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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:54

  Il en existe plusieurs catégories qu'on peut classer ainsi:
   1. les banques dites de dépôt où les gens déposent effectivement leur argent sur un compte courant sur lequel les salaires, pensions, etc. sont également transférés. Ces banques prêtent également à leurs clients des sommes, parfois importantes, pour l'achat d'une maison, d'une voiture ou de tout autre bien désiré, le taux d'intérêt du prêt variant suivant la durée et l'objet;
   2. les banques dites d'affaires qui prêtent de l'argent aux entreprises ou aux communautés et concourent ainsi à l'investissement et au développement des richesses ;
   3. les banques, parfois appelées par certaines personnes banques "casino", parce qu'elles spéculent à la hausse ou à la baisse afin de faire du profit avec un argent parfois fictif qu'elles se prêtent mutuellement ;
   4. les banques centrales dites nationales (BCN) qui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'appartiennent pas à l'Etat même si l'Etat les contrôle. Elles sont responsables de l'émission de la monnaie (pièces et billets), d'une politique monétaire et de la stabilité financière.
   5. Il convient d'ajouter la Banque Centrale Européenne, (BCE), créée en 1998 suite à l'institution de la monnaie européenne, l'euro. Cette banque, indépendante de tout pouvoir politique, se préoccupe de la "bonne tenue" de l'euro et elle lutte contre l'inflation ou la récession, pour cela en jouant avec les taux d'intérêt. Elle injecte au besoin des "liquidités" (d'où les tire-t-elle ?) pour soutenir le marché, les banques et l'économie !
   6. Enfin la Banque mondiale constituée à l'origine de deux organismes :
     - la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) créée le 27 décembre 1945 après la signature de l'accord connu sous le nom de Bretton Woods, destinée à aider l'Europe et le Japon à se reconstruire au lendemain de la seconde guerre mondiale ;
     - l'Association Internationale de Développement (IDA) fondée en 1960.
   Ces deux organismes ne sont pas à proprement parler des banques. Ils ont été créés pour lutter contre la pauvreté (apparemment sans aucun succès !) et pour apporter aide, financement et conseils aux Etats en difficulté ! Ils sont loin d'avoir réussi !
    Depuis plus d'un an on constate que les banques sont en crise ! Certaines parmi les plus grandes sont en faillite ou au bord du gouffre ! Elles ont perdu entre 60 et 80% de leur valeur boursière en moins de deux ans ! Ainsi, d’après JP Morgan,  la capitalisation boursière de 7 d’entre elles (Citigroup, HSBC, JP Morgan, RBS, Santander, BNP Paribas et Société Générale) est-elle passée de 1.059 milliards de dollars au deuxième trimestre 2007 à 328,1 milliards au 20 janvier 2009, le champion de la baisse étant Citigroup qui est passé de 255 milliards à 19 milliards ! Et leurs dirigeants ont dû être rappelés à l’ordre, tant par Barack Obama que par Nicolas Sarkozy, pour qu’ils abandonnent leur "bonus" !
    Concernant les banques, Clifford H. Douglas écrivait déjà en 1924, donc bien avant la crise de 1929 : “On commence à comprendre que les banques détiennent entre leurs mains tout le contrôle de l'émission de tout pouvoir d'achat [cf. cette expression]. L'on reproche généralement aux banques de distribuer de gros dividendes*. Mais, dans mon opinion, la seule chose qui ne soit pas critiquable en ce qui concerne les banques, c'est précisément leurs dividendes. Parce que ce dividende va aux actionnaires, c'est du pouvoir d'achat [malheureusement réservé à une infime minorité, ces actionnaires* ne représentant que 5 % de la population mondiale, dont la moitié est aux Etats-Unis !]. Mais leurs énormes bénéfices cachés, dont une faible portion seulement va à la construction de fastueuses installations toujours plus nombreuses, ne fournit de pouvoir d'achat à personne, et ne sert qu'à agrandir les banques en tant que banques seulement. Le seul point essentiel dans la situation des banques qui soit très difficile à expliquer, et que si peu de gens comprennent, est que leur véritable actif n'est pas représenté par quoi que ce soit d'actuel, de réellement palpable, mais par la différence qu'il y a et que l'on conçoit entre une société vivant sous un régime de crédit centralisé et restreint, et une société libre qui n'est pas embarrassée par les restrictions financières.”
   Concernant justement le système financier et bancaire américain qui est en pleine crise entraînant les banques des autres pays dans cette crise, je pense utile de livrer à votre jugement ce que quelques hommes, et non des moindres, ont exprimé concernant les banques et la finance. Ils ont vu croître le danger du système financier, et l'ont dénoncé ; ils ont pressenti, avec une perspicacité singulièrement exacte, la nature et l'aboutissement fatal du monopole du crédit détenu par les banques.
