d'une entreprise industrielle, commerciale, agricole ou même maintenant sportive ! Soit il investit à l'origine en souscrivant au capital de l'entreprise, soit il achète ses actions par le truchement de sa banque ou directement à la Bourse. A ce titre il détient donc une part du capital de cette entreprise. Il en est donc co-propriétaire, avec d'autres actionnaires. Cela lui octroie un droit de vote au cours d'une assemblée générale des actionnaires, et lui attribue une part des bénéfices à hauteur du nombre d'actions qu'il possède. Il touche donc des dividendes.
    Il faut savoir qu'en France on évalue à environ 6,7 millions le nombre d'actionnaires privés soit à peu près 10% de la population française. A l'échelle du monde ce nombre ne représente que 300 millions d'individus soit 5% de la population mondiale dont 2,5%, soit 150 millions, aux seuls Etats-Unis ! Cette infime minorité détient donc toutes les actions des banques et entreprises et, à travers cette possession, elle contrôle donc la banque, la finance, l'industrie, l’agriculture et le commerce mondial et exerce une pression sur les pouvoirs en place grâce à ce pouvoir économique exorbitant. Sachez que seulement 2% de la population mondiale détient 80% des richesses mondiales ! N'est-ce pas indécent et même révoltant ?
    Il convient cependant de bien faire la distinction entre le petit actionnaire et les grands actionnaires.
    Le petit actionnaire, encore appelé "petit porteur", ne détient qu'un très faible pourcentage des actions émises. A moins de se grouper avec d'autres actionnaires en "association de défense des actionnaires", il n'a généralement aucun pouvoir, et ne peut donc pas contrôler les décisions prises par les conseils d’administration et les dirigeants des entreprises dont il possède des actions. Par ailleurs on dit souvent de lui qu'il "joue à la Bourse", ceci dans l'espoir de gagner beaucoup d'argent. Toujours le culte du veau d'or ! La Bourse est en effet comparable à un casino. On y joue et comme à tout jeu d'argent on peut gagner ou perdre ! De plus on y fraude comme nous le prouve l'affaire Kerviel en France (Société Générale) et l'escroquerie Madoff aux USA au nom prédéstiné ("made off" en anglais se traduisant par "filé", "décampé", "déguerpi", ce qu’il a fait avec l’argent qu’on lui confiait) ! L'actionnaire prend donc un risque ! A lui de l'assumer ! Il doit être conscient qu'il peut perdre ou gagner suivant les cours des sociétés côtées en Bourse et les conseils ou surtout les spéculations de "traders", spécialement s'il joue à terme ! Comme on le lui conseille, s'il veut conserver son capital il ne doit jamais vendre à la baisse, mais au contraire acheter, du moins s’il en a les moyens !
    Or ces cours à la Bourse, sur lesquels il n'a aucun pouvoir, dépendent très étroitement d'une part bien évidemment des résultats de l'entreprise fonction avant tout de l'utilité, de la qualité de ses produits, de l'offre et de la demande, et d'autre part, et surtout, de la spéculation, des rumeurs ou fuites voulues le plus souvent par les grands groupes (les différents fonds) pour gagner encore plus d'argent en demandant jusqu'à 20% de gain par an, (retour sur investissement comme ils disent !), ou pour prendre le contrôle des entreprises en faisant baisser la valeur des actions pour les acheter à bon compte, ou encore en s’appuyant sur les spéculations de "traders".
    Les grands actionnaires qui contrôlent tout, sont constitués par certains grands groupes financiers, bancaires ou industriels, le plus souvent internationaux, tels les fonds souverains, fonds de placement ou fonds de pension en fait des "fonds spéculatifs". Ces grands groupes ont leur actionnariat souvent hiérarchisé. Ainsi, une société mère, appelée un "holding", peut détenir la majorité dite de "blocage", sinon la quasi-totalité des actions de ses filiales et sous-filiales. Ce sont ces grands groupes qui contrôlent l'économie. Ainsi, la chute vertigineuse des cours à laquelle on a assisté à la fin de 2008 et au début de 2009 va permettre aux capitaux chinois, russes et des Emirats arabes de prendre le contrôle des grandes banques et entreprises occidentales et d'avoir une influence très forte sur notre économie, notre politique, peut-être même nos lois et notre façon de vivre !
