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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 16:06

    "Nous avons montré que la collectivité doit recevoir comme Bonus une somme représentée par l'expression C.(P - C)/P, c'est-à-dire la différence entre C, les prix pleins payés par les consommateurs, et C.(C/P), le "Prix Compensé" ou "prix juste", que la collectivité aurait dû payer.
    "Après paiement du Bonus, la collectivité aura donc reçu au total : Ct = le prix payé par les consommateurs + le bonus rendu par les vendeurs:
                 Ct = C + C(1 - C/P) = C + (C - C2/P) = (2C - C2/P) = (2CP - C2)/P
    "Par conséquent, il existe encore un solde égal à Pt = P - C , soit :
                 Pt = P - (2CP - C2)/P =  [P2 - (2C.P - C2)] / P  soit finalement  Pt = (P - C)2 / P
    "à distribuer, si l'on veut que la production, évaluée P, soit consommée. Cette proportion constitue la source d'une partie du dividende national à répartir.
    "Enfin, considérant le compte "Capital National", si le total de l'actif de la Nation, tel qu'il ressortira de l'inventaire des richesses nationales totales, est représenté par A (exprimé en termes de l'unité monétaire), qui est bien la valeur de tous les avantages de l'association humaine constituée par la nation depuis l'origine de l'humanité;
    "et si, d'autre part, le total du Passif est représenté par D;
"la différence (A - D) est disponible comme source supplémentaire de pouvoir d'achat mobilisable. A est très grand par rapport à D. Une faible proportion, a %, (par exemple 1 %) de la valeur de cet actif net (A - D) peut être annuellement réparti également entre tous les citoyens. Cette proportion peut être augmentée - comme par exemple au début de l'application de la réforme et pour donner aux plus déshérités une somme suffisante pour "démarrer". Elle peut être diminuée; c'est là une question de politique sociale.
    "Quoiqu'il en soit, les deux sommes définies ci-dessus:
    1°)     (P - C)2 / P
    et
    2°)    (A - D) . a %
    "représentent les sources de ce que nous appelons le "dividende national", ou, si on veut, "dividende social" - ou "dividende humain" pour Albert Jacquard, peut-être "dividende universel" pour Christine Boutin, pour moi "dividende humanitaire"  -, qui sera distribué de façon égale entre tous les citoyens, depuis leur naissance jusqu'à leur mort, et constituera un crédit de consommation qui, supplémentant le salaire et le Bonus, permettra à tous les consommateurs d'acheter la production et de la consommer.
    "Ce dividende national sera donc distribué gratuitement à chaque citoyen comme un dividende auquel il a droit en sa qualité de membre de l'association humaine -"hyper-famille" - que constitue la Nation. Nous avons vu qu'il faut considérer la nation comme une immense société d'exploitation - "hyper entreprise"- dont tous les citoyens - qui ont un égal droit au bien-être, - poursuivent en commun le même but, celui de toute vie humaine en ce monde: vie individuelle, familiale et sociale aussi agréable et aussi pleine que possible, dans la sécurité, la paix, la justice et avec un degré de liberté et d'indépendance aussi larges que possible; idéal à la réalisation et au succès duquel chaque citoyen est également intéressé.
    "Nous avons vu que chaque citoyen, membre de cette Société, en possède une action, la même pour tous. Cette action donne à chacun droit au même dividende. Chacun peut accroître librement, par son travail, son esprit d'initiative et d'entreprise, cette part minimum des avantages de l'association humaine à laquelle il appartient. Mais il doit d'abord et essentiellement recevoir ce dividende minimum, qui s'accroît tous les jours avec le progrès. C'est à ce compte seulement que tout citoyen, qu'il soit employé ou non, qu'il travaille ou non - enfants, femmes au foyer, vieillards - pourra vraiment et pleinement vivre, et jouir librement, en sécurité, sans contrainte ni limitation extérieure indépendante de sa propre volonté, des avantages croissants de l'association humaine qu'est la nation.
    "Sans doute est-il indiqué, avant de déclarer et de distribuer le dividende ainsi défini, d'en affecter une partie à des institutions ou à des œuvres d'intérêt général (par exemple: pensions, Assurances Sociales, fonds de chômage, familles nombreuses, etc.). C'est là purement une question de technique, non de principe, et relevant uniquement de la politique sociale de l'État. " (W. G. Serra).

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