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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 16:06

  Ce terme désigne une personne qui fait de la politique. Les médias les classent suivant leur position dans l'hémicycle, omettant le plus souvent - sans doute par habitude ou ignorance - de mentionner la pensée philosophique profonde qui les anime, ou la politique juridico-socio-économique qu'ils veulent mettre en œuvre. En observant leur comportement on serait de plus en plus enclin à penser, comme Roger Martin du Gard, qu'il y a beaucoup parmi eux de “politiciens retors qui se partagent le pouvoir en Europe” et je rajouterais dans le monde ! De plus ils font preuve, le plus souvent, d’un manque total d’objectivité et même de malhonnêteté intellectuelle !
    En écoutant certains d'entre eux on serait tenté de leurs chanter, comme Patrick Sébastien : “Ah !  Si tu pouvais fermer ta gueule, ça nous ferait des vacances ! Ah ! Si tu pouvais fermer ta gueule, ça ferait du bien à la France !” Bien que dans l’esprit de Patrick Sébastien ces propos s’adressaient avant tout, mais sans le nommer, à Sarkozy, je vais les étendre à d’autres politiciens.
    Commençons par Ségolène Royal - encore une énarque très en vue dans les médias ! -  qui se proclame première opposante à Sarkozy. "Surfant" sur son "look" et sur l'arrivée au pouvoir de femmes au Chili, en Argentine, en Allemagne, en Afrique, elle a cru que c'était son tour ! Elle se donne des airs de Madone en s'habillant en blanc ou en bleu ! Née au Sénégal elle se dit africaine. De souche lorraine, elle se prend pour Jeanne d'Arc ! Selon ses dires, elle serait la seule à écouter le peuple, à réformer et à vouloir satisfaire toutes les demandes catégorielles ! Elle serait pour "l'ordre juste" ! - Elle a dû s'inspirer du bouddhisme et du Dalaï Lama ! - Mais quelle démagogie, quelle supercherie, et quelle hypocrisie ! Car si elle veut vraiment aider le peuple et les Africains, qu'elle adopte alors la théorie économique du "Crédit Social". Mais connaît-elle seulement les idées économiques de Clifford H. Douglas, de Walter G. Serra ou de Louis Even ? On peut en douter, car cela ne doit pas être le genre d'enseignement que l'on dispense à Science Po et à l'ENA, sinon pour les descendre en flèche imbus que sont les professeurs de l'ENA et de Science Po de la justesse des dogmes économiques orthodoxes capitalistes ou parfois communistes qu’ils enseignent !
    Comme à un chansonnier du Théâtre des Deux Anes, elle me fait penser à un couplet de la chanson de Georges Brassens, "La jolie vache",  qui lui va comme un gant :
                                               “Un' jolie fleur dans une peau d'vache
                                               Un' jolie vach' déguisée en fleur
                                               Qui fait la belle et qui vous attache
                                               Puis, qui vous mèn' par le bout du cœur
”.
    Plus récemment, elle s'est posée en victime, suite à trois cambriolages de son appartement - ce ne devait pas être ses idées qu'ils cherchaient à voler comme l’ont dit certains socialistes ! - accusant, sans preuve, le "clan Sarkozy", cambriolages qu'elle associait à sa déclaration, faite à Québec, dans laquelle elle déniait toute responsabilité du président Sarkozy dans la libération d'Ingrid Betancourt. C'est évident que ce n'est pas lui qui est allé l'arracher en Colombie aux mains de ses ravisseurs ! Pour ses propos elle a d'ailleurs été sèchement reprise par la gauche et, pour une fois, par Jack Lang qui a fustigé la “rare mesquinerie” et le “manque d'élégance morale” de ses propos, termes qui ont déplu à certains socialistes de l'entourage de Royal !
    Pour Alain Badiou Ségolène Royal est “la tocarde [...], une nuageuse bourgeoise dont la pensée, si elle existe, est quelque peu secrère”. Il semble, pourtant, qu'une fraction des Français se laisse prendre à son discours et à sa façon "people" de faire de la politique ! Elle veut qu'on ne l'oublie pas, qu'on parle d'elle ! Elle organise des shows comme les chanteurs et avec certains d'entre eux. Elle  change son look. Elle s'affiche telle une "star" sur les planches et dans les médias, ces dernières n'en demandant pas mieux car cela fait vendre et gagner du "fric" ! Et pour arriver à ses fins elle n'hésite pas à attaquer sans motif ses adversaires tant ceux de la "droite" que ses "amis" socialistes, à sortir des "bourditudes" comme elle le dirait ! Elle se prétend le chantre de la "fraternité" ! Elle reprend aussi les termes de Jésus "aimez-vous les uns les autres" - enfin une phrase à laquelle on peut souscrire, mais l’applique-t-elle ? - Elle a lancé sa motion - qui est venue en tête avec 29% des suffrages des 55% des socialistes ayant participé au vote, soit seulement 16% des inscrits au parti socialiste ! - Elle s'est mise sur les rangs pour être secrétaire du PS dans l'espoir d'être désignée comme candidate à l'élection présidentielle de 2012 ! Les résultats des élections du secrétaire du PS lui étant défavorables à 102 voix près, mauvaise perdante elle prétend qu'il y a eu trucage, ce qui est fort possible d’ailleurs ! J'espère que le peuple se rendra enfin compte de son hypocrisie et de sa supercherie ! N'a-t-elle pas été condamnée pour ne pas avoir réglé le salaire de deux de ses collaboratrices ? Il n'y a rien de "juste" -  mot pourtant qu'elle emploie souvent - dans son comportement ! Quant à son programme, c'est un ramassis de banalités et d'erreurs économiques ! Depuis peu on l'entend parler de "Crédit Social" mais en connaît-elle seulement les bases théoriques ? Si oui, qu'attend-elle alors pour en diffuser les idées si elle les adopte ?
    Elle attaque l’hebdomadaire Paris-Match pour les photos prises à Malagga la montrant aux bras de son nouvel ami, photos prises dans un lieu public d’une femme publique toujours désireuse qu’on parle d’elle. Elle était bien contente qu’on fasse un reportage sur elle quand elle était au Québec, à Washington, en Guadeloupe, à Mexico ou au Sénégal ! Qu’on la prenne alors en photo et qu’on les reproduise en couverture des magazines ! Mais quelle hypocrisie !