   Thomas Jefferson (1743-1826), qui fut le troisième Président des Etats-Unis de 1801 à 1809, exprimait, il y a déjà deux siècles, ses craintes à ce sujet :
   “Je crois que les instituts bancaires sont plus dangereux pour nos libertés que de grandes armées. Déjà ils ont donné naissance à une aristocratie d'argent qui défie et nargue le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être retiré aux banques et restauré au Gouvernement et au peuple auquel il appartient…” 
   “Si le peuple américain permet jamais aux banques privées de contrôler l'émission de sa monnaie courante, par l'inflation d'abord et la déflation ensuite, la corporation qui grandira ainsi dans son sein le privera de ses propriétés à tel point que ses enfants se réveilleront un jour sans foyers sur le continent même que leurs pères ont conquis.”      
    N'est-ce pas justement ce qui se passe actuellement avec la crise dite des "subprimes" ?
   Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), qui fut le 28e Président des Etats-Unis de 1913 à 1921, n'écrivait-il pas  :
   “Le grand monopole de ce pays (les Etats-Unis) est le monopole des grands crédits. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système financier émetteur de crédits. Le développement de la nation et toutes ses activités sont, par conséquent, entre les mains de quelques hommes qui arrêtent, contrôlent et détruisent toute liberté économique.”
    William Jennings Bryan (1860-1925), membre démocrate du Congrès des Etats-Unis, écrivait aussi :
   “La puissance financière vit sur la nation en temps de paix et conspire contre elle dans l'adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. Elle dénonce comme ennemis publics tous ceux qui critiquent ses méthodes ou font la lumière sur ses crimes.”
   La vue synthétique, exprimée par Lord Chief Justice of England  en 1875, prédisait :
   “L'issue qui s'est précisée de siècle en siècle et pour laquelle, fatalement, tôt ou tard, il faudra livrer une bataille décisive, c'est celle de la Nation contre la puissance bancaire.”
   Enfin, plus récemment, William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada de 1921 à 1930 puis de 1935 à 1948 ne disait-il pas également :
   “Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou de la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu'une nation s'est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation.” ?
    Quelle clairvoyance ! N'est-ce pas justement ce que nous constatons et vivons ?
   Marc Touati, qu'on nous présente comme économiste chez Global Equities, n'hésite pas à considérer comme normal que les banques spéculent (émission "On en parle" du 28 janvier 2008 sur LCI à 14 heures 19) ! On croit rêver ! Eh non ! Comme on peut le constater, toutes les banques spéculent en effet en jouant à la bourse avec de l'argent qu'en plus elles créent elles-mêmes du néant, qu'elles se prêtent parfois mutuellement, dans le but de s'approprier certains groupes industriels ou commerciaux et par là d'imposer leurs lois aux marchés ! Le scandale Bernard Madoff qui fut à la tête du Nasdaq est là pour le prouver ! Il ne faut donc pas s'étonner qu'à un moment donné la bulle éclate ! N'y a-t-il pas là de quoi s'inquiéter et même se révolter ? En spéculant et fraudant ainsi, certaines perdent parfois beaucoup d'argent (exemples : Société Générale : 4,9 milliards d'euros, Caisse d'épargne : 751 millions d'euros) ! Et cela par la faute de "traders", grassement payés, qui spéculent à la hausse ou à la baisse des cours de la Bourse avec un argent qui est créé du néant !
   Avec la crise dite des "subprimes" d'autres banques ont même fait faillite comme en Angleterre (Northern Rock, nationalisée le 17 février 2008), aux Etats-Unis (Lehman Brothers mise en faillite le 15 septembre 2008 - alors que son PDG, Dick Fuld, a empoché 500 millions de dollars depuis 1993 ! -, Washington Mutual, le 26 septembre 2008), d'autres sont mises sous tutelle (Freddie Mac et Fannie Mae, le 7 septembre 2008) ! La compagnie d'assurance AIG après des pertes gigantesques est maintenant subventionnée à hauteur de 175 milliards de dollars par l’Etat américain. Et ses dirigeants voulaient se partager un bonus de 450 millions de dollars ! Cette contagion gagne l'Europe. Le 28 septembre 2008 c'est le Benelux qui investit 11,2 milliards d'euros pour sauver la Banque Fortis, finalement coupée en deux, la partie belge étant rachetée par BNP-Parisbas dont le gouvernement belge acquiert 25 % en compensation, encore que cet arrangement ait été une première fois remis en cause par la justice belge ! Bradford & Bingley au Royaume Uni est nationalisée le 29 septembre 2008. La Royal Bank of Scotland (RBS), qui a perdu l’équivalent de 31 milliards d’euros, est en partie nationalisée. Dexia est sauvé de la faillite par le gouvernement français, etc.
