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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:49


   

On nous serine avec la dette ! C’est l’objet de tous les débats ! Or ce n’est finalement qu’un canular inventé par décret, mis en application par une loi et propagé par les médias. Je m’en explique.

Comme on le sait, la dette atteint partout dans le monde des sommets ! Pourquoi ? Qui est responsable ? A qui profite-t-elle ? Quels sont les remèdes ?

Voilà les quatre principales questions auxquelles il convient d'essayer de répondre en analysant sans parti pris ni dogmatisme les causes et les effets de cette dette.

1 - Pourquoi cette dette ?

Parce que les États tiennent une comptabilité totalement bancale ! (cf. l’article Comptabilité). Mais, comme l’écrivait John Adams (1735-1826), 2e président des États-Unis de 1797 à 1801, ne serait-ce pas plutôt un moyen de nous asservir. En effet, ne disait-il pas : « Il y a deux moyens de conquérir et d’asservir une nation. Une est l’épée, l’autre est la dette » ? C’est précisément ce que nous vivons. Nous sommes les esclaves de l’oligarchie financière et bancaire qui nous exploite pour son seul profit ! C’est pourquoi nous pouvons affirmer que « La dette nationale est un canular inventé par décret et en application par une loi »

2 - Qui est responsable de cette dette ?

D’abord et avant tout les chefs d’États. Ces derniers n’ont-ils pas livré pieds et poings liés leur pays aux banques privées en leurs laissant le pouvoir d’émettre et de contrôler le crédit ? En effet, sachez le, depuis la création, en 1694 de la Banque d’Angleterre, suivie le 23 décembre 1913, de la FED (Federal Reserve System) aux USA et les lois européennes issues de la loi française dite Pompidou Giscard du 3 janvier 1973, ce sont les banques et elles seules qui créent l'argent en détenant le monopole du crédit qui représente 95% de l'argent en circulation.

Mais qu’est la FED ?

« La FED appartient aux banques commerciales et aux banques d'investissement américaines. Ceci inclut également des banques dont le siège social est à l'étranger (Barclays est une banque britannique; USB est une banque suisse) qui sont propriétaires de banques américaines). Parmi les actionnaires de la FED, six ont une capitalisation boursière supérieure à 1 billion de dollars (mille milliards) :

·        Goldman Sachs Group Inc. (NYSE: GS),

·        Morgan Stanley (NYSE: MS),

·        JP Morgan Chase & Co. (NYSE: JPM),

·        Citigroup Inc. (NYSE: C),

·        Bank of America Corp (NYSE: BAC)

·        Wells Fargo Co. (NYSE: WFC).

La septième plus grande banque, la PNC Financial Services (NYSE: PNC), est loin derrière avec une capitalisation boursière d'environ de $ 300 000 000 000. Ceci signifie que les six plus grandes banques aux USA se partagent la propriété de la Réserve fédérale constituant un cartel de fait contrôlant l'offre de crédit, contrôlant Wall Street, contrôlant les États-Unis et contrôlant le reste du monde. » (Wikiberal.org). Pour être complet il convient de mentionner que les banques Rothschild, Warburg, Chase Manhattan et Lazard Brothers… sont également actionnaires de la FED.

Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), qui fut le 28e Président des États-Unis de 1913 à 1921 et le responsable de la création de la FED, reconnaissant son erreur, n'écrivait-il pas : « Je suis l'homme le plus malheureux. J'ai involontairement ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. Le développement de la nation, par conséquent, et toutes ses activités sont entre les mains de quelques hommes… Nous sommes arrivés à être l'un des pays le plus réglé, l'un des gouvernements le plus complètement contrôlé et dominé dans le monde civilisé, plus du tout un gouvernement d'opinion libre, plus du tout un gouvernement par conviction et le vote de la majorité, mais le gouvernement par l'opinion et sous la contrainte d'un petit groupe d'hommes dominants qui arrêtent, contrôlent et détruisent toute liberté économique. [...] Certains des plus grands hommes aux États-Unis, dans le commerce et l'industrie manufacturière, ont peur. Car ils savent qu'il y a quelque part un pouvoir si bien organisé, si subtil, si vigilant et si invasif qu'ils feraient bien de ne pas élever la voix quand ils le condamnent. » ("The New Freedom", 1913). Quel aveu !

