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1 juillet 2012 7 01 /07 /juillet /2012 10:32

Qu’est-ce que l’obscurantisme ? Pour situer le débat, voyons  les définitions qu’en donnent les dictionnaires. Pour Hachette c’est : l’ « hostilité systématique au progrès de la civilisation, des « lumières » ». Pour Le Petit Larousse c’est : l’ « attitude d’opposition à l’instruction, à la raison et au progrès. » Pour Le Petit Robert c’est : l’« opinion, doctrine des ennemis des « lumières », de ceux qui s'opposent à la diffusion, à la vulgarisation de l'instruction et de la culture dans les masses populaires. » Pour le Littré c’est l’ « opinion de ceux qui sont opposés aux progrès des lumières et de la civilisation. »  Pour Wikipédia « l’obscurantisme est une attitude d'opposition à la diffusion du savoir, dans quelque domaine que ce soit. »

 

On parle surtout d’obscurantisme en faisant référence aux religions. Mais il s’étend, semble-t-il, à d’autres domaines de la pensée ou de l’action, telles la politique et l’économie, puisqu’on veut nous endoctriner, nous imposer « la pensée unique » et le « politiquement correct », ceci pour mieux nous dominer et nous soumettre !

 

Analysons ses différents aspects.

 

Obscurantisme en religion

Il est le fait des mouvements intégristes ou fondamentalistes, le plus souvent fanatisés, des différentes religions. Pour ces mouvements – heureusement souvent minoritaires au sein de leur propre religion, mais pour combien de temps encore ? – la croyance est figée. Elle ne veut pas évoluer en tenant compte des découvertes historiques, des raisonnements philosophiques (ceux des « Lumières » en particulier) et des progrès scientifiques. Leurs membres croient dur comme fer à ce que des directeurs de conscience (rabbins, prêtres, imams…) leurs ont seriné depuis leur naissance, parce que c’est comme ça depuis des siècles et qu’ils ne veulent pas se poser de questions sur la validité de cet enseignement. C’est ainsi qu’il est interdit de s’interroger sur les dogmes originels propres à chaque religion, par exemple sur l’existence de Yahvé (Juifs), Dieu (Chrétiens) ou Allah (Musulmans), sur l’origine de l’Univers, sur celle de la vie et de l’Homme, sur la mort, le paradis et l’enfer. Il est interdit de critiquer le fonctionnement des églises, d’émettre un doute sur le contenu des Livres références : Bible des Juifs, Evangile des Chrétiens, Coran et Sunna (hadîts) des Musulmans, shrutis (Védas), smriti (Puranas, Mahabharata, Ramayana…) des Hindouistes, Dao De Jing des Taoïstes, etc., certains de ces Livres étant prétendus saints parce qu’inspirés par Yahvé, Dieu ou Allah, et parfois « incréés » (Coran). On doit suivre aveuglément les directives de vie que ces Livres renferment (prières, cérémonies, pèlerinages, jeûnes, nombreux interdits en particulier alimentaires, soumission des femmes aux hommes, tenue des femmes, rejet des autres, etc.). On doit se soumettre sans discussion à tous ces dogmes et dictats de la hiérarchie religieuse, créés ne l’oublions pas par des hommes qui n’avaient pas les connaissances qui sont les nôtres au XXIe siècle et ont vu dans la propagation de leur foi un moyen de dominer le monde et de le soumettre. On ne peut pas y déroger sans être voué aux feux de l’enfer ou être l’objet d’une fatwa lancée par un dignitaire musulman ! On ne peut suivre que l’enseignement donné dans des écoles spécifiques, certaines interdites d’accès aux filles. Et on devrait accepter dans nos démocraties au nom de la tolérance et d’un culturalisme mal compris que cet obscurantisme puisse pénétrer dans nos écoles, collèges, lycées et universités, et dans notre vie de tous les jours ? Accepterait-on dans notre beau pays la France que la vie quotidienne, la politique, la justice et l’économie soient soumises aux dictats religieux comme elles le sont dans les pays théocratiques musulmans réduisant à l’état d’esclaves leurs habitants ? Certainement pas tant en France que dans les pays démocratiques évolués. Aussi défendons la laïcité, à l’école et dans la vie. N’admettons pas que les religions nous imposent ce qu’on doit croire et enseigner, ce qu’on doit penser, manger, faire ou ne pas faire, etc., si de plus c’est sous la contrainte physique ou morale ! Au contraire, répandons dans ces mouvements intégristes et faisons comprendre à leurs adeptes les valeurs propres à notre fière devise française, celles de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. Libre à chacun de croire à un Dieu si ça lui permet de mieux vivre, de supporter les aléas de la vie et de respecter une morale, mais qu’il n’impose pas aux autres sa croyance. Soyons pour une morale laïque. Diffusons les idéaux humanistes, ceux de Bouddha, Confucius, Jésus, ceux des philosophes de l’antiquité, sur lesquels se sont appuyés les philosophes du « siècle de Lumières » et ceux qui les ont suivi. Ceci ne peut se faire que par l’éducation et l’instruction, laïque naturellement, qui, selon Danton, « est après le pain ce que le peuple a le plus besoin ». Il existe plus d’un milliard d’analphabètes et plus encore d’incultes qu’il est facile d’endoctriner. Aussi, apprenons aux enfants à être curieux et critiques, à raisonner en s’appuyant sur des faits réels, concrets, scientifiques, vérifiables, et non sur des mythes ou des légendes millénaires. Apprenons leurs à ne pas être égoïstes mais ouverts à l’autre.

 

Obscurantisme en politique

Eh oui ! Certains comportements ou propos ne suggèrent-ils pas qu’il existe aussi en politique ? L’obscurantisme n’est-il pas le fait des différents partis, quelle que soit leur tendance et que, par habitude, ils soient classés par les médias d’extrême droite, de droite, de gauche ou d’extrême gauche – notons au passage que ce classement est réducteur et complètement stupide. Comme le disait Raymond Aron « être de droite ou de gauche c’est être hémiplégique ». Il avait totalement raison ! C’est déjà classer et rejeter l’autre ! Où est la tolérance qu’en plus ils préconisent ? – Comment les dirigeants et membres de ces partis, qu’on prétend intelligents et faisant partis de l’élite, peuvent encore être aussi aveugles devant les faits ! N’est-ce pas faire preuve d’obscurantisme ? Sont-ils incapables d’admettre des évidences ou de remettre en cause les idéologies qui ont plongé le monde, soit dans les pires guerres et massacres qu’on ait connus depuis un siècle, soit dans la pire crise économique et sociale qu’on ait subie ? Quand ouvriront-ils les yeux et raisonneront-ils sainement en analysant objectivement et sans parti pris les faits et évidences ? Ou alors ces politiciens sont très conscients des problèmes sociaux et économiques actuels mais ne veulent pas modifier le système économique soit parce que, oubliant de raisonner, ils n’arrivent pas à en imaginer un autre, soit parce qu’ils en profitent. Par ailleurs, comment ne pas admettre certaines valeurs morales parce que prônées par un autre parti, ou certaines évidences – comme le développement de l’insécurité dans certains quartiers de nos villes dû à des jeunes délinquants et trafiquants en tout genre, la perte de civisme, le laxisme surtout à l’école, l’expansion de l’immigration et de l’islamisme, etc. – parce que dénoncées par un parti classé extrême ? Ce serait là faire preuve de malhonnêteté intellectuelle ou d’hypocrisie ! Quand donc tous ces dirigeants, ceux qui les suivent et les médias feront-ils preuve d’objectivité ? Chacun peut avoir de bonnes idées et les émettre ! Elles ne sont pas l’apanage d’un parti ! Ne pas réagir aux disfonctionnements patents de notre enseignement qui crée des illettrés, des moutons (Rabelais) et des veaux (Général de Gaulle) ; à ceux de notre économie qui est la cause d’un chômage grandissant et d’une misère qui s’étend de plus en plus partout dans le monde ; à la perte de nos valeurs humanistes ; à la montée de l’islamisme qui veut nous convertir et nous imposer la charia, etc., n’est-ce pas « s’opposer à l’instruction, à la raison, au progrès »,  « à la diffusion, à la vulgarisation de l'instruction et de la culture dans les masses populaires » ? Qu’on y réfléchisse et surtout qu’on agisse pour que cela change !

 

Obscurantisme en économie

Il est flagrant ! Confrontés aux différents problèmes sociaux, éducatifs, culturels, sanitaires, à ceux liés à la famine et au manque d’eau potable qui touche d’un à deux milliards d’individus, à la pollution, à l’immigration due à la misère qui s’étend partout, les émigrants croyant, à tord, trouver dans nos pays des conditions de vie meilleures, etc., tous les dirigeants du monde ne voient-ils pas que notre système économique actuel, basé sur la course aux profits en s’appuyant sur les lois du marché, est à bout de souffle, est responsable de la crise actuelle et est incapable de résoudre tous ces problèmes ? Ne voient-ils pas que la misère gagne même nos pays dits développés, que par voie de conséquence elle engendre de plus en plus de mouvements d’indignation et de contestations et même la révolte et les violences ? Ils les voient bien sans doute mais ils ne font rien pour changer vraiment les choses ! Ils lancent des incantations ! Comme si cela ferait revenir la croissance et la fin de la misère ! Cet aveuglement ne serait-il pas lié au fait que nous dirigeants sont toujours imbus des vieux dogmes économiques, celui du rôle de l’argent, celui de la notion de valeur en économie, celui de la loi du marché, celui du rôle des Bourses et des agences de notations, etc. ? Ne suivent-ils pas aveuglément les directives que nous imposent des économistes à la solde d’une oligarchie financière et bancaire ? C’est cette oligarchie qui détient l’argent et le monopole du crédit. C’est elle qui en fait la "marchandise par excellence", en le maintenant rare pour soi-disant lui conserver sa valeur, empêchant la réalisation de tous les projets qui réduiraient la misère ! C’est elle qui par ailleurs spécule sur les marchés monétaires, comme elle le fait de toute marchandise, pour encore plus s’enrichir ! C’est encore elle qui nous appauvrit par des taux d’intérêt exorbitants, ceci pour mieux nous asservir et nous dominer !

Quand est-ce que ces dirigeants, mais aussi les journalistes et les économistes – toujours distingués ! –  comprendront que la solution à tous les problèmes que l’humanité a à affronter réside dans un changement radical de notre système économique. Cette réforme de l’économie doit d’abord pratiquer une analyse sans parti pris et dogmatisme des causes de tous ces disfonctionnements. Elle doit ensuite trouver les moyens de corriger les erreurs du système actuel. Pour cela elle doit construire une nouvelle économie, qui soit réellement au service de l’humanité, en s’appuyant sur des concepts scientifiques résumés ci-après.

- Sur la vraie nature de la valeur économique, qui n’est qu’un nombre comme le dit Albert Jacquard « la valeur qu’évoque l’économiste [...] est un nombre permettant de classer tous les biens et tous les services, sur une échelle unidimensionnelle » (“Mon utopie”, Stock). La valeur d’un produit ou d’un service dépend, selon moi, de son utilité ou de sa nécessité vitale ; ainsi l’eau, la nourriture, le logement, l’habillement, l’éducation et l’instruction, l’énergie, les moyens financiers d’existence… étant tous absolument nécessaires à une vie décente et sereine, tout État qui prétend prendre soin de ses administrés doit tout faire pour satisfaire ces exigences et permettre à ses citoyens l’accès à ces produits, biens, services ou formation et de ne pas vivre dans la pauvreté ou pire la misère. Rappelez-vous ce que disait Confucius « Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte.  ». Et comme le dit le proverbe « nécessité fait loi ». Il semble que nos dirigeants aient un peu trop vite oublié d’appliquer l’idée de cette phrase pleine de bon sens !

- Comme la valeur est « l'expression de la mesure d'une grandeur ou d'une quantité » (Le Petit Larousse), ceci à l’aide d’un étalon, ce dernier doit rester fixe, ce qui n’est plus le cas pour les étalons monétaires. Qui admettrait que l’unité mètre étalon change de longueur ou que l’unité kilogramme change de poids, ceci constamment ? Personne je pense ! Par ailleurs un rapport immuable entre les différents étalons d’une même grandeur physique (mètre, pied, pouce ; kilogramme et livre ou pound ; degrés Celsius, Kelvin ou Fahrenheit…) existe bien. Pourquoi alors admet-on que le dollar, l'euro, le yen ou le yuan changent de valeur à la minute et que ces monnaies fassent l’objet de spéculation sur le marché des changes ? Le maintien d’une parité fixe entre monnaies est donc nécessaire. C’était d’ailleurs le premier objectif du FMI. Pourquoi l’a-t-on supprimé en janvier 1976 par les accords de la Jamaïque conclus à Kingston ? Pour favoriser la spéculation sur les marchés monétaires des financiers et banquiers et leurs permettre ainsi de s’enrichir à nos dépens et de dominer le monde en contrôlant l’émission de crédits ?

- Sur le rôle de la monnaie ou de l’argent qui n’est qu’un moyen d’échange. La monnaie a été instaurée pour remplacer le troc, peu pratique. Avec l’instauration de la monnaie comme moyen d’échange, des petits malins (les banquiers), ayant réalisé que puisque pour échanger un produit ou service A contre un produit ou service B on passait par un intermédiaire C, la monnaie, se sont dits que s’ils contrôlaient C, en le rendant de plus rare, ils contrôleraient automatiquement les échanges et pourraient au passage prendre leur intérêt. Ils ont ainsi dévoyé le rôle initial de la monnaie. Par ailleurs, en s’appuyant sur le fait que pour pouvoir échanger tous les produits et services que le monde est susceptible de générer, il faut que la masse monétaire représente l’ensemble des richesses existantes. Le second rôle de la monnaie est donc bien de représenter l’ensemble des richesses que renferme notre Terre, richesses qui sont considérables mais mal évaluées et comptabilisées, celles encore inexploitées mais bien présentes et réelles et, naturellement, celles toujours existantes que l’activité et l’ingéniosité humaine ont su créer depuis l’apparition de l’Homme sur Terre, et celles qu’elles créent encore chaque jour en abondance augmentant notre richesse et patrimoine. Cette richesse est colossale ! La masse monétaire en circulation doit donc refléter la valeur de toutes les richesses existantes ! Elle doit évoluer en fonction des créations et des pertes de richesses. On semble avoir oublié, sans doute intentionnellement, ce rôle de la monnaie !

- Sur la nécessité d’ouvrir d’urgence les crédits pour produire et construire tout ce dont le monde a besoin pour vivre décemment et en paix. On trouve toujours de l’argent pour faire la guerre. Ne peut-on pas en trouver pour éradiquer la misère ?