    Et maintenant, Ségolène Royal s’alloue le droit de présenter des excuses, au nom de la France, pour des actes ou des paroles prononcées par Sarkozy au Sénégal ou sur Jose Luis Rodriguez Zapatero, premier ministre d’Espagne ! Mais que je sache, elle ne représente qu’elle et rien d’autre puisqu’elle n’est pas présidente de la République Française, et même pas responsable au sein du parti socialiste, ni même députée ! Comme le dit François Bayrou - pour une fois intelligemment ! - dans une conférence de presse tenue le 20 avril 2009, “c’est à la France qu’il faudrait faire des excuses”. Et Jack Lange de rajouter “j’ai envie de dire à nos amis espagnols, excusez-la, pardonnez lui [...] Excusez son faux pas”. Je lui dénie tout droit de parler en mon nom ! D’autant qu’elle cite incomplètement et de façon tendancieuse des paroles prononcées il y a deux ans, en les sortant de plus de leur contexte, ou qu’elle s’appuie sur des rumeurs colportées par un journal, Libération, sans en vérifier la réalité. Tout cela par haine de Sarkozy et pour qu'on parle d'elle ! Ceux qui ont réellement assisté à ce déjeuner, entre autres le socialiste Henri Emmanuelli, le villepiniste Hervé Mariton, le vert François de Rugy, tous les trois qu’on ne peut pas taxer de sarkozistes, disent tous que Sarkozy n’a jamais insulté Jose Luis Rodriguez Zapatero. Mais quand donc arrêtera-t-elle de dire des "bourditudes" pour être poli et reprendre sa manie d’inventer de nouveaux mots ? Certains de ceux qui la soutenaient dans son action, commencent à trouver qu’elle en fait un peu trop. Ils prennent enfin conscience de ses désirs obsessionnels et finissent par la lâcher. Même son mentor Pierre Bergé qui la soutenait financièrement prend ses distances !
    Parlons maintenant de Martine Aubry - encore une énarque ! -, nouvelle secrétaire du parti socialiste à la suite du congrès de Reims où se sont passées des choses bien curieuses. Mais passons. Notre "dame des 35 heures" en remet une couche ! Face à la crise actuelle, elle prône la manifestation, la descente dans la rue. Elle est toujours pour la réduction du temps de travail, qu’elle veut imposer à tout le monde, allant contre la liberté de chacun de choisir ce temps et l’année de son départ à la retraite. Elle s’est pris une "veste" aux dernières élections européennes car son programme était très obscure pour ne pas dire abscons ! Elle veut relancer la croissance en augmentant la consommation et pour cela elle veut augmenter les salaires. Fort bien pour ces derniers, mais comment dans le système actuel ? Eh bien, vous n’avez pas bien compris, par l’impôt naturellement, impôt prélevé sur les riches cela va de soi puisque ce sont les seuls à posséder de l’argent.
    D'abord il faudrait qu'on définisse à quel niveau de ressources considère-t-on qu'un individu peut être classé dans la catégorie des "riches" ? François Hollande - toujours un énarque qui perçoit 9.612,43 € mensuels bruts de revenus et d’indemnités diverses pour ses activités d’élus, somme incluant 2.343,24 € liés à ses fonctions de maire, à laquelle il faut rajouter les avantages en nature : indemnité de téléphone et courrier : 6.610 €, facilité SNCF : carte de circulation en 1ère classe (40 A-R Paris-circonscription), voiture avec chauffeur, sommes auxquelles il faut ajouter le salaire de ses collaborateur(s) de l’Assemblée nationale soit 8.553 € ce qui fait que François Hollande coute aux contribuables français la somme de 30.387,43 € par mois ! - avançait le chiffre de 40.000 euros de gain par an. C'est à peu près ce que touche un couple dont le mari et la femme travailleraient et dont le salaire individuel serait d'environ 1.600 euros par mois, soit très proche du niveau du SMIC. Avouez que cela ne constitue pas un pactole ! Mais à supposer qu'on retienne ce chiffre de 40.000 euros par an, comment prélèverait-on le surplus de revenus des individus dits "riches" ? Par l'impôt sans doute ? Pour faire quoi ? Créer plus de fonctionnaires et augmenter leur rémunération puisque c'est là la revendication principale des syndicats soutenus par les socialistes et gens de gauche ? Ou pour le redistribuer par un genre de RMI ou de RSA ? On aimerait le savoir !
    Ensuite, bien que soutenue par beaucoup de gens car considérée comme rétablissant un peu de justice sociale et une certaine morale, c'est une solution un peu simpliste et fausse, basée sur un manque de réflexion de ceux qui la préconisent !
    En effet, analysons un tant soit peu cette prétendue solution. Puisque le nombre des travailleurs ne cesse de diminuer - ces derniers, suite aux progrès technologiques, étant remplacés inexorablement par les machines, robots et logiciels - et ceci, quoiqu’on en pense, pour leur bien puisque ces machine, robots et logiciels soulagent leur travail et créent des richesses qui devraient seulement être mieux réparties entre tous les membres de la communauté humaine -, et que dans le système économique actuel la précarité se développe, et donc que le nombre d'individus imposables - qui en France en 2009 ne représente déjà plus que 43 % des contribuables -  diminue lui-même, le montant de l'impôt sur le revenu de ceux qui travaillent et gagnent suffisamment d'argent, - sous forme de salaires, intéressement, dividendes, ou retraite, pour être classé comme "riches", - soit 55 milliards d’euros en 2009, ne pourrait qu'augmenter, "à la limite", à l'infini, les rendant à leur tour pauvres ou, pour certains, les incitant à émigrer sous des cieux où ils seraient moins imposés. Quant à l'augmentation de la TVA, - préconisée en Allemagne, - elle affecte en priorité les plus modestes, ne l'oublions pas ! Par ailleurs, s'il y a moins d'achats de biens parce qu'il y a moins d'argent distribué en salaires (chômage) et dividendes (récession), la TVA elle-même rapportera moins. Il y aura donc encore moins d'argent à redistribuer, à moins d'augmenter encore la TVA. On entre là dans une spirale infernale ! “L'impôt tue l'impôt et l’emploi”, comme on a coutume de le dire (“Trop d’impôt tue l’emploi”, par Philippe Alexandre et Béatrix de L’Aulnoit, Robert Laffont). Rappelons-nous aussi ce qu’avant eux écrivait avec beaucoup d’humour Marc Twain : “quelle est la différence entre un taxidermiste et un percepteur des impôts ? Le taxidermiste ne prend que la peau...
    En effet, le niveau actuel de l'imposition en France est à l'origine de la fuite des capitaux, de l'émigration des jeunes cerveaux créatifs et productifs, donc source de richesses, - deux millions selon les dernières statistiques ! - vers des pays où ils seront moins taxés, même si ces pays suivent la même politique économique, fondamentalement erronée. Le niveau élevé de l'impôt sur les sociétés est aussi à l'origine des délocalisations et de la non implantation dans notre pays de sociétés étrangères. Et par voie de conséquence, les salaires des travailleurs et les dividendes versés aux actionnaires ne sont plus versés en France. D'où moins de revenus provenant des impôts sur ces salaires et dividendes et moins d'argent circulant dans notre pays ! D’où la récession ! A-t-on bien réfléchi à cela dans le parti socialiste ? Apparemment pas, mais il n’est pas seul à ne pas réfléchir !
    En ce qui concerne Marie-Georges Buffet qui ne représente plus qu’une infime minorité, je vous renvoie au paragraphe "communisme".
    De même en ce qui concerne Olivier Besancenot, ce trotskiste anarchiste, je vous invite à vous reporter au paragraphe suivant.