   Mais qui paye les pots cassés ? Qui pâtit de cette crise ? Les pauvres gens qui ont déposé leur argent dans ces banques et organismes ou ont investi dans ces banques, et certaines entreprises dont leurs cours s'effondrent à la bourse ! Et on apprend que les dirigeants des banques américaines d'affaires, qui sont donc au bord de la faillite, se sont partagés 85 milliards de dollars alors qu'ils ont mal géré les banques dont ils étaient responsables ! Sans parler des rémunérations exorbitantes de ces dirigeants, mais aussi de ces "traders", ces "golden boys" comme on les surnomme ! N'est-ce pas scandaleux et révoltant ? Ne devrait-on pas leurs reprendre tout cet argent ? Ce serait un juste retour des choses !
   Par ailleurs, George Soros, qu'on nous présente comme le "gourou de la finance", est aussi - ne l'oublions pas ! - "le maître incontesté de la spéculation financière, celui qui, en une seule journée de 1992, a gagné plus d'un milliard de dollars en pariant sur la sortie de la livre sterling du système monétaire européen" (Ghislain de Montalembert, Le Figaro Magazine, n° 19950 du samedi 20 septembre 2008). Il continue à amasser des fortunes ! En 2007 il a gagné 2,9 milliards de dollars ! Serait-ce grâce à ça qu'on le considère comme un "expert" de l'économie et de la finance ? Et Warren Buffett, l'homme le plus riche du monde selon Fortunes, profite de la crise actuelle pour augmenter encore sa fortune ! Il profite de la baisse des cours pour acheter, pour plusieurs milliards de dollars, certaines entreprises en difficultés !
   N'oublions pas également que nos politiciens* ont imposé le règlement des salaires non plus en "liquide" comme pratiqué précédemment mais par transfert sur un compte bancaire. Ils ont fixé également une somme plafond pour les achats en numéraire, tout cela soi-disant pour limiter les risques des vols ou de trafics. Prétexte en partie valable, mais, en fait, ils favorisent ainsi encore plus ces banques en augmentant les sommes déposées, donc les sommes sur lesquelles elles peuvent ouvrir des crédits ou, pire, avec lesquelles elles peuvent spéculer !
   Non contentes de prélever un intérêt élevé sur tout crédit ouvert, les banques font payer maintenant à leurs clients un tas de services. Ainsi la BNP fait payer 4 € tout retrait d'argent à ses guichets, la plupart d'entre eux étant d'ailleurs souvent fermés ! Tout cela pour inciter les gens à prendre une carte de crédit - ce qui rapporte beaucoup d'argent aux banques puisqu'il y a un abonnement à la clé et qu'il y a un intérêt élevé sur tout découvert ne dépassant pas une certaine limite ! - et pour les inviter à l'utiliser sans même que ces gens s'aperçoivent qu'ils sont parfois à découvert. D'où la crise actuelle des banques aux USA mais aussi en Europe!
   Suite à une décision de la Commission Européenne à Bruxelles, les banques vont maintenant pouvoir concurrencer le livret A dont la Caisse d'épargne, Le Crédit Mutuel et la Banque postale avaient jusqu'à présent, en France, le monopole*. Certaines offrent maintenant à leurs clients des intérêts de l'or-dre de 6% pour CIC et AXA, 7% pour ING Direct et AGP, etc. Ces clients naturellement voient là un avantage par rapport aux 4 % d'avant et aux 2,5% depuis février 2009 ! Il ne faut pas demander quels sont les intérêts que ces banques réalisent pour faire une telle offre ! Certainement supérieur à 20 % !
   Tout le monde considère comme normal qu'on rémunère l'épargne ! Les banques ne lancent-elles pas des publicités telles que "demandez plus à votre argent" (LCL) ou "faites travailler votre argent " ! Et Bernard Lietaer qui veut que "l'argent travaille pour nous et non nous pour l'argent" ! Bientôt, il sera le seul à "travailler" et à "gagner sa vie" ! Mais quelle bêtise ! Cela n'a jamais été le rôle de l'argent qui, je le répète, n'est qu'un moyen d'échange et la seule représentation des valeurs, d’ailleurs toujours mal faite !