- Ce crédit (représentant plus de 95% de l’argent en circulation) permet le transfert de ressources ou richesses potentielles, dormantes mais bien existantes, en richesses dynamiques, actives, vivantes, utiles à l’humanité, créatrices elles-mêmes d’autres richesses. Ainsi, l'ouverture d’un crédit, donc la somme d’argent que l’on va dépenser, représente la valeur de la ressource ou richesse "dormante" (matériaux, machines, outils, main d’œuvre) qu’on convertit en richesse "active" et "utile", représentée maintenant par la valeur de l'ouvrage terminé ou du service rendu. Ne parle t-on pas d’ailleurs de la "valeur ajoutée" que nos États s’empressent de taxer (TVA) ? Prenons par exemple le cas d'une autoroute, d'une voie ferrée, d'une école, d'un hôpital, d’un immeuble d’habitation. Si on les crée c'est qu'ils ont une utilité donc une valeur ! Le coût de leur réalisation est compensé par leur existence. Certes on ne vend pas une autoroute ou une voie ferrée comme on vend une voiture ou une maison, encore que l’État français ait vendu certaines de ses autoroutes ! Il n'en demeure pas moins qu’une fois réalisés cette autoroute, cette voie ferrée, cette école, cet hôpital ou cet immeuble ont bien une valeur que l'on doit porter à l'Actif de la Nation et qui contrebalance leur coût de réalisation porté dans la colonne Passif des comptes de l’ État. De plus, comme les routes et voies ferrées facilitent les échanges et déplacements, font gagner du temps et engendrent moins de morts, elles produisent tout au long de leur existence une valeur ajoutée que l'on doit également porter à l'Actif de la Nation ! L’école, quant à elle, permet l’instruction de nos enfants, les sortant ainsi de l’ignorance, de l’obscurantisme et de la barbarie, les ouvrant au raisonnement et à la critique, favorisant leur émancipation et leur création. L’hôpital quant à lui sauve des vies qui sont aussi une richesse pour une Nation. Et les immeubles d’habitation permettent de mettre à l’abri des personnes qui sont à la rue et attrapent des maladies nécessitant leur hospitalisation d’où des dépenses. Y songe-t-on ? Apparemment pas !

- Ce crédit devrait être sous le seul contrôle des États et non des banques qui nous exploitent pour leur seul profit, et surtout il devrait être sans intérêt. Comme le disait Aristote: « L'argent ne devrait servir qu'à l'échange, et l'intérêt qu'on en tire le multiplie lui-même, comme l'indique assez le nom qu'on lui donne dans la langue grecque (tokos, se traduisant par revenu, rapport, intérêt, mais aussi enfantement, enfant en grec !). [...] L'intérêt est de l'argent issu de l'argent, et c'est de toutes les acquisitions celle qui est le plus contre nature. »

- Sur la nécessité d’établir un juste équilibre entre les prix et le pouvoir d’achat (les revenus). Si on produit c'est bien pour consommer. Or les moyens monétaires des consommateurs ne leurs permettent pas de justement consommer l'ensemble des produits ou de bénéficier des services mis à leur disposition.

- Sur l’instauration d’un prix compensé rétablissant ainsi l’équilibre prix/pouvoir d’achat, permettant de plus à chacun de vivre décemment.

- Sur la distribution d’un dividende social, ou humain comme préfère l’appeler Albert Jacquard, humanitaire ou universel pour tous, permettant de vivre décemment. Tout individu, quel que soit son âge, contribue directement ou indirectement à la production du fait qu’il consomme. N’aurait-il donc pas droit à une part des richesses et bénéfices ainsi créés ?

- Sur la nécessité d’établir une comptabilité saine et équilibrée. La dette est partiellement due à cela. Mais de plus elle est totalement arbitraire et n’existe qu’envers l’oligarchie bancaire et financière qui crée l’argent ou le crédit du néant, comme les économistes Ralph G. Hawtrey, Reginald McKenna, Henry D. Macleod, John Maynard Keynes et John K.Galbraith l’avouent eux-mêmes. D’où cet argent-dette que dénonçait Maurice Allais, notre prix Nobel de l’économie en 1988. Les États, par les accords de Bâle I (ratio Cook), n’autorisaient-ils pas en 1988  un ratio minimal de 8% de fonds propres par rapport à l'ensemble des crédits accordés, et en 2007 (accords de Bâle II) ce ratio ne fut-il abaissé à 4% (ratio McDonough) ? Il ne faut donc pas s’étonner de l’importance que peut prendre le pouvoir des banques ! L’intérêt que nous versons à ces prêteurs est donc bâti sur du néant ! Tous nos dirigeants doivent le savoir mais l’ayant autorisé ils se gardent bien de nous le dire et de lutter contre cet abus ! Serait-ce parce qu’ils en profitent ? On aimerait le savoir !

 

Le système économique que je préconise est connu sous le terme de "Crédit Social", ou "Argent Social" pour les Canadiens, système proposé par Clifford H. Douglas (en 1924), par Walter G. Serra (en 1933, 1949, 1950), par Louis Even (en 1936), plus récemment par Alain Pilote, système auquel Maurice Allais s’est rattaché et qu’il a défendu vers la fin de sa vie. Comme Alain Pilote l’explique :

« Le système du Crédit Social ne vise à rien d'autre qu'à faire de l'argent un reflet exact des réalités économiques. Il n'est donc aucunement question dans le Crédit Social d'émettre ou imprimer de l'argent n'importe comment, de façon irresponsable ou sans limites (comme se plaisent à le faire croire certains), ou selon les caprices des politiciens au pouvoir.

La vraie méthode proposée, la voici :

-     Le gouvernement nommerait une commission de comptables, un organisme indépendant appelé par exemple "Office National de Crédit", qui serait chargé d'établir une comptabilité exacte ;

-     l'argent serait émis au rythme de la production, et retiré de la circulation au rythme de la consommation. On aurait ainsi un équilibre constant entre la capacité de produire et la capacité de payer, entre les prix et le pouvoir d'achat.

Ce que les Créditistes demandent, c'est que le gouvernement cesse d'emprunter des banques privées de l'argent qu'il peut créer lui-même sans intérêt, par sa banque centrale. »

Pourquoi ne mentionne-t-on jamais dans les médias l’existence de ce système économique, système qui faisait peur à Molotov car il aurait répondu aux aspirations des peuples et aurait vu ainsi la fin de la lutte des classes et du stalinisme ? Pourquoi cette censure concernant ce système ? Pourquoi n’informe-t-on pas le peuple sur son existence ? Pourquoi tous les dirigeants refusent-ils d’en discuter sans parti pris ni dogmatisme ? Parce que cela gênerait les projets des financiers et des banquiers, mais aussi de certains d’entre eux ?

Comme le disait John Maynard Keynes lui-même « la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes. » Echappons donc aux idées anciennes ! Innovons !

Aussi, comme l’écrivait Maurice Allais « L’Economie doit être au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’Economie car“il ne saurait être d’économie de marché efficace si elle ne prend pas place dans un cadre institutionnel et politique approprié, et une société libérale n’est pas et ne saurait être une société anarchique ». Qu’on l’écoute et qu’on suive ses recommandations !

Quand les dirigeants du monde mais aussi les peuples comprendront-ils cela ? Il serait temps qu’ils ouvrent les yeux et sortent de cet obscurantisme car on court tout droit à une guerre civile ou pire à un conflit mondial qui serait nucléaire !

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 10:33

  Nos nouveaux dirigeants font preuve d’un manque flagrant d’honnêteté intellectuelle et d’objectivité ! Ce sont de grands hypocrites ! En voici deux exemples parmi d’autres.

 

  Le gouvernement socialiste, dès son arrivée au pouvoir, fait le ménage dans la police, arguant du fait que les responsables étaient des amis de Sarkozy. Naturellement pas dans la justice puisqu’elle est truffée de gens sympathisants socialistes. L’argument est que Sarkozy s’était entouré d’amis, oubliant de mentionner qu’il avait ouvert bien des postes à ses opposants ! Ce qu’Hollande n’a pas fait. Mais ce qu’Hollande reprochait à Sarkozy ne s’empresse-t-il pas de le faire ? Ne vient-on pas d’apprendre que François Hollande s’entoure de tous ses copains (11) de la promotion Voltaire de l’ENA. Ne soutient-il pas aussi la candidature de son ex-compagne, Ségolène Royale, mère de ses quatre enfants, issue elle-même de la même promotion, en la faisant parachuter par les instances du PS – à la tête duquel on retrouve une énarque Martine Delors, ex Aubry, épouse Brochen – comme candidate à La Rochelle, évinçant Olivier Falorni, lui-même membre du PS, qui était en place depuis des années ? Tout cela pour remercier son ex-compagne de son soutien lors de la campagne présidentielle en faisant en sorte qu’elle puisse être élue député et ainsi accéder au perchoir de l’Assemblée Nationale – avec tous les avantages que cela comporte ! – qui lui serait réservé par les socialistes ? Mais quelles magouilles sordides ! Valérie Trierweiler a raison de soutenir Falorni que ces hypocrites de la direction du PS ont évincé ! Et on ose parler de démocratie et de moralité ! Sans compter son copain Michel Sapin et tous les énarques des autres promotions (Fabius, Moscovici, Pellerin) qu’on voit fleurir dans le gouvernement et la haute administration, ceci malgré les critiques qu’ils ont pu émettre lors des primaires socialistes et la campagne pour la présidentielle ! Français, faites attention ! On va tous se faire énarquer !

 

  Pour combattre la crise François Hollande se fait le chantre de la croissance. Mais bien d’autres avant lui, sauf certains écologistes, pensaient que seule la croissance nous permettrait de sortir de cette crise. Encore faudrait-il qu’il s’en donne les moyens en se libérant de l’emprise des financiers et des banquiers. Qu’attend-il pour réformer l’économie et suivre les conseils de Maurice Allais, notre prix Nobel d’économie (1988), en mettant « l’économie au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie » ? Allais demandait qu’on rende à l’Etat le contrôle d’émission du crédit. Ancien professeur d’économie Hollande devrait connaître les idées d’Allais et celles de Clifford H. Douglas, auxquelles Maurice Allais s’était rattaché à la fin de sa vie, celles connues sous le nom de Crédit Social. S’il en a eu connaissance qu’attend-il pour les étudier sans parti pris et les appliquer ? Serait-il dogmatique ou profiterait-il, comme ceux de la gauche caviar, du système actuel ? Et ça se prétend socialiste !

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 10:38

 

Certains groupes politiques (en particulier les socialistes et communistes) et syndicaux (naturellement SUD, CGT et FO, mais aussi la CFDT), ceux qu’on traitait de "bouffeurs de curés" – mais apparemment pas de rabbins ou d’imams, c’est vrai qu’ils étaient rares en France à l’époque ! –, et les membres du Conseil d’État veulent absolument défendre le "jour du Seigneur" et supprimer l’ouverture de certains magasins le dimanche ou tard le soir ! Et L'Humanité de titrer "Nos dimanches, c'est sacré". Les communistes se seraient-ils convertis au christianisme ? Ce serait un bien s'ils suivaient les enseignements de Jésus !

On nous dit que le dimanche permet « d’entretenir une vie familiale, culturelle, sociale et  même religieuse » selon certains, et qu’il est fait pour se reposer. Sans doute, mais quand on constate que la religion catholique organise des messes dominicales le samedi soir c’est qu’elle pense que ses pratiquants ne peuvent ou ne veulent pas se déranger le dimanche ! Quand par ailleurs on  observe que durant les réunions familiales il n’y a pratiquement plus de discussions et d’échange d’idées, presque tout le monde utilisant leur téléphone portable pour lire ou envoyer des SMS, et surtout les enfants étant scotchés devant leurs tablettes pour jouer, on peut se demander où est la convivialité souhaitée ! Quelle hypocrisie !

Mais que devient la liberté individuelle dans tout cela ? Ces beaux esprits nous disent que c'est à la demande des patrons qui veulent faire du "fric" que les gens sont obligés de travailler le dimanche. C'est en partie vrai, car certains esprits cupides adorent toujours le Veau d’or et souhaitent toujours gagner plus ! Mais c'est aussi et surtout à la demande de la collectivité devenue consumériste et souhaitant s’enrichir et se distraire (suivant un sondage 66% des Français sont favorables au travail le dimanche !). Ces politiciens et syndicalistes oublient que déjà 7,4 millions de gens travaillent le dimanche, souvent par choix personnel et intérêt financier (célibataires, étudiants…), mais surtout pour le bien de tous. Si on suivait les revendications syndicales, en s'appuyant sur le sacro-saint principe d'égalité, qu’ils prêchent par ailleurs, il faudrait alors interdire absolument tout travail le dimanche, c'est-à-dire fermer les hôpitaux, les hôtels et restaurants, tous les commerces, les cinémas et théâtres, interdire les réunions sportives professionnelles, arrêter tout transport, toute émission de radio et de télévision... Est-ce vraiment ce que le peuple souhaite ? Certainement pas ! Qu'on soit pour le repos hebdomadaire et que, par coutume, il soit en France le dimanche, entièrement d'accord ! Mais qu'on laisse aux gens la liberté de travailler le dimanche, aux autres de faire des courses qu’ils n’ont pas pu faire en semaine car ils quittent leur travail trop tard, les magasins fermant vers 19 heures. Qu’on laisse ouverts certains commerces tard le soir, et qu’on laisse aux gens le choix du ou des jours de congé hebdomadaire ! Ceci impose qu’on change le système économique actuel qui rend l’individu esclave de l’argent, mais les mentalités doivent aussi évoluer vers plus de spiritualité !

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 11:40

   Comment peut-on encore parler de liberté quand la France, comme d’ailleurs la plus grande partie des pays,  dépend des décisions des financiers et banquiers ? Les banques mondiales n’accordent des crédits qu’au compte goutte, crédits grevés de plus d’un taux d’intérêt, parfois exorbitant (cf. la Grèce), dépendant de la note des agences de notation qui sont à leur solde.
   Aucun état n’est maître de sa monnaie. Il n’est donc pas libre. Il ne peut pas remplir son rôle politique et économique. Il n’est pas en mesure d’administrer correctement son pays puisqu’il dépend du bon vouloir des banquiers et des notes données par les agences de notation pour obtenir les crédits afin de lancer les actions destinées à répondre aux besoins criants de son peuple : eau, alimentation, énergie, logement, sécurité, justice, santé, enseignement, recherche scientifique…
   Cette constatation du rôle néfaste et liberticide de la finance et des banques n’est pas récente. Elle remonte à plus de deux siècles. Pour vous convaincre je pense utile de livrer à votre jugement ce que Thomas Jefferson (1743-1826), qui fut le 3e président des États-Unis de 1801 à 1809, exprimait concernant les banques et la finance :
   « Je crois que les instituts bancaires sont plus dangereux pour nos libertés que de grandes armées. Déjà ils ont donné naissance à une aristocratie d'argent qui défie et nargue le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être retiré aux banques et restauré au Gouvernement et au peuple auquel il appartient… » 
   « Si le peuple américain permet jamais aux banques privées de contrôler l'émission de sa monnaie courante, par l'inflation d'abord et la déflation ensuite, la corporation qui grandira ainsi dans son sein le privera de ses propriétés à tel point que ses enfants se réveilleront un jour sans foyers sur le continent même que leurs pères ont conquis. » N'est-ce pas justement ce qui s'est produit avec la crise dite des "subprimes" ?
   Andrew Jackson (1767-1845), qui fut le 7e président des États -Unis de 1829 à 1837, faisait lui aussi le même constat :
   « Quand un gouvernement dépend des banquiers pour sa monnaie, ce sont les banquiers et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation, depuis que la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit… La monnaie n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patrie et sont indécents ; leur seul objectif est le gain. »
   De son côté Henry Ford (1863-1947), ce grand capitaine américain d'industrie, ne disait-il pas « l'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles. » (Eustace Mullins, "Les secrets de la Réserve Fédérale", Editions Le retour aux sources) ? Quand on constate le niveau exorbitant et constamment croissant des dettes des États, ces mots sont d’une véridicité et d’une actualité brûlante.
   Enfin, plus récemment, William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada de 1921 à 1930 puis de 1935 à 1948 ne disait-il pas :
   « Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou de la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu’une nation s’est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation. »
   Quelle lucidité de la part de ces personnalités ! Aucun dirigeant ne semble avoir pris connaissance de ces propos. Il en est de même de certains économistes, journalistes et commentateurs. Ils continuent tous à défendre le pouvoir des financiers et banquiers en nous disant que c’est grâce à eux que nous avons des crédits ! Quand donc reconnaîtront-ils que le crédit des banques est bâti sur du néant ? Que la dette résulte d’une comptabilité bancale pratiquée par nos États ? Tout crédit d’investissement ne correspond qu’à un transfert d’une ressource ou richesse potentielle, bien existante mais "dormante", généralement non comptabilisée, en une richesse cinétique, dynamique, "active", "vivante", "utile" à l’humanité, créatrice elle-même d’autres richesses. L'ouverture du crédit pour cet investissement, donc la somme d’argent que l’on va dépenser, représente la valeur de la ressource ou richesse "dormante" (matériaux, outils, main d’œuvre) qu’on convertit en richesse "active" et "utile", représentée maintenant par la valeur de l'ouvrage terminé ou du service rendu. Ne parle t-on pas d’ailleurs de la "valeur ajoutée" que nos États s’empressent de taxer (TVA) ? Quant aux dépenses de fonctionnement des États on parle de diminuer le nombre de fonctionnaires. Mais si il existe des fonctionnaires c'est qu'ils ont - du moins faut-il l'espérer ! - une utilité. Qu'ils rendent donc un service utile à la Nation. Cette utilité ou nécessité est heureusement le cas de beaucoup de services publics (santé, police, défense, justice, enseignement, recherche scientifique, énergie, transports, poste, pompiers, éboueurs, etc.). On peut concevoir que dans certains domaines d'activité le personnel soit trop nombreux. Par exemple en France les députés (577) et sénateurs (348) sont, proportionnellement à la population française, 9,5 fois plus nombreux qu’aux USA ! Et pour quel résultat ! Puisque les fonctionnaires ont une utilité, qu’ils sauvent des vies, des biens, la nature…, la valeur comptable de leur activité devrait donc, en toute logique et bonne et saine comptabilité, être portée dans la colonne Actif des comptes de l’État. Elle équilibrerait ainsi la colonne Passif.
   Aussi réfléchissons, réagissons ! N’admettons plus d’être les esclaves du système financier et bancaire. Réclamons le retour à l’État du droit de battre monnaie, d’ouvrir les crédits. On trouve toujours de l’argent pour faire la guerre. Ne peut-on pas en trouver pour éradiquer la misère ? Alors seulement on pourra peut-être vivre vraiment et totalement libre !

