Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Recherche

Liens

31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 14:41


  On parle beaucoup ces temps-ci d'intéressement, donc d'une distribution par les entreprises à leurs employés d'une part des bénéfices réalisés, donc d'une somme comparable aux dividendes distribués aux actionnaires.
   D'après la définition du Petit Robert, le dividende c'est la “quote-part des bénéfices réalisés par une entreprise, attribuée à chaque associé (spécialement dans une société par actions)”. Ces bénéfices, parfois considérables (cf. ExxonMobil, Chevron, Shell, Total, Microsoft, Yahoo, Google…), ne sont distribués qu'à une infime minorité, les actionnaires  - qui ne représentent que 5% de la population mondiale, et 50% des actionnaires sont aux Etats-Unis ! -, aux grands patrons et exceptionnellement à certains cadres ("stock-options"). Suite à la crise financière et économique actuelle ces bénéfices vont certainement fondre, mais ne seront toujours réservés qu'aux actionnaires et patrons sous forme de "bonus"!
   Si une entreprise existe et fait des bénéfices ce n'est pas uniquement grâce au capital investi au départ par les actionnaires, mais bien avant tout grâce au travail de tous ses employés - que je sache, on ne connaît pas d'entreprise sans employé -. Certes ces derniers reçoivent un salaire, malheureusement souvent dérisoire comparé aux revenus des grands patrons et aux dividendes distribués, et aux sommes faramineuses touchées parfois par les "traders", ces "golden boys" ! Les employés ne devraient-ils pas recevoir également une part équitable de ces bénéfices ? Certains nous disent que les actionnaires ont pris des risques en investissant dans ces sociétés et que pour cette raison ils ont droit à un "retour sur investissement" comme on a coutume de qualifier les dividendes, souvent considérables, qu'ils reçoivent ou plutôt qu'ils se votent en conseil d'administration ! Ces risques, qui sont généralement minimes, sauf s'ils spéculent à la bourse* comme on peut le constater chaque jour, devraient être pris seulement par le "Crédit National", "Crédit Social"ou "Crédit Humain" - peu importe comment on l'appelle - mais régi seulement par l'Etat.
   Sur un plan plus général ne pourrait-on pas considérer l’activité d’une Nation, et même plus généralement du monde, comme correspondant à celle d’une "hyper entreprise" aux activités multiples et diverses ?
   Or, cette "hyper entreprise" crée des richesses et donc des dividendes qu'il conviendrait de répartir entre tous les membres de l'"hyper famille" que constitue l'humanité. Ce n'est pas ce que l'on constate car le régime économique actuel, basé sur le culte de l'argent et du profit, conduit à des inégalités insupportables puisque ces dividendes ne sont distribués qu'à une infime minorité, les actionnaires !
   Rappelons au passage qu'économie vient du grec "oikonomia" qui se traduit par "administration de la maison". Notre Terre ne constitue-t-elle pas la "maison", l'endroit où vie cette "hyper famille" ? Et tous les membres qui constituent l'humanité, n'opèrent-ils pas dans cette "hyper entreprise" ? Ne contribuent-ils pas à son développement ? Ne possèdent-ils pas un patrimoine inestimable, tant matériel que spirituel, artistique et surtout scientifique, légué par les générations antérieures, et ne produisent-ils pas en permanence des richesses - toujours plus nombreuses et diverses bien qu'employant de moins en moins de main d'œuvre - qu'il suffit donc de mieux répartir ? Et chaque individu, dès sa naissance, étant un membre de cette communauté, ne devrait-il pas recevoir une part (ou action) de l'"hyper entreprise" existant sur cette Terre ? Il devrait donc en toute logique bénéficier des dividendes découlant des richesses créées par cette "hyper entreprise", qu'on appelle la croissance, résultat de son activité. 
   Aussi rompons définitivement avec le système économique orthodoxe - donc "conforme aux dogmes"* économiques suivant l'étymologie du mot - essentiellement financier et bancaire actuel qui prouve tous les jours son incapacité, sinon sa non volonté, à résoudre les problèmes auxquels sont confrontés la majorité de nos concitoyens et le monde. Aussi instaurons enfin pour tous le "dividende social" comme l'appelait mon père, ou le "dividende humain" comme Albert Jacquard préfère le nommé (communication personnelle) !

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:49


   

On nous serine avec la dette ! C’est l’objet de tous les débats ! Or ce n’est finalement qu’un canular inventé par décret, mis en application par une loi et propagé par les médias. Je m’en explique.

Comme on le sait, la dette atteint partout dans le monde des sommets ! Pourquoi ? Qui est responsable ? A qui profite-t-elle ? Quels sont les remèdes ?

Voilà les quatre principales questions auxquelles il convient d'essayer de répondre en analysant sans parti pris ni dogmatisme les causes et les effets de cette dette.

1 - Pourquoi cette dette ?

Parce que les États tiennent une comptabilité totalement bancale ! (cf. l’article Comptabilité). Mais, comme l’écrivait John Adams (1735-1826), 2e président des États-Unis de 1797 à 1801, ne serait-ce pas plutôt un moyen de nous asservir. En effet, ne disait-il pas : « Il y a deux moyens de conquérir et d’asservir une nation. Une est l’épée, l’autre est la dette » ? C’est précisément ce que nous vivons. Nous sommes les esclaves de l’oligarchie financière et bancaire qui nous exploite pour son seul profit ! C’est pourquoi nous pouvons affirmer que « La dette nationale est un canular inventé par décret et en application par une loi »

2 - Qui est responsable de cette dette ?

D’abord et avant tout les chefs d’États. Ces derniers n’ont-ils pas livré pieds et poings liés leur pays aux banques privées en leurs laissant le pouvoir d’émettre et de contrôler le crédit ? En effet, sachez le, depuis la création, en 1694 de la Banque d’Angleterre, suivie le 23 décembre 1913, de la FED (Federal Reserve System) aux USA et les lois européennes issues de la loi française dite Pompidou Giscard du 3 janvier 1973, ce sont les banques et elles seules qui créent l'argent en détenant le monopole du crédit qui représente 95% de l'argent en circulation.

Mais qu’est la FED ?

« La FED appartient aux banques commerciales et aux banques d'investissement américaines. Ceci inclut également des banques dont le siège social est à l'étranger (Barclays est une banque britannique; USB est une banque suisse) qui sont propriétaires de banques américaines). Parmi les actionnaires de la FED, six ont une capitalisation boursière supérieure à 1 billion de dollars (mille milliards) :

·        Goldman Sachs Group Inc. (NYSE: GS),

·        Morgan Stanley (NYSE: MS),

·        JP Morgan Chase & Co. (NYSE: JPM),

·        Citigroup Inc. (NYSE: C),

·        Bank of America Corp (NYSE: BAC)

·        Wells Fargo Co. (NYSE: WFC).

La septième plus grande banque, la PNC Financial Services (NYSE: PNC), est loin derrière avec une capitalisation boursière d'environ de $ 300 000 000 000. Ceci signifie que les six plus grandes banques aux USA se partagent la propriété de la Réserve fédérale constituant un cartel de fait contrôlant l'offre de crédit, contrôlant Wall Street, contrôlant les États-Unis et contrôlant le reste du monde. » (Wikiberal.org). Pour être complet il convient de mentionner que les banques Rothschild, Warburg, Chase Manhattan et Lazard Brothers… sont également actionnaires de la FED.

Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), qui fut le 28e Président des États-Unis de 1913 à 1921 et le responsable de la création de la FED, reconnaissant son erreur, n'écrivait-il pas : « Je suis l'homme le plus malheureux. J'ai involontairement ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. Le développement de la nation, par conséquent, et toutes ses activités sont entre les mains de quelques hommes… Nous sommes arrivés à être l'un des pays le plus réglé, l'un des gouvernements le plus complètement contrôlé et dominé dans le monde civilisé, plus du tout un gouvernement d'opinion libre, plus du tout un gouvernement par conviction et le vote de la majorité, mais le gouvernement par l'opinion et sous la contrainte d'un petit groupe d'hommes dominants qui arrêtent, contrôlent et détruisent toute liberté économique. [...] Certains des plus grands hommes aux États-Unis, dans le commerce et l'industrie manufacturière, ont peur. Car ils savent qu'il y a quelque part un pouvoir si bien organisé, si subtil, si vigilant et si invasif qu'ils feraient bien de ne pas élever la voix quand ils le condamnent. » ("The New Freedom", 1913). Quel aveu !

Mais c’est aux États que devrait appartenir la création de crédit et non aux banques ! C’est à eux qu’appartenait le droit régalien de "battre monnaie". Ce que font les banques pour leur seul profit, les États ne pourraient-ils pas le faire pour le bien de leurs concitoyens ? Pourquoi nos dirigeants ont-ils abandonné ce droit aux banques ? Pour qu’elles s’enrichissent à nos dépens ? Le 1er mars 1946 l’État britannique avait nationalisé la Banque d’Angleterre (« la vieille dame de Threadneedle Street »), qui, rappelons-le, fut créée en 1694 par un groupe d'artisans (orfèvres entre autres), parlementaires et marchands qui ont obtenu du roi Guillaume III le droit de battre monnaie, ceci en échange d’un prêt de 1 200 000 livres sterling, assuré par le "Tonnage Act". Pourquoi l’État britannique, après l’avoir nationalisé  l’a-t-il à nouveau privatisé en 1997 ? La France, imitant les États-Unis, a également promulgué la loi 73-7 du 3 janvier 1973, article 25, dite loi Pompidou Giscard, surnommée loi Rothschild. En Union Européenne cet article est devenu l'article 104 du traité de Maastricht (7 février 1992). Cet article est devenu à son tour l’article 123 du Traité de Lisbonne (13 décembre 2007). Cette loi et ces articles stipulent que les États membres de la Communauté européenne n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leur banque centrale, mais sont dans l’obligation d’emprunter auprès de banques privées, moyennant de très forts intérêts ! Auparavant, les prêts accordés aux nations concernées n’étaient pas assujettis à l’intérêt, seul le montant net de l’emprunt était remboursé. Depuis, les "banksters" avec l’aide de nos dirigeants (Wilson, Pompidou, Giscard, Delors, de Clercq et bien d’autres) ont pris le contrôle d’une grande partie de la « création monétaire, en accord avec les personnages politiques censés nous représenter, nous protéger, dans tous les sens du termeRésultat : les banques en question génèrent des profits colossaux grâce à nos impôts ! Et la dette publique ne cesse de s’accroître inexorablement au fil du temps. Mais Georges Pompidou n'était-il pas directeur général de la banque Rothschild avant d'être premier ministre puis président de la République Française ? Mario Monti, qui dirigea l’Italie, n’était–il pas "International Advisor" pour Goldman Sachs ? Mario Draghi, actuel directeur de la BCE, n’a-t-il pas été vice-président pour l’Europe de Goldman Sachs ? N’y a-t-il pas là connivence entre la politique et la finance ? Ne devrait-on pas la dénoncer et ouvrir une enquête publique indépendante ?

« Observons en outre que les banques ne prêtent JAMAIS leur capital souscrit ou leurs dépôts ;  ce qu'elles prêtent, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, c'est le droit de l'emprunteur de tirer sur les consommateurs une traite qui sera honorée par eux, et d'en utiliser les ressources en main-d'œuvre et en matières. Il est absolument impossible de nier la vérité de cette affirmation qui synthétise les opérations de crédit bancaire. » (Extraits de "Le Crédit Social", par Walter G. Serra, Les Ateliers Publicitaires, Paris, 1933).

Ensuite le second responsable est le système économique actuel dirigé par une oligarchie financière et bancaire qui contrôle donc l’argent, le crédit et de ce fait aussi l’industrie, l’agriculture, le commerce et la politique mondiale, et qui spécule sur tous les marchés !

Mais comment l’argent est-il créé ? La proportion de loin la plus considérable d'argent existant dans une collectivité quelconque est constituée par les crédits bancaires qui représentent plus de 95% de l’argent en circulation et qui accomplissent la même fonction que la monnaie mé­tallique, ou la monnaie fiduciaire. Les crédits bancaires se muent en pièces de monnaie, en espèces sonnantes et trébuchantes ou en billets de banque, et vice versa, au choix des clients des banques. Dans cette métamorphose réversible, les banques elles‑mêmes n'interviennent pas autrement que comme exécutrices de la volonté de leurs clients. Un crédit bancaire achètera des biens et des services exactement comme de l'argent comptant. Quand une banque ouvre un cré­dit dans ses livres, elle donne pouvoir à son client d'acquérir des biens et services en tirant sur ce crédit. La forme choisie par le client pour tirer sur son crédit n'a aucune importance (chèque, virement, lettre de change, carte de crédit...), et c'est de ces diverses manières que la banque payera, au nom de ses clients, une large proportion des salaires, bénéfices, dividendes et autres charges qui doivent être payées avant que les marchandises ou services soient prêts à être mis sur le marché, achetés et consommés. (Cf. les articles Crédit  et Création de l'argent).

La banque sera remboursée plus tard, avec en plus l'intérêt habi­tuel s'il s’agit d'un prêt, au moyen du produit de la vente, ses clients assumant seuls tous les risques de perte.

Le particulier qui utilise journellement l'argent sur une échelle plus ou moins infime, qui paye et encaisse des billets, des chèques; qui prête ou emprunte, croit qu'un banquier existe simplement pour ajuster quantité de transactions de ces diverses sortes, et croit que les banquiers ne prêtent que l'argent qui a été déposé dans leurs banques par des clients qui n'en ont pas un besoin immédiat, et qui veulent le faire fructifier. Ce particulier se trompe !

Par qui et comment ces crédits bancaires sont‑ils créés et mis à la disposition des clients des banques, clients par l'intermédiaire desquels ils circulent ensuite dans la collectivité ? Nous venons de dire que les banques sont les créatrices du crédit, c'est-à-dire de la majorité de l’argent en circulation. Mais il faut aussi savoir que ce crédit bancaire est bâti sur du néant.

Ralph G. Hawtrey (1879-1975), économiste britannique et ami de John Maynard Keynes, ne l’avouait-il pas lui-même puisqu'il disait « Le banquier crée les moyens de paiement du néant (ex nihilo) » ! De l’encre, une plume, du papier et un grand livre suffisent !

Ceci fut confirmé par Josiah Stamp (1880-1941), directeur de la Banque d'Angleterre de 1928 à 1941 : « Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé ! Les activités bancaires ont été conçues dans l'iniquité et sont nées dans le péché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais si vous leurs laisser le pouvoir de créer l'argent, d'un coup de plume, ils créeront assez d'argent pour la racheter.  Enlevez leurs ce grand pouvoir et toutes les grandes fortunes, comme la mienne, disparaîtront, comme elles devraient le faire, et alors nous aurions un monde meilleur où il ferait meilleur vivre. Mais si vous voulez continuer d'être les esclaves des banques et de payer le coût de votre esclavage, laissez les banquiers continuer de créer l'argent et de contrôler le crédit » !

De son côté, Reginald McKenna (1863-1943), ancien chancelier de l’échiquier et ancien président de la Midland Bank disait : « Je crains que le simple citoyen n'aime pas du tout se faire dire que les banques peuvent créer de l'argent et qu'elles le font… Et que ceux qui contrôlent le crédit d'une nation dirigent la politique des gouvernements et tiennent dans le creux de leurs mains la destinée des peuples. »

John Maynard Keynes (1883-1946), le réputé économiste britannique, ne disait-il pas lui-même à bon droit: « Dans un système bancaire fermé, il n'y a aucune limite à la quantité d'argent bancaire, c'est-à-dire de crédits que les banques peuvent créer en toute sécurité, pour autant qu'elles soient toutes d'accord et marchent en cadence. »

Tous ne faisaient que reprendre ce que Henry Dunning Macleod (1821-1902) écrivait en 1856 dans son livre "Theory and Practice of Banking" : « La caractéristique essentielle et distinctive d'une banque et d'un banquier est de créer et d'émettre du crédit payable à vue; et ce crédit est destiné à être mis en circulation et à remplacer l'argent dans toutes ses destinations. Une banque, par conséquent, n'est pas un office de prêts ou d'emprunts d'argent: c'est proprement une fabrique de crédits. Dans le langage de la banque, un dépôt et une émission de crédit sont une seule et même chose.

« L'on croit communément que les bénéfices d'un banquier consistent dans la différence de l'intérêt qu'il paie pour l'argent qu'il emprunte et l'intérêt qu'il touche pour l'argent qu'il prête. La réalité est que les bénéfices d'un banquier consistent exclusivement en bénéfices qu'il peut faire en créant et en émettant du crédit en excès du numéraire qu'il tient en réserve.

« Une banque qui n'émettrait du crédit qu'en échange d'argent, n'a jamais fait et ne fera jamais aucun bénéfice. Elle ne commence à faire un bénéfice que lorsqu'elle crée et émet du crédit en échange de dettes payables à une date future. »

Tous reconnaissaient donc que l’objet d’une banque est de faire des bénéfices en créant du néant un crédit fictif. D’où l’argent dette comme le mentionnent Maurice Allais et Paul Grignon. Lire à ce propos l’article Argent dette joint en annexe.