    Le trotskisme est une Idéologie - “l'idéologie, c'est ce qui pense à votre place” (Jean-François Revel, "La Grande Parade") - politico-économique qui emprunte son nom à Trotsky.  Ce dernier, assassiné au Mexique en 1940, s'est opposé à Staline qui incarnait à ses yeux une bureaucratie parasitaire.
    Cette idéologie se réclame fondamentalement du communisme révolutionnaire et des idées propagées par Marx, Engels, Lénine et naturellement Trotsky. Ces idées, exprimées dans le "Manifeste du parti communiste", résument la société en deux camps ou classes sociales antagonistes, d'une part la "bourgeoisie" et d'autre part le "prolétariat".
    Cette idéologie prêche la révolution permanente et la "dictature du prolétariat" visant à la destruction du pouvoir économique et en conséquence également politique de la bourgeoisie responsable à leurs yeux de tous nos maux !
    En France, cette idéologie s'est associée dès 1934 avec le parti socialiste d'alors (SFIO). Il est d'ailleurs symptomatique que beaucoup de socialistes aient été préalablement trotskistes (Lionel Jospin, Julien Dray pour ne citer que les plus en vue actuellement).
    Les trotskistes sont surtout implantés dans les syndicats (SUD, FSU entre autres) et certaines associations, SOS-Racisme et ATTAC. Ils recrutent chez les jeunes (JCR), les Juifs et certains intellectuels dits de gauche.
    Le mouvement est représenté en particulier par Lutte Ouvrière (LO), avec comme ancienne porte parole Arlette Laguiller, et par la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) avec Alain Krivine et Olivier Besancenot. Ce dernier, facteur à Neuilly - mais il ne doit pas être souvent à son poste vu ses autres activités politiques ! -, lié à Stéphanie Chevrier, ancienne directrice littéraire chez Flammarion - ce qui a dû l'aider pour la publication de son livre "Révolution (cent mots pour changer le monde)" ! -,  admirateur de Che Guevara - ce tortionnaire ! -, soutien de Jean-Marc Rouillan d'Action directe - cet assassin sans remords ! - vient de fonder le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Il s'élève contre les inégalités, ce en quoi il a parfaitement raison, mais ce qu'il propose ne constitue en rien la solution. Prendre l'argent aux riches pour le donner aux pauvres ne résoudra rien ! Il rétablira peut-être un peu d'équité mais il n'inversera que les problèmes !
    L'idéologie que ce mouvement propage veut surtout imposer la "dictature du prolétariat", ce qui veut bien dire que c'est donc une dictature, la domination totale d'une classe de la société sur toutes les autres et la fin de la tolérance, que vise ce mouvement. On ne peut donc pas adhérer à cette idéologie si on est humaniste.
    Une fois de plus on se trompe de combat. Comme déjà dit c'est d'une réforme économique basée sur des concepts scientifiques dont on a besoin et non d'une domination d'une classe dont les idées économiques sont elles aussi totalement erronées car correspondant à un "capitalisme d'état" et à la disparition de la liberté de l'individu au profit d'une seule classe sociale ! Or le système économique que préconise le trotskisme n'est pas fondé sur des concepts scientifiques. On ne les entend pas dire qu'il faut comme en toute science un étalon fixe, ni préconiser un équilibre entre la valeur de la production et celle destinée, au travers de l'argent distribué, à aider tous les membres de l'humanité à avoir accès de façon équitable aux biens et aux services que la communauté est apte à fournir. En suivant ceux qui prônent cette idéologie on ne ferait que remplacer la domination de l'oligarchie financière et bancaire par celle du prolétariat qui conduirait à un nivellement par le bas, à une paupérisation de la masse des travailleurs et à l'émergence d'une "nomenklatura" comme on a pu le constater dans l'ex URSS, et comme on les voit encore à l’œuvre en Chine, en Corée du Nord, au Vietnam et à Cuba !
    Tous nos dirigeants et, surtout, nos “gauchistes” de tout bord, qui veulent tout niveler sous le couvert du sacro-saint mot “égalité”, devraient méditer ces fortes paroles d'Abraham Lincoln : “Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort. Vous ne pouvez pas aider le salarié en anéantissant l'employeur. Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes. Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche. Vous ne pouvez pas éviter les soucis en dépensant davantage que le gain. Vous ne pouvez pas forger le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance”.
    Analysons maintenant le cas de François Bayrou. Il affiche un anti-sarkozisme à tous crins. C’est certes son droit le plus strict ! Cela devient même chez lui une obsession qui va à l’encontre de la morale chrétienne qu’il revendique en tant que catholique pratiquant ! C’est devenu son fond de commerce avec la parution de son livre “Abus de pouvoir”. Mais n’écrivait-il pas déjà lui-même en 2002 : “Je pense que le président de la République doit assumer la charge de premier responsable des affaires de la France... Le président doit faire le travail parce qu’il est élu par les Français ! Le président doit faire le travail parce qu’il faut un responsable, une personnalité qui réponde personnellement devant les Français et puisse s’exprimer en leur nom ! Je veux que le président gouverne réellement.” Aurait-il changé de point de vue parce que ce n’est pas lui qui est à la tête de la France ? Par ailleurs, s’il a réussi à vaincre son bégaiement, il continue de radoter. Il ne propose rien de tangible bien qu’il veut selon ses dires réformer la démocratie et la république, qu’il juge en danger, et par là même la France en profondeur. Or, en tant que ministre de l’éducation nationale il n’a rien fait pour améliorer l’enseignement afin d’élever le niveau intellectuel de nos jeunes ce qui pourtant aurait dû être sa tâche primordiale et constituait une réforme urgente et fondamentale quand on voit dans quel état est notre instruction et notre université. Dans le domaine économique, on ne l’entend pas exprimer, pas plus d’ailleurs que Jean-François Khan qui le soutient dans sa lutte anti Sarkozy, de nouvelles idées. Ont-ils, lui et ses amis du MoDem, entendu seulement parlé du "Crédit Social"? On peut en douter. Par ailleurs, lui aussi a des ambitions démesurées ! Il veut être président de la République Française, pensant qu’il ferait mieux que tous ceux qui ont exercé cette fonction, et naturellement bien mieux que Nicolas Sarkozy. Mais quelle prétention ! La modestie n’est pas son fait ! Lui aussi vient de prendre une "veste" aux dernières élections européennes !
    Parlons aussi de Dominique de Villepin - encore un énarque de la même promotion que François Hollande et Ségolène Royal, avec laquelle, nous dit-on, il aurait flirté ! - A part son discours à l’ONU, applaudi par l’assemblée et dont on ne peut qu’approuver le contenu, il a été à l’origine de bien des erreurs en tant que conseiller de Chirac, en particulier la dissolution de l’Assemblée nationale donc à l’origine de l’arrivée des socialistes au pouvoir, puis le lancement du contrat première embauche (CPE) quand il était premier ministre, ce qui a fait descendre dans la rue des milliers de personnes et d’étudiants, enfin son implication dans l’affaire Clearstream avec la falsification d’un listing et son opposition systèmatique à Nicolas Sarkozy, pour ne pas dire sa haine qu’il partage avec Bayrou avec lequel il veut d’ailleurs dialoguer ! Et maintenant il se présente en victime alors que c’est lui qui serait à l’origine de la manipulation anti Sarkozy. Il veut lui aussi être candidat aux élections présidentielles de 2012 ! Que Dieu, s’il existe, nous préserve d’un tel président ! Car lui aussi se croit supérieur mais n’a aucune idée nouvelle tant en politique qu’en social et en économie, et de plus il joue lui aussi de son "look", il est retors et hypocrite !
    Enfin, pour en terminer avec ce sujet, parlons maintenant de notre président. Il s’est fait élire sur le mot "rupture". Il veut réformer notre pays, qui entre parenthèses en a bougrement besoin. Pour cela il s’investit dans tous les domaines : réforme scolaire et universitaire, réforme de la justice, réforme de l’administration, réforme de l’hôpital, réforme des institutions, et j’en passe. Mais toutes ces réformes sont incomplètes car sur la réforme en profondeur de l’économie dont dépendent toutes les autres on ne l’entend rien proposer de sérieux. Juste un peu plus de contrôle et de morale, une limitation des "bonus" et "golden parachutes", éventuellement limitation du salaire des dirigeants des garndes entreprises, c’est tout. Peut-être une meilleure répartition des bénéfices en trois parties: salariés, actionnaires et investissement. Son côté "bling bling" et ses amitiés avec des milliardaires ne le rendent pas très sérieux aux yeux de la majorité des Français. Et pourtant s’il voulait vraiment réformer la France il devrait prêcher pour une révolution économique s’appuyant sur des concepts scientifiques (cf. économie). Or il n’en est rien ! Ses ministres de l’économie et du budget et lui-même connaissent-ils seulement les idées du système économique connu sous le terme de "Crédit Social" ? On peut fortement en douter ou alors c’est bien pour mieux contrôler le peuple et le soumettre qu’ils continuent à soutenir le capitalisme qui nous a conduit à ces crises successives, même s’ils veulent le moraliser selon leurs dires.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 10:27
   Si l'on se reporte à la définition donnée par Le Petit Robert, c'est le “Contrat par lequel un assureur garantit à l'assuré, moyennant une prime ou une cotisation, le paiement d'une somme convenue en cas de réalisation d'un risque déterminé.”
    Ne voit-on pas se multiplier dans nos villes, et même nos villages, aux côtés des banques et des agences immobilières, des succursales des compagnies d'assurances ? Nos cotisations passent dans la construction d'immeubles gigantesques de bureaux, parfois d'habitations et même de domaines viticoles, soi-disant des placements garantissant les sommes qu'elles seront amenées à verser comme indemnités lors d'un vol ou d'un sinistre. D'ailleurs, même les banques s'y mettent et proposent à leurs clients des contrats de tout genre ! C'est que ce type d'activité est devenu très lucratif. Suivant ce mouvement, mais en sens inverse, les assurances se transforment elles aussi en banques !
    Jouant sur toutes les peurs qu'engendre notre monde moderne, en s'appuyant sur des statistiques ces compagnies d'assurance, qui sont entre les mains de fonds de pension ou même de fonds spéculatifs, proposent des contrats en échange de cotisations souvent fort élevées. Cela constitue une exploitation scandaleuse des gens. Toujours le culte du profit, cette cupidité de l'homme moderne matérialiste ! Et les lois édictées par notre Etat obligent les citoyens à s'assurer, garantissant ainsi un revenu permanent à ces organismes !
    Mais fait surprenant, on apprend maintenant que les compagnies d'assurance peuvent aussi faire faillite telle AIG aux USA qui vient d'être sauvée par la banque centrale américaine grâce à un prêt de 175 milliards de dollars ! Elles étaient donc mal gérées et ont subi le contre-coup de la crise des "subprimes" ayant trop investi dans l'immobilier. Et, oh surprise !,  “à peine une semaine plus tard, les dirigeants d'AIG n'ont rien trouvé de mieux que d'utiliser cet argent pour se payer une retraite d'une semaine dans un complexe luxueux de Californie, le St Regis de Monarch Beach. Facture de ce séminaire luxueux : 443.343,71 dollars, dont près de 200.000 pour payer les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), et plus de 150.000 dollars pour les repas, ainsi que 23.000 dollars de soins de "remise en forme"” selon le démocrate américain Henry Waxman auditionné par la commission de la transparence et de la réforme du gouvernement de la Chambre des représentants (article de Marc Vignaud du Point).
    “Si j'avais vu des factures comme celles-là, je peux vous assurer qu'en tant que PDG, j'aurais posé des questions”, a affirmé l'ancien patron d'AIG, Martin Sullivan, rappelant qu'il avait quitté la compagnie plusieurs mois auparavant !, oubliant de dire qu’il était parti en emportant avec lui un généreux pactole de 19 millions de dollars d'indemnité de départ. Et Anastasia Kelly, "general counsel" et principale avocate d’AIG, trouvant sa rémunération bloquée et insuffisante, démissionne pour partir avec plusieurs millions de dollars ! N'y a-t-il pas là de quoi s'indigner et se révolter ?
    Comme le crédit l'assurance des biens et des personnes devrait incomber à l'Etat seul et non à des sociétés privées ou mutuelles qui en tirent des bénéfices importants, qui d'ailleurs se déchargent souvent sur l'Etat ou la solidarité lors des catastrophes dites "naturelles" (tremblements de terre, raz de marée, tornades, cyclones, inondations, incendies de forêts, etc.) !
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 10:27