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 10:27

La France, après les Etats-Unis, vient de perdre son triple A. Nos économistes, bien sûr distingués, nous disent que c’est une catastrophe car cela va nous coûter fort cher. Ils oublient de nous dire que le rôle des agences de notation est de faire gagner encore plus d’argent aux banques qui les emploient puisque ces banques tirent argument de cette dégradation de la note pour augmenter leur taux d’intérêt. Or cet intérêt, tout comme le crédit, est bâti sur du néant puisque de leur propre aveu « le banquier crée les moyens de paiement du néant » (Ralph G. Hawtrey, économiste anglais ami de John Maynard Keynes). La dette des Etats est donc purement artificielle. Elle n’est que vis-à-vis des financiers et banquiers qui nous exploitent. Sa cause principale est liée à une mauvaise comptabilité pratiquée par nos Etats. Quand est-ce que l’on le comprendra et qu’on suivra le conseil de Maurice Allais : « l’économie doit être au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’économie » ?

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 10:25

 

Dans l’esprit des gens, ce terme désigne avant tout l’expansion au monde entier du système financier occidental et des échanges économiques, donc du commerce, grâce à l’ouverture des frontières et au développement des marchés entre d’un côté l’Occident (Amérique du Nord et Europe) et de l’autre la Chine, l’Inde, l’Amérique Centrale et du Sud, et le Tiers Monde, expansion basée sur l’idée qu’il existe des liens d’interdépendance entre les États, les activités humaines et donc les Hommes. Mais, suite au développement exponentiel des moyens de transport et de communications (terrestres, maritimes, aériens et surtout téléphoniques, radiophoniques, télévisuels, satellitaires et Internet), ce terme inclut aussi, selon moi, la diffusion partout dans le monde des Droits de l’Homme, – malheureusement bafoués dans de très nombreux pays ! –, des connaissances et de l’information par les médias. C’est ainsi que, grâce à Internet, le monde est soit immédiatement mis au courant du moindre événement survenant sur un point précis du globe, soit invité à descendre dans la rue pour défendre un droit ou dénoncer une injustice et pour répandre partout les idées de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité, encore mal appliquées même dans nos démocraties, et bafouées dans de nombreux pays du monde vivant sous un régime dictatorial ou théocratique. La diffusion des Droits de l’homme, et de la femme ! , doit absolument se poursuivre et se généraliser. Malheureusement on peut craindre que les pays arabo-musulmans ne tombent tous sous un régime théocratique, qu’il soit  chiite ou sunnite, autre forme de dictature et d’asservissement, surtout des femmes, totalement inacceptable si l’on est humaniste. Quand l’islam connaîtra-t-il son siècle des Lumières ?

Les mouvements d’indignation et de révolte que l’on peut constater un peu partout dans le monde révèlent une prise de conscience par les citoyens de la domination du pouvoir financier sur le monde. L’expansion de ce pouvoir, autre forme de dictature bien réelle quoique discrète et sournoise, doit impérativement s’arrêter et faire place à une mondialisation des idées humanistes et solidaires. Mais, pour être possible et surtout bénéfique aux pays sous développés et à leur peuple, au quatre cinquième de la population mondiale, cette mondialisation doit nécessairement s’accompagner d’un changement fondamental et radical d’abord des mentalités et ensuite et surtout du système économique. Qu’on en finisse avec les dogmes qui asservissent les peuples, que ces dogmes soient politiques, économiques ou même religieux ! Que nos gouvernements fassent tout pour éradiquer la misère en instaurant un système économique équitable ! Comme le disait Confucius « Sous un bon gouvernement, la pauvreté est une honte ; sous un mauvais gouvernement, la richesse est aussi une honte.  » N’a-t-il pas raison ? Oui bien évidemment !

La mondialisation – globalization en anglais – telle qu’actuellement pratiquée, est totalement condamnable et donc inacceptable ! Au lieu de favoriser l’expansion des idées humanistes et des connaissances et surtout de tout faire pour diminuer les inégalités et répondre aux besoins vitaux de l’humanité, elle exacerbe ces inégalités et accroît la misère dans le monde entier. C’est ainsi que les puissances financières et bancaires –  essentiellement américaines mais d’autres pointent à l’horizon ! – profitent de cette mondialisation, qu’elles ont d’ailleurs engendrée, pour s’enrichir un peu plus au détriment des peuples qu’elles exploitent outrageusement, conduisant à un esclavage à l’argent       d’une part des États qui dépendent du bon vouloir des financiers et des banquiers et des notes des "agences de notation" qui sont à leur service et dont le rôle est de faire gagner encore plus d’argent aux banques puisque ces dernières tirent argument de cette dégradation de la note pour augmenter leur taux d’intérêt, et d’autre part des gens, les conduisant à leur appauvrissement, même pour les classes dites moyennes, sans pour autant éradiquer la misère qui règne dans le Tiers Monde, misère qui gagne même dans nos pays dits développés et qui engendre la rancœur et la violence.

Pour se convaincre des inégalités et du manque de liberté économique des gens, mais aussi des États, il faut savoir que 2% de la population mondiale détient plus de 50% des richesses ! Selon l'étude faite en 2006, soit avant la crise, par l'Institut mondial de recherche sur l'économie du développement de l'Université des Nations Unies (UNU-WIDER), les 1% d'adultes les plus riches du monde possédaient à eux seuls 40% des biens mondiaux et les 10% les plus riches détenaient 85% du total mondial. – Lire à ce propos l’article du prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz "of the 1%, by the 1%, for the 1%" qui dénonce cette mainmise d’une infime minorité sur les richesses du monde. – Leur richesse n’a pu qu’augmenter depuis la crise de 2008-2012 ! Selon le magazine Forbes et le journal Le Monde, en 2011 il existait plus de 1.226 milliardaires dont 425 aux USA, 248 en Europe dont 24 en France, 101 en Russie, 55 en Inde, 26 au Japon, 14 en Indonésie, 36 à HongKong, 130 en Chine et 3 au Maroc, cumulant 4.600 milliards de dollars de richesses personnelles ! On comptait également 10,9 millions de millionnaires en dollars ou euros ! Toujours suivant Forbes la valeur totale de leur patrimoine s’élevait à 42.700 milliards de dollars ! Le cumul des fortunes privées, celles de ceux qu’on catalogue comme très riches, dépasse les 121.800 milliards de dollars d’après Boston Consulting Group, (BCG) ! Leur richesse a progressé en 2010 de plus de 9,7% (Capgemini et Merrill Lynch), ceci malgré la crise mais grâce au système économique actuel, à la spéculation, à leur avidité et à leur cupidité ("Le triomphe de la cupidité", Joseph E. Stiglitz, édition Les liens qui libèrent). Notons que ces sommes faramineuses correspondent à la valeur des actions qu’ils possèdent suivant la cotation en Bourse et non à leur fortune personnelle tant qu’ils n’ont pas vendu leurs actions. Et on apprend qu’en France les patrons du CAC 40, qui ne sont en rien propriétaires des sociétés qu’ils dirigent, ont vu leur rémunération augmenter de 34% en 2010 avec un salaire moyen de 4,1 millions d’euros par an (Proxinvest) ! Ne parlons pas des dirigeants des multinationales ! Toutes ces richesse sont obtenues grâce à l’argent qu’ils nous soutirent à travers leur salaire, les bonus et dividendes qu’ils se votent, les prix et intérêts appliqués, les délocalisations et surtout à la spéculation qu’ils pratiquent sur tous les marchés. Et il faudrait se laisser exploiter et tondre sans rien dire ?

A l’opposé, 50% de la population adulte mondiale ne possède qu'à peine 1 % de la richesse mondiale ! C’est ainsi que plus de 2 milliards d’individus n’ont qu’environ un dollar par jour pour survivre ! Que 5,1 milliards de personnes sont sans couverture sociale (données de l’ONU) et sont honteusement exploitées ! Il y a là de quoi vraiment s’indigner, comme Stéphane Hessel ("Indignez-vous ! ", Indigène éditions), et même de se révolter comme Francis Lalanne ("Révoltons-nous", InLibroVeritas édition) ! Mais s’indigner et se révolter ne suffit pas. Il faut surtout agir pour que cela change et pour se libérer de cette dictature financière et bancaire ! Que la population mondiale ouvre enfin les yeux !

C’est pourquoi cette mondialisation là soulève de plus en plus d’opposition dans tous les pays et principalement maintenant en Europe, gagnant même les USA (mouvement des indignés, des 99% !), où les habitants constatent la montée du chômage, dû en particulier aux délocalisations de nos industries, la fuite des capitaux et des cerveaux, de ceux qui créent les richesses, l’augmentation des prix, la baisse du pouvoir d’achat, l’accroissement de la misère, le nombre grandissant de sans logis (SDF), l’arrivée de plus en plus massive d’émigrants pensant trouver dans nos pays démocratiques des conditions de vie meilleures – mais voulant aussi, pour certains d’entre eux, nous imposer leurs lois archaïques et liberticides ! – et le développement des spéculations, des trafics en tout genre et de la violence. D'où aussi l'émergence de mouvements qui s'opposent à la mondialisation de l'économie capitaliste orthodoxe dite néo-libérale. Ils ont totalement raison de sensibiliser les masses laborieuses sur ces dérives. Mais le plus souvent, ces mouvements étant souvent noyautés par des trotskistes ou anarchistes, leurs propositions de réforme nous conduiraient inexorablement soit à une "dictature du prolétariat", renouant ainsi avec les années sombres du stalinisme et du maoïsme et l’arrivée au pouvoir d’une "nomenclatura", soit à la "chienlit" comme dirait le général de Gaulle, sans pour autant amener une quelconque amélioration du sort de milliards de gens ! Ce à quoi le monde doit accéder c’est à la liberté économique source des autres libertés !

Mais qui est responsable de la crise et de cette misère qu’elle engendre et qui gagne tous les pays et milieux ? Eh bien, sachez le, l’oligarchie financière et bancaire. C’est elle qui détient l’argent et le monopole du crédit. C’est elle qui en fait la "marchandise par excellence", en la maintenant rare pour soi-disant lui conserver sa valeur, et dont par ailleurs elle spécule, comme elle le fait de toute marchandise, pour encore plus s’enrichir et mieux nous dominer !

Mais revenons aux fondamentaux ! La monnaie ou l’argent n’est qu’un moyen d’échange qui fut introduit pour remplacer le troc ! Sa fonction initiale était d’évaluer la valeur d’un objet sur laquelle les échangeurs s’entendaient en comptant le nombre de coquillages (cauri) ou de cailloux (calculus en latin) qu’à leurs yeux elle représentait ! Ces coquillages ou cailloux étaient très abondants et n’avaient aucune valeur intrinsèque. Ils servaient seulement à compter, à calculer et à évaluer la valeur que les échangeurs attribuaient respectivement aux objets qu’ils s’échangeaient. Puis on est passé à une représentation de la monnaie au moyen de métaux (bronze, argent, or) qui en eux-mêmes avaient une valeur. Du coup des petits malins, réalisant que pour échanger une marchandise A contre une marchandise B on passait par un intermédiaire C, la monnaie, ont saisi l’intérêt de contrôler cet intermédiaire, de le rendre rare et d’en faire commerce. D’où aussi le droit régalien de battre monnaie que s’octroyaient les rois. Ce détournement du rôle de la monnaie est à l’origine du mal dont le monde souffre, ceci depuis des millénaires !

Il faut également savoir que la monnaie est aussi la représentation de l’ensemble des richesses que renferme notre Terre, celles encore inexploitées mais présentes et réelles bien que non comptabilisées, et, naturellement, celles que l’activité et l’ingéniosité humaine ont su créer depuis l’apparition de l’Homme sur Terre et qu’elles créent encore chaque jour en abondance augmentant notre patrimoine. Cette richesse est colossale ! On semble avoir oublié, sans doute intentionnellement, ce rôle de la monnaie !

C’est cette oligarchie qui, grâce aux "traders", – ces petits génies des mathématiques, manipulateurs de statistiques et de probabilités –, qu’elle a engendré et qu’elle emploie, a outrageusement spéculé à la Bourse, à la City et à Wall Street en particulier, et sur tous les marchés, bien sûr financiers et monétaires (27% des transactions !), mais aussi pétroliers, miniers, agricoles, commerciaux, immobiliers, pharmaceutiques, etc., ceci pour s’enrichir encore plus en contrôlant le crédit, les prix et les échanges pour nous exploiter et mieux dominer le monde. En effet, quoi de mieux que d’étendre son pouvoir en généralisant au monde entier le système économique actuel contrôlé par cette oligarchie ? D’où cette mondialisation dénoncée par Maurice Allais (1911-2010), notre prix Nobel de l’économie en 1988, qui déplorait aussi la création de monnaie à partir de rien (ex nihilo) pour le seul profit des banques !