Sachant par ailleurs que les États, suite à la création du Comité dit de Bâle en 1974 – soit un an après la loi Pompidou Giscard, composé à l’origine des gouverneurs des banques centrales des pays du G10, puis des 13 pays de l’OCDE, puis ceux du G20, auxquels se sont adjoints 7 autres pays en 2009, par les accords de Bâle I, autorisaient en 1988 100€ d'ouverture de crédit gagé par seulement 8€ de fond propre (ratio Cook), et qu'en 2007 (accords de Bâle II) ce fond propre a été abaissé à 4€ (ratio McDonough), ce sont les dirigeants de ces États qui sont responsables. Il ne faut donc pas s'étonner de l'importance que peut prendre le pouvoir des banques ! Aux USA les banques ont le droit d'ouvrir des crédits jusqu'à 20 fois leur capital propre (taux de 5%) ! Sachant que la FED appartient aux banques commerciales et aux banques d'investissement on peut facilement imaginer le montant des crédits qu’elles peuvent toutes créer et surtout celui des intérêts qu’elles peuvent amasser ! Les accords de Bâle III du 16 décembre 2010, décidés sous l’impulsion du Financial Stability Board (FSB) et du G20, ont planifié ce dépôt. «Les banques devront avoir 4,5 % au titre du capital de base (core Tier One) auxquels s'ajoute un coussin dit de "conservation" de 2,5 %, soit 7 % au total » à partir de 2013, les banques ayant jusqu’en 2019 pour les appliquer ! Et pour augmenter encore leurs bénéfices les banques spéculent sur tous les marchés !

3 - A qui profite la dette ?

Bien évidemment, et avant tout, la dette profite au système financier et aux banques ! La dette publique, ou dette de l’État, de la totalité des individus, n’est en effet qu’une dette envers le système financier et bancaire. Et cette dette augmente sans cesse. Dans chaque pays elle atteint des sommets ! De plus elle est grevée d’intérêts souvent très élevés. Et pour rembourser cette dette on nous impose et on taxe tout produit ou service ! C’est donc nous pauvres contribuables qui la payons !

S’il fallait une preuve de l’action néfaste du système financier et bancaire, nous l’aurions avec les cas présents de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie… Ils montrent en effet à quel point le système financier et bancaire, grâce à des agences de notation, tels Fitch Ratings, Moody's, et Standard & Poors, et à la spéculation, peut profiter de la dette de ces pays pour les ponctionner encore plus en demandant souvent plus de 10% d’intérêt sur les sommes prêtées ! On appauvrit encore plus les pauvres. C’est vrai qu’ils sont beaucoup plus nombreux que les riches ! Même les États européens s’y mettent ! Ils empruntent à 3 ou 3,5% mais prêtent aux États pauvres à 5% ! N’est-ce pas scandaleux ?

4 - Quels sont les remèdes ?

Pour les trouver réfléchissons un peu, sans parti pris ni dogmatisme, en nous appuyant sur des faits réels, concrets, vérifiables, en nous débarrassant des idées préconçues.            

D’abord pourquoi l'argent, donc le crédit, est-il si rare ?  Eh bien, sachez le braves gens, parce que certains le maintiennent volontairement rare pour lui conserver soi-disant sa valeur ! Parce que l'on en a dévoyé l'objet initial qui était de faciliter les échanges et que pour l’économiste orthodoxe mais aussi pour beaucoup de gens la valeur est une fonction de la rareté. ! Or « l'argent n'est rien d'autre qu'un accord pour l'usage de quelque chose comme moyen d'échange. L'argent n'est pas une chose, c'est un accord » dit Bernard Lietaer, ancien banquier et professeur de finances internationales à l'Université de Louvain en Belgique (cité dans un article de Peter Scowen paru en septembre 2005 dans le n° 26 de Ode Magazine). C’est aussi et surtout parce que très tôt des petits malins ayant constaté que les échanges d’une marchandise A contre une marchandise B ne se faisaient plus par le troc mais passaient par un intermédiaire C, la monnaie – quelle que soit la forme qu’elle a pu prendre (cauri, caillou, plume, amande de cacao…) – , ils se sont dits que s'ils contrôlaient la monnaie (donc C), son émission et le crédit, en en faisant de plus une marchandise qu’on peut échanger, ils contrôleraient automatiquement les échanges entre A et B et pourraient ainsi prélever au passage leur intérêt. C’est ce que font tous les prêteurs sur gages, les banques et offices de crédits ! (Voir sur Internet le texte et les petits dessins de Louis Even intitulés « L’île des naufragés », l’Argent dette de Paul Grignon et l’article La monnaie).

Puisque le crédit est bâti sur le néant, en toute logique la dette l’est aussi ! Elle ne représente rien. Elle est fictive ! C'est du vent ! « La dette nationale est un canular inventé par décret et en application par une loi. » Cette dette est également liée au fait que sa plus grande partie est arbitraire et est due à une mauvaise comptabilité pratiquée par nos États. En effet, tout investissement ne correspond finalement qu'à un transfert de richesse ! L'ouverture de crédit, donc la somme dépensée, est compensée par la valeur de l'ouvrage terminé ou du service rendu, valeur qui n’est qu’un nombre ! (Cf. l’article Valeur).

En France, la dette publique, "au sens de Maastricht" et estimée par l'INSEE, s'élevait à    1 985,9 milliards d'euros au 1er trimestre 2014 (chiffres INSEE), soit 93,6 % du Produit Intérieur Brut (PIB) de la France ! Cela représentait environ 30 000 euros par habitant ! Le seul intérêt de la dette en France n'est-il pas pratiquement égal à l'impôt sur le revenu ? Car l’État empreinte au système financier et aux banques pour couvrir ses dépenses et paie naturellement un intérêt non négligeable sur ces prêts ! En fait c’est nous qui payons cette dette au travers des impôts et taxes que l’État nous prélève et des prix pratiqués !

Selon Wikipédia “La dette financière nette des administrations publiques, égale au montant total de la dette (entièrement financière), moins la valeur des actifs financiers de ces mêmes administrations, représentait 685,4 milliards d'euros, soit 40 % du PIB, en 2006.

“Le patrimoine financier net des administrations publiques est donc négatif, alors que le patrimoine total des administrations publiques est comptablement positif (environ 676,6 milliards d'euros, soit 38 % du PIB). Il n'est pas forcément pertinent de comparer la dette publique, qui est financière, avec des actifs non financiers : il faut payer des intérêts sur la dette publique et rembourser les emprunts lorsqu'ils arrivent à échéance, alors que les actifs non financiers ne sont pas forcément rentables, et ne peuvent pas être vendus facilement (infrastructures,…). Parfois, ces actifs génèrent un coût (entretien,…).

“Les flux totaux de trésorerie liés aux actifs publics et à la dette sont négatifs, car la somme des intérêts payés sur la dette est plus élevée que les revenus issus des actifs publics (dont dividendes et intérêts).

Aujourd'hui on nous parle du Produit Intérieur Brut (PIB). Que représente-t-il ? C’est un indicateur utilisé par l’INSEE pour mesurer la production française. Il représente la valeur totale de la production de richesses (valeur des biens et services créés moins la valeur des biens et services détruits ou transformés durant le processus de production) dans notre pays au cours d'une année donnée par les agents économiques résidant à l’intérieur du territoire national. En 2014 ce PIB est estimé à 2 863 milliards de dollars. On produit donc chaque année des richesses qui s’accumulent ! Par ailleurs on oublie d’évaluer notre patrimoine qui est colossal ! Malgré cela on croule sous les dettes !

L'Actif de la Nation France, le total de ses richesses, n'est pas correctement chiffré. Il n'en existe aucune note comptable sérieuse, sinon celle du patrimoine et encore ! Ce dernier était évalué avant la crise à 12 513 milliards d’euros par l’INSEE, dont 9 467 milliards détenus par les ménages, soit à environ 380 000€ par ménage. Quant au patrimoine productif par habitant il serait de l’ordre de 370 000€. Ce sont là des sommes importantes qui indiquent la richesse de notre pays, mais elles n’incluent pas toutes les richesses accumulées depuis l’origine qui sont, elles, considérables et sont le résultat du travail du peuple !

Par contre, la note comptable de la dette est soigneusement tenue et établie même à la seconde ! L’État, quel qu'il soit, ne tient en fait qu'une comptabilité hybride dans laquelle seul le poste du Passif semble exister. L'on ne se lasse pourtant pas de parler du "Crédit" de l’État; mais l'on se garde bien de lui assigner un chiffre.

Comment est-on arrivé à ce montant exorbitant de la dette ?

Dans le système économique actuel et de comptabilité bancale, comme on considère les dépenses de l’État comme non rentables car ne faisant pas l’objet de marché, on fait appel à la fiscalité (impôts directs, TVA, taxes, CSG, ISF, etc.) pour les régler (cf. l’article Les Impôts). C'est lié au fait qu'on comptabilise seulement les dépenses sans s'occuper si elles peuvent engendrer des services utiles et richesses à plus ou moins long terme ! Et comme la fiscalité ne rapporte pas suffisamment d'argent – "on vit au-dessus de nos moyens" nous serine-t-on ! – les budgets sont toujours en déficit ! Et pour soi-disant les combler on fait appel aux crédits des banques, des fonds souverains, des États riches (Qatar !) ou des particuliers (obligations, emprunts d'État). Ces crédits ou emprunts sont grevés d'intérêts qu’il faudra payer par de nouveaux impôts dans le système actuel ! Eh pourtant, comme Maurice Allais, notre prix Nobel d’économie (1988),  le disait en 1998 ("La crise mondiale d’aujourd’hui", Clément Juglar) : « combien de croyances se sont révélées fausses ultérieurement ! […] En fait, plus les idées dominantes sont répandues, plus elles se trouvent, en quelque sorte, enracinées dans la psychologie des hommes. Si erronées qu'elles puissent être, elles finissent par acquérir, par leur simple et incessante répétition, le caractère de vérités établies qu'on ne saurait mettre en doute sans s'opposer à l'ostracisme actif de groupes de pression de toutes sortes. » C’est précisément ce qui se passe depuis des siècles dans bien des domaines de la pensée !

L’État doit donc rembourser non seulement ces crédits mais en plus payer un intérêt, souvent élevé, basé lui-même sur le néant ! Et comme cela dure depuis des décennies il ne faut pas s'étonner du montant exorbitant de la dette ! En fait c’est nous qui devons rembourser au travers des impôts et taxes qui forcément croissent et sont périodiquement augmentés pour rembourser la dette, qui augmente, et ses intérêts. Nous versons donc à ces banques une somme, elle bien tangible, en remboursement d'une part d'un crédit créé du néant, et d'autre part d'un intérêt bâti donc lui aussi sur du néant ! Tout est fictif ! Est-on conscient de cela ? Apparemment pas ! Nos économistes, et les Français avec eux, en fait tout le monde, oublient de raisonner ! On le comprend des économistes puisqu’ils en profitent. On le comprend moins de la part des Français, mais aussi de tout citoyen du monde, car eux ils en pâtissent ! Ne vient-on pas d’apprendre que les "marchés financiers" étaient rassurés parce que la "droite", qui a accédé au pouvoir au Portugal, y instaure une cure d’austérité pour le remboursement de sa dette ! Une fois de plus c’est le peuple qui va "trinquer" ! On comprend que les Grecs, les Espagnols, les Irlandais, les Italiens et les Portugais, se révoltent ! Bientôt ce sera le tour des Français dont la note a été abaissée par les agences de notation à la solde de ces banquiers et financiers ! Ne parle-t-on pas ces temps-ci de rigueur sinon d’austérité, de salaires bloqués, de pensions de retraite diminuées, d’impôts nouveaux, de nouvelles taxes pour rembourser cette dette ?

Or le système financier et bancaire qui crée le crédit du néant et le mue en moyens de paiement de toute sorte, le considère comme sa propriété et comme une dette de la production, donc de la collectivité, vis-à-vis de ce système. C'est donc lui le responsable. C'est aussi lui qui en profite puisqu'il grève tout crédit d'un intérêt parfois exorbitant produisant des bénéfices qu'il distribue à ses seuls actionnaires (4% de la population mondiale !), aux "traders" et à ses dirigeants sous forme de salaire mirobolant, dividende, "bonus", "parachute doré" et "retraite chapeau", que nous leurs payons !

Pour rembourser leur dette auprès des banques, et les intérêts qui y sont attachés, les compagnies faisant appel à ces crédits doivent inclure dans les prix des marchandises et des services la somme correspondante et ainsi la récupérer des consommateurs par le truchement des prix de ces mêmes marchandises et services. C’est donc nous, pauvres payeurs, qui enrichissons les banques par nos achats !

Un État souverain et réellement indépendant devrait seul posséder le droit régalien de battre monnaie, de contrôler et émettre le crédit, celui-ci sans intérêt ! Or nous ne sommes plus libres puisque nous dépendons du bon vouloir des banques ! Ce que les banques font pour le seul profit de leurs dirigeants, traders et actionnaires, un État ne pourrait-il pas le faire pour le bien de sa population ? L’État ne devrait jamais emprunter, ni de ses citoyens ni de l'extérieur. Cela n'a aucun sens. Là résident la solution à la crise et la suppression de la dette publique envers les financiers et les banques ! Et changeons notre système économique et comptable au plus vite ! Réformons le ! Ségolène Royal demande « d’inventer un autre model économique ». Apparemment elle et Maurice Szafran, dans le magazine Marianne en date du 9-15 février 2013, ignorent qu’il en existe un et qu’il a nom "Crédit Social"1. Adoptons les propositions de ce système économique qui sont de mettre entre les mains des consommateurs la richesse financière ou pouvoir d'achat qui représente leur crédit réel. Notons que Maurice Allais s’était rallié à ce système économique à la fin de sa vie. Il écrivait : « Nous déclarons, par le peuple et pour le peuple, que c'est le peuple qui produit tous les biens et services mis sur le marché. C'est donc le peuple qui fait la valeur de la monnaie. Celle-ci n’apparaît pas spontanément dans la nature, comme les biens et services, elle est la création de l’homme. Le droit à la création de la monnaie appartient donc au peuple puisqu’il en fait la valeur. »

Pour arriver à ce résultat, il est essentiel :

            a) que tout crédit financier reflète exactement le crédit réel qui est, selon C. H. Douglas, la capacité physique de produire et livrer les biens répondant aux besoins. Que ce crédit soit proclamé PROPRIETE PUBLIQUE, comme il l'est en effet, et que l’État en soit l'Administrateur ;

            b) que les banques agissent désormais comme AGENTS du Gouvernement (ou mieux de l’État) pour l'administration de ces crédits, et pour tenir la comptabilité nationale, travail pour lequel elles seront payées ;

            c) que la collectivité soit mise à même d'utiliser les marchandises et les services jusqu'à la limite de sa capacité de production (satisfaisant sa capacité de consommation), c'est-à-dire que le pouvoir d'achat aux mains des consommateurs soit collectivement égal au prix collectif des marchandises, offertes à la vente, et des services, et ce à tout moment donné ;

            d) qu’un dividende soit versé à chaque individu de sa naissance à sa mort, car il contribue à la production du fait qu’il consomme. Toute production non consommée constitue une perte tant de produit que d’intérêt. Il importe donc que chacun ait les moyens financiers de consommer ce que l’on produit et qu’il reçoive un dividende comme l’actionnaire.

-------------

1 Afin de mieux connaître la théorie économique connue sous le terme de "Crédit Social", consultez "Social Credit" de C.H. Douglas ; le petit livre "Le Crédit Social", de W. G. Serra, publié en 1933 par les Ateliers Publicitaires à Paris. Consultez aussi "Le Crédit Social" et "Sous le signe de l’abondance" de Louis Even. Allez sur www.yhad.fr/yhad_eco/comprendre/precurseurs/6-credit_social.htm. Consultez les articles d’Alain Pilote (www.michaeljournal.org/articlvd.htm) ainsi que "bankster.tv" et "Argent dette" de Paul Grignon, tous accessibles sur Internet.