    Ce terme anglais se traduit en français par "négociant". En finance il désigne aussi un "opérateur de marché". Les "traders", souvent appelés "golden boys" parce qu'ils gagnent des sommes très importantes, sont en effet des négociateurs de valeurs. Ils sont le plus souvent engagés par une banque, une société de Bourse ou une société d'investissement. Ce sont finalement des spéculateurs financiers qui ont comme mission principale d'anticiper les fluctuations permanentes des valeurs des sociétés cotées en Bourse ceci dans le but de faire gagner à leur employeur des profits financiers. C'est ainsi que les grandes banques et surtout les sociétés d'investissement peuvent annoncer des gains très importants, ceci malgré la crise. En France la seule BNP Parisbas n'annonce-t-elle pas un bénéfice net de 5,832 milliards d'euros en 2009 ? Il est vrai qu'en 2007 ce bénéfice s'élevait à 7,82 milliards d'euros. La crise lui a donc fait perdre 2 milliards !
    Mais qui sont ces "traders" ? Ils sont issus le plus souvent des grandes écoles de commerce (HEC, ESSEC, Sup de Co), mais également des grandes écoles scientifiques telles Polytechnique, l'Ecole des mines, Centrale. Certains des étudiants de ces grandes écoles scientifiques au lieu de s'orienter à la sortie de l'école vers des sociétés industrielles ou des instituts de recherche ont trouvé plus intéressant et surtout rémunérateur de postuler pour des postes de "traders". Ces derniers ne touchent-ils pas des salaires importants et surtout des "bonus" mirobolants ? Les banques et sociétés d'investissement les accueillent avec d'autant plus de plaisir qu'elles savent que ces jeunes diplômés manipulent avec brio les statistiques et le calcul des probabilités, les théories fractales, le modèle de GARCH, les arbres binomiaux, les processus à sauts, de Lévy, les équations intégro-différentielles, le stochastique et j'en passe. C'est pourquoi les "traders" sont aussi appelés par certains "petits génies des mathématiques". On leurs a sans doute appris comment créer des "CDO", même des "CDO-squared" ("Collaterized Debt Obligation" ce qui peut se traduire par "obligations structurées adossées à des emprunts" !), des "CDS" ("Credit Default Swap”), etc. On a dû également leurs enseigner comment pratiquer des "titrisations" !
    Ces "traders" ne sont nullement nécessaire à l'humanité. Ils ne produisent aucun bien utile à cette humanité ! Ils n'apportent aucun service tangible, aucune valeur ajoutée malgré ce qu’en pensent leurs employeurs et les actionnaires ! Ce ne sont que des joueurs de poker, des "casinotiers" comme les appelle certains, dont les pertes sur les places financières, à la Bourse, sont payées par la collectivité.
    Ne croyez pas que je critique les "traders". Ils ne font que profiter d'un système corrompu qui érige la spéculation comme le meilleur moyen de gagner de l'argent et de faire du profit, buts selon ces spéculateurs de toute activité sur Terre. Ils auraient tord de ne pas profiter du système qui place le gain d'argent comme étant le but de toute activité humaine ! Ce sont ces banques et sociétés d'investissement qui les recrutent qui sont à condamner. Ce sont elles qui contrôlent toute l'activité industrielle et commerciale ! Ce sont elles et les actionnaires - qui ne représentent que 5% de la population mondiale -  qui demandent toujours plus de profit, jusqu'à 20% par an ! Pour atteindre cet objectif les sociétés industrielles et commerciales, que ces banques et sociétés d'investissement contrôlent, n'hésitent pas à licencier ou à délocaliser les entreprises dans des pays où les salaires, charges et impôts sont moins élevés. Ce sont ces banques et sociétés d'investissement qui érigent en système la spéculation en jouant de plus avec un argent, le crédit, qu'elles créent du néant comme l'avouait Ralph G. Hawtrey. Et on ne voudrait pas que cela change ?
    Aussi est-il temps de changer ce système économique, dit capitaliste, qui a fait la preuve de sa nocivité pour le genre humain puisqu’il est cause de la montée des inégalités, de la misère qui gagne de plus en plus de couches sociales. Instaurons au plus vite le "Crédit social" !
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 10:55