En effet, sachez le, ce sont les banques privées et elles seules qui créent l’argent, ou détiennent le monopole du crédit qui représente plus de 95% de l’argent en circulation. En France c’est suite à la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973. En Union Européenne c’est suite à l’article 104 du traité de Maastricht. Mais Georges Pompidou n’était-il pas directeur général de la banque Rothschild avant d’être premier ministre puis président de la France ? Mayer Anselme Rothschild ne disait-il pas : « Donnez moi le droit d’émettre et de contrôler l’argent d’une nation, et alors peu m’importe qui fait ses lois. » ? N’y a-t-il pas là connivence ? Et curieusement depuis lors notre dette ne fait que croître ! Ce crédit des banques n’est pas créé pour le bien de l’humanité et satisfaire ses besoins vitaux en investissant dans la recherche d’eau, dans le développement de l’agriculture biologique, dans le développement des énergies non polluantes, dans la construction de logements… Il est créé pour leur seul profit et maintenu rare pour faire monter la demande et les intérêts. Il est bon de le rappeler car la grande majorité des gens l’ignore.

La proportion de loin la plus considérable d'argent existant dans une collectivité quelconque est constituée par les crédits bancaires (monnaie scripturale), qui accomplissent la même fonction que la monnaie mé­tallique, ou la monnaie fiduciaire (billets). Les crédits bancaires se muent en pièces de monnaie, en espèces sonnantes et trébuchantes ou en billets de banque, et vice versa, au choix des clients des banques. Dans cette métamorphose réversible, les banques elles‑mêmes n'interviennent pas autrement que comme exécutrices de la volonté de leurs clients. Un crédit bancaire achètera des biens et des services exactement comme de l'argent comptant. Quand une banque ouvre un cré­dit dans ses livres, elle donne pouvoir à son client d'acquérir des biens et services en tirant sur ce crédit. La forme choisie par le client pour tirer sur son crédit n'a aucune importance (chèque, virement, lettre de change, promesse, carte de crédit, etc.), et c'est de ces diverses manières que la banque payera, au nom de ses clients une large proportion des salaires, bénéfices, dividendes et autres charges qui doivent être payées avant que les marchandises ou services soient prêts à être consommés. Plus tard, la banque sera remboursée de ce prêt et de l'intérêt habi­tuel au moyen du produit de la vente, ses clients assumant seuls tous les risques de perte. Mais par qui et comment ces crédits bancaires sont‑ils créés et mis à la disposition des clients des banques, clients par l'intermédiaire desquels ils circulent ensuite dans la collectivité ? Le particulier qui utilise journellement l'argent sur une échelle plus ou moins infime, qui paye et encaisse des billets, des chèques; qui prête ou emprunte, croit qu'un banquier existe simplement pour ajuster quantité de transactions de ces diverses sortes, et croit que les banquiers ne prêtent que l'argent qui a été déposé dans leurs banques par des clients qui n'en ont pas un besoin immédiat, et qui veulent le faire fructifier. C'est là une vue beaucoup trop simpliste de ce qui se passe.

Ce que le peuple doit absolument savoir c’est que les banques créent ce crédit à partir du néant ce qu'avouait Ralph G. Hawtrey (1879-1971), économiste anglais ami de John Maynard Keynes, puisqu'il disait: « Le banquier crée les moyens de paiement du néant … » ! Ce fait fut confirmé par d’autres économistes, ainsi par Josiah Stamp (1881-1941), directeur de la Banque d'Angleterre (1928-1941) : « Le système bancaire moderne fabrique de l'argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé ! Les activités bancaires ont été conçues dans l'iniquité et sont nées dans le péché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez-la-leur, mais si vous leurs laisser le pouvoir de créer l'argent, d'un coup de plume, ils créeront assez d'argent pour la racheter.  Enlevez leurs ce grand pouvoir et toutes les grandes fortunes, comme la mienne, disparaîtront, comme elles devraient le faire, et alors nous aurions un monde meilleur où il ferait meilleur vivre. Mais si vous voulez continuer d'être les esclaves des banques et de payer le coût de votre esclavage, laissez les banquiers continuer de créer l'argent et de contrôler le crédit » !

De son côté, Reginald McKenna (1863-1943), ancien chancelier de l’échiquier et ancien président de la Midland Bank, disait : « Je crains que le simple citoyen n'aime pas du tout se faire dire que les banques peuvent créer de l'argent et qu'elles le font… Et que ceux qui contrôlent le crédit d'une nation dirigent la politique des gouvernements et tiennent dans le creux de leurs mains la destinée des peuples»

John Maynard Keynes (1883-1946), ce réputé économiste britannique dont les idées sur la macroéconomie et sur les lois du marché font encore fureur, disait de même : « Dans un système bancaire fermé, il n'y a aucune limite à la quantité d'argent bancaire, c'est-à-dire de crédits que les banques peuvent créer en toute sécurité, pour autant qu'elles soient toutes d'accord et marchent en cadence. » Ce qu’elles n’ont plus fait d’où la faillite de Lehman Brothers et la crise !

Et John Kenneth Galbraith (1908-2006), économiste américain, ajoutait « Le processus par lequel les banques créent de l’argent est si simple que l’esprit résiste à y croire.»

Tous ces économistes "distingués" ne faisaient que reprendre ce qu’écrivait bien avant eux Henry Dunning Macleod (1821-1902) dans son livre "Theory and Practice of Banking" :

« La caractéristique essentielle et distinctive d'une banque et d'un banquier est de créer et d'émettre du crédit payable à vue; et ce crédit est destiné à être mis en circulation et à remplacer l'argent dans toutes ses destinations. Une banque, par conséquent, n'est pas un office de prêts ou d'emprunts d'argent: c'est proprement une fabrique de crédits. Dans le langage de la banque, un dépôt et une émission de crédit sont une seule et même chose. L'on croit communément que les bénéfices d'un banquier consistent dans la différence de l'intérêt qu'il paie pour l'argent qu'il emprunte et l'intérêt qu'il touche pour l'argent qu'il prête. La réalité est que les bénéfices d'un banquier consistent exclusivement en bénéfices qu'il peut faire en créant et en émettant du crédit en excès du numéraire qu'il tient en réserve. Une banque qui n'émettrait du crédit qu'en échange d'argent, n'a jamais fait et ne fera jamais aucun bénéfice. Elle ne commence à faire un bénéfice que lorsqu'elle crée et émet du crédit en échange de dettes payables à une date future

Sachant cela, le peuple ne réagit pas ! Mais a-t-il seulement connaissance de cela ? On se garde bien de le lui dire car il pourrait réagir violemment contre ce système inique. Sait-il que l’article 104 du traité de Maastricht oblige les États membres à emprunter aux banques commerciales privées et non à leur banque centrale ? Ces États n’ont plus le droit de battre monnaie ! Or les crédits que créent les banques ne pourraient-ils pas être créés par les États en fonction des besoins de leur population, et ce sans intérêt ?

Non satisfaites des gains faramineux provenant des intérêts parfois exorbitants tirés des crédits bâtis sur du néant, pour accroître encore leur richesse et pouvoir, ces banques ont introduit les "multiplicateurs de crédit", les "effets levier" et ont inventé des produits et crédits dérivés, les "CDO" ("Collaterized Debt Obligation" ce qui peut se traduire par "obligations structurées adossées à des emprunts" !), même des "CDO-squared", inventés en 1983 par Larry Fink ! Et pour mieux se protéger elles y ont ajouté les "CDS", ces "Credit Default Swaps" (couverture de défaillance par échange de crédit en vue de diminuer les risques et surtout d’accroître les bénéfices), et autre "Bistro", ces produits miracles qui devaient annuler le risque d’impayés, imaginés par Blythe Saly Jess, ex épouse Masters, travaillant pour J.P. Morgan Chase dont elle a favorisé l’accroissement de sa richesse et de son pouvoir. Comme l’écrit Gillian Tett ("L’or de fous", Le jardin des Livres) « la cupidité de leurs concurrents détruira ce rêve, explosera toute les places financières de la planète, et accouchera de 55.000 milliards de dollars impayés. »  Blythe Masters a été accusée par le journal britannique The Guardian d'être « la femme qui a inventé les armes financières de destruction massive. » N’oublions pas de mentionner les SIV (Structured Investment Vehicule) imaginés en 1988 par deux banquiers du Citigroup, Stephen Partridge-Hicks et Nicholas Sossidis, afin de contourner les règles de Bâle (cf. plus loin) !

Pour mieux nous contrôler, se protéger et faire encore plus de bénéfices les systèmes financiers et bancaires s’appuient sur la note donnée par les "agences de notation", qui sont à leur service, pour fixer le taux d’intérêt à appliquer aux organismes emprunteurs : plus il y a de risque sur le remboursement de la dette plus la note est basse et plus le taux d’intérêt est élevé ! C’est-à-dire que plus vous êtes pauvre plus on vous ponctionne, cas en particulier de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie pour ne citer que ceux là !

Sachant par ailleurs que les États, par les accords de Bâle I (ratio Cook), autorisaient en 1988  un ratio minimal de 8% de fonds propres par rapport à l'ensemble des crédits accordés, et qu’en 2007 (accords de Bâle II) ce ratio fut abaissé à 4% (ratio McDonough), il ne faut pas s’étonner de l’importance que peut prendre le pouvoir des banques ! Aux USA les banques ont le droit d’ouvrir des crédits jusqu’à 20 fois leur capital propre (taux de 5%) ! Il faut savoir que les réserves obligatoires (pourcentage de leurs encours de dépôt autorisé par les autorités monétaires) que les banques doivent déposer à la banque centrale ne représentent que 2% des dépôts à leurs caisses ! Sachant que la capitalisation de la seule J.P. Morgan Chase est supérieure à 116,5 milliards de dollars (La Tribune du 28 juillet 2011), que celle de Goldman Sachs se montait en 2010 à 74,400 milliards de dollars, on peut aisément imaginer le pouvoir des banques et les gains qu’elles peuvent faire même avec un intérêt de seulement 3,5% ! 13,39 milliards de bénéfices nets pour Goldman Sachs en 2009, ceci pour un chiffre d’affaires de 51,67 milliards de dollars, soit près de 26% d’intérêt ! Les accords de Bâle III, décidés lors d’un G20 et présentés comme un succès permettant un meilleur contrôle des banques, ont planifié ce ratio à 7% du capital à partir de 2013 ! Et on nous annonce que pour combattre la crise et relancer l’économie les États vont recapitaliser les banques en portant le niveau de leurs fonds propres à 9%, leurs permettant ainsi d’ouvrir de nouveaux crédits, mais surtout de faire encore plus de bénéfices sur notre dos vu les intérêts qu’elles demandent, pour soi-disant aider les États. Mais avec quel argent les États vont-ils recapitaliser ces banques ? Par des emprunts ou obligations augmentant encore notre dette ? Par des crédits créés de rien ? Ou avec l’argent qu’ils nous prélèvent par les impôts et taxes ? On nous dit que c’est par appel aux puissances économiques du secteur privé, aux États riches (Qatar en particulier !) ou encore par la privatisation de services publics comme actuellement en Grèce ! Quoiqu’il en soit nous serons plumés comme le sont les Grecs ! Pour accroître encore leurs fonds propres et leurs bénéfices elles se sont lancées dans l’assurance et même dans le marché de la téléphonie mobile !

Sachant donc comment le crédit, qui, rappelons-le, représente plus de 95% de l’argent en circulation, est créé, n’est-on pas en droit de dire et de clamer que la dette des États, dette faramineuse mais uniquement vis-à-vis des institutions financières et bancaires, ne représente rien puisque bâtie sur du néant ? Elle est purement artificielle ! C'est du  vent ! D’où cet argent dette que dénonçait Maurice Allais (cf. sur Internet, "Bankster.tv" et "Argent dette" de Paul Grignon). Il dénonçait aussi la “chienlit laisser-fairiste”! Et il ajoutait : « L’Economie doit être au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’Economie” car “il ne saurait être d’économie de marché efficace si elle ne prend pas place dans un cadre institutionnel et politique approprié, et une société libérale n’est pas et ne saurait être une société anarchique ». Quand les dirigeants du monde –  qu’on prétend intelligents ! –, mais aussi les peuples comprendront-ils cela ? Il serait temps car on court tout droit à une guerre civile ou pire à un conflit mondial qui serait nucléaire !

De plus, cette dette des États est liée au fait que sa plus grande partie est totalement arbitraire et due à une mauvaise comptabilité pratiquée par nos États. En effet, tout investissement ne correspond-il pas finalement qu'à un simple transfert d’une ressource ou richesse "potentielle", "dormante", généralement non comptabilisée dans la colonne Actif des comptes des États quoique bien réelle, en une richesse "cinétique", "active", "vivante", utile à l’humanité, productrice elle-même de richesses ? L'ouverture du crédit pour cet investissement, donc la somme d’argent que l’on va dépenser, représente la valeur de la ressource ou richesse "dormante" (matériaux, machines, outils, main d’œuvre) qu’on convertit en richesse "active" et "utile", représentée maintenant par la valeur de l'ouvrage terminé ou du service rendu. Ne parle t-on pas d’ailleurs de la "valeur ajoutée" que nos États s’empressent de taxer (TVA) ? Prenons par exemple le cas d'une autoroute, d'une voie ferrée, d'une école ou d'un hôpital. Si on les crée c'est qu'ils ont une utilité donc une valeur ! Le coût de leur réalisation est compensé par leur existence. Certes on ne vend pas une autoroute ou une voie ferrée comme on vend une voiture ou une maison, encore que l’État français ait vendu certaines de ses autoroutes ! Il n'en demeure pas moins qu’une fois réalisés cette autoroute, cette voie ferrée, cette école ou cet hôpital ont bien une valeur que l'on doit porter à l'Actif de la Nation et qui contrebalance leur coût de réalisation porté dans la colonne Passif des comptes de l’ État. De plus, comme les routes et voies ferrées facilitent les échanges et déplacements, font gagner du temps et engendrent moins de morts, elles produisent tout au long de leur existence une valeur ajoutée que l'on doit également porter à l'Actif de la Nation ! L’école, quant à elle, permet l’instruction de nos enfants, les sortant ainsi de l’ignorance, de l’obscurantisme et de la barbarie, les ouvrant au raisonnement et à la critique, favorisant leur émancipation et leur création. L’hôpital quant à lui sauve des vies qui sont aussi une richesse pour une Nation.

Par ailleurs, comme la valeur est « l'expression de la mesure d'une grandeur ou d'une quantité » (Le Petit Larousse), ceci à l’aide d’un étalon, ce dernier doit rester fixe, ce qui n’est plus le cas pour les étalons monétaires. Qui admettrait que l’unité mètre étalon change de longueur ou que l’unité kilogramme change de poids, ceci constamment ? Personne je pense ! Alors pourquoi l’admet-on de l’étalon monétaire qui change à la minute ? Un rapport immuable entre les différents étalons d’une même grandeur physique (mètre, pied, pouce ; kilogramme et livre ou pound ; degrés Celsius, Kelvin ou Fahrenheit…) existe bien. C’est pourquoi le maintien d’une parité fixe entre monnaies doit exister. N’était-il pas le premier objectif du FMI ? Pourquoi l’a-t-on supprimé en 1976 par les accords de la Jamaïque ? Pour favoriser la spéculation des financiers et banquiers sur les marchés monétaires ? Actuellement la valeur d’une action ou d’une monnaie est estimée à la Bourse, cet endroit où la spéculation à l'échelle mondiale y règne en maître avec de surcroît l'accord des États, même si soi-disant ils la contrôlent et veulent réguler les marchés ! Et on trouve cela normal ! De Gaulle disait « la politique de la France ne se fait pas à la corbeille ! ». Il semble que nos dirigeants aient oublié d’appliquer ces propos ! « Les bourses de valeurs ne devraient exister que pour des transactions strictement privées, de telle sorte que la spéculation reste affaire privée, comme le bridge ou le casino, ou les jeux de hasard, et n'ait aucune influence sur la vie économique de la nation. » (W. G. Serra). Comme le dit également Claude Bébéar « La Bourse n’a jamais été faite pour donner la valeur d’une entreprise. C’est un lieu d’échanges où se rencontrent ceux qui veulent vendre quelques actions et ceux qui veulent en acheter » (Figaro du 5 mars 2009). Et on bâtit une économie et une politique sur les cours de la Bourse ! On ne tourne vraiment pas rond ! Par ailleurs ces cours, faussés par les spéculations s’appuyant sur les bénéfices escomptés tirés des ventes qui fluctuent suivant le marché à court terme, n’intéressent que 300 millions d’actionnaires, soit seulement 4% de la population mondiale ! Encore faut-il faire une distinction entre les petits porteurs qui ont mis un argent sonnant et trébuchant et les gros actionnaires qui travaillent beaucoup avec l’argent qu’ils nous soutirent grâce d’une part aux spéculations, aux intérêts demandés et aux prix pratiqués, et d’autre part à travers le crédit, donc grâce à un argent bâti sur du néant !