    Enfin, pour être complet, citons le salarié qui reçoit soit des "stock options", soit directement des actions, soit encore un pourcentage des bénéfices sous forme d'intéressement, en remerciement de son travail au sein de son entreprise. Justement, une campagne est en cours pour que tous les employés soient mieux associés aux bénéfices de leur entreprise soit par distribution d'actions, soit par distribution d'un intéressement. Nicolas Sarkozy propose de partager les bénéfices en trois parties, un tiers pour les employés, un tiers pour les actionnaires et un tiers pour l’investissement. Ce ne serait que justice pour les employés car ce sont eux qui font "marcher" l'entreprise ! Je ne connais pas d’entreprise, grande ou même petite (PME), sans employé !
    Comme on le sait sans doute, mais il me semble utile de le rappeler, l’économie signifie, suivant l'étymologie grecque du mot, "l'administration de la maison". En se plaçant sur un plan beaucoup plus général, à l'échelle de notre planète, ne pourrait-on pas considérer que La Terre constitue justement la "maison" de l'humanité dont "l'administration" doit être assurée par les dirigeants des différents Etats qui la composent ? Poursuivant sur cette voie, ne peut-on pas de la même manière considérer que l'humanité toute entière constitue la "famille" occupant cette "maison" et qu”en conséquence chacun de ses membres, à travers son activité, est un “actionnaire”?. En effet, l'activité économique sur notre Terre ne correspond-elle pas finalement à celle d'une "hyper entreprise" dont le "capital" serait constitué d'une part par le patrimoine tant scientifique, que culturel, philosophique, artistique, etc. que nous ont laissé nos aïeux et qui est la propriété de l’humanité toute entière, d'autre part par l'ensemble des ressources de notre Terre, tant potentielles que déjà exploitées et toujours utilisées, et richesses qu'elle renferme et est capable de produire, quel qu'en soit le domaine ? Car cette "hyper entreprise" investit par son activité ("capital humain"). Chaque membre de l'humanité de sa naissance à sa mort contribue directement ou indirectement à cette activité par sa consommation conditionnant la production, car si on produit c'est bien pour consommer, bien que dans l'esprit de beaucoup ce soit pour faire du profit, s'enrichir ! Cette "hyper entreprise" agit, produit et qu'ainsi, chaque membre de cette communauté mondiale devrait posséder à vie une action de cette "hyper entreprise" et aurait donc droit à un "dividende" ? En effet, cette "hyper entreprise" aux multiples activités développe, grâce aux progrès scientifiques et technologiques qu'ont su réaliser ses membres depuis leur apparition sur Terre, de plus en plus de richesses de toute nature, bien qu'utilisant de nos jours de moins en moins de main d'œuvre, richesses qu'il convient seulement de mieux distribuer ? D'où l'idée de "dividende national", ou "dividende social", - ou "dividende humain" comme préfère l'appeler Albert Jacquard (communication personnelle) -, idée lancée il y a plus de quatre vingt cinq ans (dès 1924 !) par l'ingénieur écossais Clifford H. Douglas dans son "Social Credit" -, et surtout développée et expliquée par mon père, Walter G. Serra, dans un petit livre intitulé "Le Crédit Social" paru en 1933, en 1949 dans un mémoire à l'Académie des Sciences et en 1950 dans un article paru dans la revue Vers Demain, mais idée aussi diffusée par Louis Even et Paul Grignon.(cf. Internet). Qu'on y réfléchisse tous et surtout nos dirigeant, l’ONU et ses organismes, ainsi que toutes les associations humanitaires ou écologiques ! Et qu’on réforme sans tarder notre économie afin d’offrir enfin à tous les habitants du monde une vie décente, meilleure grâce à ce "dividende humain" ! De là nous viendra sans doute la paix !

Partager cet article
Repost0

commentaires