 

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:40


  Depuis plus de deux ans le monde est en crise. On n’entend plus parler que de ça ! Il faut dire qu’elle est sérieuse et rappelle celle de 1929.
   D’abord c’est une crise financière (cf. finance et économie). Elle a pour conséquence une chute vertigineuse des cours à la Bourse des banques et des grandes compagnies industrielles et commerciales. Mais ce n’est là qu’un aspect secondaire.
   Ensuite c’est une crise économique d’une ampleur considérable, l’activité des compagnies industrielles et commerciales ayant chuté et conduisant certaines au dépôt de bilan. Celle-ci est due en partie à la crise du crédit. Pour la juguler les Etats sont obligés d’intervenir, ce qui d’une part a pour conséquence une augmentation de la dette publique et d’autre part va conduire inexotablement à une augmentation des impôts et des taxes, du moins dans le système économique actuel, ceci pour réduire et rembourser cette dette qui n’est finalement qu’une dette vis-à-vis des banques qui ont le monopole du crédit. On entre là dans un cercle vicieux car il conduit à un appauvrissement de la population !
   C’est également une crise sociale, conséquence des deux précédentes. Des millions de gens perdent en effet leur emploi, ce qui les conduit à la misère et à la colère. Le chômage atteint en effet des proportions importantes partout dans le monde. D’où des grèves et des manifestations de plus en plus fréquentes et violentes !
   Enfin, c'est aussi une crise morale. Il semble que notre monde ait perdu la notion des valeurs ! Tout pour l'argent, le profit et la distraction ! L'égoïsme semble être le maître mot. La solidarité et la fraternité n'existent qu'en des moments particuliers (Sidaction, Téléthon, Pièces jaunes, Resto du coeur, tsunami, etc.)
   Mais pourquoi cette crise ? Eh bien parce que nous sommes gouvernés par des politiciens qui appliquent un système économique (cf. ce paragraphe), dit capitaliste, complètement archaïque et erroné, et qui de plus fait de l’argent une fin en soi et un moyen sournois d’exploitation et de domination du peuple !

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:29


  Terme venant du verbe latin "credere" qui veut dire "avoir confiance". Selon le Petit Robert, le crédit correspond aux “sommes allouées sur un budget pour un usage déterminé”.
   Dans l'économie orthodoxe, c'est une création scripturale qui, selon le désir du bénéficiaire, se mue soit en chèques ou virements ou écritures, soit en avances de numéraire (argent), faite en général par un banquier ou financier à un producteur ou commerçant, ou même à un particulier, avec ou sans garantie, et dont l'importance et les conditions dépendent de la confiance que le banquier, le financier ou le particulier a dans l'aptitude du bénéficiaire à restituer le montant "prêté", à une date fixe, avec le plus souvent un "intérêt". Le financier considère ce crédit comme sa propriété personnelle, parce qu'il considère cette forme d'argent comme une marchandise, la seule chose dont il trafique.
   Mais, tout crédit de banque est une dette envers le système bancaire, et doit être inclus dans les prix des marchandises et des services proposés par l'emprunteur et récupéré ensuite des consommateurs par le truchement des prix de ces marchandises.
   La seule chose qui limite la création de crédit par les banques est leur obligation de payer (théoriquement) le montant en monnaie légale. Faisant commerce sous la présomption que le public fera usage de papier (chèques, lettres de change, etc.), dans la majorité des transactions sans exiger l'échange en monnaie légale, les banques ont ainsi construit une pyramide inversée de crédit sur la base instable d'une petite quantité de monnaie légale. (cf. le dessin animé de Paul Grignon "l'Argent dette" accessible sur Internet en tapant "Bankster.tv"). Et quand le public, ne faisant plus confiance aux banques, se précipite pour retirer leur argent, ces banques sont acculées à la faillite comme ce fut le cas en 1929 et comme on le constate actuellement aux Etats-Unis où la Réserve Fédérale doit venir à leur secours, et maintenant en Europe où les Etats soit nationalisent les banques, soit les supportent par l'injection de monnaie ! Et que penser des prêts interbancaires ? Les banques ne se font même plus confiance ! Comment le peuple pourrait-il leurs faire confiance?
   Le système financier actuel contrôle l'argent et le crédit et les maintiennent rares pour soi-disant leur préserver une valeur, et en plus ils prélèvent un intérêt sur du néant !
  Et ne parlons pas du mécanisme connu sous le vocable de "multiplicateur de crédit", ce mécanisme à la base de la création monétaire consistant à transformer un crédit en dépôt, ce dépôt permettant d'accorder d'autres crédits ! C'est la "boule de neige" ! C'est ainsi qu'on en arrive à une crise financière et bancaire sans précédent, à l'éclatement d'une "bulle" !
   Rappelons ce que William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada de 1921 à 1930, puis de 1935 à 1948 disait : "Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou de la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu'une nation s'est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation".
   N'est-ce pas justement ce qui est en train de se produire en particulier aux Etats-Unis ? Aussi rendons l'émission du crédit à l'Etat et qu'il soit sans intérêt ! Son but n'est-il pas de développer des ressources ou richesses "potentielles" en richesses "dynamiques, "cinétiques" utiles à l'humanité ? Ce n'est donc qu'un investissement, qu'un transfert de ressources ou de richesses "dormantes" en richesses "vivantes" ! Le crédit s'annule à la fin de la réalisation du projet qui est devenu une richesse tangible. Ne parle-t-on pas en effet de "valeur ajoutée" dont l'Etat tire d'ailleurs une taxe !
   En fait, les crédits créés par les banques sont le crédit de la collectivité et les banques se l'approprient indûment. Ce que les banques font pour leur seul bénéfice et celui de leurs actionnaires et dirigeants, l'Etat peut le faire pour le bénéfice de la Nation et du peuple. C'est l'Etat qui, seul, doit créer et contrôler le crédit, qui est le bien de la Nation et représente plus de 95 % de l'argent en circulation. Les banques ne peuvent agir que comme des agents de distribution, d'exécution et d'administration comptable. C'est à l'Etat seul qu'appartient le droit régalien de "battre monnaie". C'est à l'Etat seul qu'incombe le droit de financer des projets nécessaires à la communauté afin d'éradiquer la pauvreté et les causes de la misère qui atteint de plus en plus de gens !
   1 - Que les crédits de caisse (c'est-à-dire l'argent qui existe dans la poche) de la population de n'importe quel pays, doivent à tout moment être collectivement égaux aux prix collectifs des marchandises consommables offertes à la vente dans le pays, et ces crédits de caisse seront annulés par l'achat des marchandises consommables.
   2 - Que les crédits nécessaires pour financer la production doivent provenir, non de l'épargne, mais de nouveaux crédits se rapportant à une nouvelle production.
   3 - Que la distribution des crédits de caisse aux individus dépendra de moins en moins du fait de leur emploi dans l'industrie. C'est-à-dire qu'un "dividende social" - ou "dividende humain" comme préfère l'appeler Albert Jacquard - remplacera progressivement le gage et le salaire.
   Un réajustement du système du crédit est nécessaire d'une manière urgente. Il doit avoir pour objet tout d'abord, une réduction des prix, et l'augmentation de la consommation dans la masse de la communauté. L'augmentation de la consommation nationale remettrait, de toute évidence, en marche les rouages de la production nationale, et abolirait les terribles maux sociaux de la misère et du chômage.
   Le but des propositions de la nouvelle économie, connue sous le terme de "Crédit Social"1, est de mettre entre les mains des consommateurs la richesse financière ou pouvoir d'achat (cf. ce terme) qui représente leur crédit réel.
   Pour arriver à ce résultat, il est essentiel :
    a) que tout crédit financier soit proclamé PROPRIETE PUBLIQUE, comme il l'est bien en effet, et que l'ETAT en soit l'Administrateur ;
   b) que les banques agissent désormais comme AGENTS du Gouvernement (ou mieux de l'ETAT) pour l'administration de ces crédits, et pour tenir la comptabilité nationale, travail pour lequel elles seront payées ;
   c) que la communauté soit mise à même d'utiliser les marchandises et les services jusqu'à la limite de sa capacité de production (satisfaisant sa capacité de consommation), c'est-à-dire que le pouvoir d'achat aux mains des consommateurs soit collectivement égal au prix collectif des marchandises, offertes à la vente, et des services, et ce à tout moment donné.
-------------
1 Je préfère maintenant à cette appellation historique celle de "Crédit humain", le mot "social" ayant été galvaudé et détourné en partie de son sens par le socialisme et le communisme !

-------------

Ci-après quelques textes sur la théorie économique connue sous le terme de "Crédit Social".

Crédit Social
d’après C.H. Douglas

    Le fondateur de cette théorie économique est l'ingénieur écossais Clifford Hughes Douglas.
    Il avait constaté qu'en raison du fait que le total des revenus (salaire, dividendes, etc.) reçus dans une période de production donnée était toujours moins important que les prix générés dans cette même période, il en résultait une déficience dans le pouvoir d'achat (cf. ce terme) durant cette période.
    Il démontrait cette déficience de pouvoir d'achat par rapport au prix à l'aide de son "théorème A+B". Ce théorème représente par A les paiements versés à tous les consommateurs (sous forme de salaires, dividendes et autre) et par B les paiements faits par les producteurs, paiements qui ne sont pas versés aux consommateurs (tels que les coûts de base des édifices et du renouvellement de l'équipement). Il s'en suit que le prix total des biens produits est égal au minimum à A+B. Mais puisque seuls les paiements A sont reçus par les consommateurs en revenus, les revenus disponibles sont toujours moins grands que les prix générés dans cette même période de production.
    Pour qu'un tel système, le capitalisme, puisse fonctionner, Douglas affirmait qu'une ou plusieurs des situations suivantes devait se produire :
    1. Les gens s'endettent en achetant à crédit. C'est ce qu'on observe de plus en plus dans nos pays privilégiés avec le surendettement, avec comme conséquence de pousser de plus en plus de gens dans la précarité et la misère quand ils ne peuvent plus rembourser leur crédit !
    2. Les gouvernements empruntent et augmentent la dette nationale, cette dernière devenant astronomique comme on peut le constater ! (cf. dette).
    3. Les entreprises empruntent aux banques pour financer leur expansion de façon à créer du nouvel argent. (cf. banque).
    4. Les entreprises vendent en dessous de leurs coûts et font éventuellement faillite. La crise actuelle dite des "subprimes" pousse en effet de plus en plus d'entreprises à déposer leur bilan. 
    5. Un État gagne une "guerre commerciale", endettant les pays étrangers envers lui grâce à ses surplus d'exportations.  C'est le cas de la Chine, de l'Inde, de la Russie et des Emirats arabes qui grâce aux bénéfices qu'ils font peuvent acheter toutes nos industries !
    Si ces situations ne se produisent pas, "les entreprises doivent licencier leurs travailleurs, le chômage augmente, l'économie stagne, les impôts restent impayés, les gouvernements réduisent les services et nous avons la pauvreté générale, alors que physiquement nous pourrions tous vivre dans l'abondance." C'est précisément ce à quoi on assiste de nos jours ! (cf. économie).
    Douglas croyait que le "crédit social" pouvait corriger ce problème en s'assurant qu'il y avait toujours suffisamment d'argent (crédits) en circulation pour acheter tous les biens qui pouvaient être produits. Sa solution est définie par trois revendications principales :
    1. Qu'un "Bureau de crédit national" calcule sur une base statistique le nombre de crédits et son montant total qui doit circuler dans l'économie, l'émission de crédits étant la seule responsabilité de l'Etat ;
    2. Un mécanisme d'ajustement des prix qui reflète le vrai coût de la production ; d'où l'idée de "prix compensé". (cf. prix).
    3. Qu'un "dividende national" donne un revenu de base garanti à tous sans tenir compte du fait qu'ils aient ou non un emploi. (cf. dividende).
    Douglas affirmait que cette dernière demande avait du bon sens puisque la technologie réduisait le nombre de travailleurs nécessaires pour produire les biens ainsi que le nombre d'heures qu'ils devaient travailler. (cf. chômage et travail)
    Les idées de Douglas ont joui d'une grande popularité au cours de la Grande Dépression de 1929-30 surtout en Alberta au Canada, mais pas assez toutefois pour réaliser son plan. La crise banco-financière actuelle devrait permettre de remettre ses idées au premier plan et, en les adoptant, de vraiment réformer le système économique (cf. ce terme) actuel et d'éradiquer la misère !

    Je vous invite également à consulter le petit livre "Le Crédit Social", de Walter G. SERRA, publié en 1933 par les Ateliers Publicitaires à Paris, dont voici deux extraits. Consultez aussi sur Internet le "Le Crédit Social" de Louis Even et "Crédit-Social.blog" sur Internet.

Le Problème de Notre Temps
par  W.G. SERRA

    Où que nous tournions nos regards que voyons nous ? D'une part, une soi disant surproduction, et pourtant des quantités d'industries arretées et d'usines fermées, un chômage qui, dans certains pays fortement industrialisés, atteint des proportions fabuleuses et semble sans remède ; et d'autre part, une gêne ou une misère universelle, un dénuement tragique dans d'innombrables foyers, une insécurité économiqne qui, par une sorte d'osmose, pénètre dans 1'ordre politique intérieur et exterieur, engendre des haines terribles et dresse les nations les unes contre les autres. En d'autres termes : une offre surabondante et une demande prodigieuse qui ne peat être satisfaite. Pourquoi ?
    C'est que le problème de notre temps, le centre des difficultés dont souffre le monde contemporain, n'est pas autre chose qu'un problème de distribution.
    Un enfant dirait qu'il n'y a vraiment pas là matière à difficulté, et que si 1'on.veut que la production soit consommée il faut de toute évidence que les moyens d'échange à fin de consommation soient adéquats.
    Le système économique moderne présente trois aspects : la production, c'est à dire toutes les branches de l'industrie ; la consommation, c'est à dire tous les consommateurs, les producteurs  inclus ; enfin le système financier, dont la fonction est de faciliter la production et la distribution des biens produits et des services offerts à fin de  consommation.
    II est clair que si la machine économique est enrayée, la faute n'est ni à la production qui est en mesure de satisfaire à tous les besoins existants de la communauté mondiale ; ni à la consommation qui est dans l'impossibilitè de satisfaire ces besoins ; mais bien au système financier qui, imbu de dogmes grotesques et d'un fétichisme absurde, retombé dans l'idolâtrie du veau d'or, opérant selon des formules empiriques désuètes n'est plus à  hauteur des progrès que l'humanité a réalisés avec une rapidité déconcertante depuis un siècle, ne remplit plus sa fonction et conduit au chaos et au néant les peuples encore inconscients, mais inquiets du destin qui les attend.
    L'humanité depuis cent cinquante ans semble s'être épuisée à inventer ; elle n'a pas fait halte une seconde pour analyser les données réelles et mathématiques du problème nouveau que ses inventions ont compliqué d'inconnues redoutables.   
    Seules, quelques théories sociales sont nées, thérapeutique empirique de ce que l'on peut appaler les accidents de grossesse d'une civilisation en gestation d'un monde nouveau : aujourd'hui que cette grossesse tend vers son terme, l'humanité perd la tête ; les rebouteux qui la soignaient jusqu'ici s'avouent impuissants à 1'aider au tours d'un enfantement difficile.
    C'est que l'objet réel du système économique est manifestement perdu de vue : pour quelques-uns, c'est de produire de l'argent et l' argent, - ou l'or -, est devenu la fin en soi, non seulement de toute production, mais encore de toute existence; mais s'evanouit comme un mirage ; pour d'autres, c'est, de fournir à chacuri du travail ; et l'on sait que ce but s'éloigne de plus en plus ; pour d'autres encore, c'est de. récompenser l'effort industrieux et de punir la paresse.
    Mais il faut se rendre compte que nul ne désire essentiellement du travail, et le " moindre effort " reste toujours la loi de ce monde ; en. fait, c'est cette loi-même qui a conduit 1'homme à inventer la machine destinée à alléger son labeur, et ce que 1'homme veut essentiellement, ce sont les choses nécessaires à l'existense; les biens consommables, les services utiles, et la possibilité d'exercer son activité selon son choix. Et par ailleurs, s'il est besoin de punir la paresse et de récompenser le travail, fallait-il mobiliser tout le système économique à cette fin ?
    Non. L'objet réel du système économique est uniquement de produire tous les biens consommables et de fournir tous les services nécessaires avec le minimum d'efforts possible, pour quiconque les requiert, c'est-à-dire pour tous. Tel est l'objet du système économique.
    Et il est manifeste que si le monde veut sortir de l'impasse où il se trouve aujourd'hui, s'il veut vivre et progresser au lieu de périr, tout obstacle qui empêche de quelque façon que ce soit, dans quelque direction que ce soit, la réalisation de cet objet, doit disparaître ou être modifié.