Mais c’est aux États que devrait appartenir la création de crédit et non aux banques ! C’est à eux qu’appartenait le droit régalien de "battre monnaie". Ce que font les banques pour leur seul profit, les États ne pourraient-ils pas le faire pour le bien de leurs concitoyens ? Pourquoi nos dirigeants ont-ils abandonné ce droit aux banques ? Pour qu’elles s’enrichissent à nos dépens ? Le 1er mars 1946 l’État britannique avait nationalisé la Banque d’Angleterre (« la vieille dame de Threadneedle Street »), qui, rappelons-le, fut créée en 1694 par un groupe d'artisans (orfèvres entre autres), parlementaires et marchands qui ont obtenu du roi Guillaume III le droit de battre monnaie, ceci en échange d’un prêt de 1 200 000 livres sterling, assuré par le "Tonnage Act". Pourquoi l’État britannique, après l’avoir nationalisé  l’a-t-il à nouveau privatisé en 1997 ? La France, imitant les États-Unis, a également promulgué la loi 73-7 du 3 janvier 1973, article 25, dite loi Pompidou Giscard, surnommée loi Rothschild. En Union Européenne cet article est devenu l'article 104 du traité de Maastricht (7 février 1992). Cet article est devenu à son tour l’article 123 du Traité de Lisbonne (13 décembre 2007). Cette loi et ces articles stipulent que les États membres de la Communauté européenne n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leur banque centrale, mais sont dans l’obligation d’emprunter auprès de banques privées, moyennant de très forts intérêts ! Auparavant, les prêts accordés aux nations concernées n’étaient pas assujettis à l’intérêt, seul le montant net de l’emprunt était remboursé. Depuis, les "banksters" avec l’aide de nos dirigeants (Wilson, Pompidou, Giscard, Delors, de Clercq et bien d’autres) ont pris le contrôle d’une grande partie de la « création monétaire, en accord avec les personnages politiques censés nous représenter, nous protéger, dans tous les sens du termeRésultat : les banques en question génèrent des profits colossaux grâce à nos impôts ! Et la dette publique ne cesse de s’accroître inexorablement au fil du temps. Mais Georges Pompidou n'était-il pas directeur général de la banque Rothschild avant d'être premier ministre puis président de la République Française ? Mario Monti, qui dirigea l’Italie, n’était–il pas "International Advisor" pour Goldman Sachs ? Mario Draghi, actuel directeur de la BCE, n’a-t-il pas été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs ? N’y a-t-il pas là connivence entre la politique et la finance ? Ne devrait-on pas la dénoncer et ouvrir une enquête publique indépendante ?

« Observons en outre que les banques ne prêtent JAMAIS leur capital souscrit ou leurs dépôts ;  ce qu'elles prêtent, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c'est le droit de l'emprunteur de tirer sur les consommateurs une traite qui sera honorée par eux, et d'en utiliser les ressources en main-d'œuvre et en matières. Il est absolument impossible de nier la vérité de cette affirmation qui synthétise les opérations de crédit bancaire. » (Extraits de "Le Crédit Social", par Walter G. Serra, Les Ateliers Publicitaires, Paris, 1933).

Ensuite le second responsable est le système économique actuel dirigé par une oligarchie financière et bancaire qui contrôle donc l’argent, le crédit et de ce fait aussi l’industrie, l’agriculture, le commerce et la politique mondiale, et qui spécule sur tous les marchés !

Mais comment l’argent est-il créé ? La proportion de loin la plus considérable d'argent existant dans une collectivité quelconque est constituée par les crédits bancaires qui représentent plus de 95% de l’argent en circulation et qui accomplissent la même fonction que la monnaie mé­tallique, ou la monnaie fiduciaire. Les crédits bancaires se muent en pièces de monnaie, en espèces sonnantes et trébuchantes ou en billets de banque, et vice versa, au choix des clients des banques. Dans cette métamorphose réversible, les banques elles‑mêmes n'interviennent pas autrement que comme exécutrices de la volonté de leurs clients. Un crédit bancaire achètera des biens et des services exactement comme de l'argent comptant. Quand une banque ouvre un cré­dit dans ses livres, elle donne pouvoir à son client d'acquérir des biens et services en tirant sur ce crédit. La forme choisie par le client pour tirer sur son crédit n'a aucune importance (chèque, virement, lettre de change, carte de crédit...), et c'est de ces diverses manières que la banque payera, au nom de ses clients, une large proportion des salaires, bénéfices, dividendes et autres charges qui doivent être payées avant que les marchandises ou services soient prêts à être mis sur le marché, achetés et consommés. (Cf. les articles Crédit  et Création de l'argent).