En économie la valeur n’est qu’un nombre, résultat du rapport de l’objet à évaluer à l’étalon monétaire (dollar, euro, yuan, yen…) servant à la mesure ! C’est ce qu’exprime Albert Jacquard « la valeur qu'évoque l'économiste [...] est un nombre permettant de classer tous les biens et tous les services, sur une échelle unidimensionnelle » ("Mon utopie", Stock).

La valeur économique qu'on attribue à une marchandise, ou à un service, dépend de plusieurs facteurs.

- D’abord et avant tout, selon moi, de son utilité ou de sa nécessité vitale ; ainsi l’eau, la nourriture, le logement, l’habillement, l’éducation et l’instruction, l’énergie, les moyens financiers d’existence, les soins médicaux… étant tous absolument nécessaires à une vie décente, tout État qui prétend prendre soin de ses administrés doit tout faire pour satisfaire ces exigences et permettre à ses citoyens l’accès à ces produits, biens, services ou formation et de ne pas vivre dans la pauvreté ou pire la misère. Rappelez-vous ce que disait Confucius (cf. plus haut). Et comme le dit le proverbe « nécessité fait loi ». Il semble que nos dirigeants aient un peu trop vite oublié d’appliquer l’idée de cette phrase pleine de bon sens !

- Puis de sa qualité intrinsèque.

- Et bien sûr de l'offre et de la demande. En ce qui concerne ce dernier aspect, on ne demande que ce dont on a besoin pour vivre correctement et éventuellement pour se faire plaisir. Quoiqu’il en soit, le but de toute production est avant tout la consommation, mais malheureusement surtout le profit dans l’esprit de certains cerveaux retors et cupides. On ne produit que pour satisfaire une demande. On ne produit que ce qui se vend. C’est ce qu’ont compris les producteurs qui offrent ainsi ces biens ou services qu’ils jugent utiles, souvent à juste titre, à l’humanité. Mais si ils sont cupides ils y voient aussi l’occasion d’en tirer un profit parfois exorbitant ! Que chacun puisse profiter des revenus d’un travail effectif tout à fait d’accord. Mais qu’un individu, une entreprise ou une organisation puisse profiter du travail des autres pour s’enrichir sans rien faire ce n’est pas acceptable ! C’est cette course au profit qui semble gouverner l’activité du monde. D’où d’ailleurs ces innovations constantes pour faire acheter le dernier modèle, faire marcher le commerce et naturellement pour gagner du "fric" ! Mais ces produits et services, donc la richesse qu’ils représentent, ne proviennent-ils pas du travail des employés secondés éventuellement par les machines, robots et logiciels ? C’est grâce à ce travail que sont générés tous ces produits ou services pour satisfaire la demande des consommateurs. C’est donc bien le consommateur, quel que soit son âge, qui crée le producteur. Sans consommateur il n’existerait pas de producteur. Le consommateur devrait donc recevoir une part des richesses engendrées par cette production qu’il génère. D’où d’ailleurs l’idée de "dividende social" – ou "dividende humain" comme préfère l’appeler Albert Jacquard (communication personnelle) – idée soutenue par Clifford H. Douglas (1879-1952), par Walter G. Serra (1895-1971) et par Louis Even (1885-1974) dans le système économique dit du "Crédit Social" ou encore "Argent Social" pour les Canadiens. Pour illustrer ce point de l’offre et de la demande prenons l’exemple des drogues, produits n’ayant absolument aucune utilité et qualité et même nocifs, quelle que soit leur nature (tabac, héroïne, cocaïne, cannabis, etc.), donc intrinsèquement sans valeur. Si l’offre n’existait pas il n’y aurait pas de drogués, de trafics et d’argent sale. Mais comme il y a une demande pour ces drogues, on les produit et on en trafique. Elles sont pourtant payées très chers par leurs consommateurs, ceci au profit parfois des États (tabac, alcool au travers des taxes sur ces produits) mais surtout des producteurs et trafiquants (tabac, alcool, opium, héroïne, cocaïne, cannabis…) qui jouent sur l’addiction des drogués à ces produits pour s’enrichir. Si l’Homme devenait un tant soit peu raisonnable, la demande baisserait, le prix suivrait cette tendance ; si la demande disparaissait il n’y aurait plus de production de ces drogues, de trafics illicites et de la violence qu’ils engendrent, et de drogués ! Ce serait un bien ! Ce qui est valable pour les drogues l’est naturellement pour tout autre produit dont on trafique pour s’enrichir en jouant soit sur la nécessité vitale de consommer certains d’entre eux (eau, aliments, vêtements, logements, énergie, pétrole, gaz, etc.) mais en les rendant plus ou moins rares, soit sur l’addiction des gens à d’autres produits, pas forcément nécessaires, par exemple aux achats, à la nouveauté, au piercing, au tatouage, aux jeux vidéo, au téléphone, aux SMS, aux jeux d’argent… ! C’est aussi ainsi que l’État, suite à cette comptabilité bancale, nous soutire de l’argent par les taxes mises sur ces produits, argent qu’il prétend nécessaire pour l’investissement et le fonctionnement des services publics mais qu’il pourrait créer pour répondre aux besoins de ses citoyens au lieu de l’emprunter aux banques et financiers ! Quoiqu’il en soit, ne laissons pas les lois du marché dicter la conduite du monde ceci au seul profit d’une infime minorité qui agit sur nos pays comme des charognards !

Sur ces considérations, dans un autre domaine de l’activité humaine, pour réduire la dette des États on parle de diminuer le nombre de fonctionnaires. Mais si il existe des fonctionnaires c'est qu'ils ont – du moins faut-il l'espérer ! – une utilité. Qu'ils rendent donc un service aux citoyens du pays. Cette utilité ou nécessité est heureusement le cas de beaucoup de services publics (santé, police, défense, justice, enseignement, recherche scientifique, énergie, transports, poste, pompiers, éboueurs, etc.). Certes on peut concevoir que dans certains domaines d'activité le personnel soit trop nombreux. Par exemple en France les députés (577) et sénateurs (348) sont, proportionnellement à la population française, 9,5 fois plus nombreux qu’aux USA ! Et pour quel résultat ! De plus en 1985  les socialistes, avec Mitterrand et Laurent Fabius à la tête de la France, ont fait passer le nombre de députés de 487 à 577 pour mieux contrôler l’Assemblée Nationale ! D’après les chiffres donnés par l’Assemblée Nationale, depuis le 1er juillet 2010 chaque député coûte à la nation française 13.512,15€ par mois, soit, pour les 577 députés, plus de 93.558.126 euros par an, sans compter bien d’autres avantages qu’ils se sont votés (7.100,15€ par député par mois ) ! Le budget 2010 de l’Assemblée Nationale était de 533.910.000 euros ! Et ne parlons pas du Sénat qui avec ses 1.260 employés et 348 sénateurs nous coûte plus de 321,9 millions d’euros par an avec 13.340€ par mois pour chaque sénateur ! Lire à ce sujet le document de Robert Colonna d’Istria et Yvan Stéfanovitch intitulé : "Le Sénat : Enquête sur les superprivilégiés de la République", Les éditions du Rocher et les Dossiers spéciaux de Lafont presse de janvier 2012. N’oublions pas les 72 députés européens ! Par ailleurs, quand on constate qu’en France il existe sept niveaux de responsabilité (commune, communauté de communes, cantons, départements, régions, État central et Europe), avec près de 2 millions de fonctionnaires (parfois très bien rémunérés comme les technocrates de la Commission Européenne en particulier), se tirant parfois dans les pattes, on peut certainement "dégraisser" un peu, ceci pour un meilleur équilibre de nos finances et surtout un meilleur fonctionnement de nos institutions !

Dans d'autres domaines d'activité les fonctionnaires doivent être en nombre suffisant surtout dans certains services (hospitaliers en particulier) afin qu'ils puissent remplir pleinement et sereinement leur mission, sans être stressés. Ils doivent de plus être bien formés et correctement rémunérés et non exploités, être certes au service de leurs concitoyens puisque c’est là leur fonction, et être considérés et respectés tant par les usagers que par leur hiérarchie ! Puisqu'ils ont une utilité, qu’ils sauvent des vies, des biens, la nature…, la valeur comptable de leur activité devrait donc, en toute logique et bonne et saine comptabilité, être portée dans la colonne Actif des comptes de l’État. Elle équilibrerait ainsi la colonne Passif représentée par leur salaire et les autres dépenses de fonctionnement (bureau, papier, crayon, stylo, ordinateur, imprimante, appareils scientifiques, etc.) ces dernières correspondant en fait à des investissements. On dit toujours combien ça coûte, on oublie de comptabiliser soit ce que cela peut rapporter, à plus ou moins long terme, pour le bon fonctionnement de la Nation et la survie de sa population qui constitue une richesse, soit ce que cela évite de dépenser en soins, en réparations ou reconstruction !

Dans le système économique actuel et de comptabilité bancale, comme on considère les dépenses de l’État comme non rentables, à fond perdu, et les activités des fonctionnaires comme ne faisant pas parti d’un marché négociable, on fait appel à la fiscalité (impôts, TVA, taxes, CSG, ISF, etc.) pour les régler. C'est lié au fait qu'on comptabilise seulement les dépenses sans s'occuper si elles peuvent engendrer des services utiles et richesses à plus ou moins long terme, cas en particulier de l’éducation nationale ! Et comme la fiscalité ne rapporte pas suffisamment d'argent – « on vit au-dessus de nos moyens » nous serine-t-on ! – les budgets sont toujours en déficit ! Et pour soi-disant les combler on fait appel aux crédits des banques, des financiers, des fonds souverains, fonds de pension et fonds spéculatifs, ou des particuliers (emprunts d'État, obligations). Ces crédits, obligations ou emprunts, grevés d'intérêts qu’il faudra payer par de nouveaux impôts et taxes dans le système actuel, accroissent nos dettes et nous appauvrissent ! C’est un cercle vicieux ! Et nos "élites" ne s’en rendraient pas compte ?

Les États – donc nous finalement ! – doivent rembourser non seulement ces crédits mais en plus payer un intérêt souvent élevé enrichissant cette oligarchie financière et bancaire. C’est ainsi que la Grèce, quasiment en faillite, doit payer un taux d’intérêt de 37,69% pour les obligations à 10 ans (Gecodia), l’enfonçant encore un peu plus dans la misère ! L’Irlande, le Portugal et maintenant l’Italie ne sont pas loin : 9,38%, 14,07% et 6,33% respectivement au 5 décembre 2011 ! Plus vous êtes pauvre plus on vous ponctionne vous rendant encore un peu plus pauvre ! Cela rapporte plus car, c’est vrai, il y a beaucoup plus de pauvres que de riches ! Quel scandale, comme dirait Georges Marchais ! Et il faudrait se laisser plumer ? Réagissons !

Comme cette dette s’accumule depuis des décennies il ne faut pas s'étonner de son montant exorbitant pour les États ! Et on ne réagit pas comme il le faudrait ! Il semble qu’on accepte – sauf les Grecs ! – les sacrifices que nous demandent nos dirigeants pour soi-disant nous sauver en sauvant l’économie ! Mais quelle bêtise ! Nos dirigeants œuvrent, prétendent-ils, pour notre bien, notre salut ! Quels hypocrites ! Face à cette crise nos "élites" et économistes, naturellement toujours "distingués", et les Français avec eux, en fait tout le monde, oublient de raisonner ! On le comprend des économistes puisqu’ils en profitent. On le comprend moins de la part des Français, mais aussi de tout citoyen du monde, surtout de ceux qui sont instruits et cultivés, donc a priori capables de raisonner, car eux ils en pâtissent ! Ne vient-on pas d’apprendre que les "marchés financiers" sont rassurés parce que la "droite", qui vient d’accéder au pouvoir au Portugal, veut y instaurer une cure d’austérité pour le remboursement de sa dette ! C’est pareil en France ! Les socialistes, à la tête de la Grèce, avaient voté des mesures drastiques pour éponger cette dette ! Pour succéder au socialiste Georgios Papandreou les parlementaires avaient porté à la tête du pays Loukas Papadimos, ancien vice président de la BCE. Il a depuis été remplacé mais est toujours influent ! Les Italiens ont nommé président du conseil un économiste non élu, Mario Monti, pour succéder à Silvio Berlusconi. Mario Draghi, italien, est maintenant à la tête de la BCE remplaçant Jean-Claude Trichet. Que croyez-vous qu’ils vont faire ? Ils vont tous s’entendre comme larrons en foire pour sauver le système financier et pour que les États remboursent aux banques leurs dettes en privatisant tous les services publics conduisant à une augmentation des différents tarifs (eau, énergie, transports, santé…) ! N’oublions pas que Mario Monti, Loukas Papadimos et Mario Draghi ont un point commun : ils ont tous les trois travaillé pour la banque d’affaire américaine, Goldman Sachs, une des plus grosses institutions financières privées du Monde !Cela ne relève pas du hasard, mais d’une stratégie d’influence. Une fois de plus c’est le pauvre peuple qui va "trinquer" ! On comprend que les Grecs, les Irlandais, les Espagnols, les Portugais et les Italiens, après les Tunisiens, les Egyptiens, les Syriens et les Yéménites, mais pas forcément pour les mêmes raisons, s’indignent et se révoltent ! Bientôt ce sera le tour des Français. On commence également à s’indigner au Royaume Uni et aux États-Unis et à manifester devant la City et Wall Street, ces temples de la spéculation boursière ! Et selon certains il ne faudrait pas rendre la finance responsable de cette crise ! Selon eux, c’est nous qui sommes les responsables de notre sort ! En effet nous sommes en partie responsables car on les laisse nous exploiter en leurs donnant les moyens de le faire ! Selon leurs dires, transmis complaisamment par les médias, nous vivons au-dessus de nos moyens ! Nous devons nous serrer la ceinture, accepter une cure d’austérité pour sauver le système économique nous dit-on ! Mais quelle bêtise !