Le Crédit Social
par  W.G. SERRA


ARGENT ET CREDIT
    L'argent est tout ce qui a pouvoir d'acheter ; toute demande effective pour des marchandises, biens ou services ; ou encore tout ce qui possède un pouvoir d'achat est de l'argent. " C'est tout moyen, peu imports la matière dont il est fait, peu imports la raison pour laquelle le public le désire, qui a acquis ou qui possède un degré d'acceptabilité tel que nul ne le refusera en échange de ses marchandises ou de ses services ".
    Il consiste dans toutes les promesses de payer, les chèques, les lettres de change, les billets de banque en circulation, les pièces de monnaie.
    Il n'est pas nécessaire que ce moyen soit de l'or, non plus qu'aucun autre métal ou matière. Il n'est pas nécessaire qu'il ait une correspondance quelconque à une quantité d'or déterminée. Cette correspondance, du reste très variable, est une des superstitions gothiques encore trop répandues et entretenues par une presse ou ignorante, ou intéressée ; une superstition qui ne profite qu'à ceux qui, seuls, ont un intérêt primordial au maintien de ce dogme fossile, à tous ceux qui font commerce d'argent, et dont la seule préoccupation est évidemment de maintenir la rareté de l'objet de leur commerce.
    L'argent est le seul moyen aujourd'hui existant par lequel s'effectuent tous les échanges. L'argent ne provient pas de la production, ni de la vente des marchandises ; il est produit par :
    1° L'extraction de l'or, de l'argent, du cuivre, du nickel…, et leur monnayage ou frappe subséquente, Ceci représentait en 1927-1928, de 0,3 à 0,5% de " l'argent " en circulation ;
    2° L'impression de papier monnaie, représentant environ 10 % de l'argent en circulation ;
    3° La création de crédits de banque, représentant environ 90 % de l'argent en circulation.    
    Les pièces monnayées et les billets constituent, si l'on peut dire; l'argent de poche ou la " petite caisse " de la société; tandis que les 90% de l'argent en circulation sont CREES par les banques par de simples entrées dans leurs livres.
    Les seuls frais occasionnés aux banques par la création des crédits sont des frais de comptabilité ordinaire; de telle sorte que l'on peut dire que le crédit, c'est à dire (termes interchangeables) l'argent, NE COUTE PRATIQUEMENT RIEN A CREER.       
    L'Hon. Reginald Mac Kenna ancien Chancelier de l'Echiquier et ancien président de la Midland Bank, autorité qui ne saurait être discutée en matière de banque, disait, dans un discours à ses actionnaires en 1924 :
    “Je crains que le citoyen ordinaire n'aime pas entendre dire que les banques CREENT et DETRUISENT l'argent. La quantité d'argent existant varie uniquement selon l'action des banques qui diminuent ou accroissent les dépôts. Nous savons comment cela se pratique : tout prêt ou découvert bancaire crée un dépôt; et tout remboursement d'un prêt ou d'un découvert détruit un dépôt”.
    Ces paroles ont été confirmées depuis, par les principaux banquiers et économistes, y compris M. J. M. Keynes. L'argent n'est pas "une commodité ", et le considérer comme tel est preuve d'une fausse conception radicale de sa nature. C'est essentiellement un système de "tickets", une demande pour des marchandises, des biens ou des services, et sa fonction est de favoriser une production ordonnée et la distribution de ces biens et de ces services.
     Reproduisons encore pour éclairer ce sujet capital, les termes employés par quelques autorités incontestées dans les questions d'économie politique et de banque:
    M. H. D. Mac Leod dit : ("Theory and Practice of Banking") :
    “La caractéristique essentielle et distinctive d'une banque et d'un banquier est de créer et d'émettre du crédit payable à vue ; et ce crédit est destiné à être mis en circulation et à remplacer l'argent dans toutes ses destinations. Une banque, par conséquent, n'est pas un office de prêts ou d'emprunts d'argent : c'est proprement une fabrique de crédits.
     “Dans le langage de la banque, un dépôt et une émission de crédit sont une seule et même chose.
    “L'on croit communément que les bénéfices d'un banquier consistent dans la différence de l'intérêt qu'il paie pour l'argent qu'il emprunte et l'intérêt qu'il touche pour l'argent qu'il prête. La réalité est que les bénéfices d'un banquier consistent exclusivement en bénéfices qu'il peut faire en créant et en émettant du crédit en excès du numéraire qu'il tient en réserve.
     “Une banque qui n'émettrait du crédit qu'en échange d'argent, n'a jamais fait et ne fera jamais aucun bénéfice. Elle ne commence à faire un bénéfice que lorsqu'elle crée et émet du crédit en échange de dettes payables à une date future
”.
    Et R. G. Hawtrey, qui fait autorité, dit d'une façon lapidaire en parlant du crédit : " Le banquier crée les moyens de paiement du néant … "
    Mais, tout crédit de banque est une dette envers le système bancaire, et doit être inclus dans les prix des marchandises et des services et récupéré ensuite des consommateurs par le truchement des prix des marchandises.
Tout prêt bancaire ou découvert (gagé ou non) est une création d'argent ou de pouvoir d'achat, et augmente la quantité d'argent en circulation. Réciproquement, tout remboursement d'un prêt ou d'un découvert est une destruction de pouvoir d'achat et une réduction de l'argent en circulation.
    La seule chose qui limite la création de crédit par les banques est leur obligation de payer (théoriquement) le montant en monnaie légale. Faisant commerce sous la présomption que le public fera usage de papier (chèques, lettres de change, etc.), dans la majorité des transactions sans exiger l'échange en monnaie légale, les banques ont ainsi construit une pyramide inversée de crédit sur la base instable d'une petite quantité de monnaie légale.
    Et M. J. M. Keynes dit à bon droit : “Dans un système bancaire fermé, il n'y a aucune limite à la quantité d'argent bancaire, c'est-à-dire de crédits que les banques peuvent créer en toute sécurité, pour autant qu'elles soient toutes d'accord et marchent en cadence”.

    Enfin, pour être plus complet et objectif, voici un extrait du texte de Louis Even (1885-1974) à propos du Crédit Social, texte revu par le Collectif TRANSVERSEL et accessible sur Internet.

Le Crédit Social
par Louis EVEN


    L’argent conforme au réel
    L’argent de Martin, dans l’Ile des Naufragés, n’aurait eu aucune valeur s’il n’y avait eu aucun produit dans l’Ile. Même si son baril avait été réellement plein d’or, qu’est-ce que cet or aurait pu acheter dans une île sans produit ? Or, ou papier-monnaie, ou n’importe quels montants de chiffres dans le livre de Martin n’auraient pu nourrir personne, s’il n’y avait pas eu des produits alimentaires. Ainsi pour les vêtements. Ainsi pour tout le reste.
    Mais il y avait des produits dans : l’Ile. Ces produits provenaient des ressources naturelles de l’île et du travail de la petite communauté. Cette richesse réelle, qui seule donnait de la valeur à l’argent, était la propriété des habitants de l’ile, et non pas la propriété exclusive du banquier Martin.
    Martin les endettait pour ce qui leur appartenait. Ils l’ont compris quand ils ont connu le Crédit Social. Ils ont compris que tout argent, tout crédit financier, est basé sur le crédit de la société elle-même, et non pas sur l’opération du banquier. Que l’argent devait donc être leur propriété au moment où il commençait ; donc, leur être remis, divisé entre eux, quitte à passer ensuite des uns aux autres selon le va-et-vient de la production des uns et des autres.
    La question de l’argent devenait dès lors pour eux ce qu’elle est essentiellement : une question de comptabilité. La première chose qu’on exige d’une comptabilité, c’est d’être exacte, conforme aux choses qu’elle exprime.
    L’argent doit être conforme à la production ou à la destruction de richesse. Suivre le mouvement de la richesse : production abondante, argent abondant ; production facile, argent facile ; production automatique, argent automatique ; gratuités dans la production, gratuités dans l’argent.
    L’argent pour la production
    L’argent doit être au service des producteurs, à mesure qu’ils en ont besoin pour mobiliser les moyens de production.
    C’est possible, puisque cela s’est fait, du jour au lendemain, dès que la guerre fut déclarée en 1939.
    L’argent, qui manquait partout depuis dix années, est venu soudain ; et pendant les six années de guerre, il n’y a plus eu aucun problème d’argent pour financer toute la production possible et requise.
    L’argent peut donc être, et doit être, au service de la production publique et de la production privée, avec la même fidélité qu’il fut au service de la production de guerre. Tout ce qui est physiquement possible pour répondre aux besoins légitimes de la population doit être rendu financièrement possible.
    Ce serait la fin des cauchemars des corps publics. Et ce serait la fin du chômage et de ses privations, tant qu’il reste des choses à faire pour répondre aux besoins, publics ou privés, de la population. Tous capitalistes
    Dividendes à chacun
    Le Crédit Social préconise la distribution d’un dividende périodique à tous. Disons une somme d’argent versée chaque mois à chaque personne, indépendamment de son emploi - tout comme le dividende versé au cappitaliste, même quand il ne travaille pas personnellement.
    On reconnaît que le capitaliste à piastres, celui qui place de l’argent dans une entreprise, a droit a un revenu sur son capital, revenu qui s’appelle dividende. Ce sont d’autres individus qui mettent son capital en oeuvre, et ces autres-là sont récompensés pour cela, en salaires. Mais le capitaliste tire un revenu de la seule présence de son capital dans l’entreprise. S’il y travaille personnellement, il tire alors deux revenus : un salaire pour son travail et un dividende pour son capital.
    Eh bien, le Crédit Social considère que tous les membres de la société sont capitalistes. Tous possèdent en commun un capital réel qui concourt beaucoup plus à la production moderne que le capital-piastres ou que le travail individuel des employés.
    Quel est ce capital communautaire ? I1 y a d’abord les ressources naturelles du pays, qui n’ont été produites par personne, qui sont une gratuité de Dieu [de la Nature] à ceux qui habitent ce pays. Puis, il y a la somme des connaissances, des inventions, des découvertes, des perfectionnements dans les techniques de production, de tout ce progrès, acquis, accumulé, grossi et transmis d’une génération à l’autre. C’est un héritage commun, gagné par les générations passées, que notre génération utilise et grossit encore pour le passer à la suivante. Ce n’est la propriété exclusive de personne, mais un bien communautaire par excellence.
    Et c’est bien là le plus gros facteur de la production moderne. Supprimez seulement la force motrice de la vapeur, de l’électricité, du pétrole - inventions des trois derniers siècles - et dites ce que serait la production totale, même avec beaucoup plus de travail et de bien plus longues heures par tous les effectifs ouvriers du pays.
    Sans doute, il faut encore des producteurs pour mettre ce capital en rendement, et ils en sont récompensés par leurs salaires. Mais le capital lui-même doit valoir des dividendes à ses propriétaires, donc à tous les citoyens, tous également cohéritiers des générations passées.
    Puisque ce capital communautaire est le plus gros facteur de production moderne, le dividende devrait être capable de procurer à chacun au moins de quoi pourvoir aux besoins essentiels de l’existence. Puis, à mesure que la mécanisation, la motorisation, l’automation, prennent une place de plus en plus grande dans la production, avec de moins en moins de labeur humain, la part distribuée par le dividende devrait devenir de plus en plus grosse.
    Voilà une tout autre manière de concevoir la distribution de la richesse que la manière d’aujourd’hui. Au lieu de laisser des personnes et des familles dans la misère noire, ou de taxer ceux qui gagnent pour venir au secours de ceux qui ne sont plus nécessités dans la production, on verrait tout le monde assuré d’un revenu basique par le dividende.
    Meilleure répartition à la source.
    Ce serait en même temps un moyen, bien approprié aux grandes possibilités productives modernes, de réaliser dans la pratique le droit de tout être humain à l’usage des biens matériels. Droit que chaque personne tire du seul fait de son existence. Droit fondamental et imprescriptible, que Pie XII rappelait dans son historique radio-message du ler juin 1941 : "Les biens créés par Dieu l’ont été pour tous les hommes et doivent être à la disposition de tous, selon les principes de la justice et de la charité. Tout homme, en tant qu’être doué de raison, tient en fait de la nature le droit fondamental d’user des biens matériels de la terre... Un tel droit individuel ne saurait être supprimé en aucune manière, pas même par l’exercice d’autres droits certains et reconnus sur des biens matériels."
    Un dividende à tous et à chacun : voilà bien la formule économique et sociale la plus radieuse qui ait jamais été proposée à un monde dont le problème n’est plus de produire, mais de distribuer les produits. Pas par un parti politique. Nombreux, en plusieurs pays, ceux qui voient dans le Crédit Social de Douglas ce qui a été proposé de plus parfait pour servir l’économie moderne d’abondance, et pour mettre les produits au service de tous. Il reste à faire prévaloir cette conception de l’économie, pour qu’elle devienne une réalisation dans la pratique.

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:26

 

Le chômage s'étend de plus en plus dans le monde !

Plusieurs facteurs jouent en sa faveur, si du moins on peut employer ce terme concernant ce fléau, ou, si on préfère, plusieurs causes sont à son origine !

1 -  La crise économique et sociale que subit le monde actuellement, suite à la crise financière partie des Etats-Unis, constitue l’une des premières causes puisqu’on assiste à des licenciements massifs, ou à des congés sans solde dans beaucoup de secteurs de l’activité humaine : industrie, en particulier automobile, construction, distribution, services, etc. L’avenir apparaissant bien sombre on se replie et on n’embauche plus. On peut également mentionner dans notre pays les charges, taxes et tracasseries administratives incitant certains employeurs potentiels à ne pas embaucher. C’est pourquoi le chômage atteint des niveaux importants dans la plupart des pays : en mars 2014 plus de 3,3 millions de chômeurs existaient en France soit 10,3% des travailleurs (en fait plus de 5 millions si on tient compte des différentes catégories de chômeurs, en particulier de ceux exclus des statistiques ou en fin de droit, en fait ceux inscrits au Pôle Emploi), 2,872 millions de chômeurs soit 6,7% de la population allemande en mai 2012, plus de 8,3% en Grande Bretagne, 24,3% en Espagne, 10,2% en Italie en avril 2012, 21,7% en Grèce, soit près de 24 millions de chômeurs en Union Européenne, 8,2% en avril 2012 aux USA, 8% au Canada, etc., et, suivant des statistiques officielles, plus de 210 millions au 1er janvier 2011 selon le Bureau International du Travail (BIT) ! Mais certainement bien plus car beaucoup de gens ne s’inscrivent pas nécessairement dans des organismes étatiques – quand ils existent ! – de recherche de travail ! Le taux d’activité des individus de 18 à 65 ans est de 63% en France contre 73% dans certains autres pays. Suite à cette crise le mécontentement augmente partout dans le monde engendrant des violences !

2 -  Les hommes – et les femmes ! – sont de plus en plus remplacés par des machines, robots ou logiciels effectuant les mêmes tâches, ceci sans état d'âme, sans revendications ni grèves, augmentant par ailleurs les profits des seuls actionnaires des sociétés industrielles ou commerciales ! Ce remplacement de la main d’œuvre humaine par les machines, robots, logiciels ne serait pas un mal si parallèlement les richesses ainsi créées par ces machines étaient mieux réparties et les bénéfices réalisés non réservés à une infime minorité, les actionnaires – ne représentant que 4% de la population mondiale ! – sous forme de dividende, mais distribués équitablement à l’ensemble de la population.

3 -  Certains métiers ne trouvent pas de volontaires pour les exercer car soit jugés trop fatigants ou salissants ("travail-torture" d’Albert Jacquard, "Mon utopie", Stock), soit surtout mal rémunérés, soit enfin par manque de formation adaptée, soit enfin exercés trop loin des centres-villes et de ses distractions ! – Il doit également exister des chômeurs "professionnels" préférant profiter du RMI, du RSA, du travail au noir, plutôt que de se fatiguer dans un travail mal rémunéré. Avant la crise de 2007-2008 n'existait-il pas en France environ 500.000 offres d'emploi – et même 1.200.000 selon certaines sources ! – qui ne trouvaient toujours pas de candidats ! Actuellement il en existerait 300.000 ! Ceci est peut-être aussi dû au fait que les chômeurs n'ont pas été formés pour ces travaux ! – Beaucoup de jeunes en effet sont sans formation ou ont choisi des filières ne présentant aucun débouché. Dans les milieux défavorisés le chômage touche environ 40% d'entre eux ! Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont aucune formation, ni, peut-être, la volonté de s’épanouir par l’instruction et le travail ! En France, les services dits de formation coûtent actuellement aux contribuables près de 36 milliards d'euros pour finalement des résultats déplorables ! Mais c’est à l’école, au collège, au lycée et à l’université qu’il faut instruire et former nos jeunes ! En France on pense s’attaquer à ce problème en créant les services dits de formation.

4 - Juste après la guerre de 1939-1945 il y avait en France environ 10 millions d'actifs agricoles pour une population d'environ 40 millions d'individus, représentant donc près de 25% de la population. Ils ne sont guère plus d'un million répartis sur environ 400.000 exploitations alors qu’il existait plus de 7 millions d’exploitations agricoles à la fin de la seconde guerre mondiale. Les actifs agricoles ne représentent plus que 1,5% de la population française qui s'élève maintenant à 65 millions ! Comme l'humoriste et chansonnier Jean Amadou le disait en boutade dans un sketch : « nous nous acheminons lentement mais sûrement vers le jour où le nombre de fonctionnaires du ministère de l'Agriculture dépassera celui des agriculteurs ». C'est, semble-t-il, ce vers quoi on se dirige inexorablement car il y a de moins en moins de jeunes qui acceptent de reprendre une exploitation agricole, cette activité étant très prenante et souvent mal considérée et rémunérée !