La banque sera remboursée plus tard, avec en plus l'intérêt habi­tuel s'il s’agit d'un prêt, au moyen du produit de la vente, ses clients assumant seuls tous les risques de perte.

Le particulier qui utilise journellement l'argent sur une échelle plus ou moins infime, qui paye et encaisse des billets, des chèques; qui prête ou emprunte, croit qu'un banquier existe simplement pour ajuster quantité de transactions de ces diverses sortes, et croit que les banquiers ne prêtent que l'argent qui a été déposé dans leurs banques par des clients qui n'en ont pas un besoin immédiat, et qui veulent le faire fructifier. Ce particulier se trompe !

Par qui et comment ces crédits bancaires sont‑ils créés et mis à la disposition des clients des banques, clients par l'intermédiaire desquels ils circulent ensuite dans la collectivité ? Nous venons de dire que les banques sont les créatrices du crédit, c'est-à-dire de la majorité de l’argent en circulation. Mais il faut aussi savoir que ce crédit bancaire est bâti sur du néant.

Ralph G. Hawtrey (1879-1975), économiste britannique et ami de John Maynard Keynes, ne l’avouait-il pas lui-même puisqu'il disait « Le banquier crée les moyens de paiement du néant (ex nihilo) » ! De l’encre, une plume, du papier et un grand livre suffisent !

Ceci fut confirmé par Josiah Stamp (1880-1941), directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941 : « Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé ! Les activités bancaires ont été conçues dans l'iniquité et sont nées dans le péché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais si vous leurs laisser le pouvoir de créer l'argent, d'un coup de plume, ils créeront assez d'argent pour la racheter.  Enlevez leurs ce grand pouvoir et toutes les grandes fortunes, comme la mienne, disparaîtront, comme elles devraient le faire, et alors nous aurions un monde meilleur où il ferait meilleur vivre. Mais si vous voulez continuer d'être les esclaves des banques et de payer le coût de votre esclavage, laissez les banquiers continuer de créer l'argent et de contrôler le crédit » !

De son côté, Reginald McKenna (1863-1943), ancien chancelier de l’échiquier et ancien président de la Midland Bank disait : « Je crains que le simple citoyen n'aime pas du tout se faire dire que les banques peuvent créer de l'argent et qu'elles le font… Et que ceux qui contrôlent le crédit d'une nation dirigent la politique des gouvernements et tiennent dans le creux de leurs mains la destinée des peuples. »

John Maynard Keynes (1883-1946), le réputé économiste britannique, ne disait-il pas lui-même à bon droit: « Dans un système bancaire fermé, il n'y a aucune limite à la quantité d'argent bancaire, c'est-à-dire de crédits que les banques peuvent créer en toute sécurité, pour autant qu'elles soient toutes d'accord et marchent en cadence. »

Tous ne faisaient que reprendre ce que Henry Dunning Macleod (1821-1902) écrivait en 1856 dans son livre "Theory and Practice of Banking" : « La caractéristique essentielle et distinctive d'une banque et d'un banquier est de créer et d'émettre du crédit payable à vue; et ce crédit est destiné à être mis en circulation et à remplacer l'argent dans toutes ses destinations. Une banque, par conséquent, n'est pas un office de prêts ou d'emprunts d'argent: c'est proprement une fabrique de crédits. Dans le langage de la banque, un dépôt et une émission de crédit sont une seule et même chose.

« L'on croit communément que les bénéfices d'un banquier consistent dans la différence de l'intérêt qu'il paie pour l'argent qu'il emprunte et l'intérêt qu'il touche pour l'argent qu'il prête. La réalité est que les bénéfices d'un banquier consistent exclusivement en bénéfices qu'il peut faire en créant et en émettant du crédit en excès du numéraire qu'il tient en réserve.