N’en déplaise à certains, c'est bien cette oligarchie financière et bancaire qui est responsable de la crise et de la misère ! C'est elle qui profite de cette crise puisqu'elle grève tout emprunt fait auprès d’elle d'un intérêt parfois exorbitant produisant des bénéfices qu'elle distribue à ses seuls actionnaires, à ses "traders" et dirigeants sous forme de rémunération défiant toute logique, de dividendes, de "stock options", de "bonus", de "golden parachute" et de "retraite chapeau" ! Suivant cet exemple et pour accroître encore leurs bénéfices les dirigeants des grandes compagnies industrielles ou commerciales, souvent des multinationales, de plus parfois acoquinés avec les dirigeants de la finance et des banques, licencient sans scrupule, délocalisent dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère et les lois sociales inexistantes – les travailleurs ne sont-ils pas traités comme des esclaves dans certains pays ? – et remplacent également les travailleurs par des machines, robots, logiciels, créant toujours plus de chômage et de misère tout en créant plus de richesses, réservées malheureusement à un petit nombre de privilégiés, eux-mêmes et les actionnaires qui ne représentent qu’environ 300 millions d’individus dans le monde ! C’est encore cette oligarchie qui, pour mieux se protéger et s’assurer le remboursement des crédits, est à l’origine de ces "agences de notation" qui ont pignon sur rue, font la pluie et le beau temps, notent les États, communautés et entreprises, et condamnent les peuples à la misère, ceci en s’appuyant sur des prévisions à court terme et sur des statistiques boursières faussées par les "traders" et les spéculations qu’ils engendrent ! Elles œuvrent pour faire gagner encore plus d’argent aux banques en faisant monter le taux d’intérêt des crédits consentis aux États, communautés, entreprises et individus.

Comme tout crédit de banque constitue une dette envers et uniquement le système financier et bancaire, pour rembourser leur dette les États nous ponctionnent par des impôts et taxes de toute sorte. Les compagnies emprunteuses, quant à elles, incluent dans les prix des marchandises et des services la somme correspondante, augmentée des intérêts, et ainsi la récupèrent des consommateurs par le truchement des prix de ces mêmes marchandises et services. C’est toujours nous, pauvres contribuables et consommateurs, qui sont les "dindons de la farce" !

Pour faire court rappelons ce que Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie banquière du même nom et selon le magazine américain Forbes « le père de la finance internationale », disait en 1790 : « Donnez moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une Nation, et alors peu m'importe qui fait ses lois. » De son côté Henry Ford (1863-1947), ce grand capitaine américain d'industrie, ne disait-il pas « l'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles. » (Eustace Mullins, "Les secrets de la Réserve Fédérale", Editions Le retour aux sources). Quand on constate le niveau exorbitant et constamment croissant des dettes des États, ces mots sont d’une véridicité et d’une actualité brûlante.

Rappelons ce que disait John Adams (1735-1826), 2e président des États-Unis de 1797 à 1801 :

 « Il existe deux moyens de conquérir et d’asservir une nation. L’une est par l’épée, l’autre est par la dette. » C’est ce que nous vivons toujours deux siècles plus tard !

Je pense utile de livrer à votre jugement ce que quelques hommes, et non des moindres, ont exprimé concernant les banques et la finance. Ils ont vu croître le danger du système financier, et l'ont dénoncé. Ils ont pressenti, avec une perspicacité singulièrement exacte, la nature et l'aboutissement fatal du monopole du crédit détenu par les banques.

Ainsi Napoléon Bonaparte ne disait-il pas :

« Quand l'argent d'un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. » C’est précisément ce qui se passe ! Nous sommes tributaires du bon vouloir des banques !

              Thomas Jefferson (1743-1826), qui fut le 3e président des États-Unis de 1801 à 1809, exprimait déjà, il y a déjà deux siècles, ses craintes à ce sujet :

« Je crois que les instituts bancaires sont plus dangereux pour nos libertés que de grandes armées. Déjà ils ont donné naissance à une aristocratie d'argent qui défie et nargue le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être retiré aux banques et restauré au Gouvernement et au peuple auquel il appartient… » 

« Si le peuple américain permet jamais aux banques privées de contrôler l'émission de sa monnaie courante, par l'inflation d'abord et la déflation ensuite, la corporation qui grandira ainsi dans son sein le privera de ses propriétés à tel point que ses enfants se réveilleront un jour sans foyers sur le continent même que leurs pères ont conquis. » N'est-ce pas justement ce qui s'est produit avec la crise dite des "subprimes" ?

Andrew Jackson (1767-1845), qui fut le 7e président des États -Unis de 1829 à 1837, écrivait aussi :

« Quand un gouvernement dépend des banquiers pour sa monnaie, ce sont les banquiers et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation, depuis que la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit… La monnaie n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patrie et sont indécents ; leur seul objectif est le gain. »

James Abram Garfield  (1831-1881), 20e président des Etats-Unis, mort assassiné, écrivait à son tour :

«  Quiconque contrôle la quantité d’argent dans ce pays est maître absolu de toute l’industrie et de tout le commerce… Et si vous savez que le système tout entier est facilement contrôlable d’une façon ou d’une autre par quelques hommes tout puissants, pas besoin de vous expliquer quelle est l’origine des périodes d’inflations et de dépression. »

Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), qui fut le 28e président des Etats-Unis de 1913 à 1921, n'écrivait-il pas à son tour :

Je suis l'homme le plus malheureux. J'ai involontairement ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. Le développement de la nation, par conséquent, et toutes ses activités sont entre les mains de quelques hommes… Nous sommes arrivés à être l'un des pays le plus réglé, l'un des gouvernements le plus complètement contrôlé et dominé dans le monde civilisé, plus du tout un gouvernement d'opinion libre, plus du tout un gouvernement par conviction et le vote de la majorité, mais le gouvernement par l'opinion et sous la contrainte d'un petit groupe d'hommes dominants qui arrêtent, contrôlent et détruisent toute liberté économique. [...] Certains des plus grands hommes aux États-Unis, dans le commerce et l'industrie manufacturière, ont peur. Car ils savent qu'il y a quelque part un pouvoir si bien organisé, si subtil, si vigilant et si invasif qu'ils feraient bien de ne pas élever la voix quand ils le condamnent” ("The New Freedom", 1913).

William Jennings Bryan (1860-1925): membre démocrate du Congrès des États -Unis :

« La puissance financière vit sur la nation en temps de paix et conspire contre elle dans l'adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. Elle dénonce comme ennemis publics tous ceux qui critiquent ses méthodes ou font la lumière sur ses crimes. » N’est-ce pas ce à quoi on assiste de nos jours où toute critique du système financier et bancaire est jugée non fondée ?

La vue synthétique exprimée par Lord John E. E. D. Acton (1834-1902), Chief Justice of England  en 1875 :

« L'issue qui s'est précisée de siècle en siècle et pour laquelle, fatalement, tôt ou tard, il faudra livrer une bataille décisive, c'est celle de la Nation contre la puissance bancaire. » On en est là !

De son côté Henry Ford (1863-1947), ce grand capitaine américain d'industrie, ne disait-il pas « l'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles. » (Eustace Mullins, "Les secrets de la Réserve Fédérale", Editions Le retour aux sources). Quand on constate le niveau exorbitant et constamment croissant des dettes des États, ces mots sont d’une véridicité et d’une actualité brûlante.

Enfin, plus récemment, William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada de 1921 à 1930 puis de 1935 à 1948 ne disait-il pas :

« Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou de la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu’une nation s’est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation ».

Quelle clairvoyance n'est-ce pas ! Malheureusement quand ils étaient au pouvoir ils n’ont pas réussi à changer le cours des choses ! On ne les a pas écoutés et on ne les écoute toujours pas ! Il faut dire que les dirigeants actuels sont, plus ou moins consciemment peut-être, tributaires des financiers et banquiers imbus qu’ils sont des dogmes économiques ! Eux, mais aussi le peuple, ne pensent pas remettre en question le système économique capitaliste parce qu'il existe depuis longtemps, qu'il a gagné face au communisme et qu'il a, en partie, favorisé le progrès, la modernisation des moyens d'existence et le développement du monde occidental et surtout celui des richesses des financiers et banquiers ! Et on nous parle de liberté ! Elle n’existera réellement que lorsque la liberté économique des États et des citoyens sera instaurée !

Aussi, écoutons les ! Soyons lucides  Comme ils le demandaient et comme le demandait  aussi Maurice Allais, rendons à l'État le contrôle total du crédit en créant un Office National du Crédit (ONC) ! C'est aux États qu'incombe le rôle de "battre monnaie". Ce fut un droit régalien ! Abraham Lincoln fit une première tentative en ce sens en faisant imprimer, pour 400 millions de dollars, des "greenbacks", aussi  appelés des "United States Notes", ceci sans intérêt. Ils furent parmi les premiers moyens de paiements nationaux américains autorisés par le Legal Tender Act de 1862 ceci pour financer la guerre de sécession. On sait ce qu’il advint, Lincoln fut assassiné, prétendument par un sudiste ! Plus proch

e de nous, le 4 juin 1963, une petite tentative fut faite par le président John F. Kennedy pour retirer à la Federal Reserve System (FED) son pouvoir de prêter de l‘argent au gouvernement avec intérêt en signant l’Executive Order N° 11110 qui rendait au gouvernement des États-Unis le pouvoir de battre monnaie sans passer par la FED, modifiant l’Executive Order N° 10289 dû à Harry Truman. Il autorisa l'émission de nouveaux "United States Notes" adossés aux réserves d'argent du gouvernement fédéral, et quelque 4 milliards de dollars en petites coupures de 2 et 5 dollars furent émises. L’ordre de Kennedy rendait au Trésor le pouvoir « d’émettre des certificats d’argent ». Cet ordre ne fut jamais exécuté, et son successeur, Lyndon B. Johnson, l’a supprimé. Certains prétendent même que l’assassinat de Kennedy serait lié à cet ordre qui contrariait les objectifs de la FED. Une pétition est en cours demandant l'abolition de la FED, dont les mesures « ont bénéficié jusqu'ici davantage aux opérateurs boursiers et au grand capital qu'aux entreprises créatrices d'emplois » (Richard Fisher), et le retour de la création de la monnaie au gouvernement des États-Unis. Un État souverain et réellement indépendant devrait seul posséder ce droit de contrôler et émettre le crédit, sans intérêt, et ceci en fonction des besoins de son peuple. Il ne devrait jamais emprunter, ni de ses concitoyens ni de l'extérieur. Cela n'a aucun sens. Là réside la solution et la suppression de la dette publique qui n’est qu’envers le système financier et bancaire !

Et pourquoi ne pas étendre au monde entier cette réforme économique ? Le monde et ses organismes (ONU, FAO, FMI, BM, UE, BCE, etc.) – ces "machins" comme dirait de Gaulle ! – ne pourraient-ils pas s’entendre enfin pour créer une monnaie universelle – cela supprimerait les spéculations sur les monnaies ! –, en quelque sorte un étalon universel comme les étalons physiques du système international (SI), ou rétablir une parité fixe entre monnaies comme il existe des rapports fixes entre les différentes unités de longueur, température, poids, etc. Qu’ils ouvrent les crédits, sans intérêt comme le préconisait Aristote et le préconisent certaines religions, dont le monde a le plus grand besoin ! – C’est vrai que ces "machins" sont remplis d’individus et de technocrates, grassement payés, qui oublient de raisonner en ne cherchant pas les moyens de mettre fin à la crise financière et sociale que nous vivons. Ils veulent sans doute avant tout défendre leurs prérogatives et leurs intérêts ! On ne peut donc pas attendre grand-chose de leurs actes, englués qu’ils sont dans leurs dogmes ! –

Quant à nos dirigeants et journalistes quand feront-ils preuve d’honnêteté intellectuelle et d’absence d’hypocrisie ? Quand comprendront-ils que la vraie réforme consiste à changer radicalement le système économique actuel qui nous a conduit à cette crise économique et sociale ? Quand nos dirigeants ouvriront-ils les crédits ? On trouve toujours de l'argent pour faire la guerre qui est la cause de millions de morts et de blessés et de la destruction massive de richesses, mais enrichissant au passage les fabricants d’armes ! Qu’attend-on pour ouvrir, à l’échelle mondiale, tous les crédits afin de relancer la croissance et l’emploi et ainsi d’éradiquer la misère qui règne partout et engendre la violence ? Changeons les mentalités ! Arrêtons cette course effrénée au profit, réservé de plus à une infime minorité (4% de la population mondiale) ! Luttons contre la "pensée unique" et le "politiquement correct", ce nouveau genre de dictature de la pensée qu’on essaye de nous imposer par le truchement des médias, comme s’il n’existait pas d’autres solutions ! Libérons nous ! Faisons preuve de raison ! Soyons humanistes en sauvant des millions de vie ! Créons sans tarder les richesses "actives" dont le monde a le plus grand besoin ! Luttons contre la famine, cause de millions de morts par an ! Développons les ressources en eau afin de sauver des vies – on évalue à 30.000 le nombre de personnes mourant chaque jour par suite du manque d'eau potable ! – et de favoriser la culture par l’irrigation. Développons les énergies non polluantes, surtout celles à petite échelle. Construisons des logements salubres et économiques en énergie. Développons toutes les infrastructures. Et surtout instaurons partout une éducation, mieux une instruction avant tout laïque, qui, selon Danton, « est après le pain ce que le peuple a le plus besoin » ? Il existe plus d’un milliard d’analphabètes et plus encore d’incultes qu’il est facile d’endoctriner ! L’éducation, l’instruction et la formation permettraient aux habitants du Tiers Monde de raisonner sainement, de comprendre les notions de liberté, égalité, fraternité et laïcité. De plus cela leurs permettrait de trouver enfin sur place du travail et comment gérer les crédits et ainsi développer les ressources nécessaires à leur survie, ressources existant dans leurs pays mais non exploitées ou mises en valeur ! Puisqu’on raisonne de nos jours en terme de rentabilité, sachons que l’instruction laïque constitue un investissement très rentable à long terme. Apprenons aussi aux enfants – et à certains adultes également ! –, à raisonner, à réfléchir sur la portée de leurs actes et paroles, à être créatifs, constructifs, imaginatifs et critiques ! Qu’on leurs enseigne qu’ils ont certes des droits mais qu’ils ont aussi des devoirs, ceux d’être tolérants, d’accepter la différence, de respecter autrui, la nature, les lois et règlements, la politesse et la courtoisie, la morale et l’éthique, et de ne pas imposer, le plus souvent par la force et la terreur, leurs dogmes politiques ou religieux. C’est ainsi qu’on changera les comportements et qu’on pourra vivre enfin en paix et en harmonie.

Mais il faut aussi que les dirigeants comprennent que le système économique actuel, cause de la crise qui frappe le monde et que le magazine Le Point qualifie de "séisme historique", a prouvé ses limites et sa nocivité. Sa réforme, prônée par certains, ne suffit pas. Il faut impérativement le changer, non pas en suivant certaines propositions des "économistes atterrés" ("Changer d’économie", LLL Les Liens qui Libèrent édition, 2012) mais en faisant preuve de logique, en analysant les faits et en en tirant les conséquences ! Comme le disait John Maynard Keynes lui-même « la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles, mais d’échapper aux idées anciennes. » De multiples exemples puisés dans le passé devraient nous pousser à rechercher et comprendre ces idées nouvelles. Abandonnons les dogmes qu’ils soient politiques, économiques et même religieux. On veut nous faire croire qu’il n’y a pas d’autre solution que le capitalisme ou le libéralisme, vu l’effondrement du communisme. C’est faux ! D’autres voies existent. Empruntons les sans tarder ! Les dirigeants et nos élites s’honoreraient en faisant preuve d’honnêteté intellectuelle, d’objectivité, d’ouverture d’esprit, de tolérance et d’absence d’hypocrisie en permettant d’analyser sans dogmatisme ni parti pris et de façon courtoise les idées nouvelles et d’emprunter d’autres voies !