5 - Par ailleurs, l'accroissement de la population qui, rappelons-le, est passée dans le monde d’environ 680 millions d'habitants vers les années 1700 à 7 milliards en décembre 2011, est aussi à l’origine du chômage. En France la population est passée de 41 millions en 1950 à 65 millions en 2011, soit plus de 50% d'augmentation en 60 ans ! Elle est donc aussi à l'origine de la courbe ascendante du nombre de demandeurs d’emploi et donc de chômeurs dans notre pays. Ne l'oublions pas !

            6 - Les femmes, qui il y a encore peu de temps restaient au foyer pour élever leurs enfants, viennent sur le marché du travail du fait qu'elles ont, enfin et fort heureusement pour elles, acquis leur totale liberté du moins dans notre monde occidentale. Ce qui a pour conséquence de pratiquement doubler le nombre de demandeurs d'emploi puisqu’elles représentent 52% de la population mondiale ! Il y a encore peu de temps les femmes choisissaient souvent un emploi à mi-temps pour pouvoir s'occuper de leurs enfants. Maintenant ce mi-temps leurs est souvent imposé par les employeurs, ces derniers étant taxés sur le montant des salaires versés ! Or, suite aux nombreux divorces, les femmes ont de plus en plus besoin de travailler à plein temps et d'avoir le même niveau de salaire que les hommes, à qualification égale. On en est encore très loin puisqu’en France elles gagnent en moyenne entre 15 à 25% de moins que les hommes suivant la formation, l'emploi et l'âge ! De plus le chômage les touche plus (10,6% environ). C’est injuste et révoltant ! Malheureusement pour elles l’égalité de salaire n’existe pas !

7 -  Mais la cause majeure du chômage ne serait-elle pas due à une course effrénée au profit des grands groupes industriels et commerciaux internationaux et à la main mise de la finance et des banques sur l'émission du crédit ? Comme on sait, cette oligarchie financière et bancaire maintient l'argent rare pour soi-disant lui préserver sa valeur. Elle en a fait la "marchandise par excellence", dont, en plus, elle spécule sur tous les marchés ! De plus, contrôlant le crédit –  qu'elle crée, rappelons-le, du néant ce qu’avouent bien des économistes, Ralph G. Hawtrey et John M. Keynes en tête ! (cf. l’article La dette) – elle contrôle tous les rouages de l'économie, de la production à la consommation en passant par la distribution, et en tire des profits à chaque étape, profit qu'elle réserve à une infime minorité de gens : ses dirigeants et ses actionnaires ! On devrait limiter les rétributions des grands patrons et répartir équitablement les bénéfices entre les employés ! Les Etats ne demandent-ils pas aux banques d’ouvrir les crédits aux entreprises pour relancer l’économie ? N’autorisent-ils pas les banques à ouvrir 100€ de crédit garantis par 4€ de fonds propres ? C’est aux Etats de contrôler le crédit et non aux banques ! N'y a-t-il pas là matière à s'interroger sur le bien fondé du système économique orthodoxe capitaliste pratiqué actuellement et même à se révolter ? 

 Suite à ces différents facteurs causes du chômage, la misère, touche de plus en plus de monde ! Ainsi en France plus de 8,5 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté ; les sans-logis (SDF) sont de plus en plus nombreux, même ceux ayant un emploi. Cette misère constitue un genre de violence morale qui ne peut qu’engendrer la révolte, la haine et la violence physique. Or cette misère est essentiellement liée au système économique, (ordre 1 d’André Comte-Sponville, "Le capitalisme est-il moral ? ", Albin Michel), qui prévaut actuellement dans le monde entier. Et pour couronner le tout, ce système conduit tous les pays à une dette colossale qui dépasse les 1.700 milliards d’euros en France ! Mais, comme l’écrivait John Adams (1735-1826), 2e président des États-Unis de 1797 à 1801, ne serait-ce pas plutôt un moyen de nous asservir. En effet, ne disait-il pas : « Il y a deux moyens de conquérir et d’asservir une nation. Une est l’épée, l’autre est la dette » ? C’est bien le système financier et bancaire actuel qui nous asservit !

N’y a-t-il pas là matière à s’interroger sur le bien fondé du système économique orthodoxe capitaliste pratiqué actuellement qui conduit au chômage, à la misère et à la violence ?

Pour remédier en partie à cette misère qui s’étend, nos dirigeants ont instauré différents systèmes d’assistance comme le RSA et font même appel à la solidarité. Mais comme il y a de plus en plus de chômeurs et d’assistés, il faut trouver de nouveaux moyens pour les aider à vivre. Ce n’est pas par la réduction du temps de travail de ceux qui en ont que l’on va résoudre ce problème. Ce n’est pas en créant des emplois aidés ou emplois dits d’avenir que l’on va supprimer durablement le chômage et favoriser la croissance !

Pour relancer la croissance et l’emploi les États ne demandent-ils pas aux banques d’ouvrir les crédits aux entreprises ? N’autorisent-ils pas les banques à ouvrir 100 euros de crédit pour 4 euros de fonds propres (accords de Bâle II) ? Ce que font les banques, les États ne pourraient-ils pas le faire pour le bien de tous et non d’une infime minorité d’actionnaires, de patrons et de traders ? Mais c’est aux États de contrôler le crédit et non aux banques ! C’est à eux qu’appartenait le droit régalien de "battre monnaie". Pourquoi l’ont-ils abandonné aux banques ? Pour qu’elles s’enrichissent à nos dépens ? Ce sont les banques qui détiennent le monopole du crédit depuis la création de la Banque d’Angleterre créée en 1694, puis en 1913 de la FED aux USA, et en France depuis la loi 73-7 du 3 janvier 1973, article 25, dite loi Pompidou Giscard, surnommée loi Rothschild. En Union Européenne cet article est devenu l'article 104 du traité de Maastricht (7 février 1992). Cet article est devenu à son tour l’article 123 du Traité de Lisbonne (13 décembre 2007). Il stipule que les États membres de la Communauté européenne n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leur banque centrale, mais sont dans l’obligation d’emprunter auprès de banques privées comme aux USA. N'y a-t-il pas là matière à s'interroger sur le bien fondé du système économique orthodoxe capitaliste pratiqué actuellement et même à se révolter ? (Cf. l’article Dette).

Pour certains, la solution au problème du chômage, et ainsi de la précarité qu'il engendre, résiderait dans une redistribution des richesses par la distribution d’aides grâce à l’argent provenant de l'impôt. Ceci est prêchée par certains socialistes et tous les communistes et trotskistes, et même admis par l’ensemble de la population. On les entend tous proclamer à longueur de défilés qu’il faut prendre l'argent aux riches pour le donner aux pauvres ! Ce n’est pas par l’impôt que l’on trouvera le financement du travail. Réfléchissons. D’abord il faudrait qu’on définisse à quel niveau de ressources considère-t-on qu’un individu peut être classé dans la catégorie des "riches" ? Notre actuel président, François Hollande, avançait le chiffre de 40.000 euros de gain par an. C’est à peu près ce que touche un couple dont le mari et la femme travailleraient et dont le salaire individuel serait d’environ 1.600 euros par mois, soit très proche du niveau du SMIC. Avouez que cela ne constitue pas un pactole ! Mais à supposer qu’on retienne ce chiffre de 40.000 euros par an, comment prélèverait-on le surplus de revenus des individus dits "riches" ? Par l’impôt sans doute ? Pour faire quoi ? Sans doute plus de fonctionnaires et augmenter leur rémunération puisque c’est là la revendication principale des syndicats soutenus par les socialistes et gens de "gauche" ? Ou pour le redistribuer par un genre de RMI ou de RSA ? On aimerait le savoir ! C’est incidemment une malhonnêteté intellectuelle venant d’un ancien député socialiste qui touchait une rémunération parlementaire mensuelle s’élevant à 6.952,91 € (Indemnité représentative de frais de mandat : 6.278 € brut par mois + Crédit affecté à la rémunération de collaborateurs: 8.949 € par mois + Avantages : carte nominative qui permet l'accès gratuit à l'ensemble du réseau SNCF en 1ère classe. Taxis gratuits à Paris. Prêt immobilier avantageux.) ! Ensuite, bien que soutenue par beaucoup de gens car considérée comme rétablissant un peu de justice sociale et une certaine morale, c'est une solution un peu simpliste et fausse, basée sur un manque de réflexion de ceux qui la préconisent ! Comme le taux d’imposition augmente sans cesse et atteint partout des sommets, il y a de moins en moins de contribuables capables de le régler. Ceux qui ont des idées novatrices ou des ressources s’expatrient. En effet, analysons un tant soit peu cette prétendue solution. Dans le système économique actuel, puisque le nombre des travailleurs – remplacés inexorablement par les machines, robots et logiciels qui, rappelons-le, soulagent leur travail souvent pénible ! – diminue, – bien que la richesse augmente ! – mais que la précarité se développe, et donc que le nombre d'individus imposables – qui en France ne représente déjà plus que 46% de la population active –  diminue lui-même, le montant de l'impôt sur le revenu de ceux qui travaillent et gagnent suffisamment d'argent, sous forme de salaires, intéressement, dividendes, ou retraite, pour être classé dans la catégorie des "riches", ne pourrait qu'augmenter, "à la limite", à l'infini. Quant à l'augmentation de la TVA, – préconisée en Allemagne, – elle affecte surtout les plus modestes, ne l'oublions pas ! Par ailleurs, s'il y a moins d'achats de biens parce qu'il y a moins d'argent distribué en salaires et dividendes puisqu’il y a moins de travailleurs, la TVA elle-même rapportera moins, il y aura donc encore moins d'argent à redistribuer, à moins d'augmenter encore la TVA ou les impôts. On entre là dans un cercle vicieux. "L'impôt tue l'impôt", comme on a coutume de le dire. En effet, le niveau actuel de l'imposition en France est à l'origine de la fuite des capitaux. Ainsi, selon l’Institut Montaigne, plus de 200 milliards d’euros ont quitté la France depuis l’institution de l’ISF. De plus on assiste à l'émigration des jeunes cerveaux créatifs et productifs, – deux millions selon les dernières statistiques ! –, donc source de richesses, vers des pays où ils sont mieux payés et moins taxés, même si ces pays suivent la même politique économique, fondamentalement erronée. Le niveau élevé de l'impôt sur les entreprises est aussi à l'origine des délocalisations. Et par voie de conséquence, les salaires des employés et les dividendes versés aux actionnaires ne sont plus versés en France. D'où moins de revenus provenant des impôts sur ces salaires et dividendes et moins d'argent circulant dans notre pays ! D’où la récession ! (cf. l’article "Pouvoir d’achat"). Pourtant dans le monde il y a de plus en plus de richesses créées. Ne pourrait-on pas faire en sorte qu’elles soient mieux réparties ? Qu’on y songe ! Et que les actionnaires comprennent que si plus personne n’était capable d’acheter, la production s’arrêterait et qu’en conséquence ils ne toucheraient plus de dividendes.

Tous nos dirigeants et, surtout, nos gauchistes de tout bord, qui veulent tout niveler sous le couvert du sacro-saint mot "égalité", devraient méditer ces fortes paroles d'Abraham Lincoln: « Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur. Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les soucis en dépensant davantage que le gain. Vous ne pouvez pas forger le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance ».

Bien évidemment un peu plus d’égalité dans les revenus est absolument nécessaire ! Mais le traitement du chômage et de la misère, préconisé par certains, ne peut finalement se faire que par un changement fondamental et radical de l'économie préconisant le contrôle total de la monnaie et du crédit par l’Etat. C’est ce que propose la théorie économique, connue sous le terme de "Crédit Social", théorie préconisée dès 1924 par C.H. Douglas et expliquée par W.G. Serra dans différents articles parus en 1933, 1949 et 1950, par Louis Even, par Alain Pilote et soutenu par Maurice Allais à la fin de sa vie. Ce système économique supprime de plus les impôts et taxes de tout genre et préconise la distribution d’un "dividende social", "dividende humain" ou "dividende universel" à tous les membres de la communauté humaine, de leur naissance à leur mort. Ne tardons pas pour instituer ce nouveau système économique ! (Cf. l’article Crédit).

 

    Aussi changeons au plus vite de système économique ! Réformons l’économie sur des bases scientifiques !

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:18

  Ce terme a plusieurs significations.
    - Pour beaucoup de gens il correspond avant tout à la somme investie pour la création d'une entreprise.
    - C'est aussi le montant des richesses apportées à une société.
    - C’est aussi “l’ensemble des biens, monnétaires ou autres, possédés par une personne ou une entreprise, constituant un patrimoine et pouvant rapporter un revenu” (Le Petit Larousse).
    - C'est, pour certains, l'ensemble des travailleurs : le capital humain. N’a-t-on pas introduit dans les grandes entreprises un Directeurs des Ressources Humaines (DRH) ?
    - C'est aussi le produit du travail : capital travail.
    En se plaçant sur un plan plus général ne pourrait-on pas considérer que toutes les ressources et richesses tant exploitées, mais toujours existantes constituant le patrimoine de l’humanité, que celles encore inexploitées mais existant sur notre Terre, donc "potentielles", constituent justement le "capital" de l’"hyper entreprise",  cette dernière étant représentée par l’activité de cette humanité qui génère de plus en plus de biens et de richesses diverses et multiples grâce à l'immagination et au travail de tous les habitants de notre planète ? Qu'en conséquence les actionnaires de cette "hyper entreprise" sont tous les membres de l'humanité ? Et donc que chacun de ses membres devrait détenir à vie une action de cette "hyper entreprise" et recevoir un "dividende social" ou "dividende humain". C'est là l'idée fondamentale du système économique connue sous le terme de "Crédit Social". (cf.  aussi crédit).

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 11:11

   

Bourse

 

D'après la définition du Petit Robert c'est le “marché public organisé où s'effectuent des transactions sur des valeurs, des marchandises ou des services”.

            Que les petits porteurs d'actions ne s'y trompent pas ! C'est surtout l'endroit où des "traders" ou "golden boys" comme on les appelle, déterminent la valeur des actions selon l'évolution à plus ou moins long terme de l'activité d'une entreprise, de l’utilité, de l'originalité et de la qualité de ses produits ou de ses services, en se basant sur la sacro sainte loi de l'offre et de la demande et des bénéfices qu’elle est susceptible de dégager, mais surtout en spéculant sur l'avenir, en s'appuyant sur des statistiques, des probabilités, des chiffres parfois trafiqués et sur des rumeurs que font courir certains dirigeants ou journalistes, ou en suivant les ordres donnés par de grands groupes industriels, financiers ou bancaires afin que ces groupes puissent s'approprier, au moindre coût, certaines petites ou parfois grandes entreprises en pariant sur l'avenir du marché et le cours des actions.

            Mais comme le dit Claude Bébéar “La Bourse n’a jamais été faite pour donner la valeur d’une entreprise. C’est un lieu d’échanges où se rencontrent ceux qui veulent vendre quelques actions et ceux qui veulent en acheter” (Figaro du 5 mars 2009). L’évaluation des actions est purement une affaire psychologique des "traders" basée sur la spéculation en tenant compte du nombre d’acheteurs ou de vendeurs d’actions à la bourse ! S’il y a beaucoup d’acheteurs les cours ont tendance à monter et inversement s’il y a beaucoup de vendeurs.

            N'oublions pas que la valeur n'est qu'un nombre et qu'on ne peut juger de la valeur, de l’intérêt et de la rentabilité d'une entreprise que sur le long terme et surtout sur l'utilité et la qualité des produits ou services qu'elle propose qui ne varient certainement pas à la journée ou à la minute comme on peut le constater en suivant les cours des compagnies cotées dans les différentes Bourses du monde !

            La rentabilité, c'est-à-dire la capacité qu'a cette entreprise de dégager un gain, est également prise en compte dans le jugement de l'intérêt de cette entreprise. Les actionnaires demandent un retour sur investissement élevé et rapide, parfois jusqu'à 20% surtout les "hedge funds" ! Mais parler de rentabilité n'est-ce pas stupide dans certaines activités ? Beaucoup d'activités n'impliquent pas nécessairement une rentabilité et pourtant elles ont une valeur ! Incidemment, dans l'estimation actuelle de la valeur des actions d'une entreprise que font tous ces "traders", ne devrait-on pas tenir compte plutôt de la façon dont les marchandises, ou les services, que cette entreprise propose, ont été fabriquées ou rendus que sur le nombre d’acheteurs ou de vendeurs d’actions à la Bourse ? A-t-elle respecté la loi, les règlements, la morale et l'éthique, ses ouvriers et employés, l'environnement, etc. ?