 

Le micro-crédit a été instauré en 1976 par Muhammad Yunus, docteur en économie et professeur, surnommé le « banquier des pauvres », avec la création du projet « Grameen » (qui signifie en bangladais « village »). Yunus proposa un premier "micro-prêt" (quelques dollars) à quelques dizaines d'habitants du village, en utilisant son propre argent. L'effet de ces prêts au montant dérisoire s'avèra rapidement très positif sur la situation matérielle des bénéficiaires. En outre, ces derniers remboursèrent sans difficulté leur bailleur de fonds. Ce fut un succès immédiat, au Bangladesh tout d’abord, où la « Grameen » obtiendra le statut d’établissement bancaire en 1983 avec la création de la Grameen Bank, puis dans d’autres pays où le « modèle » s’exporta à partir de 1989. Aujourd’hui, selon la Banque mondiale, près de 500 millions de personnes dans le monde bénéficient directement ou non de micro-crédits.

La Grameen Bank s’est donc spécialisée dans le micro-crédit. Elle a eu une croissance importante entre 2003 et 2007. En octobre 2007, la banque comptait 24.703 employés, avec 24.680 antennes couvrant 80.257 villages, rapporté à 43.681 villages en 2003. Depuis sa création la banque a accordé environ 4.3 milliards d'euros dans la monnaie locale, dont 3.9 milliard d'euros ont été remboursés. La banque se réclame d'un taux de recouvrement de 98.35%, comparé aux 95% de recouvrement en 1998. En octobre 2007 elle décompte 7.34 millions d'emprunteurs dont 97% sont des femmes. Le nombre d'emprunteur a plus que doublé depuis 2003. A cette époque, elle ne comptait que 3.12 millions de membres.

Cependant, plusieurs critiques remettent en doute la valeur annoncée ainsi que la méthode de calcul utilisée par la Grameen Bank pour arriver à ce chiffre.

La méthode du micro-crédit intègre un socle de 16 valeurs morales, éthiques et de gestion de la vie courante :

  1. Nous suivrons et ferons la promotion des quatre principes de Banque Grameen : Discipline, Unité, Courage et Travail - dans toutes les circonstances de nos vies.
  2. Nous apporterons la prospérité à nos familles.
  3. Nous ne vivrons pas dans des maisons délabrées. Nous réparerons nos maisons et travaillerons sur la construction de nouvelles maisons au plus vite.
  4. Nous cultiverons des légumes tout au long de l'année. Nous les mangerons à notre faim et vendrons l'excédent.
  5. Pendant la saison des plantations, nous planterons autant de jeunes plants que possible.
  6. Nous planifierons de garder nos familles petites. Nous réduirons au minimum nos dépenses. Nous nous occuperons de notre santé.
  7. Nous instruirons nos enfants et assurerons qu'ils peuvent gagner suffisamment pour se payer leur éducation secondaire.
  8. Nous garderons toujours nos enfants et l'environnement propre.
  9. Nous construirons et utiliserons des latrines avec une fosse.
  10. Nous boirons de l'eau issue des pompes. Si ce n'est pas possible, nous ferons bouillir de l'eau ou utiliserons l'alun. (un antiseptique, sulfite de potassium et d’aluminium)
  11. Nous ne prendrons pas de dot au mariage de nos fils, nous ne donnerons pas de dot au mariage de nos filles. Nous garderons notre famille libre de la malédiction des dots. Nous ne déciderons pas du mariage de nos enfants.
  12. Nous n'infligerons d'injustice à personne comme nous ne permettrons à personne d’en faire.
  13. Nous entreprendrons collectivement des investissements plus grands pour des revenus plus hauts.
  14. Nous serons toujours prêts à nous aider. Si quelqu'un est en difficulté, nous l’aiderons tous, lui ou elle.
  15. Si nous venons à connaître une infraction de discipline dans un centre, nous irons tous là bas et aiderons à rétablir l’ordre.
  16. Nous participerons à toutes les activités sociales et collectives.           

 

Ce sont là des valeurs respectables. C’est sans doute pourquoi le 13 octobre 2006, la mise en place et le développement à grande échelle de ce système ont été récompensés par le prix Nobel de la paix attribué conjointement à Muhammad Yunus et à la Grameen Bank qu'il a créée.

 

Le micro-crédit s’est développé au départ surtout dans les pays en développement, où il a permis de concrétiser des micro-projets favorisant ainsi l'activité et la création de richesse. Mais il se généralise aussi dans les pays développés ou en transition, les organismes préteurs trouvant un intérêt non négligeable dans ce système de prêt. C’est ainsi que, selon toujours la Banque mondiale, on assiste au développement de plus de 10.000 institutions de micro finance (IMF), se confondant avec le micro-crédit, dans 85 pays, au service de 130 millions de personnes pour un encours de 30 milliards d'euro. L’Asie et le Pacifique totalisent 83% des comptes ouverts dans les pays en développement, représentant 17 comptes pour 100 habitants. En France, une de ces institutions est Planet Finance, créée et présidée par Jacques Attali en 1998.

 

Le micro-crédit serait une très bonne avancée économique et sociale s’il était sans intérêt. Or ce n’est pas le cas. En effet, les adversaires du micro-crédit lui opposent souvent les taux élevés de certains prêts (environ 20%). Ils regrettent aussi que ce mécanisme détourne les actions des autres programmes comme la santé, l'éducation ou l'eau. Une étude réalisée en 2004 estime que le micro-crédit favoriserait des activités peu rentables et devrait s'accompagner de programmes sociaux. Toujours ce souci de rentabilité !

 

Certains acteurs du micro-crédit dénoncent des organisations non gouvernementales qui utiliseraient le micro-crédit comme source de financement. Ce fut le cas de Compartamos, une ancienne ONG qui, au début des années 90, s’inspirant de Yunus, a développé des programmes pour ouvrir des micro-crédits aux femmes pauvres de la banlieue de Mexico. Compartamos appliquait à ses clients des taux d’intérêt très élevés et réalisait des bénéfices très importants. Le taux d’intérêt annualisé était supérieur à 85% (sans compter une taxe supplémentaire de 15% payée par les clients), et procurait un rendement annuel de 55% aux actionnaires.