   En ce qui concerne justement les taux d'intérêts, tant offerts aux clients déposant leur argent que ceux pratiqués par les banques sur les prêts consentis à leurs clients, comme le souligne Bernard Lietaer: “A cause des intérêts pratiqués, l'argent mis en banque croît plus vite que les arbres”. Mais quand il y a une "tempête financière" la valeur des actions côtées en bourse peut aussi très vite s'écrouler comme on le constate depuis plus d'un an, entraînant une crise économique mondiale !
   On recherche toujours les investissements qui rapportent beaucoup d'argent à court terme. “La conjonction d'une exigence de rentabilité élevée de l'épargne et de la gestion de celle-ci par des professionnels en concurrence amène à privilégier les projets de court terme au détriment des projets de développement et de recherche. Si l'épargnant (les fonds de retraite en particulier) veut 20% de rentabilité du capital, on va finir par arrêter les projets nécessaires à la croissance à long terme […] Toutes les nouvelles règles comptables conduisent, de façon aberrante, à ne juger les comptes que sur le court terme”. (Patrick Artus, L'Express n° 2833 semaine du 20 au 26 octobre 2005).
   A propos des taux d'intérêts pratiqués par les banques, sait-on que les banques et offices de crédit prélèvent un intérêt, souvent très élevé (jusqu'à 21,01% chez Finaref, 21,08% chez Cetelem, 16,5 % sur le découvert des clients de la Caisse d'Epargne !) sur du néant. Ralph. G. Hawtrey ne disait-il pas, d'une façon lapidaire, en parlant du crédit : “Le banquier crée les moyens de paiement du néant …”. Saviez-vous donc que les banques s'enrichissaient à vos dépens ? En 2005 elles ont fait des bénéfices record : 43 milliards d'euros en France seulement ! A combien s'élevaient leurs bénéfices dans le monde ? Même après la crise connue sous le vocable de "subprime", Malgré la crise, la BNP Parisbas annonce un bénéfice de 2 milliards pour 2008 !
   Saviez-vous que vous étiez donc exploités ? N'ouvrent-elles pas des crédits sur 9 à 10 fois leur encaisse, cette dernière étant la seule réalité ? Aussi ne faut-il pas s'étonner que parfois elles soient au bord de la faillite quand les emprunteurs, dans leur grande majorité, ne peuvent plus honorer leurs échéances et que les biens hypothéqués se déprécient comme ce fut le cas en Angleterre et c'est aujourd'hui le cas aux USA dans le domaine immobilier ! D'où la crise actuelle des "subprime" ! On voit là le côté pervers du crédit bancaire construit sur du néant et la spéculation tels les "hedge funds", ces fonds spéculatifs privés - selon le journal le Monde, cité par Wikipédia, en 2007, il en existait dix mille dans le monde, gérant environ 1.760 milliards de dollars US - qui peuvent investir soit à la hausse soit à la baisse grâce à toute sorte d'instruments financiers; vente à découvert, contrat à terme, effet levier, produits dérivés d'options, "swaps".... Une des caractéristiques de ces fonds est qu'il y a une commission prélevée à la performance (pour encourager les gestionnaires, les "traders" et "golden boys", à faire de leurs mieux). Pour finir ces fonds s'adressent à des personnes fortunées et à une clientèle institutionnelle. Avec la crise actuelle, ces fonds se trouvent confrontés à des problèmes de liquidités. Afin d'en avoir ils se débarrassent d'actifs provoquant la chute des cours. Avec les liquidités récupérées ou le crédit (contrat à terme) ils achètent des entreprises pour les revendre avec profit ("private equity"). Et tout le monde économique considère cela normal et que la crise actuelle n'est qu'une crise passagère ! Nos économistes ne tournent pas rond ! Pour eux il suffit de renforcer les contrôles, de moraliser les marchés et non de supprimer les causes !
   Les lecteurs devraient se reporter à la fable "L'île des naufragés" de Louis Even et à son article sur le "Crédit Social", accessible tous les deux sur Internet. Ils saisiraient immédiatement le côté néfaste et pervers du banquier ! Mais son rôle néfaste date depuis des millénaires, depuis l'introduction de la monnaie destinée à l'origine à faciliter les échanges qui jusqu'alors ne se faisaient que par le troc. D’ailleurs, pour échapper à la monnaie ou argent que ces gens n’ont plus suite à la crise, ne voit-on pas se développer de nouveau le troc aux USA et au Canada, après son introduction en Argentine ?