« Une banque qui n'émettrait du crédit qu'en échange d'argent, n'a jamais fait et ne fera jamais aucun bénéfice. Elle ne commence à faire un bénéfice que lorsqu'elle crée et émet du crédit en échange de dettes payables à une date future. »

Tous reconnaissaient donc que l’objet d’une banque est de faire des bénéfices en créant du néant un crédit fictif. D’où l’argent dette comme le mentionnent Maurice Allais et Paul Grignon. Lire à ce propos l’article Argent dette joint en annexe.

Sachant par ailleurs que les États, suite à la création du Comité dit de Bâle en 1974 – soit un an après la loi Pompidou Giscard, composé à l’origine des gouverneurs des banques centrales des pays du G10, puis des 13 pays de l’OCDE, puis ceux du G20, auxquels se sont adjoints 7 autres pays en 2009, par les accords de Bâle I, autorisaient en 1988 100€ d'ouverture de crédit gagé par seulement 8€ de fond propre (ratio Cook), et qu'en 2007 (accords de Bâle II) ce fond propre a été abaissé à 4€ (ratio McDonough), ce sont les dirigeants de ces États qui sont responsables. Il ne faut donc pas s'étonner de l'importance que peut prendre le pouvoir des banques ! Aux USA les banques ont le droit d'ouvrir des crédits jusqu'à 20 fois leur capital propre (taux de 5%) ! Sachant que la FED appartient aux banques commerciales et aux banques d'investissement on peut facilement imaginer le montant des crédits qu’elles peuvent toutes créer et surtout celui des intérêts qu’elles peuvent amasser ! Les accords de Bâle III du 16 décembre 2010, décidés sous l’impulsion du Financial Stability Board (FSB) et du G20, ont planifié ce dépôt. «Les banques devront avoir 4,5 % au titre du capital de base (core Tier One) auxquels s'ajoute un coussin dit de "conservation" de 2,5 %, soit 7 % au total » à partir de 2013, les banques ayant jusqu’en 2019 pour les appliquer ! Et pour augmenter encore leurs bénéfices les banques spéculent sur tous les marchés !

3 - A qui profite la dette ?

Bien évidemment, et avant tout, la dette profite au système financier et aux banques ! La dette publique, ou dette de l’État, de la totalité des individus, n’est en effet qu’une dette envers le système financier et bancaire. Et cette dette augmente sans cesse. Dans chaque pays elle atteint des sommets ! De plus elle est grevée d’intérêts souvent très élevés. Et pour rembourser cette dette on nous impose et on taxe tout produit ou service ! C’est donc nous pauvres contribuables qui la payons !

S’il fallait une preuve de l’action néfaste du système financier et bancaire, nous l’aurions avec les cas présents de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie… Ils montrent en effet à quel point le système financier et bancaire, grâce à des agences de notation, tels Fitch Ratings, Moody's, et Standard & Poors, et à la spéculation, peut profiter de la dette de ces pays pour les ponctionner encore plus en demandant souvent plus de 10% d’intérêt sur les sommes prêtées ! On appauvrit encore plus les pauvres. C’est vrai qu’ils sont beaucoup plus nombreux que les riches ! Même les États européens s’y mettent ! Ils empruntent à 3 ou 3,5% mais prêtent aux États pauvres à 5% ! N’est-ce pas scandaleux ?

4 - Quels sont les remèdes ?

Pour les trouver réfléchissons un peu, sans parti pris ni dogmatisme, en nous appuyant sur des faits réels, concrets, vérifiables, en nous débarrassant des idées préconçues.            