 

La vraie mondialisation, celle qui verrait la fin de la misère et ramènerait le bien être et la paix sur terre souhaités par l’humanité toute entière, passe donc nécessairement par d’autres voies, par une réforme du système économique actuel, ceci à l’échelle mondiale, instaurant la liberté totale de l’individu et en particulier des femmes, la laïcité ce qui implique l’égalité totale entre l’homme et la femme, donc les mêmes revenus pour le même travail, pour permettre à chaque individu de vivre décemment suivant son choix, ceci conduisant à la fraternité entre les peuples. Cette réforme consiste en un changement radical et même révolutionnaire de l'économie en instaurant un système s’appuyant sur les concepts scientifiques ci-après décrits succinctement.

- Sur la vraie nature de la valeur économique, qui n’est qu’un nombre.
- Sur la nécessité d’avoir un étalon fixe comme en toute science et une parité fixe entre les différents étalons monétaires.

- Sur le rôle de la monnaie ou de l’argent qui n’est qu’un moyen d’échange ayant remplacé le troc, peu pratique, mais qui est aussi la représentation de l’ensemble des richesses que renferme notre Terre, richesses qui sont considérables mais mal évaluées et comptabilisées.

- Sur la nécessité d’ouvrir d’urgence les crédits sans intérêt pour produire et construire tout ce dont le monde a besoin pour vivre décemment et en paix. On trouve toujours de l’argent pour faire la guerre. Ne peut-on pas en trouver pour éradiquer la misère ?

- Ce crédit (représentant plus de 95% de l’argent en circulation) permet le transfert de ressources ou richesses potentielles, dormantes mais bien réelles et existantes, en richesses dynamiques, actives, vivantes, utiles à l’humanité, créatrices elles-mêmes d’autres richesses ou évitant des pertes de vies et de biens.

- Ce crédit devrait être sous le seul contrôle des États et non des banques qui nous exploitent pour leur seul profit, et surtout être sans intérêt. Comme le disait Aristote: « L'argent ne devrait servir qu'à l'échange, et l'intérêt qu'on en tire le multiplie lui-même, comme l'indique assez le nom qu'on lui donne dans la langue grecque (tokos, se traduisant par revenu, rapport, intérêt, mais aussi enfantement, enfant en grec !). [...] L'intérêt est de l'argent issu de l'argent, et c'est de toutes les acquisitions celle qui est le plus contre nature. » Quand donc écoutera-t-on ce philosophe ?

- Sur la nécessité d’établir un juste équilibre entre les prix et le pouvoir d’achat (les revenus) ; si on produit c'est bien pour consommer. Or les moyens monétaires des consommateurs ne leurs permettent pas de justement consommer l'ensemble des produits mis à leur disposition.

- Sur l’instauration d’un prix compensé rétablissant ainsi l’équilibre prix/pouvoir d’achat.

- Sur la distribution d’un dividende social, ou humain comme préfère l’appeler Albert Jacquard, humanitaire ou universel pour tous, permettant de vivre décemment. Tout individu, quel que soit son âge, contribue directement ou indirectement à la production du fait qu’il consomme. Il a donc droit à une part des richesses et bénéfices ainsi créés.

- Sur la nécessité d’établir une comptabilité saine et équilibrée.

 

Ce système est connu sous le terme de "Crédit Social", ou "Argent Social" pour les Canadiens, système économique proposé par Clifford H. Douglas (en 1924), par Walter G. Serra (en 1933, 1949, 1950), par Louis Even (en 1936), plus récemment par Alain Pilote, système auquel Maurice Allais s’est rattaché et qu’il a défendu vers la fin de sa vie. Comme Alain Pilote l’explique :

« Le système du Crédit Social ne vise à rien d'autre qu'à faire de l'argent un reflet exact des réalités économiques. Il n'est donc aucunement question dans le Crédit Social d'émettre ou imprimer de l'argent n'importe comment, de façon irresponsable ou sans limites (comme se plaisent à le faire croire certains), ou selon les caprices des politiciens au pouvoir.

La vraie méthode proposée, la voici :

-     Le gouvernement nommerait une commission de comptables, un organisme indépendant appelé par exemple "Office National de Crédit", qui serait chargé d'établir une comptabilité exacte ;

-     l'argent serait émis au rythme de la production, et retiré de la circulation au rythme de la consommation. On aurait ainsi un équilibre constant entre la capacité de produire et la capacité de payer, entre les prix et le pouvoir d'achat.

Ce que les Créditistes demandent, c'est que le gouvernement cesse d'emprunter des banques privées de l'argent qu'il peut créer lui-même sans intérêt, par sa banque centrale.»

 

Pourquoi ne mentionne-t-on jamais dans les médias l’existence de ce système économique, système qui faisait peur à Molotov car il aurait répondu aux aspirations des peuples et aurait vu ainsi la fin du stalinisme ? Pourquoi cette censure concernant ce système ? Pourquoi n’informe-t-on pas le peuple sur l’existence de ce système ? Pourquoi tous les dirigeants refusent-ils d’en discuter sans parti pris ni dogmatisme ? Parce que cela fait peur aux financiers et banquiers, mais aussi à certains dirigeants, car cela gênerait leurs projets ? On aimerait le savoir !

 

Les "alter mondialistes", dont Maurice Allais s’était rapproché, et en particulier ATTAC, qui sont contre la mondialisation libérale et veulent, tout comme Arnaud Montebourg, la "démondialisation", les "Verts" (EELV), les partis dits de "gauche" qui se prétendent "socialistes" (mais sont gauches), ceux de "droite" (maladroits) ou du "centre" (nombrilistes), tous se disant humanistes, connaissent-ils seulement le système économique dit de "Crédit Social" ? On peut fortement en douter puisqu’on ne les entend jamais le mentionner et en débattre ! Ou, ce qui serait pire, ils le connaissent parfaitement mais, englués dans leurs dogmes archaïques et profitant peut-être du système actuel bien que certains d’entre eux le critiquent, ils défendent plus ou moins consciemment le pouvoir financier et bancaire actuel et ne veulent surtout pas que le "Crédit Social" soit appliqué car ces mouvements et partis, et leurs dirigeants, verraient disparaître les causes du malaise économique et social et perdraient ainsi toute raison d’exister !

 

Libérons-nous de cette dictature financière et bancaire qui maintient le monde en esclavage ! Faisons le sans tarder car la révolution gronde et pourrait engendrer une guerre mondiale et des millions de morts si elle éclatait !

  

Aussi, si vous êtes d’accord avec cette analyse, diffusez ce message autour de vous afin de répandre ces idées nouvelles.


Pétition

 

            Quand est-ce que les dirigeants du monde entier, et en particulier ceux du G20, de l’ONU, du FMI et de la Commission Européenne, et des différents partis politiques, mais aussi les peuples comprendront que la solution à la crise économique actuelle et à la misère et violence qu’elle engendre ne sera possible que par l’adoption d’un nouveau système économique ?

            Aussi lançons nous cette pétition pour qu’un nouveau système économique, s’appuyant sur des concepts scientifiques, soit adopté. Ce système doit s’appuyer sur les points suivants :

   -    Sur la vraie nature de la valeur, qui n’est qu’un nombre comme le dit Albert Jacquard « la valeur qu’évoque l’économiste [...] est un nombre permettant de classer tous les biens et tous les services, sur une échelle unidimensionnelle » (“Mon utopie”, Stock).
   -    Sur la nécessité d’avoir un étalon fixe comme en toute science. Par exemple personne n’admettrait que le mètre étalon change de longueur constamment. Pourquoi alors admet-on que le dollar, l'euro, le yen ou le yuan changent de valeur à la minute et que ces monnaies fassent l’objet de spéculation sur le marché des changes ? Le maintien d’une parité fixe entre monnaies était le premier objectif du FMI. Pourquoi l’a-t-on supprimé ? Pour favoriser la spéculation des financiers et banquiers et leurs permettre de s’enrichir à nos dépens ?

   -    Sur le rôle de la monnaie ou de l’argent qui n’est qu’un moyen d’échange et la représentation de l’ensemble des richesses que renferme notre Terre et que l’activité et l’ingéniosité humaine ont créé depuis l’apparition de l’Homme sur terre et continuent de créer.

   -    Sur le crédit (représentant plus de 95% de l’argent en circulation) qui permet le transfert de ressources ou richesses potentielles, dormantes en richesses dynamiques, actives, vivantes, utiles à l’humanité, créatrices elles-mêmes de richesses.

    -    Sur ce crédit qui devrait être sans intérêt et sous le seul contrôle des États et non des banques qui nous exploitent pour leur seul profit. On trouve toujours de l’argent, cette marchandise par excellence, pour faire la guerre. Pourquoi n’en trouve-t-on pas pour éradiquer la misère dans le monde ?

   -    Sur la nécessité d’un juste équilibre entre les prix et le pouvoir d’achat (les revenus) ; si on produit c'est bien pour consommer. Or les moyens monétaires des consommateurs ne leurs permettent pas de justement consommer l'ensemble des produits mis à leur disposition.

   -    Sur l’instauration d’un prix compensé, d’un dividende social, humain comme préfère l’appeler Albert Jacquard, humanitaire ou universel pour tous, permettant de vivre décemment ; tout consommateur, quel que soit son âge, contribue à la production.

   -    Sur la nécessité d’établir une comptabilité équilibrée. La dette est partiellement due à cela. Mais de plus elle est totalement arbitraire et n’existe qu’envers l’oligarchie bancaire et financière qui crée l’argent ou le crédit du néant, comme les économistes Ralph G. Hawtrey, Reginald McKenna, Henry D. Macleod, John Maynard Keynes et John K.Galbraith l’avouent eux-mêmes. D’où  cet argent-dette que dénonçait Maurice Allais, notre prix Nobel de l’économie en 1988. L’État n’a-t-il pas autorisé aux banques une ouverture de 100€ de crédit pour tout dépôt de 7€ ? L’intérêt que nous versons à ces prêteurs est donc bâti sur du néant ! Tous nos dirigeants doivent le savoir mais ils se gardent bien de nous le dire et de lutter contre cet abus ! Serait-ce par ce qu’ils en profitent ? On aimerait le savoir !

            Serait-ce trop demander à tous ces dirigeants de réfléchir à cette pétition et d’étudier sans parti pris ni dogmatisme les propositions du Crédit Social, système proposé par Clifford Hughes Douglas (1924), par Walter G. Serra (1933, 1949, 1950), par Louis Even (1936), système auquel Maurice Allais s’est rattaché et qu’il a défendu vers la fin de sa vie, et qu’à mon tour je défends ? Comme il le réclamait :

 

«  Que l’économie soit au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’économie. »

 

 

Aussi, si vous êtes d’accord avec cette analyse, diffusez ce message autour de vous afin de répandre ces idées nouvelles.

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 11:25

Quand est-ce que les dirigeants du monde entier, et en particulier ceux du G20, de l’ONU, du FMI et de la Commission Européenne, et des différents partis politiques comprendront que la solution à la crise économique actuelle et à la misère et violence qu’elle engendre ne sera possible que par l’adoption d’un nouveau système économique ?

            Aussi lançons nous cette pétition pour qu’un nouveau système économique, s’appuyant sur des concepts scientifiques, soit adopté. Ce système doit s’appuyer sur les points suivants :

   -    Sur la vraie nature de la valeur, qui n’est qu’un nombre comme le dit Albert Jacquard « la valeur qu’évoque l’économiste [...] est un nombre permettant de classer tous les biens et tous les services, sur une échelle unidimensionnelle » (“Mon utopie”, Stock).
   -    Sur le rôle de la monnaie ou de l’argent qui n’est qu’un moyen d’échange et la représentation de l’ensemble des richesses que renferme notre Terre et que l’activité et l’ingéniosité humaine ont su créer depuis l’apparition de l’Homme sur terre.

   -    Sur le crédit (représentant plus de 95% de l’argent en circulation) qui permet le transfert de ressources ou richesses potentielles, dormantes en richesses dynamiques, actives, vivantes, utiles à l’humanité, créatrices elles-mêmes de richesses ;

    -    Sur ce crédit qui devrait être sans intérêt et sous le seul contrôle des Etats et non des banques qui nous exploitent pour leur seul profit. On trouve toujours de l’argent, cette marchandise par excellence, pour faire la guerre. Pourquoi n’en trouve-t-on pas pour éradiquer la misère dans le monde ?

   -    Sur la nécessité d’avoir un étalon fixe comme en toute science. Par exemple personne n’admettrait que le mètre étalon change de longueur constamment. Pourquoi alors admet-on que le dollar, l'euro, le yen ou le yuan changent de valeur à la minute et que ces monnaies fassent l’objet de spéculation sur le marché des changes ? Le maintien d’une parité fixe entre monnaies était le premier objectif du FMI. Pourquoi l’a-t-on supprimé ? Pour favoriser la spéculation des financiers et banquiers ?

   -    Sur la nécessité d’un juste équilibre entre les prix et le pouvoir d’achat (les revenus) ; si on produit c'est bien pour consommer. Or les moyens monétaires des consommateurs ne leurs permettent pas de justement consommer l'ensemble des produits mis à leur disposition.

   -    Sur l’instauration d’un prix compensé, d’un dividende social, humain comme préfère l’appeler Albert Jacquard, humanitaire ou universel pour tous, permettant de vivre décemment ; tout consommateur, quel que soit son âge, contribue à la production.

   -    Sur la nécessité d’établir une comptabilité équilibrée. La dette est partiellement due à cela. Mais de plus elle est totalement arbitraire et n’existe qu’envers l’oligarchie bancaire et financière qui crée l’argent ou le crédit du néant, comme les économistes Ralph G. Hawtrey, Reginald McKenna, Henry D. Macleod, John Maynard Keynes et John K.Galbraith l’avouent eux-mêmes (cf. P.S.). D’où  cet argent-dette que dénonçait Maurice Allais, notre prix Nobel de l’économie en 1988. L’État n’a-t-il pas autorisé aux banques une ouverture de 100€ de crédit pour tout dépôt de 7€ ? L’intérêt que nous versons à ces prêteurs est donc bâti sur du néant ! Tous nos dirigeants doivent le savoir mais ils se gardent bien de nous le dire et de lutter contre cet abus ! Serait-ce par ce qu’ils en profitent ? On aimerait le savoir !

            Serait-ce trop demander à tous ces dirigeants de réfléchir à cette pétition et d’étudier sans parti pris ni dogmatisme les propositions du Crédit Social, système proposé par Clifford Hughes Douglas (1924), par Walter G. Serra (1933, 1949, 1950), par Louis Even (1936), système auquel Maurice Allais s’est rattaché et qu’il a défendu vers la fin de sa vie, et qu’à mon tour je défends ? Comme il le réclamait :

«  que l’économie soit au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’économie. »

 

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:54

  

            On en parle depuis peu suite aux mouvements d’écologistes qui s’opposent à son exploitation jouant sur les peurs et les inconvénients pour l’environnement qu’occasionnerait cette exploitation.