   Suite à l’introduction de la monnaie, des petits malins se sont en effet rendus compte que pour échanger une marchandise A contre une marchandise B on passait par un intermédiaire C, la monnaie sous toutes les formes qu'elle a connu au cours des siècles. Les différentes communautés adoptèrent donc un objet déterminé comme terme constant de comparaison de tous les autres, c'est-à-dire comme étalon. Cet objet-étalon, servant à compter, à évaluer la valeur de l’objet à échanger, fut d'abord une certaine quantité d'une matière non pas rare, mais abondante et, souvent, sans réelle valeur intrinsèque tels des cailloux ("calculus", d'où vient le mot calcul, qu'il soit biliaire ou désigne l'action de compter, le nombre de cailloux représentait la valeur de l’objet !) ou des coquillages (le cauri en Chine mais également ailleurs). Puis, on utilisa des objets représentant une valeur tel le blé ou l'orge en Egypte, à Rome une tête de bétail : bœuf, mouton, chèvre ("pecus", d'où est dérivé "pecunia" qui signifie "fortune qui résulte du bétail" et dont provient le terme français "pécuniaire"), le chameau en Arabie, le sel d'où vient le mot "salaire", etc. D'autres objets furent choisis comme monnaie ou comme sous-multiples : fers de hache, de lance, de flèche, manille, plumes rouges, amandes de cacao, etc.
   Ces petits malins, ces premiers intermédiaires géniaux, ceux qu'on appelle maintenant les banquiers, se sont dit que s'ils contrôlaient C, et donc l'émission de la monnaie et de son équivalent le crédit, ils contrôleraient nécessairement les échanges et les moyens de production, et pourraient de la sorte en tirer un bénéfice comme s'ils rendaient un service aux échangeurs ou aux producteurs ! De là nous vient tout le mal ! Et l'on ne devrait pas demander l'abolition de ces pratiques ?
   Et la Banque Centrale Européenne (BCE), qui veut maintenir son indépendance, avec Jean-Claude Trichet - encore un énarque ! - à sa tête, avait relevé son taux directeur soi-disant pour lutter contre l'inflation ! Beau prétexte ! Certes, plus le taux est élevé moins on est tenté d'emprunter ! Mais, n'était-ce pas plutôt pour permettre aux banques de faire encore plus de profit en prêtant, toujours sur du néant, mais avec un taux d'intérêt plus élevé ? Cela n'a-t-il pas favorisé aussi la spéculation sur l'euro qui avait atteint des sommets comparé au dollar ? Et on n'aurait pas le droit de critiquer cet organisme privé, la Banque Centrale Européenne et son président, mais également toutes les banques, dites centrales (BCN) des pays, telles la FED et la Federal Reserve Bank de New York aux USA ? Certes, depuis la crise, les BCN, la FED et la BCE ont baissé leur taux directeur pour essayer de relancer l'économie. Et maintenant les banques n'ouvrent plus de crédit, et pour cause, ça ne leur rapporte plus ! Les Etats viennent à leur secours ! Mais ce n’est pas la nationalisation des banques comme le demandent certains qu’il faut faire. C’est celle du crédit qui ne devrait être qu’entre les mains des Etats comme droit régalien. Cela permettrait de relancer l'économie ! Consultez également sur Internet "Bankster.tv", l'"Argent dette" de Paul Grignon. C'est édifiant et révélateur !
   Certains craignent qu'en rendant à l'Etat le contrôle du crédit on lui permette de tout contrôler et d'ainsi favoriser ceux qui sont à sa tête. Mais ne peut-on pas créer des services de contrôle indépendants ? Ne demande-t-on pas justement le contrôle des banques ? Pourquoi ce qu'on demande pour les banques n'existerait-il pas pour l'Etat ? N’existe-t-il pas déjà en France une Cour des Comptes ? N'oublions pas que l'économie signifie l'"administration de la maison" et cette administration ne devrait relever que de l'Etat et seulement de lui !
   Quand est-ce que nos dirigeants comprendront enfin que tous ces financiers et banquiers conduisent l'humanité à sa ruine pour leur seul bénéfice ? Comme le réclamait en son temps Nicolas Sarkozy, les Etats devraient avoir un contrôle sur leurs décisions et même prendre enfin le contrôle total du crédit et celui d'émission de la monnaie. Pour conjurer la crise financière et bancaire actuelle, n'est-ce pas plus ou moins ce que les Etats sont en train de faire en venant au secours des banques ? Qu'ils aillent jusqu'au bout de leur logique et soient seuls à contrôler le crédit. C'est d'une révolution économique, basée sur des concepts scientifiques, dont le monde a besoin ! Et qu’on ne tarde pas pour l’instaurer !

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