            La Bourse désigne donc en un mot l'endroit où la spéculation à l'échelle mondiale y règne en maître avec de surcroît l'accord des États, même si soi-disant ils la contrôlent et veulent réguler les marchés ! Et on trouve cela normal ! Personne n'ose s'attaquer à cette institution ! N'est-ce pas surprenant ? Mais finalement, si les petits boursicoteurs y trouvent leur plaisir, libre à eux de se laisser plumer, comme aux jeux d'argent (casino, poker, PMU, Française des jeux avec le loto, le kéno, le rapido, les grattages, etc.), par les gros actionnaires !

            La Bourse actuellement s'effondre car les grandes compagnies financières et bancaires ont trop spéculé, escroqué et fraudé ! Confère en France l’affaire Kerviel de la Société générale avec 4,9 milliards d’euros de perte, et aux USA le scandale Bernard Madoff du Nasdaq avec 65 milliards de dollars escroqués aux actionnaires ! Certaines grandes banques ont même fait faillite telle Lehman Brothers. Son président, Richard Fuld, a touché en 2007 40 millions de dollars comme rémunération alors qu'il l'a conduite à la faillite et a mis sur le pavé des milliers d'employés ! Et ce sont naturellement les petits actionnaires qui en font les frais ! Ce ne sont pas les patrons de ces compagnies qui sont touchés ! Ils osent même se pavaner dans des palaces, après avoir touché des rémunérations faramineuses, et ils bénéficient toujours de "bonus" et de "parachutes dorés" ! Quelle cupidité ! Ils n'ont aucun scrupule ! N'est-ce pas scandaleux ? N'y a-t-il pas là de quoi se révolter ?

           Les bourses de valeurs ne devraient exister que pour des transactions strictement privées, de telle sorte que la spéculation reste affaire privée, comme le bridge ou le casino, ou les jeux de hasard, et n'ait aucune influence sur la vie économique de la nation.” (W.G. Serra).

            Et Jacques Marseille qui conseille d'acheter (le Point n° 1883 du 16 octobre 2008) ! Mais qui va acheter et avec quel argent ? Des milliardaires comme Warren Buffett, cet "oracle d'Omaha" aux dires de certains qui l'admirent et le portent aux nues, et autres consorts, soit des gens déjà riches ! Il existe plus de 1.000 milliardaires et 10 millions de multi millionnaires, qui doivent profiter de la crise pour accroître encore leur richesse ! Ainsi, Warren Buffett, profitant de la baisse vertigineuse des cours à la Bourse de certaines entreprises, n'a-t-il pas déjà investi 4,7 milliards de dollars dans Constellation Energy, 3 milliards de dollars dans General Electric et 5 autres milliards dans Goldman Sachs ? Le petit peuple, lui sans ressources, n'a que ses yeux pour pleurer et pour assister au pouvoir renforcé des banques sur l'économie et le crédit, soutenues de plus par les États ! Et la crise actuelle ne fait qu’avantager ces financiers et banquiers !

            Et maintenant on voit émerger des "dark pools" ! Selon le journal Le Monde (15 décembre 2009) ces derniers constituent “des "Bourses de l'ombre", des plates-formes permettant à un investisseur de vendre ou d'acheter des actions de façon anonyme. Le principe en soi n'est pas contestable. Les investisseurs ont toujours échangé entre eux des gros blocs de titres, hors marché, en s'entendant sur le prix. L'objectif est de ne pas chahuter la Bourse, de ne pas faire chuter ou flamber les prix avec une quantité trop importante de titres [...] Aujourd'hui ce marché électronique et ultra-sophistiqué représenterait moins de 10% des échanges totaux. Mais "la progression des "dark pools" peut être dangereuse au regard des objectifs de la régulation, et notamment de l'efficience des marchés , s'inquiète Jean-Pierre Jouyet - encore un énarque ! -, président de l'Autorité des marchés financiers (AMF). Ces marchés de l'ombre font notamment redouter des manipulations de cours : on vend des actions sur une Bourse transparente pour faire baisser le cours officiel et l'on en achète ensuite sur une dark pool, à bon prix.” N’est-ce pas ce qui vient de se passer le 6 mai 2010 à Wall Street où le Dow Jones a chuté brutalement de 9% pour remonter en fin de séance et ne perdre que 3,27% ! On nous dit que ce serait la faute d’un "trader" qui aurait confondu millions et milliards ! Et on ose se baser sur cette "loi du marché" comme on dit alors que la Bourse est l’endroit où la spéculation sur les cours des sociétés et sur l’argent y règne en maître !

            Quand est-ce que l’on comprendra que la Bourse n’est qu’un casino où de plus les jeux sont truqués par des "traders" au service de la finance et des banques ?

            Comme, nous dit-on, l’aurait dit Edith Cresson, qui fut premier ministre de Mitterrand, “la Bourse j’en ai rien à cirer”. Elle avait bien raison !

            Quand est-ce qu’on comprendra que c'est aux États de contrôler le crédit et l'émission de monnaie pour faire fonctionner correctement l'économie, c'est-à-dire pour une bonne "administration de la maison" que sont la Nation et la Terre, ceci pour le bien de tous, et non à la Bourse où les banquiers et les financiers jouent pour leur seul profit et celui des actionnaires ?

            Que l'économie soit donc enfin au service de l'Homme et non l'inverse ! Mais tous nos gouvernants ne sont-ils pas des pions aux mains du "lobby" financier et bancaire ? N’en profitent-ils pas ? On peut tout à fait s’interroger à ce sujet.

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:54

  Il en existe plusieurs catégories qu'on peut classer ainsi:
   1. les banques dites de dépôt où les gens déposent effectivement leur argent sur un compte courant sur lequel les salaires, pensions, etc. sont également transférés. Ces banques prêtent également à leurs clients des sommes, parfois importantes, pour l'achat d'une maison, d'une voiture ou de tout autre bien désiré, le taux d'intérêt du prêt variant suivant la durée et l'objet;
   2. les banques dites d'affaires qui prêtent de l'argent aux entreprises ou aux communautés et concourent ainsi à l'investissement et au développement des richesses ;
   3. les banques, parfois appelées par certaines personnes banques "casino", parce qu'elles spéculent à la hausse ou à la baisse afin de faire du profit avec un argent parfois fictif qu'elles se prêtent mutuellement ;
   4. les banques centrales dites nationales (BCN) qui, contrairement à ce qu'on pourrait penser, n'appartiennent pas à l'Etat même si l'Etat les contrôle. Elles sont responsables de l'émission de la monnaie (pièces et billets), d'une politique monétaire et de la stabilité financière.
   5. Il convient d'ajouter la Banque Centrale Européenne, (BCE), créée en 1998 suite à l'institution de la monnaie européenne, l'euro. Cette banque, indépendante de tout pouvoir politique, se préoccupe de la "bonne tenue" de l'euro et elle lutte contre l'inflation ou la récession, pour cela en jouant avec les taux d'intérêt. Elle injecte au besoin des "liquidités" (d'où les tire-t-elle ?) pour soutenir le marché, les banques et l'économie !
   6. Enfin la Banque mondiale constituée à l'origine de deux organismes :
     - la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) créée le 27 décembre 1945 après la signature de l'accord connu sous le nom de Bretton Woods, destinée à aider l'Europe et le Japon à se reconstruire au lendemain de la seconde guerre mondiale ;
     - l'Association Internationale de Développement (IDA) fondée en 1960.
   Ces deux organismes ne sont pas à proprement parler des banques. Ils ont été créés pour lutter contre la pauvreté (apparemment sans aucun succès !) et pour apporter aide, financement et conseils aux Etats en difficulté ! Ils sont loin d'avoir réussi !
    Depuis plus d'un an on constate que les banques sont en crise ! Certaines parmi les plus grandes sont en faillite ou au bord du gouffre ! Elles ont perdu entre 60 et 80% de leur valeur boursière en moins de deux ans ! Ainsi, d’après JP Morgan,  la capitalisation boursière de 7 d’entre elles (Citigroup, HSBC, JP Morgan, RBS, Santander, BNP Paribas et Société Générale) est-elle passée de 1.059 milliards de dollars au deuxième trimestre 2007 à 328,1 milliards au 20 janvier 2009, le champion de la baisse étant Citigroup qui est passé de 255 milliards à 19 milliards ! Et leurs dirigeants ont dû être rappelés à l’ordre, tant par Barack Obama que par Nicolas Sarkozy, pour qu’ils abandonnent leur "bonus" !
    Concernant les banques, Clifford H. Douglas écrivait déjà en 1924, donc bien avant la crise de 1929 : “On commence à comprendre que les banques détiennent entre leurs mains tout le contrôle de l'émission de tout pouvoir d'achat [cf. cette expression]. L'on reproche généralement aux banques de distribuer de gros dividendes*. Mais, dans mon opinion, la seule chose qui ne soit pas critiquable en ce qui concerne les banques, c'est précisément leurs dividendes. Parce que ce dividende va aux actionnaires, c'est du pouvoir d'achat [malheureusement réservé à une infime minorité, ces actionnaires* ne représentant que 5 % de la population mondiale, dont la moitié est aux Etats-Unis !]. Mais leurs énormes bénéfices cachés, dont une faible portion seulement va à la construction de fastueuses installations toujours plus nombreuses, ne fournit de pouvoir d'achat à personne, et ne sert qu'à agrandir les banques en tant que banques seulement. Le seul point essentiel dans la situation des banques qui soit très difficile à expliquer, et que si peu de gens comprennent, est que leur véritable actif n'est pas représenté par quoi que ce soit d'actuel, de réellement palpable, mais par la différence qu'il y a et que l'on conçoit entre une société vivant sous un régime de crédit centralisé et restreint, et une société libre qui n'est pas embarrassée par les restrictions financières.”
   Concernant justement le système financier et bancaire américain qui est en pleine crise entraînant les banques des autres pays dans cette crise, je pense utile de livrer à votre jugement ce que quelques hommes, et non des moindres, ont exprimé concernant les banques et la finance. Ils ont vu croître le danger du système financier, et l'ont dénoncé ; ils ont pressenti, avec une perspicacité singulièrement exacte, la nature et l'aboutissement fatal du monopole du crédit détenu par les banques.
   Thomas Jefferson (1743-1826), qui fut le troisième Président des Etats-Unis de 1801 à 1809, exprimait, il y a déjà deux siècles, ses craintes à ce sujet :
   “Je crois que les instituts bancaires sont plus dangereux pour nos libertés que de grandes armées. Déjà ils ont donné naissance à une aristocratie d'argent qui défie et nargue le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être retiré aux banques et restauré au Gouvernement et au peuple auquel il appartient…” 
   “Si le peuple américain permet jamais aux banques privées de contrôler l'émission de sa monnaie courante, par l'inflation d'abord et la déflation ensuite, la corporation qui grandira ainsi dans son sein le privera de ses propriétés à tel point que ses enfants se réveilleront un jour sans foyers sur le continent même que leurs pères ont conquis.”      
    N'est-ce pas justement ce qui se passe actuellement avec la crise dite des "subprimes" ?
   Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), qui fut le 28e Président des Etats-Unis de 1913 à 1921, n'écrivait-il pas  :
   “Le grand monopole de ce pays (les Etats-Unis) est le monopole des grands crédits. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système financier émetteur de crédits. Le développement de la nation et toutes ses activités sont, par conséquent, entre les mains de quelques hommes qui arrêtent, contrôlent et détruisent toute liberté économique.”
    William Jennings Bryan (1860-1925), membre démocrate du Congrès des Etats-Unis, écrivait aussi :
   “La puissance financière vit sur la nation en temps de paix et conspire contre elle dans l'adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. Elle dénonce comme ennemis publics tous ceux qui critiquent ses méthodes ou font la lumière sur ses crimes.”
   La vue synthétique, exprimée par Lord Chief Justice of England  en 1875, prédisait :
   “L'issue qui s'est précisée de siècle en siècle et pour laquelle, fatalement, tôt ou tard, il faudra livrer une bataille décisive, c'est celle de la Nation contre la puissance bancaire.”
   Enfin, plus récemment, William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada de 1921 à 1930 puis de 1935 à 1948 ne disait-il pas également :
   “Jusqu'à ce que le contrôle de l'émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou de la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu'une nation s'est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation.” ?
    Quelle clairvoyance ! N'est-ce pas justement ce que nous constatons et vivons ?
   Marc Touati, qu'on nous présente comme économiste chez Global Equities, n'hésite pas à considérer comme normal que les banques spéculent (émission "On en parle" du 28 janvier 2008 sur LCI à 14 heures 19) ! On croit rêver ! Eh non ! Comme on peut le constater, toutes les banques spéculent en effet en jouant à la bourse avec de l'argent qu'en plus elles créent elles-mêmes du néant, qu'elles se prêtent parfois mutuellement, dans le but de s'approprier certains groupes industriels ou commerciaux et par là d'imposer leurs lois aux marchés ! Le scandale Bernard Madoff qui fut à la tête du Nasdaq est là pour le prouver ! Il ne faut donc pas s'étonner qu'à un moment donné la bulle éclate ! N'y a-t-il pas là de quoi s'inquiéter et même se révolter ? En spéculant et fraudant ainsi, certaines perdent parfois beaucoup d'argent (exemples : Société Générale : 4,9 milliards d'euros, Caisse d'épargne : 751 millions d'euros) ! Et cela par la faute de "traders", grassement payés, qui spéculent à la hausse ou à la baisse des cours de la Bourse avec un argent qui est créé du néant !