D’abord pourquoi l'argent, donc le crédit, est-il si rare ?  Eh bien, sachez le braves gens, parce que certains le maintiennent volontairement rare pour lui conserver soi-disant sa valeur ! Parce que l'on en a dévoyé l'objet initial qui était de faciliter les échanges et que pour l’économiste orthodoxe mais aussi pour beaucoup de gens la valeur est une fonction de la rareté. ! Or « l'argent n'est rien d'autre qu'un accord pour l'usage de quelque chose comme moyen d'échange. L'argent n'est pas une chose, c'est un accord » dit Bernard Lietaer, ancien banquier et professeur de finances internationales à l'Université de Louvain en Belgique (cité dans un article de Peter Scowen paru en septembre 2005 dans le n° 26 de Ode Magazine). C’est aussi et surtout parce que très tôt des petits malins ayant constaté que les échanges d’une marchandise A contre une marchandise B ne se faisaient plus par le troc mais passaient par un intermédiaire C, la monnaie – quelle que soit la forme qu’elle a pu prendre (cauri, caillou, plume, amande de cacao…) – , ils se sont dits que s'ils contrôlaient la monnaie (donc C), son émission et le crédit, en en faisant de plus une marchandise qu’on peut échanger, ils contrôleraient automatiquement les échanges entre A et B et pourraient ainsi prélever au passage leur intérêt. C’est ce que font tous les prêteurs sur gages, les banques et offices de crédits ! (Voir sur Internet le texte et les petits dessins de Louis Even intitulés « L’île des naufragés », l’Argent dette de Paul Grignon et l’article La monnaie).

Puisque le crédit est bâti sur le néant, en toute logique la dette l’est aussi ! Elle ne représente rien. Elle est fictive ! C'est du vent ! « La dette nationale est un canular inventé par décret et en application par une loi. » Cette dette est également liée au fait que sa plus grande partie est arbitraire et est due à une mauvaise comptabilité pratiquée par nos États. En effet, tout investissement ne correspond finalement qu'à un transfert de richesse ! L'ouverture de crédit, donc la somme dépensée, est compensée par la valeur de l'ouvrage terminé ou du service rendu, valeur qui n’est qu’un nombre ! (Cf. l’article Valeur).

En France, la dette publique, "au sens de Maastricht" et estimée par l'INSEE, s'élevait à    1 985,9 milliards d'euros au 1er trimestre 2014 (chiffres INSEE), soit 93,6 % du Produit Intérieur Brut (PIB) de la France ! Cela représentait environ 30 000 euros par habitant ! Le seul intérêt de la dette en France n'est-il pas pratiquement égal à l'impôt sur le revenu ? Car l’État empreinte au système financier et aux banques pour couvrir ses dépenses et paie naturellement un intérêt non négligeable sur ces prêts ! En fait c’est nous qui payons cette dette au travers des impôts et taxes que l’État nous prélève et des prix pratiqués !

Selon Wikipédia “La dette financière nette des administrations publiques, égale au montant total de la dette (entièrement financière), moins la valeur des actifs financiers de ces mêmes administrations, représentait 685,4 milliards d'euros, soit 40 % du PIB, en 2006.

“Le patrimoine financier net des administrations publiques est donc négatif, alors que le patrimoine total des administrations publiques est comptablement positif (environ 676,6 milliards d'euros, soit 38 % du PIB). Il n'est pas forcément pertinent de comparer la dette publique, qui est financière, avec des actifs non financiers : il faut payer des intérêts sur la dette publique et rembourser les emprunts lorsqu'ils arrivent à échéance, alors que les actifs non financiers ne sont pas forcément rentables, et ne peuvent pas être vendus facilement (infrastructures,…). Parfois, ces actifs génèrent un coût (entretien,…).

“Les flux totaux de trésorerie liés aux actifs publics et à la dette sont négatifs, car la somme des intérêts payés sur la dette est plus élevée que les revenus issus des actifs publics (dont dividendes et intérêts).

Aujourd'hui on nous parle du Produit Intérieur Brut (PIB). Que représente-t-il ? C’est un indicateur utilisé par l’INSEE pour mesurer la production française. Il représente la valeur totale de la production de richesses (valeur des biens et services créés moins la valeur des biens et services détruits ou transformés durant le processus de production) dans notre pays au cours d'une année donnée par les agents économiques résidant à l’intérieur du territoire national. En 2014 ce PIB est estimé à 2 863 milliards de dollars. On produit donc chaque année des richesses qui s’accumulent ! Par ailleurs on oublie d’évaluer notre patrimoine qui est colossal ! Malgré cela on croule sous les dettes !