L'histoire de cette ONG a provoqué un débat violent dans l'univers de la micro finance. La raison en est que, « pour assurer son développement » comme le justifiaient ses dirigeants, elle s'est transformée en société commerciale en 2000. Puis, se développant très vite, elle a demandé un agrément pour devenir une banque - pourquoi pas ? L’exemple venait de Yunus avec la création de la Grameen bank ! - Ses dirigeants ont alors introduit la société en Bourse à Mexico et à New York en avril 2007. La rentabilité était telle que la demande excédait 13 fois l'offre et qu'elle était valorisée près de 2 milliards de dollars par le marché. Aussitôt, les cadres dirigeants de cette institution de micro finance ont vendu les actions qu'ils avaient souscrit, faisant au passage une plus value de 300 pour 1 : ils vendaient 300 dollars en 2007 des actions qu'ils avaient achetées 1 dollar en 2000 ! Sidérant n’est-ce pas mais aussi révoltant ! Ce qui est scandaleux c'est que cette rentabilité est directement liée à l'activité de Compartamos, qui a constamment prêté à plus de 100 % de taux d'intérêt à des femmes pauvres et n'a jamais réajusté ses conditions alors que l'évolution de ses performances le lui permettait. Il n'y a au Mexique aucune loi limitant le niveau des taux d'intérêts. Ce qui est doublement scandaleux c'est que les cadres dirigeants de l'entreprise ont vendu leurs parts, c'est-à-dire qu'ils ont sorti de la société des centaines de millions de dollars et l'ont donc appauvrie en ne gérant son développement qu'en vue de leur profit personnel… Enfin, pour l'avenir, le plus inquiétant est qu'il n'y a pas eu unanimité pour condamner un tel comportement. Bien sûr, les « hyper libéraux » comme le Wall Street Journal se contentent de dire que c’est la sacro-sainte loi du marché. C’est lui qui dicte les taux d'intérêt !

Même dans l'univers de la micro finance, on sent depuis cet événement une sorte de gêne. De la part du CGAP par exemple, qui regroupe les grands donateurs privés et publics, et qui n'a pas condamné clairement l'opération.

En réalité, la plupart des IMF applique des taux d’intérêt bien inférieurs à ceux qui ont déclenché cette controverse. Remarquons toutefois qu’avec des taux compris en général entre 10 et 30% par an - avoisinant ceux des crédits "revolving" ! -, les organismes font des bénéfices importants. Ils nous disent qu’ils offrent un accès à des crédits maîtrisables aux entrepreneurs actifs des pays en voie de développement, crédits qu’ils n’obtiennent pas des banques, n’ayant aucun patrimoine à leurs offrir en échange. Ils ajoutent que dans les institutions bien gérées, les taux de remboursement de ces crédits avoisinent 95%, preuve selon eux que les taux ne sont pas du tout insurmontables. Ils nous disent que ces taux élevés sont imputables à différentes causes.

- D’abord aux coûts d‘une main d'œuvre importante (nécessaire pour la sélection et le suivi de clients vivant dans des zones parfois éloignées).

- Au coût de refinancement des institutions, renforcés par des taux d'inflation importants.

- Enfin, les besoins en matériel informatique et autres biens (matériel de bureau, véhicules), souvent importés, gonflent les coûts de fonctionnement.

- Les prêts consentis sont assortis d'un accompagnement psychologique, social et technique dont les frais sont comptabilisés dans la rubrique du fonctionnement.

 

De grandes banques, des grands fonds d'investissement se sont aperçus que la micro finance pouvait être un investissement très rentable (cf. Planet Finance), car, dans certains cas, on prête très cher aux pauvres qui sont très nombreux ; et les pauvres remboursent très bien (car ils ne peuvent pas faire autrement). D'où quelques abus sidérants. C’est-à-dire que les riches s’enrichissent encore plus au détriment des pauvres ! Et on trouve cela normal ! C’est révoltant !

Ainsi, la micro finance, dite « de marché », est entrée dans la dure contrainte de la rentabilité à tout prix, comme le dénonce une étude de l'Organisation internationale du travail. Elle risque bien de profiter aux riches actionnaires du Nord, plutôt qu'aux pauvres clients du Sud.

Avec le temps et le développement de ce secteur particulier de la finance partout dans le monde, y compris dans les pays développés, la micro finance s’est élargie pour inclure désormais une gamme de services plus large (crédit, épargne, assurance, transfert d’argent etc.) et une clientèle plus étendue également. Dans ce sens, la micro finance ne se limite plus aujourd’hui à l’octroi de micro-crédit aux pauvres mais bien à « la fourniture d’un ensemble de produits financiers à tous ceux qui sont exclus du système financier classique ou formel ».

 

Alors les taux d’intérêt des micro-crédits sont-ils abusifs ?

 

Il n’y a évidemment pas de réponse simple et universelle à cette question, non seulement parce qu’il existe d’énormes différences dans les taux et les contextes propres à chaque IMF dans le monde, mais aussi parce qu’il n’existe pas de consensus sur ce qui est ou non « abusif ». Notons toutefois que le produit médian des intérêts des IMF était en 2006 de 26,4% de l’encours de crédit, avec un rendement médian de 12,3%. Les 10% d’IMF les plus rentables produisaient en 2006 un rendement sur fonds propres de 34%. Planet Finance reconnaït un intérêt de 28,3%. Ces intérêts ne sont-ils pas abusifs ?

 

C’est pourquoi pour clore cet article sur le micro-crédit il me semble de plus en plus urgent d’instaurer le "Crédit Social" ou "humain". Dans ce système économique le crédit est sans intérêt et géré seulement par les Etats. Il correspond à un transfert de ressources ou richesses "dormantes" en richesses "vivantes" qui viennent équilibrer le crédit dans une comptabilité non bancale. On trouve toujours de l’argent pour faire la guerre. Qu’on crée les crédits pour éradiquer la misère !

 