   Avec la crise dite des "subprimes" d'autres banques ont même fait faillite comme en Angleterre (Northern Rock, nationalisée le 17 février 2008), aux Etats-Unis (Lehman Brothers mise en faillite le 15 septembre 2008 - alors que son PDG, Dick Fuld, a empoché 500 millions de dollars depuis 1993 ! -, Washington Mutual, le 26 septembre 2008), d'autres sont mises sous tutelle (Freddie Mac et Fannie Mae, le 7 septembre 2008) ! La compagnie d'assurance AIG après des pertes gigantesques est maintenant subventionnée à hauteur de 175 milliards de dollars par l’Etat américain. Et ses dirigeants voulaient se partager un bonus de 450 millions de dollars ! Cette contagion gagne l'Europe. Le 28 septembre 2008 c'est le Benelux qui investit 11,2 milliards d'euros pour sauver la Banque Fortis, finalement coupée en deux, la partie belge étant rachetée par BNP-Parisbas dont le gouvernement belge acquiert 25 % en compensation, encore que cet arrangement ait été une première fois remis en cause par la justice belge ! Bradford & Bingley au Royaume Uni est nationalisée le 29 septembre 2008. La Royal Bank of Scotland (RBS), qui a perdu l’équivalent de 31 milliards d’euros, est en partie nationalisée. Dexia est sauvé de la faillite par le gouvernement français, etc.
   Mais qui paye les pots cassés ? Qui pâtit de cette crise ? Les pauvres gens qui ont déposé leur argent dans ces banques et organismes ou ont investi dans ces banques, et certaines entreprises dont leurs cours s'effondrent à la bourse ! Et on apprend que les dirigeants des banques américaines d'affaires, qui sont donc au bord de la faillite, se sont partagés 85 milliards de dollars alors qu'ils ont mal géré les banques dont ils étaient responsables ! Sans parler des rémunérations exorbitantes de ces dirigeants, mais aussi de ces "traders", ces "golden boys" comme on les surnomme ! N'est-ce pas scandaleux et révoltant ? Ne devrait-on pas leurs reprendre tout cet argent ? Ce serait un juste retour des choses !
   Par ailleurs, George Soros, qu'on nous présente comme le "gourou de la finance", est aussi - ne l'oublions pas ! - "le maître incontesté de la spéculation financière, celui qui, en une seule journée de 1992, a gagné plus d'un milliard de dollars en pariant sur la sortie de la livre sterling du système monétaire européen" (Ghislain de Montalembert, Le Figaro Magazine, n° 19950 du samedi 20 septembre 2008). Il continue à amasser des fortunes ! En 2007 il a gagné 2,9 milliards de dollars ! Serait-ce grâce à ça qu'on le considère comme un "expert" de l'économie et de la finance ? Et Warren Buffett, l'homme le plus riche du monde selon Fortunes, profite de la crise actuelle pour augmenter encore sa fortune ! Il profite de la baisse des cours pour acheter, pour plusieurs milliards de dollars, certaines entreprises en difficultés !
   N'oublions pas également que nos politiciens* ont imposé le règlement des salaires non plus en "liquide" comme pratiqué précédemment mais par transfert sur un compte bancaire. Ils ont fixé également une somme plafond pour les achats en numéraire, tout cela soi-disant pour limiter les risques des vols ou de trafics. Prétexte en partie valable, mais, en fait, ils favorisent ainsi encore plus ces banques en augmentant les sommes déposées, donc les sommes sur lesquelles elles peuvent ouvrir des crédits ou, pire, avec lesquelles elles peuvent spéculer !
   Non contentes de prélever un intérêt élevé sur tout crédit ouvert, les banques font payer maintenant à leurs clients un tas de services. Ainsi la BNP fait payer 4 € tout retrait d'argent à ses guichets, la plupart d'entre eux étant d'ailleurs souvent fermés ! Tout cela pour inciter les gens à prendre une carte de crédit - ce qui rapporte beaucoup d'argent aux banques puisqu'il y a un abonnement à la clé et qu'il y a un intérêt élevé sur tout découvert ne dépassant pas une certaine limite ! - et pour les inviter à l'utiliser sans même que ces gens s'aperçoivent qu'ils sont parfois à découvert. D'où la crise actuelle des banques aux USA mais aussi en Europe!
   Suite à une décision de la Commission Européenne à Bruxelles, les banques vont maintenant pouvoir concurrencer le livret A dont la Caisse d'épargne, Le Crédit Mutuel et la Banque postale avaient jusqu'à présent, en France, le monopole*. Certaines offrent maintenant à leurs clients des intérêts de l'or-dre de 6% pour CIC et AXA, 7% pour ING Direct et AGP, etc. Ces clients naturellement voient là un avantage par rapport aux 4 % d'avant et aux 2,5% depuis février 2009 ! Il ne faut pas demander quels sont les intérêts que ces banques réalisent pour faire une telle offre ! Certainement supérieur à 20 % !
   Tout le monde considère comme normal qu'on rémunère l'épargne ! Les banques ne lancent-elles pas des publicités telles que "demandez plus à votre argent" (LCL) ou "faites travailler votre argent " ! Et Bernard Lietaer qui veut que "l'argent travaille pour nous et non nous pour l'argent" ! Bientôt, il sera le seul à "travailler" et à "gagner sa vie" ! Mais quelle bêtise ! Cela n'a jamais été le rôle de l'argent qui, je le répète, n'est qu'un moyen d'échange et la seule représentation des valeurs, d’ailleurs toujours mal faite !
   En ce qui concerne justement les taux d'intérêts, tant offerts aux clients déposant leur argent que ceux pratiqués par les banques sur les prêts consentis à leurs clients, comme le souligne Bernard Lietaer: “A cause des intérêts pratiqués, l'argent mis en banque croît plus vite que les arbres”. Mais quand il y a une "tempête financière" la valeur des actions côtées en bourse peut aussi très vite s'écrouler comme on le constate depuis plus d'un an, entraînant une crise économique mondiale !
   On recherche toujours les investissements qui rapportent beaucoup d'argent à court terme. “La conjonction d'une exigence de rentabilité élevée de l'épargne et de la gestion de celle-ci par des professionnels en concurrence amène à privilégier les projets de court terme au détriment des projets de développement et de recherche. Si l'épargnant (les fonds de retraite en particulier) veut 20% de rentabilité du capital, on va finir par arrêter les projets nécessaires à la croissance à long terme […] Toutes les nouvelles règles comptables conduisent, de façon aberrante, à ne juger les comptes que sur le court terme”. (Patrick Artus, L'Express n° 2833 semaine du 20 au 26 octobre 2005).
   A propos des taux d'intérêts pratiqués par les banques, sait-on que les banques et offices de crédit prélèvent un intérêt, souvent très élevé (jusqu'à 21,01% chez Finaref, 21,08% chez Cetelem, 16,5 % sur le découvert des clients de la Caisse d'Epargne !) sur du néant. Ralph. G. Hawtrey ne disait-il pas, d'une façon lapidaire, en parlant du crédit : “Le banquier crée les moyens de paiement du néant …”. Saviez-vous donc que les banques s'enrichissaient à vos dépens ? En 2005 elles ont fait des bénéfices record : 43 milliards d'euros en France seulement ! A combien s'élevaient leurs bénéfices dans le monde ? Même après la crise connue sous le vocable de "subprime", Malgré la crise, la BNP Parisbas annonce un bénéfice de 2 milliards pour 2008 !
   Saviez-vous que vous étiez donc exploités ? N'ouvrent-elles pas des crédits sur 9 à 10 fois leur encaisse, cette dernière étant la seule réalité ? Aussi ne faut-il pas s'étonner que parfois elles soient au bord de la faillite quand les emprunteurs, dans leur grande majorité, ne peuvent plus honorer leurs échéances et que les biens hypothéqués se déprécient comme ce fut le cas en Angleterre et c'est aujourd'hui le cas aux USA dans le domaine immobilier ! D'où la crise actuelle des "subprime" ! On voit là le côté pervers du crédit bancaire construit sur du néant et la spéculation tels les "hedge funds", ces fonds spéculatifs privés - selon le journal le Monde, cité par Wikipédia, en 2007, il en existait dix mille dans le monde, gérant environ 1.760 milliards de dollars US - qui peuvent investir soit à la hausse soit à la baisse grâce à toute sorte d'instruments financiers; vente à découvert, contrat à terme, effet levier, produits dérivés d'options, "swaps".... Une des caractéristiques de ces fonds est qu'il y a une commission prélevée à la performance (pour encourager les gestionnaires, les "traders" et "golden boys", à faire de leurs mieux). Pour finir ces fonds s'adressent à des personnes fortunées et à une clientèle institutionnelle. Avec la crise actuelle, ces fonds se trouvent confrontés à des problèmes de liquidités. Afin d'en avoir ils se débarrassent d'actifs provoquant la chute des cours. Avec les liquidités récupérées ou le crédit (contrat à terme) ils achètent des entreprises pour les revendre avec profit ("private equity"). Et tout le monde économique considère cela normal et que la crise actuelle n'est qu'une crise passagère ! Nos économistes ne tournent pas rond ! Pour eux il suffit de renforcer les contrôles, de moraliser les marchés et non de supprimer les causes !
   Les lecteurs devraient se reporter à la fable "L'île des naufragés" de Louis Even et à son article sur le "Crédit Social", accessible tous les deux sur Internet. Ils saisiraient immédiatement le côté néfaste et pervers du banquier ! Mais son rôle néfaste date depuis des millénaires, depuis l'introduction de la monnaie destinée à l'origine à faciliter les échanges qui jusqu'alors ne se faisaient que par le troc. D’ailleurs, pour échapper à la monnaie ou argent que ces gens n’ont plus suite à la crise, ne voit-on pas se développer de nouveau le troc aux USA et au Canada, après son introduction en Argentine ?
   Suite à l’introduction de la monnaie, des petits malins se sont en effet rendus compte que pour échanger une marchandise A contre une marchandise B on passait par un intermédiaire C, la monnaie sous toutes les formes qu'elle a connu au cours des siècles. Les différentes communautés adoptèrent donc un objet déterminé comme terme constant de comparaison de tous les autres, c'est-à-dire comme étalon. Cet objet-étalon, servant à compter, à évaluer la valeur de l’objet à échanger, fut d'abord une certaine quantité d'une matière non pas rare, mais abondante et, souvent, sans réelle valeur intrinsèque tels des cailloux ("calculus", d'où vient le mot calcul, qu'il soit biliaire ou désigne l'action de compter, le nombre de cailloux représentait la valeur de l’objet !) ou des coquillages (le cauri en Chine mais également ailleurs). Puis, on utilisa des objets représentant une valeur tel le blé ou l'orge en Egypte, à Rome une tête de bétail : bœuf, mouton, chèvre ("pecus", d'où est dérivé "pecunia" qui signifie "fortune qui résulte du bétail" et dont provient le terme français "pécuniaire"), le chameau en Arabie, le sel d'où vient le mot "salaire", etc. D'autres objets furent choisis comme monnaie ou comme sous-multiples : fers de hache, de lance, de flèche, manille, plumes rouges, amandes de cacao, etc.
   Ces petits malins, ces premiers intermédiaires géniaux, ceux qu'on appelle maintenant les banquiers, se sont dit que s'ils contrôlaient C, et donc l'émission de la monnaie et de son équivalent le crédit, ils contrôleraient nécessairement les échanges et les moyens de production, et pourraient de la sorte en tirer un bénéfice comme s'ils rendaient un service aux échangeurs ou aux producteurs ! De là nous vient tout le mal ! Et l'on ne devrait pas demander l'abolition de ces pratiques ?
   Et la Banque Centrale Européenne (BCE), qui veut maintenir son indépendance, avec Jean-Claude Trichet - encore un énarque ! - à sa tête, avait relevé son taux directeur soi-disant pour lutter contre l'inflation ! Beau prétexte ! Certes, plus le taux est élevé moins on est tenté d'emprunter ! Mais, n'était-ce pas plutôt pour permettre aux banques de faire encore plus de profit en prêtant, toujours sur du néant, mais avec un taux d'intérêt plus élevé ? Cela n'a-t-il pas favorisé aussi la spéculation sur l'euro qui avait atteint des sommets comparé au dollar ? Et on n'aurait pas le droit de critiquer cet organisme privé, la Banque Centrale Européenne et son président, mais également toutes les banques, dites centrales (BCN) des pays, telles la FED et la Federal Reserve Bank de New York aux USA ? Certes, depuis la crise, les BCN, la FED et la BCE ont baissé leur taux directeur pour essayer de relancer l'économie. Et maintenant les banques n'ouvrent plus de crédit, et pour cause, ça ne leur rapporte plus ! Les Etats viennent à leur secours ! Mais ce n’est pas la nationalisation des banques comme le demandent certains qu’il faut faire. C’est celle du crédit qui ne devrait être qu’entre les mains des Etats comme droit régalien. Cela permettrait de relancer l'économie ! Consultez également sur Internet "Bankster.tv", l'"Argent dette" de Paul Grignon. C'est édifiant et révélateur !
   Certains craignent qu'en rendant à l'Etat le contrôle du crédit on lui permette de tout contrôler et d'ainsi favoriser ceux qui sont à sa tête. Mais ne peut-on pas créer des services de contrôle indépendants ? Ne demande-t-on pas justement le contrôle des banques ? Pourquoi ce qu'on demande pour les banques n'existerait-il pas pour l'Etat ? N’existe-t-il pas déjà en France une Cour des Comptes ? N'oublions pas que l'économie signifie l'"administration de la maison" et cette administration ne devrait relever que de l'Etat et seulement de lui !
   Quand est-ce que nos dirigeants comprendront enfin que tous ces financiers et banquiers conduisent l'humanité à sa ruine pour leur seul bénéfice ? Comme le réclamait en son temps Nicolas Sarkozy, les Etats devraient avoir un contrôle sur leurs décisions et même prendre enfin le contrôle total du crédit et celui d'émission de la monnaie. Pour conjurer la crise financière et bancaire actuelle, n'est-ce pas plus ou moins ce que les Etats sont en train de faire en venant au secours des banques ? Qu'ils aillent jusqu'au bout de leur logique et soient seuls à contrôler le crédit. C'est d'une révolution économique, basée sur des concepts scientifiques, dont le monde a besoin ! Et qu’on ne tarde pas pour l’instaurer !

