Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Recherche

Liens

18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 14:39

   Dans toute comptabilité bien tenue il existe deux postes qu’on essaie d’équilibrer :
   - l’Actif, c’est-à-dire les recettes ou revenus, liés principalement au travail de l’individu et, sur un plan plus général, à l’activité de la communauté et de l’humanité représentées par la Nation et le monde,
   - le Passif qui correspond aux dépenses ou pertes.
   Or il semble que notre comptabilité nationale soit faussée du fait qu’on considère toujours les dépenses comme un puits sans fond qu’on tente d’équilibrer par des prélèvements d’impôts de toute sorte.
   Les dépenses de l'Etat peuvent être classées en deux catégories principales :
   1. les dépenses d'investissement,
   2. les dépenses de fonctionnement.
  Les premières dépenses, donc dites d’investissement, ne correspondent qu'à un transfert de richesse, d'une ressource ou richesse "dormante" ou "potentielle" en une richesse "vivante", "dynamique", "productrice" elle-même d'autres richesses. Elles correspondent à une ouverture de crédit utile à la communauté. Ce crédit, porté dans la colonne Passif de la comptabilité, doit être annulé à la fin de la réalisation de l'ouvrage ou du service rendu, et la valeur de ces derniers doit être portée à l'Actif de la Nation. En effet, on dit toujours ce que ça coûte, on ne calcule jamais ce que cela peut rapporter à plus ou moins longue échéance bien que l'on parle de la "valeur ajoutée" et qu'en plus on la taxe (TVA) ! De plus ces dépenses d'investissement sont toujours rentables à plus ou moins long terme, même lorsqu'elles génèrent un coût d'entretien (cas des canaux construits sous l’ancien régime).
   Prenons par exemple le cas d'une autoroute ou d'une voie ferrée. Si on les a crée c'est qu'elles avaient une utilité donc une valeur ! Elles représentent donc une richesse. Certes on ne vend pas une autoroute ou une voie ferrée comme on vend une voiture ou une maison. Il n'en demeure pas moins que cette autoroute et cette voie ferrée ont une valeur que l'on doit porter à l'Actif de la Nation et qui contrebalance leur coût de réalisation. De plus, comme elles facilitent les échanges, font gagner du temps et engendrent moins de morts, elles produisent tout au long de leur existence une valeur que l'on doit également porter à l'Actif de la Nation ! Les autoroutes et voies ferrées actuels sont en quelque sorte les équivalents modernes des canaux construits par nos rois, canaux qui font partie de notre patrimoine, ont permis le développement du commerce en facilitant les échanges. Ils représentent une richesse inestimable, malheureusement insuffisamment exploitée !
   Les secondes dépenses, dites de fonctionnement, sont celles de la fonction publique (cf. fonctionnaire et service public). Elles sont considérées généralement comme non rentables car ne produisant pas de biens consommables ou de profit. Si la fonction publique et les fonctionnaires qui la composent existent c'est - du moins il faut l'espérer ! - qu'ils ont une utilité. Or cette utilité a une valeur, représentée justement par ces dépenses de fonctionnement, qu'il convient donc de porter elles aussi à l'Actif de la Nation.

Partager cet article

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article

commentaires

comptabilité 04/01/2011 09:59


Les vocabulaires de la comptabilité tournent toujours autour du passif et de l'actif, les dépenses et les recettes, le résultat de la comptabilité : perte ou profit. Mais pour l'Etat, cette
comptabilité est toujours en perte car les dépenses de fonctionnement et d'exploitation sont nombreuses et les recettes d'impôts n'arrivent pas à les couvrir.