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 11:40
   Suivant Le Petit Robert c’est un “groupe humain, généralement assez vaste, qui se caractérise par la conscience de son unité (historique, sociale, culturelle) et la volonté de vivre en commun”. C’est aussi un “groupe humain constituant une communauté politique, établie sur un territoire défini ou un ensemble de territoires définis, et personnifiée par une autorité souveraine.” C’est donc un pays ou un état. C’est enfin “l’ensemble des individus qui composent ce groupe”. C’est donc une population.
    Il n’est pas dans mes intentions de m’opposer à la notion de Nation. En effet, chaque pays existant sur notre Terre et les populations qui les composent ne font-ils pas partie de l’humanité ? De ce fait ne devraitent-ils pas s’entendre au lieu de s’opposer et surtout de vouloir imposer aux autres leurs idéologies politiques, économiques ou religieuses ?
    Or que constate-t-on ? Même dans chaque pays des groupes ou communautés tant raciales que politiques et surtout religieuses s’opposent au lieu de collaborer. Il ne faut donc pas s’étonner que les pays en viennent à se faire la guerre.
    Aussi commençons déjà par établir la paix civile dans chaque pays. Cela impose que chaque individu composant une Nation se reconnaisse dans ce qui constitue son identité.
    Michel Rocard considère que le débat qui s’ouvre sur l’identité nationale est un “débat imbécile” car, selon lui, la France par son origine et sa culture est le pays qui a “la plus forte identité nationale”. Mais justement qu’est l’identité nationale et n’a-t-elle pas évolué avec le temps ? N’est-elle pas en train de disparaître avec l’immigration galopante ? Aussi laissons à Michel Rocard le droit d'exprimer son avis mais je ne suis pas du tout d'accord avec lui.
    Dans Le Figaro du 30 octobre 2009, Max Gallo identifiait ce qu’il appelle “dix points cardinaux” ou ressorts de l’identité française.
    Je me permets de les reprendre, de les compléter et les commenter ci-après.
    Le droit du sol et non du sang. Selon la loi, en France, tout individu né sur le sol français est un citoyen français. Si on se reporte aux conquêtes, rattachements et migrations successifs, plus de 50% de la population française est d’origine étrangère. Mais pour être français ne faut-il pas d’abord le vouloir et ensuite en être fier ?
    La République. Ne faut-il pas adhérer à ce qui fait sa force, sa devise de Liberté, Egalité et Fraternité issue du siècle des Lumières ? Ne faut-il pas respecter les institutions, les lois et règlements de la France, ce que certains ne font pas, le plus souvent par manque d’instruction ou par fanatisme religieux ?
    La liberté, incluse dans les Droits de l’Homme, même si elle n’est pas totale, constitue la base de notre civilisation. Or elle n’existe pas en de nombreux pays sous une dictature soit politique, soit religieuse.
    L’égalité du citoyen devant la loi, ce qui inclut bien évidemment l’égalité totale entre homme et femme* ce qui n’est toujours pas accepté par certains courants religieux qui s’excluent de facto de notre identité car l’égalité est un droit chèrement acquis par nos compatriotes, droit malheureusement encore mal assuré dans notre pays !
    L’histoire de la France nous réunit tous. L’origine de la France remonte à la civilisation judéo-chrétienne profondément d’obédience catholique sans être pour autant théocratique depuis 1905 suite à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat. L’action de ses rois, puis de la République, a permis de réunir en une Nation plusieurs groupes ethniques et religieux qui ont tous adhérés à des principes essentiellement humanistes portés par notre fière devise de Liberté, Egalité, Fraternité !
    L’État, rassembleur des communautés originelles, qui depuis plus de cinq cents ans joue un rôle essentiel dans l’administration de la Nation, donc en particulier dans l’économie. A l’origine c’était à l’État que revenait le droit régalien de battre monnaie et de détenir l’émission de crédit, ce dernier ne correspondant finalement qu’à un transfert de ressources ou richesses. Or remarquons que ce droit est malheureusement bafoué puisqu’il est laissé depuis des siècles aux banques.
    La citoyenneté. Chaque individu né en France est un citoyen français qui, lorsqu’il devient majeur, élit le président de la République, les députés, et maires au suffrage universel. C’est un droit mais également, à mon sens, un devoir trop souvent oublié ou négligé quand on constate le pourcentage d’abstentions aux élections ! Les abstensionnistes veulent-ils s’exclure de cette citoyenneté ?
    La laïcité. Elle constitue depuis plus d’un siècle le socle de notre Nation puisqu’elle se situe au-dessus des factions et des croyances. C’est “l’un des ressorts essentiels de la problématique de la nation” (Max Gallo). Grâce à elle le peuple est enfin libéré de l’asservissement par les religions.
    L’école obligatoire et laïque est la clé de voute de la Nation grâce à l’action des "hussards noirs", nos anciens instituteurs. C’est grâce à elle que chaque individu peut s’instruire et apprendre notre langue mais aussi, si possible, à raisonner sainement sans idéologie ni parti pris. C’est à l’école, lycée et université qu’on devient réellement français grâce à l’instruction civique et laïque. Ce qu’on peut déplorer c’est qu’elle ne remplit plus son rôle comme il le faudrait quand on constate le nombre d’élèves sortant du cycle scolaire sans de réelles connaissances, ignorant même l’orthographe et la grammaire et ne connaissant que quelques centaines de mots, ce qui est à la limite de l’illettrisme et constitue la porte ouverte au fanatisme, et n’ont aucune culture scientifique, littéraire, historique, géographique et philosophique. Aussi doit-elle être l’objet de toute notre attention ! Et que ceux qui veulent vivre sur notre sol fassent au moins l’effort d’aller à l’école et de parler notre langue et de s’ouvrir à notre civilisation !
    La langue française. Justement c’est elle qui est à l’origine de l’unité de notre Nation malgré la diversité de ses origines. C’est elle qui a véhiculé les notions de Droits de l’Homme et d’universalisme au monde entier. Aussi défendons la ! Ne la massacrons pas ! Qu’elle porte encore l’idéal humaniste grâce à une réforme économique, le "Crédit social", apportant plus d’égalité !
    L’universalisme, ou les valeurs humanistes et universelles, constitue le trait fondamental, issu du siècle des Lumières, qui caractérise la France et constitue encore son rayonnement dans le monde.
    Le drapeau et l’hymne national qui sont les signes reconnus mondialement de la France mais que trop de jeunes, essentiellement issus de l’immigration, méprisent ! C’est de leur part reconnaître qu’ils ne veulent pas faire partie de notre Nation.
    Comme le souligne Max Gallo, l’éclatement est le risque le plus important que court notre Nation. C’est pourquoi il faut s’élever contre les corporatismes et les communautarismes politiques, raciaux et surtout religieux qui font tant de mal à notre pays. N’imitons pas l’ex Yougoslavie et la Belgique !
    Aussi pourquoi n’aurait-on pas le droit de demander à tout individu d’origine étrangère, désirant devenir français ou même né sur notre sol, quel que soit sa race et sa religion, de se reconnaître dans ces différents ressorts qui constituent l’identité du Français ? N’est-ce pas ce qu’ont fait tous les anciens émigrants qu’ils soient d’origine italienne, espagnole, portugaise, polonaise, russe, arménienne, etc. ? Pourquoi les nouveaux n’en feraient-ils pas de même ? S’ils ne veulent pas les reconnaître c’est qu’ils n’adhèrent pas à ces valeurs et ne veulent pas être français ! Ils n’ont donc pas droit à notre citoyenneté. Ils sont des étrangers vivant en France ! Et s’ils n’apprécient pas nos lois et règlements alors qu’ils retournent dans leur pays d’origine !
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:37
    

A l’écoute de certains propos on pourrait penser que l’humanisme consiste à accueillir toute la misère du monde dans l’espoir, vain, de venir en aide à tous ces miséreux. C’est là, me semble-t-il, une vision étriquée de l’humanisme. Certes cet accueil, qui s’apparente plus à de la charité qu’à l’humanisme, part d’un bon sentiment mais en général ne fait que déplacer le problème de ces malheureux.

Aussi est-il bon de définir l’humanisme, ce que ce mot recouvre et de voir comment résoudre le problème de la misère à l’échelle de la planète.

Pour Ernest Renan « Ma conviction intime est que la religion de l'avenir sera le pur humanisme, c'est-à-dire le culte de tout ce qui est de l'homme, la vie entière sanctifiée et élevée à une valeur morale. » (L'Avenir de la science, Pensées de 1848 – 1890).

Ce à quoi André Comte-Sponville rétorque : « Cessons de rêver l'homme, cessons de faire de l'humanisme une religion : ce ne serait qu'un narcissisme généralisé ou hypostasié. L'homme n'est grand que dans la conscience qu'il a de sa misère. Il n'est humain qu'à condition de renoncer à la divinité. L'homme, par exemple, n'est ni maître ni possesseur de la nature : si l'humanisme n'est pas un sous-ensemble de l'écologisme, il ne saurait non plus justifier une quelconque indifférence à l'environnement ou aux autres espèces vivantes. » (Une éducation philosophique, 1989). Il y a donc débat sur ce qu’il recouvre ! Il n’est pas question de diviniser l’Homme mais de le respecter en lui donnant les moyens d’abord de vivre autrement que dans la misère puis de s’élever par l’instruction, la culture et la réflexion.