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:44


   Si l'on excepte le métal que ce mot indique, il est devenu une fin en soi alors, qu'en tant que monnaie, son synonyme, il n'a été créé que comme moyen d'échange. Tout le monde en veut de plus en plus et n'hésite pas à dépenser parfois des sommes élevées aux jeux d'argent (PMU, Loto, Kéno, poker, casino, etc.) dans l'espoir justement d'en avoir plus ! C'est partout la course au gain, à la rentabilité et au profit* le plus élevé et le plus rapidement possible, surtout pour une infime minorité, cette oligarchie qui détient le pouvoir financier et bancaire, qui contrôle l'industrie, le commerce, l'agriculture et les media, et par là la politique. Les dirigeants de ce pouvoir vous diront qu'ils œuvrent pour le bien de l'humanité en investissant dans ces entreprises et qu'ils prennent des risques qui méritent bien une rétribution ! Le veau d'or dénoncé par Moïse est toujours debout ! Comme le disait Jésus : “Vous ne pouvez pas servir Dieu et l'argent” (Matthieu, 6, 24). Or, certains individus cupides servent surtout l'argent et non l'homme, et encore moins Dieu, s'il existe ! A juste raison, Jacques Julliard s'interroge à son sujet dans son livre "L'Argent, Dieu et le Diable" (Flammarion) ! Avant lui, Zola ne disait-il pas que “l'argent était le fumier dans lequel poussait cette humanité de demain” ? ("L’Argent"). Charles Péguy de son côté dénonçait la “puissance de l'argent” ("L'argent", 1913, "Œuvres en prose complètes", Gallimard) ! Et si, comme il le disait, “l'argent est seul devant Dieu”, ce n'est pas la faute de l'argent mais la faute de l'homme qui en a dévoyé son objet initial dans le but de domination du monde ! L'argent dans notre monde matérialiste est effectivement devenu pour beaucoup un Dieu qu'on vénère alors que l'usage qu'en font certains serait en effet diabolique ! Que l'église catholique, les communistes et les trotskistes ne se trompent pas de cible. Ce n'est pas l'argent qu'il faut attaquer, c'est l'usage qu'en fait l'homme dû à ses mauvais instincts et à sa cupidité !
   Pour être complet, certains, constatant les dégats provoqués par l’argent (trafics d’armes, de drogues, corruption, vols, etc.), prêchent pour sa suppression pure et simple car ils le considèrent comme étant la cause de tous nos maux. Je pense qu’ils font une erreur d’analyse. Contrairement à ce qu’ils di-sent, il n’est pas “l'agent infectieux” qui pourrit le malade et dont l’élimination supprimerait toute maladie. Il n’est pas la cause de nos maux mais seulement le moyen utilisé par certains gens cupides pour arriver à leurs fins, c’est-à-dire pourrir notre vie, nous exploiter pour s’enrichir, pour dominer le monde et le soumettre à leurs desseins pervers.
   Il est donc urgent de rendre à l'argent (monnaie) son rôle premier qui est avant tout de faciliter les échanges. Mais pour nos économistes orthodoxes il n'est pas que cela. C'est aussi une représentation de la valeur des richesses réelles, biens et services offerts à l'échange. Cette représentation adopte des formes diverses : elle est matérialisée pour une part dans les signes dits monétaires (papier monnaie, billets de banque); et pour une autre part, beaucoup plus importante, dans les diverses formes de papier commercial ainsi que dans les crédits bancaires.
    “Si l'argent n'est que représentation, il doit tomber sous le sens que le premier objectif de l'économie doit être, non pas la production d'une représentation, mais la production la plus large possible, jusqu'à la limite matérielle des moyens de production, des biens et des services nécessaires, leur distribution et leur répartition équitable à chaque individu, homme, femme, enfant, vieillard, pour la satisfaction la plus large possible des besoins humains. Ce qui est la raison d'être des progrès techniques.
    Dans une économie véritablement humaine, ce sont les besoins humains et la demande réelle qui doivent déterminer la production; et la représentation de la valeur des biens produits, donc de l'argent en circulation, doit être fonction de la production, et non l'inverse.
   Or, dans l'économie actuelle, fondée sur l'échange des biens et des services contre argent - sous toutes les formes que l'argent peut prendre, en particulier le crédit - c'est la production qui est fonction de l'argent existant, de celui qui, sous la forme de monnaie tangible ou sous celle de crédit, est "disponible" entre les mains des acheteurs ou dans les comptes bancaires.
   Quand toutes les matières premières nécessaires à un programme donné de production sont réunies, ainsi que les moyens techniques et les hommes, il manque encore l'argent, qui seul met en marche le processus de production et la suite du cycle distribution - consommation. L'argent est ainsi, pour l'économie actuelle, capitaliste, de loin la "matière première" la plus essentielle, sans laquelle il n'y a pas de production.
   Et l'on sait ce qu'il est, sous sa forme "dématérialisée" de crédit. Créé du néant, le crédit est l'objet, la matière première, la "marchandise par excellence" dont les systèmes bancaires trafiquent; il constitue leurs "earning assets" (avantages en gain), leur actif productif, qui produit un autre objet de nature analogue : l'intérêt ou profit financier. Mais, alors que ce crédit représente l'aptitude de la collectivité à produire et devrait être son actif, la propriété de cet actif, par un flagrant abus de confiance et une escroquerie patente, est réclamée et exercée par le système bancaire.
   Enfin, si l'on considère la motivation de la production, elle gît tout entier dans le désir d'en retirer un profit en argent, comme si l'argent était le vrai but de la production et de l'activité humaine, comme si l'argent était un bien supérieur à tous les biens et services, comme s'il était bien, précisément, cette "MARCHANDISE par excellence
". (Extrait de "L’Evolution humaine - Le Chaos économique mondial - La révolution qui vient" par W.G. Serra, paru en 1950 dans la revue Vers Demain).
    N'entend-on pas ces phrases très évocatrices : le "prix de l'argent", le "marché de l'argent" assimilant donc bien l'argent à une marchandise comme le blé ou le pétrole ?
   Autres expressions courantes qu'on entend à propos de l'argent : "Faites travailler votre argent", "Demandez plus à votre argent" (LCL) ! Bientôt, il sera le seul à "travailler" ! Mais quelle bêtise ! Cela n'a jamais été le rôle de l'argent de travailler! Il n'est qu'un moyen d'échange !
   Dans le système économique actuel, tout se passe donc comme si l'argent, sous quelque forme que ce soit, était toujours marchandise. Il n'est donc pas représentation proprement dite. Son caractère de représentation n'est que contingent et fondamentalement abusif et frauduleux. Quiconque ne comprend pas cela est incapable de comprendre quoi que ce soit au grand drame de notre temps, et est encore plus incapable d'apporter à la solution des problèmes présents la moindre contribution utile.
   L'argent existe de nos jours, sous deux formes :
  a) une forme tangible (pièces de monnaie, tellement falsifiées qu'elles sont pratiquement sans valeur intrinsèque, billets de banque, papier commercial, etc.), représentant environ 5% de l'argent en circulation ;
   b) une forme non tangible, les crédits bancaires, représentant environ 95% de l'argent en circulation. Ce n'est pas l'Etat qui “dans les coulisses, tirerait les ficelles, tiendrait les cordons de la bourse” (Philippe Derudder et André-Jacques Holbecq, "Les 10 plus gros mensonges sur l'économie", Dangles Editions) mais les banques dites centrales qui contrôlent le crédit.
   Si l'on excepte le troc pratiqué encore par certains Etats et personnes, l'argent est le seul moyen aujourd'hui existant par lequel s'effectuent tous les échanges.
   La fonction propre de l'argent est de fournir les informations nécessaires à la production et à la distribution des biens et des services, donc à leur consommation.
   En d'autres termes, le système financier n'est qu'un mécanisme d'administration. C'est parce que ce mécanisme est de loin le plus efficient de tous dans l'application d'une politique donnée, que le contrôle de l'argent et du crédit est si important, et qu'il devrait, en toute logique, être exercé uniquement par l'Etat!
   Le but de la production est bien avant tout de répondre à des besoins en offrant des produits destinés à la consommation, et non de faire du profit qui, de surcroît, n'est réservé qu'à une infime minorité (5% de la population mondiale !). Et pour qu'on puisse consommer ce qu'on produit il faut qu'on ait à tout moment un équilibre entre la valeur des produits ou services offerts, donc les prix, et celle représentant les moyens de les acquérir, donc les revenus (salaires, intéressement, dividendes, etc.). Or que constate-t-on ? Ces revenus sont toujours inférieurs aux prix. Pourquoi ? Parce que dans la conception orthodoxe de l'économie, l'argent est une "marchandise" qui doit être maintenue rare pour soi-disant lui conserver sa valeur ! Mais quelle bêtise ! D'autant que la valeur n'est qu'un nombre ! C'est le résultat d'un rapport, celui de l'objet à mesurer comparé à l'unité de mesure ! Et l'argent n'est pas une marchandise, ce n'est qu'un moyen d'échange ! Et la monnaie n'est qu'un étalon de mesure qui, comme en toute science, devrait rester fixe. A ce titre, pour permettre ces échanges, l'argent en circulation devrait donc représenter la totalité de la valeur, exprimée dans les différentes unités monétaires, de tous les biens et services existants sur cette Terre, comme c'était le cas à l'origine dans les petites communautés, permettant ainsi les échanges et de consommer ce que l'on produisait.
   On nous dit qu'on "n'a pas l'argent", qu'on manque de "liquidités" pour produire, réaliser, développer, construire, tout ce dont le monde a le plus grand besoin. Encore des arguments stupides ! Quand est-ce que nos économistes comprendront et admettront que l'argent permet les échanges et doit donc être en quantité suffisante pour justement faciliter ces échanges ? Et que le crédit, qui rappelons-le en représente 95%, permet le transfert de ressources ou "richesses potentielles, dormantes" en "richesses dynamiques, vivantes", elles-mêmes productrices de richesses ? Nos économistes, soi-disant "distingués", sont-ils à ce point bornés ?
   Puisque l'argent (monnaie) ne doit en aucune façon être une marchandise - dont en plus on spécule ! - mais la simple représentation des valeurs créées ou à créer (crédit), un Etat souverain et réellement indépendant n'emprunte jamais. Il n'emprunte ni de ses citoyens ni de l'extérieur. Cela n'aurait aucun sens. L'Etat, créateur de la représentation des valeurs des biens et services produits ou à produire, comptable de la consommation et des réalités physiques de toute la vie économique nationale, soucieux de l'intérêt de ses citoyens, doit seul contrôler l'argent, donc l'émission de la monnaie, et le crédit. Il ne doit prélever ni impôt, ni taxe, ni intérêt. Il doit suppléer, au contraire, à l'insuffisance des salaires et revenus, insuffisance nécessairement croissante avec tout avancement des techniques et remplacement des hommes par des machines, robots et logiciels, et il doit satisfaire à la demande réelle pour réaliser l'équitable répartition des avantages résultant de l'association humaine, dont chaque individu est, à un titre égal, l'héritier. Et contrairement à Georges Bernanos ("La France contre les Robots"), je suis pour les machines, robots et logiciels qui soulagent le travail de l'homme et créent des richesses pour son bien, mais je suis contre leur exploitation aux seules fins de profit, réservé de plus à une infime minorité, les actionnaires ! Là est le mal dont souffre notre monde moderne matérialiste ! L'argent n'est en rien responsable ! C'est de son mauvais usage par l'homme que nous vient tout le mal !
   “Une comparaison simple, due à Clifford H. Douglas ("Social Credit"), permet de comprendre parfaitement le rôle de la monnaie (ou argent), instrument d'échange, et sa fonction : c'est la comparaison de la monnaie et du billet de chemin de fer.
   Le billet de chemin de fer est un "titre de voyage"; il sert à "distribuer le transport" exactement comme l'argent est un "titre à consommer des biens et des services" et sert à "distribuer les produits" de l'industrie humaine. Le fait que le voyageur paye son billet en argent n'a aucune portée quelconque sur la comparaison ni l'argument, car l'équivalent de l'argent du voyageur qui achète un billet ou "titre de voyage", c'est le travail de l'individu et son aptitude à produire des biens et des services, la seule chose qui constitue pour lui son "titre à consommer", inadéquatement et insuffisamment représenté aujourd'hui par l'argent.
   Maintenant remarquons:
  1 - que la demande en billets de chemin de fer aux guichets de distribution des gares fournit de toute évidence à l'administration des chemins de fer une indication parfaite de l'importance des transports requis (encore qu'elle soit aujourd'hui sujette à des restrictions financières qui n'ont pas de portée sur l'argument);
  2 - cette indication permet à l'administration d'établir un programme de transports, d'organiser le trafic et les horaires, tandis que:
  3 - la possibilité, pour le voyageur, d'obtenir un billet en conformité avec le programme et les horaires, lui permet d'organiser ses plans de déplacement avec la certitude qu'il pourra être transporté là où il voudra, à l'heure et avec les commodités de son choix.
   Or, décider que toutes sortes de choses désirables qui existent ne pourront être obtenues, parce que le nombre d'étalons ou de "copies" de l'étalon (c'est-à-dire la quantité d'argent) est limité, est aussi absurde que de vouloir qu'il n'y ait, par exemple, dans un train qui comporterait 1.000 places et d'autres trains sous pression, que 100 voyageurs au départ de Paris pour Marseille malgré une large affluence aux guichets de voyageurs pour cette destination, et prêts à payer leur place, sous le seul prétexte qu'il n'y aurait que 100 billets Paris-Marseille disponibles à ces guichets. Un tel argument n'a de valeur que si l'insuffisance de billets de chemin de fer reflétait une insuffisance réelle en moyen de transport, et non l'inverse. En d'autres termes, il est aussi absurde de maintenir l'argent rare ou de le raréfier (ce qui est bien la politique bancaire et financière de l'économie contemporaine), qu'il le serait de limiter le nombre de billets de chemin de fer et le nombre de trains, malgré la présence d'une surabondance de voyageurs prêts à payer leur place, et une surabondance de matériel roulant pouvant les transporter.
   Comme on le voit sans peine, cette comparaison met bien en pleine lumière à la fois la nature et la fonction de la monnaie:
   a) sa nature qui est d'être un système de tickets; un mécanisme d'administration, impliquant un système de comptabilité reflétant les réalités physiques de la production et de la consommation;
  b) sa fonction qui est de faire passer dans les faits la satisfaction de la demande réelle, et de permettre la production des biens et services réclamés par cette demande réelle.
   En d'autres termes, LA FONCTION PROPRE DE LA MONNAIE OU ARGENT EST DE FOURNIR TOUTES LES INDICATIONS NECESSAIRES A LA PRODUCTION,  COMME A LA DISTRIBUTION DES BIENS ET DES SERVICES A LA DEMANDE REELLE.”
(Extrait de "Les erreurs de l’Economie Capitaliste et les Principes fondamentaux d’une réforme économique rationnelle" de W.G. Serra, mémoire envoyé à l’Académie des Sciences en 1949).
    Incidemment, pour en savoir un peu plus, vous pouvez visionner le petit dessin animé, créé par Paul Grignon, intitulé "L'Argent dette", en consultant sur Internet "Bankster.tv".

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article
31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 10:25


  Ce mot désigne un individu ou un groupe financier, bancaire ou industriel qui détient un certain nombre d'actions d'une entreprise industrielle, commerciale, agricole ou même maintenant sportive ! Soit il investit à l'origine en souscrivant au capital de l'entreprise, soit il achète ses actions par le truchement de sa banque ou directement à la Bourse. A ce titre il détient donc une part du capital de cette entreprise. Il en est donc co-propriétaire, avec d'autres actionnaires. Cela lui octroie un droit de vote au cours d'une assemblée générale des actionnaires, et lui attribue une part des bénéfices à hauteur du nombre d'actions qu'il possède. Il touche donc des dividendes.
    Il faut savoir qu'en France on évalue à environ 6,7 millions le nombre d'actionnaires privés soit à peu près 10% de la population française. A l'échelle du monde ce nombre ne représente que 300 millions d'individus soit 5% de la population mondiale dont 2,5%, soit 150 millions, aux seuls Etats-Unis ! Cette infime minorité détient donc toutes les actions des banques et entreprises et, à travers cette possession, elle contrôle donc la banque, la finance, l'industrie, l’agriculture et le commerce mondial et exerce une pression sur les pouvoirs en place grâce à ce pouvoir économique exorbitant. Sachez que seulement 2% de la population mondiale détient 80% des richesses mondiales ! N'est-ce pas indécent et même révoltant ?
    Il convient cependant de bien faire la distinction entre le petit actionnaire et les grands actionnaires.
    Le petit actionnaire, encore appelé "petit porteur", ne détient qu'un très faible pourcentage des actions émises. A moins de se grouper avec d'autres actionnaires en "association de défense des actionnaires", il n'a généralement aucun pouvoir, et ne peut donc pas contrôler les décisions prises par les conseils d’administration et les dirigeants des entreprises dont il possède des actions. Par ailleurs on dit souvent de lui qu'il "joue à la Bourse", ceci dans l'espoir de gagner beaucoup d'argent. Toujours le culte du veau d'or ! La Bourse est en effet comparable à un casino. On y joue et comme à tout jeu d'argent on peut gagner ou perdre ! De plus on y fraude comme nous le prouve l'affaire Kerviel en France (Société Générale) et l'escroquerie Madoff aux USA au nom prédéstiné ("made off" en anglais se traduisant par "filé", "décampé", "déguerpi", ce qu’il a fait avec l’argent qu’on lui confiait) ! L'actionnaire prend donc un risque ! A lui de l'assumer ! Il doit être conscient qu'il peut perdre ou gagner suivant les cours des sociétés côtées en Bourse et les conseils ou surtout les spéculations de "traders", spécialement s'il joue à terme ! Comme on le lui conseille, s'il veut conserver son capital il ne doit jamais vendre à la baisse, mais au contraire acheter, du moins s’il en a les moyens !
    Or ces cours à la Bourse, sur lesquels il n'a aucun pouvoir, dépendent très étroitement d'une part bien évidemment des résultats de l'entreprise fonction avant tout de l'utilité, de la qualité de ses produits, de l'offre et de la demande, et d'autre part, et surtout, de la spéculation, des rumeurs ou fuites voulues le plus souvent par les grands groupes (les différents fonds) pour gagner encore plus d'argent en demandant jusqu'à 20% de gain par an, (retour sur investissement comme ils disent !), ou pour prendre le contrôle des entreprises en faisant baisser la valeur des actions pour les acheter à bon compte, ou encore en s’appuyant sur les spéculations de "traders".
    Les grands actionnaires qui contrôlent tout, sont constitués par certains grands groupes financiers, bancaires ou industriels, le plus souvent internationaux, tels les fonds souverains, fonds de placement ou fonds de pension en fait des "fonds spéculatifs". Ces grands groupes ont leur actionnariat souvent hiérarchisé. Ainsi, une société mère, appelée un "holding", peut détenir la majorité dite de "blocage", sinon la quasi-totalité des actions de ses filiales et sous-filiales. Ce sont ces grands groupes qui contrôlent l'économie. Ainsi, la chute vertigineuse des cours à laquelle on a assisté à la fin de 2008 et au début de 2009 va permettre aux capitaux chinois, russes et des Emirats arabes de prendre le contrôle des grandes banques et entreprises occidentales et d'avoir une influence très forte sur notre économie, notre politique, peut-être même nos lois et notre façon de vivre !
    Enfin, pour être complet, citons le salarié qui reçoit soit des "stock options", soit directement des actions, soit encore un pourcentage des bénéfices sous forme d'intéressement, en remerciement de son travail au sein de son entreprise. Justement, une campagne est en cours pour que tous les employés soient mieux associés aux bénéfices de leur entreprise soit par distribution d'actions, soit par distribution d'un intéressement. Nicolas Sarkozy propose de partager les bénéfices en trois parties, un tiers pour les employés, un tiers pour les actionnaires et un tiers pour l’investissement. Ce ne serait que justice pour les employés car ce sont eux qui font "marcher" l'entreprise ! Je ne connais pas d’entreprise, grande ou même petite (PME), sans employé !
    Comme on le sait sans doute, mais il me semble utile de le rappeler, l’économie signifie, suivant l'étymologie grecque du mot, "l'administration de la maison". En se plaçant sur un plan beaucoup plus général, à l'échelle de notre planète, ne pourrait-on pas considérer que La Terre constitue justement la "maison" de l'humanité dont "l'administration" doit être assurée par les dirigeants des différents Etats qui la composent ? Poursuivant sur cette voie, ne peut-on pas de la même manière considérer que l'humanité toute entière constitue la "famille" occupant cette "maison" et qu”en conséquence chacun de ses membres, à travers son activité, est un “actionnaire”?. En effet, l'activité économique sur notre Terre ne correspond-elle pas finalement à celle d'une "hyper entreprise" dont le "capital" serait constitué d'une part par le patrimoine tant scientifique, que culturel, philosophique, artistique, etc. que nous ont laissé nos aïeux et qui est la propriété de l’humanité toute entière, d'autre part par l'ensemble des ressources de notre Terre, tant potentielles que déjà exploitées et toujours utilisées, et richesses qu'elle renferme et est capable de produire, quel qu'en soit le domaine ? Car cette "hyper entreprise" investit par son activité ("capital humain"). Chaque membre de l'humanité de sa naissance à sa mort contribue directement ou indirectement à cette activité par sa consommation conditionnant la production, car si on produit c'est bien pour consommer, bien que dans l'esprit de beaucoup ce soit pour faire du profit, s'enrichir ! Cette "hyper entreprise" agit, produit et qu'ainsi, chaque membre de cette communauté mondiale devrait posséder à vie une action de cette "hyper entreprise" et aurait donc droit à un "dividende" ? En effet, cette "hyper entreprise" aux multiples activités développe, grâce aux progrès scientifiques et technologiques qu'ont su réaliser ses membres depuis leur apparition sur Terre, de plus en plus de richesses de toute nature, bien qu'utilisant de nos jours de moins en moins de main d'œuvre, richesses qu'il convient seulement de mieux distribuer ? D'où l'idée de "dividende national", ou "dividende social", - ou "dividende humain" comme préfère l'appeler Albert Jacquard (communication personnelle) -, idée lancée il y a plus de quatre vingt cinq ans (dès 1924 !) par l'ingénieur écossais Clifford H. Douglas dans son "Social Credit" -, et surtout développée et expliquée par mon père, Walter G. Serra, dans un petit livre intitulé "Le Crédit Social" paru en 1933, en 1949 dans un mémoire à l'Académie des Sciences et en 1950 dans un article paru dans la revue Vers Demain, mais idée aussi diffusée par Louis Even et Paul Grignon.(cf. Internet). Qu'on y réfléchisse tous et surtout nos dirigeant, l’ONU et ses organismes, ainsi que toutes les associations humanitaires ou écologiques ! Et qu’on réforme sans tarder notre économie afin d’offrir enfin à tous les habitants du monde une vie décente, meilleure grâce à ce "dividende humain" ! De là nous viendra sans doute la paix !

Repost 0
Published by credit-social
commenter cet article