L'Actif de la Nation France, le total de ses richesses, n'est pas correctement chiffré. Il n'en existe aucune note comptable sérieuse, sinon celle du patrimoine et encore ! Ce dernier était évalué avant la crise à 12 513 milliards d’euros par l’INSEE, dont 9 467 milliards détenus par les ménages, soit à environ 380 000€ par ménage. Quant au patrimoine productif par habitant il serait de l’ordre de 370 000€. Ce sont là des sommes importantes qui indiquent la richesse de notre pays, mais elles n’incluent pas toutes les richesses accumulées depuis l’origine qui sont, elles, considérables et sont le résultat du travail du peuple !

Par contre, la note comptable de la dette est soigneusement tenue et établie même à la seconde ! L’État, quel qu'il soit, ne tient en fait qu'une comptabilité hybride dans laquelle seul le poste du Passif semble exister. L'on ne se lasse pourtant pas de parler du "Crédit" de l’État; mais l'on se garde bien de lui assigner un chiffre.

Comment est-on arrivé à ce montant exorbitant de la dette ?

Dans le système économique actuel et de comptabilité bancale, comme on considère les dépenses de l’État comme non rentables car ne faisant pas l’objet de marché, on fait appel à la fiscalité (impôts directs, TVA, taxes, CSG, ISF, etc.) pour les régler (cf. l’article Les Impôts). C'est lié au fait qu'on comptabilise seulement les dépenses sans s'occuper si elles peuvent engendrer des services utiles et richesses à plus ou moins long terme ! Et comme la fiscalité ne rapporte pas suffisamment d'argent – "on vit au-dessus de nos moyens" nous serine-t-on ! – les budgets sont toujours en déficit ! Et pour soi-disant les combler on fait appel aux crédits des banques, des fonds souverains, des États riches (Qatar !) ou des particuliers (obligations, emprunts d'État). Ces crédits ou emprunts sont grevés d'intérêts qu’il faudra payer par de nouveaux impôts dans le système actuel ! Eh pourtant, comme Maurice Allais, notre prix Nobel d’économie (1988),  le disait en 1998 ("La crise mondiale d’aujourd’hui", Clément Juglar) : « combien de croyances se sont révélées fausses ultérieurement ! […] En fait, plus les idées dominantes sont répandues, plus elles se trouvent, en quelque sorte, enracinées dans la psychologie des hommes. Si erronées qu'elles puissent être, elles finissent par acquérir, par leur simple et incessante répétition, le caractère de vérités établies qu'on ne saurait mettre en doute sans s'opposer à l'ostracisme actif de groupes de pression de toutes sortes. » C’est précisément ce qui se passe depuis des siècles dans bien des domaines de la pensée !

L’État doit donc rembourser non seulement ces crédits mais en plus payer un intérêt, souvent élevé, basé lui-même sur le néant ! Et comme cela dure depuis des décennies il ne faut pas s'étonner du montant exorbitant de la dette ! En fait c’est nous qui devons rembourser au travers des impôts et taxes qui forcément croissent et sont périodiquement augmentés pour rembourser la dette, qui augmente, et ses intérêts. Nous versons donc à ces banques une somme, elle bien tangible, en remboursement d'une part d'un crédit créé du néant, et d'autre part d'un intérêt bâti donc lui aussi sur du néant ! Tout est fictif ! Est-on conscient de cela ? Apparemment pas ! Nos économistes, et les Français avec eux, en fait tout le monde, oublient de raisonner ! On le comprend des économistes puisqu’ils en profitent. On le comprend moins de la part des Français, mais aussi de tout citoyen du monde, car eux ils en pâtissent ! Ne vient-on pas d’apprendre que les "marchés financiers" étaient rassurés parce que la "droite", qui a accédé au pouvoir au Portugal, y instaure une cure d’austérité pour le remboursement de sa dette ! Une fois de plus c’est le peuple qui va "trinquer" ! On comprend que les Grecs, les Espagnols, les Irlandais, les Italiens et les Portugais, se révoltent ! Bientôt ce sera le tour des Français dont la note a été abaissée par les agences de notation à la solde de ces banquiers et financiers ! Ne parle-t-on pas ces temps-ci de rigueur sinon d’austérité, de salaires bloqués, de pensions de retraite diminuées, d’impôts nouveaux, de nouvelles taxes pour rembourser cette dette ?