            Même si le  terme de schiste est, suivant la définition du dictionnaire, une «  roche ayant acquis une schistosité, ou structure feuilletée, sous l’influence de contraintes tectoniques », il ne me semble pas approprié. Le terme de schiste est plutôt réservé pour des roches métamorphiques. Les géologues, dans le cadre de la Fédération Française des Géosciences (FFG), rassemblant ceux de l’Union Française des Géologues (UFG), ceux de la Société Géologique de France (SGF), et ceux du Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN), ont tenu le 9 juin 2011 une conférence sur les “gaz de roche-mère”, terme qui me semble plus exact pour désigner l’origine de ce gaz. Il faut espérer que des écologistes y auront assisté et qu’ils donneront une description plus exacte de son origine et de son exploitation ! En effet cette source de gaz provient d’une roche sédimentaire. La roche dont il est issu le gaz est une argile compacte. Les écologistes devraient savoir cela, s’ils s’étaient un tant soit peu informés auprès des géologues. C’est en effet une argile, à la fois roche riche en matières organiques et roche réservoir donc une roche encore plus ou moins poreuse, bien que compacte suite à son enfouissement à 3.000 ou 4.000 m, et très peu perméable à moins d’être plus ou moins fissurée suivant les contraintes qu’elle a pu subir. Elle renferme du gaz qui provient de la transformation de la matière organique, présente lors du dépôt des particules fines (silt et argile), gaz plus ou moins associé à d’autres produits plus lourds appelés huile. Cette matière organique, suite à son enfouissement et à l’action conjuguée des bactéries anaérobiques, de la température et de la pression, produit du gaz. Ce gaz n’a pas pu s’échapper car l’argile est très peu perméable ainsi d’ailleurs que les roches supérieures appelées couverture. Qu’on arrête donc de propager dans les médias des termes erronés, proférés par des gens sans connaissance, et de fausses informations.

            Pour l’exploration, l’estimation des réserves et leur exploitation on peut faire appel aux techniques pétrolières, à la géophysique de surface et surtout de trou donc aux diagraphies, et au forage. Quant à l’extraction, elle se fait actuellement par fracturation hydraulique, le plus souvent dans des puits plus ou moins horizontaux permettant de la sorte son extraction au sein d’un plus grand volume de roche. Certes cette technique, déjà utilisée depuis plus de quarante ans par les pétroliers, requiert dans ce cas beaucoup d’eau. Dans un puits isolé l’eau injectée, à laquelle on additionne parfois des dissolvants, revient à la surface avec le gaz qu’on sépare donc de l’eau. Si le tubage du puits est fait correctement il ne peut pas y avoir de fuite à la remontée de ce gaz et de cette eau, donc pas de contamination des nappes phréatiques supérieures. C’est le cas de l’immense majorité des puits d’extraction du pétrole et du gaz qui ne pollue pas ces nappes. On peut améliorer la technique pour la rendre encore moins polluante et consommatrice d’eau et ainsi rassurer la population s’il en était besoin suite aux craintes propagées par les écologistes. On peut aussi utiliser la technique des puits doubles, l’un pour l’injection, l’autre pour l’extraction, l’eau remontant à la surface et séparée du gaz pouvant être réinjectée, limitant ainsi la quantité d’eau nécessaire à l’origine pour cette fracturation.

            On assiste une fois de plus à la tyrannie d’une minorité, les membres de EELV, sans réelle connaissance sur le sujet ! Notre pays étant assez riche en cette source de gaz, pourquoi ne pas l’exploiter et réduire ainsi notre dépendance énergétique et notre dette? Et qu’on ouvre les crédits d'état pour cette exploration et exploitation en améliorant au besoin les techniques à la fois de forage et de fracturation ! Que l’Etat s’en charge comme il s’est chargé en son temps de l’exploitation des mines de charbon, ou qu’il en confie la recherche et l’exploitation à des compagnies privées charge à elles de dédommager les occupants du terrain et de fournir ce gaz au marché à un prix qui ne soit pas prohibitif !

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 16:06

    "Nous avons montré que la collectivité doit recevoir comme Bonus une somme représentée par l'expression C.(P - C)/P, c'est-à-dire la différence entre C, les prix pleins payés par les consommateurs, et C.(C/P), le "Prix Compensé" ou "prix juste", que la collectivité aurait dû payer.
    "Après paiement du Bonus, la collectivité aura donc reçu au total : Ct = le prix payé par les consommateurs + le bonus rendu par les vendeurs:
                 Ct = C + C(1 - C/P) = C + (C - C2/P) = (2C - C2/P) = (2CP - C2)/P
    "Par conséquent, il existe encore un solde égal à Pt = P - C , soit :
                 Pt = P - (2CP - C2)/P =  [P2 - (2C.P - C2)] / P  soit finalement  Pt = (P - C)2 / P
    "à distribuer, si l'on veut que la production, évaluée P, soit consommée. Cette proportion constitue la source d'une partie du dividende national à répartir.
    "Enfin, considérant le compte "Capital National", si le total de l'actif de la Nation, tel qu'il ressortira de l'inventaire des richesses nationales totales, est représenté par A (exprimé en termes de l'unité monétaire), qui est bien la valeur de tous les avantages de l'association humaine constituée par la nation depuis l'origine de l'humanité;
    "et si, d'autre part, le total du Passif est représenté par D;
"la différence (A - D) est disponible comme source supplémentaire de pouvoir d'achat mobilisable. A est très grand par rapport à D. Une faible proportion, a %, (par exemple 1 %) de la valeur de cet actif net (A - D) peut être annuellement réparti également entre tous les citoyens. Cette proportion peut être augmentée - comme par exemple au début de l'application de la réforme et pour donner aux plus déshérités une somme suffisante pour "démarrer". Elle peut être diminuée; c'est là une question de politique sociale.
    "Quoiqu'il en soit, les deux sommes définies ci-dessus:
    1°)     (P - C)2 / P
    et
    2°)    (A - D) . a %
    "représentent les sources de ce que nous appelons le "dividende national", ou, si on veut, "dividende social" - ou "dividende humain" pour Albert Jacquard, peut-être "dividende universel" pour Christine Boutin, pour moi "dividende humanitaire"  -, qui sera distribué de façon égale entre tous les citoyens, depuis leur naissance jusqu'à leur mort, et constituera un crédit de consommation qui, supplémentant le salaire et le Bonus, permettra à tous les consommateurs d'acheter la production et de la consommer.
    "Ce dividende national sera donc distribué gratuitement à chaque citoyen comme un dividende auquel il a droit en sa qualité de membre de l'association humaine -"hyper-famille" - que constitue la Nation. Nous avons vu qu'il faut considérer la nation comme une immense société d'exploitation - "hyper entreprise"- dont tous les citoyens - qui ont un égal droit au bien-être, - poursuivent en commun le même but, celui de toute vie humaine en ce monde: vie individuelle, familiale et sociale aussi agréable et aussi pleine que possible, dans la sécurité, la paix, la justice et avec un degré de liberté et d'indépendance aussi larges que possible; idéal à la réalisation et au succès duquel chaque citoyen est également intéressé.
    "Nous avons vu que chaque citoyen, membre de cette Société, en possède une action, la même pour tous. Cette action donne à chacun droit au même dividende. Chacun peut accroître librement, par son travail, son esprit d'initiative et d'entreprise, cette part minimum des avantages de l'association humaine à laquelle il appartient. Mais il doit d'abord et essentiellement recevoir ce dividende minimum, qui s'accroît tous les jours avec le progrès. C'est à ce compte seulement que tout citoyen, qu'il soit employé ou non, qu'il travaille ou non - enfants, femmes au foyer, vieillards - pourra vraiment et pleinement vivre, et jouir librement, en sécurité, sans contrainte ni limitation extérieure indépendante de sa propre volonté, des avantages croissants de l'association humaine qu'est la nation.
    "Sans doute est-il indiqué, avant de déclarer et de distribuer le dividende ainsi défini, d'en affecter une partie à des institutions ou à des œuvres d'intérêt général (par exemple: pensions, Assurances Sociales, fonds de chômage, familles nombreuses, etc.). C'est là purement une question de technique, non de principe, et relevant uniquement de la politique sociale de l'État. " (W. G. Serra).

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 15:50

  La laïcité, qui depuis 1905 constitue le socle de notre vie communautaire, est-elle respectée ? Non, pas vraiment. On doit impérativement dissocier définitivement la sphère politique, juridique et économique, en un mot laïque, de la sphère religieuse. Jésus ne disait-il pas “Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu” (Matthieu, 22, 21, Marc, 12, 17) ? Suivons cette recommandation pleine de bon sens mais que se gardent bien de suivre certaines religions !
    En fait tout le système social, judiciaire et politique de nos démocraties est encore trop dépendant des religions qui sont à l'origine de tant de guerres, de massacres, de malheurs, de millions de morts, pour ne pas dire de l'asservissement des individus en jouant sur leur crédulité, sur leur ignorance, sur leur inculture, sur leur manque de raisonnement, comme le pratiquent encore de nos jours les religions islamique, baptiste et évangéliste !
    Quand on constate que Martine Delors, ex Aubry, et Laurent Fabius ont cosigné, même si par après ils se sont rétractés, avec Tariq Ramadan - petit fils du fondateur des Frères musulmans, cette organisation panislamique qui est pour une stricte application de la "charia", pour la lapidation des femmes adultères, qui veut l’anéantissement de l’état d’Israël et qui, pour cela, pratique ouvertement le terrorisme - une pétition “Non au débat-procès sur l’islam”, quand certaines "élites", tant de droite que de gauche, relayées par les responsables des six religions pratiquées en France, s’élèvent contre un débat sur la laïcité et l’islam dont l’influence est de plus en plus importante et envahissante en France, on peut définitivement craindre pour la laïcité et surtout la liberté des femmesen France ! Et on en laisse la défense à Marine Le Pen !    Dire ou écrire des évidences semble ne plus être autorisé en France car contraire au "politiquement correct" et à la "pensée unique" de prétendues "élites" et de faux humanistes !
    Heureusement notre pays est encore laïc ! Mais on peut s'interroger. En effet, que constate-t-on ? Les rues ou places de certaines de nos villes sont occupées tous les vendredis par les musulmans se prosternant cul par-dessus tête vers La Mecque pour leurs prières, interdisant alors toute circulation. On supprime le porc dans les menus scolaires. On veut y imposer la viande "halal" ou "kascher". On sépare les filles et garçons dans la pratique du sport. On réserve à certaines heures l’ouverture des piscines aux femmes. On s’élève contre certains enseignements pouvant heurter les idéologies et croyances. Quand dans nos hôpitaux un musulman n’accepte pas que sa femme soit soignée par un médecin homme. Prendrait-il nos médecins pour des sadiques ? Quand la justice tient de plus en plus compte des règles de l'islam. Quand un juge annule un mariage parce que l'épouse musulmane n'est plus vierge ! Quand un autre juge décide du renvoi d'une audition de suspect parce que ce dernier observe le ramadan ! Mais le jeûne n'est prescrit qu'entre le lever et le coucher du soleil. S'il se sent faible c'est son affaire ! D'ailleurs, généralement les musulmans font la fête la nuit et mangent et boivent juste avant le lever du soleil pour justement être en mesure de tenir jusqu'au soir ! Où est le respect de la laïcité dans ces décisions de juges ? A propos ces juges étaient-ils musulmans ? N’est-ce pas abdiquer devant les exigences de certaines religions et de leurs dérives ? Et l’État et certaines "élites", ne réagissent pas contre cela. On bafoue la laïcité !
    Quand, par ailleurs, certains groupes politiques, en particulier les socialistes et communistes, et syndicaux (naturellement SUD, CGT et FO, mais aussi la CFDT), ceux qu’on traitait de "bouffeurs de curés"- mais apparemment pas d’imams ! - veulent absolument défendre le "jour du Seigneur" et supprimer le travail du dimanche ! Et l'Humanité de titrer "Nos dimanches, c'est sacré". Les communistes se seraient-ils convertis au christianisme ? Ce serait un bien s'ils suivaient les enseignements de Jésus ! Quelle hypocrisie ! Mais que devient la liberté individuelle dans tout cela ? Ces beaux esprits nous disent que c'est à la demande des patrons que les gens sont obligés de travailler le dimanche. C'est en partie vrai, mais c'est aussi et surtout à la demande de la collectivité (suivant un sondage 66% des Français sont favorables au travail le dimanche !). Ces politiciens et syndicalistes oublient que déjà 7,4 millions de gens travaillent le dimanche pour le bien de tous. Si on suivait leurs revendications, en s'appuyant sur le sacro-saint principe d'égalité qu’ils prêchent, il faudrait alors interdire absolument tout travail le dimanche, c'est-à-dire fermer les hôpitaux, les hôtels et restaurants, tous les commerces, les cinémas et théâtres, interdire les réunions sportives professionnelles, arrêter tout transport, toute émission de radio et de télévision, etc. Est-ce vraiment ce qu'ils souhaitent ? Qu'on soit pour le repos hebdomadaire et que, par coutume, il soit en France le dimanche, entièrement d'accord! Mais qu'on laisse aux gens le choix du ou des jours de congé ! Si, comme le réclament certains catholiques, c'est pour prier Dieu et aller à la messe, qu'on se rappelle que certaines messes dites dominicales sont maintenant célébrées le samedi soir ! Jésus ne recommandait-il pas de se retirer dans sa chambre pour prier (Matthieu, 6, 6-7) ? On l’a oublié !
    Malheureusement ce n'est pas l'interdiction de tout signe religieux à l'école ou en public (voile, burka, niquab, kippa, etc.) qui conduira l'ensemble de la Nation, même les musulmans, à la laïcité ! C'est par l'éducation, la pédagogie et l'instruction à l'école et au collège d'une spiritualité laïque et d'un véritable humanisme, - "la religion de l'avenir" selon Renan, - qu'on la fera réellement progresser et qu'on supprimera la mainmise de toute religion sur le peuple, sur le fonctionnement de l’État et sur l'instruction comme le réclame Mahmoud Ahmadinejad en Iran ou les évangélistes et baptistes aux USA, mais aussi ailleurs !
    La religion, basée sur la croyance et la foi en un Dieu, est une affaire strictement personnelle. On ne doit pas en faire un système politique, judiciaire et économique de gouvernement du peuple, comme le font tous les extrémistes et fanatiques qu'ils soient sionistes, évangélistes ou baptistes et, surtout, islamistes ! Comme l'écrit Albert Jacquard : “Les Eglises, comme toute structure humaine, ont eu pour objectif non la diffusion d'une "bonne nouvelle", mais l'extension de leurs pouvoirs. Elles ont souvent assis ce pouvoir sur la crainte qu'elles ont insufflée dans les esprits, notamment par les notions de péché et de damnation éternelle." ("Petite philosophie à l'usage des non-philosophes, Bonheur"). Et il ajoute : "Et aujourd'hui, je l'avoue, j'ai très peur que les religions ne soient à nouveau utilisées, avec plus ou moins de connivence entre elles, pour justifier des affrontements dont la véritable cause sera le désir de domination. Les religions devraient solennellement proclamer que toute guerre en leur nom constitue véritablement un blasphème.” ("Petite philosophie à l'usage des non-philosophes, Religion"). Elles ne font rien en ce sens ! Elles pratiquent ou soutiennent les guerres. Albert Jacquard nous dit également “La plupart des religions recommandent d'aimer son "prochain". Le fait est que, malgré ce bel objectif, elles ont souvent secrété des comportements d'exclusion des "païens", des "infidèles", des "ennemis du vrai Dieu", qui n'étaient plus regardés comme des prochains, des frères, mais comme des adversaires à éliminer. Ce n'est pas au nom d'une volonté divine qu'il faut "aimer son prochain", mais au nom de notre lucidité sur la réalité humaine. Cette lucidité est pour moi le fondement de la laïcité”. (Albert Jacquard, "Petite philosophie à l'usage des non-philosophes, Fraternité"). Que dire de plus, sinon vive la laïcité et l’humanisme et défendons les !

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