Or le système financier et bancaire qui crée le crédit du néant et le mue en moyens de paiement de toute sorte, le considère comme sa propriété et comme une dette de la production, donc de la collectivité, vis-à-vis de ce système. C'est donc lui le responsable. C'est aussi lui qui en profite puisqu'il grève tout crédit d'un intérêt parfois exorbitant produisant des bénéfices qu'il distribue à ses seuls actionnaires (4% de la population mondiale !), aux "traders" et à ses dirigeants sous forme de salaire mirobolant, dividende, "bonus", "parachute doré" et "retraite chapeau", que nous leurs payons !

Pour rembourser leur dette auprès des banques, et les intérêts qui y sont attachés, les compagnies faisant appel à ces crédits doivent inclure dans les prix des marchandises et des services la somme correspondante et ainsi la récupérer des consommateurs par le truchement des prix de ces mêmes marchandises et services. C’est donc nous, pauvres payeurs, qui enrichissons les banques par nos achats !

Un État souverain et réellement indépendant devrait seul posséder le droit régalien de battre monnaie, de contrôler et émettre le crédit, celui-ci sans intérêt ! Or nous ne sommes plus libres puisque nous dépendons du bon vouloir des banques ! Ce que les banques font pour le seul profit de leurs dirigeants, traders et actionnaires, un État ne pourrait-il pas le faire pour le bien de sa population ? L’État ne devrait jamais emprunter, ni de ses citoyens ni de l'extérieur. Cela n'a aucun sens. Là résident la solution à la crise et la suppression de la dette publique envers les financiers et les banques ! Et changeons notre système économique et comptable au plus vite ! Réformons le ! Ségolène Royal demande « d’inventer un autre model économique ». Apparemment elle et Maurice Szafran, dans le magazine Marianne en date du 9-15 février 2013, ignorent qu’il en existe un et qu’il a nom "Crédit Social"1. Adoptons les propositions de ce système économique qui sont de mettre entre les mains des consommateurs la richesse financière ou pouvoir d'achat qui représente leur crédit réel. Notons que Maurice Allais s’était rallié à ce système économique à la fin de sa vie. Il écrivait : « Nous déclarons, par le peuple et pour le peuple, que c'est le peuple qui produit tous les biens et services mis sur le marché. C'est donc le peuple qui fait la valeur de la monnaie. Celle-ci n’apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services, elle est la création de l’homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc au peuple puisqu’il en fait la valeur. »

Pour arriver à ce résultat, il est essentiel :

            a) que tout crédit financier reflète exactement le crédit réel qui est, selon C. H. Douglas, la capacité physique de produire et livrer les biens répondant aux besoins. Que ce crédit soit proclamé PROPRIETE PUBLIQUE, comme il l'est en effet, et que l’État en soit l'Administrateur ;

            b) que les banques agissent désormais comme AGENTS du Gouvernement (ou mieux de l’État) pour l'administration de ces crédits, et pour tenir la comptabilité nationale, travail pour lequel elles seront payées ;

            c) que la collectivité soit mise à même d'utiliser les marchandises et les services jusqu'à la limite de sa capacité de production (satisfaisant sa capacité de consommation), c'est-à-dire que le pouvoir d'achat aux mains des consommateurs soit collectivement égal au prix collectif des marchandises, offertes à la vente, et des services, et ce à tout moment donné ;

            d) qu’un dividende soit versé à chaque individu de sa naissance à sa mort, car il contribue à la production du fait qu’il consomme. Toute production non consommée constitue une perte tant de produit que d’intérêt. Il importe donc que chacun ait les moyens financiers de consommer ce que l’on produit et qu’il reçoive un dividende comme l’actionnaire.

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1 Afin de mieux connaître la théorie économique connue sous le terme de "Crédit Social", consultez "Social Credit" de C.H. Douglas ; le petit livre "Le Crédit Social", de W. G. Serra, publié en 1933 par les Ateliers Publicitaires à Paris. Consultez aussi "Le Crédit Social" et "Sous le signe de l’abondance" de Louis Even. Allez sur www.yhad.fr/yhad_eco/comprendre/precurseurs/6-credit_social.htm. Consultez les articles d’Alain Pilote (www.michaeljournal.org/articlvd.htm) ainsi que "bankster.tv" et "Argent dette" de Paul Grignon, tous accessibles sur Internet.

 

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