Mais que recouvre le mot humanisme si cher à nos intellectuels de tous bords ?

Si l’on remonte à son origine c’est le « Mouvement intellectuel européen de la Renaissance, caractérisé par un effort pour relever la dignité de l'esprit humain et le mettre en valeur, et un retour aux sources gréco-latines » (Le Petit Robert). Pour Le Petit Larousse c’est le «  Mouvement intellectuel qui s'épanouit surtout dans l'Europe du XVIe s. et qui tire ses méthodes et sa philosophie de l'étude des textes antiques. » Mais c’est aussi une doctrine philosophique qui, toujours selon Le Petit Robert, est la « Théorie, doctrine qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement.» Ceci est confirmé par Le Petit Larousse qui définit l’humanisme comme « La position philosophique qui met l’homme et les valeurs humaines au-dessus des autres valeurs.»  Pour Wikipédia « on désigne par « humanisme » toute pensée qui met au premier plan de ses préoccupations le développement des qualités essentielles de l'être humain.» Enfin, pour l’Encyclopédie Larousse « serait véritable humanisme toute philosophie de la vie humaine qui, prenant l'homme et ce qui le concerne comme le centre, la mesure et la fin supérieure de toutes choses, s'applique avec ferveur à connaître et à expliquer toujours plus largement la nature humaine dans ce qu'elle a d'universel et de permanent, à favoriser, dans un souci perpétuel de renouveau fondé sur la tradition, son plus harmonieux épanouissement, à défendre, enfin, au besoin, toutes les valeurs humaines là où elles peuvent se trouver, de quelque manière, menacées.»

Nos intellectuels semblent penser que l’humanismeconsiste en particulier à recevoir toute la misère du monde en espérant pouvoir soulager, chez nous, tous les immigrés qui ont choisi notre sol. Ceci n’est pas possible dans l’économie keynésienne actuelle et dans nos pays couverts de dettes colossales. Tous ces malheureux ne retrouvent généralement chez nous que la misère qu’ils fuyaient. A leur arrivée en France la plus part du temps ils vivent dans des taudis et même dans la rue. Souvent clandestins ils ne trouvent pas de travail ou bien ils sont exploités par leurs coreligionnaires déjà installés. Et on pense se dédouaner en inaugurant le 17 octobre 2012 une Dalle en l’honneur des victimes de la misère ! On ne leur vient pas vraiment en aide avec un tel comportement !

Selon moi le véritable humanisme consiste à éviter que plusieurs milliers de personnes meurent chaque jour des conséquences de la misère. C’est pourquoi il faut venir en aide à tous les malheureux du monde, à près de 3 milliards d’individus, en ouvrant au plus vite tous les crédits pour développer dans les pays où vivent ces malheureux ou dont ils sont issus, d’abord la culture des terres en développant la recherche d'eau, sa distribution et l’irrigation, puis l’éducation qui pour Danton est « après le pain ce que le peuple a le plus besoin ». Développons y donc aussi l'instruction, laïque avant tout – il existe près de 2 milliards d’analphabètes, d’illettrés et d’incultes qu’il est facile d’endoctriner et de fanatiser ! –, puis les énergies renouvelables, toutes les infrastructures modernes, etc. C'est ainsi qu'on aidera vraiment les habitants de ces pays et qu'on diminuera l'immigration due à la misère. Comme le réclamait Maurice Allais, notre prix Nobel d’économie (1988), « que l’économie soit au service de l’homme et non l’homme au service de l’économie ». On trouve toujours de l’argent pour faire la guerre cause de millions de morts et de la destruction massive de richesses ! Ne pourrait-on pas en trouver pour enfin éradiquer la misère ?

Pour répandre partout l’humanisme et s’attaquer vraiment à la misère il faut lutter contre toutes les dictatures qu’elles soient militaires, politiques, économiques ou même religieuses. Nos pays démocratiques prêchent la lutte contre les dictatures militaires ou politiques et parfois agissent malheureusement sans beaucoup de succès ! Ainsi la Tunisie, la Libye, l’Egypte, le Yémen et maintenant la Syrie ne vont-ils pas tomber sous un régime théocratique, tombant ainsi de Charybde en Scylla ? Les intégristes musulmans y installent la "charia". On n’entend pas dénoncer les dictatures religieuses. Les religions c’est sacré ! Et pourtant si on y songe elles maintiennent soumis les peuples ! Elles ont été et sont toujours à l’origine de guerres et de millions de morts ! Ainsi l'islamisme n’est-il pas la négation totale de l’humanisme ? Cette religion veut nous imposer ses lois ("charia") qui sont intolérantes, liberticides, misogynes, réduisant en esclavage les femmes leur interdisant de s’instruire, lois de plus barbares et archaïques prêchant la guerre sainte ("djihad") conduisant au terrorisme. Marx avait raison de dire que la "religion est l'opium du peuple". On détourne le peuple de toute réflexion en lui imposant la notion d'un dieu unique dont on n'a toujours pas prouvé l'existence, pure création humaine comme l’était celle des multiples dieux des civilisations antiques. Comme le disait Pascal « la foi : Dieu sensible au coeur mais non à la raison » ! Les musulmans ont toujours six siècles de retard ! Ils n'ont toujours pas connu la réforme ni leur "siècle des Lumières" !

N'oublions pas une autre forme de dictature, celle de la "pensée unique" qu'une soi-disant "élite", le plus souvent se réclamant de "gauche", voudrait nous imposer comme étant la seule valable ! Elle est répandue par les médias qui infantilisent et endoctrinent les masses populaires en les manipulant et les abêtissant. Ces dernières gobent tout par manque de connaissance et d'esprit critique, par paresse intellectuelle, par habitude et tradition ! Halte aussi à la tyrannie des minorités, en particulier d’une fraction d’homosexuels qui, allant contre une civilisation plusieurs fois millénaire et le droit de l’enfant, veut nous imposer sa vision de l’humanité, le "mariage pour tous", l’adoption d’enfants et la procréation médicalement assistée, se croyant moderne en réclamant le "droit à l’enfant" ! Mais l’enfant n’est pas un droit. C’est une personne qui a besoin de toute notre attention ! Et tout cela au nom de l’égalité des sexes qu’elle étend à la personne physique allant ainsi contre les lois de la nature ! L’homme et la femme ne sont pas physiquement égaux. Seules les femmes peuvent mettre au monde des enfants ! Et si les lesbiennes veulent un enfant qu’elles le fassent par des voies naturelles ! De plus l’enfant pour se construire a besoin d’un vrai père et d’une vraie mère. On oublie un peu trop les traumatismes des enfants adoptés qui recherchent leurs géniteurs ! Ne croyez-vous pas qu’il sera encore plus traumatisé de savoir qu’il a deux parents de même sexe ? Et ce n’est pas parce que le mariage "gay" est autorisé ailleurs qu’il faut nécessairement l’adopter en France où le Pacs existe et qu’on peut l’améliorer. On nous dit qu’une majorité de français sont pour ce mariage mais ont-ils seulement raisonné sur sa portée. J’en doute fort trop passionnés qu’ils sont par des sujets d’intérêt secondaire tels que "people", chanteurs, comédiens, sportifs… ! A l’heure où on assiste à une montée des unions libres et des divorces, cette fraction d’homosexuels s’obnubile pour le mariage ! Quel paradoxe !

On n’entend pas non plus nos dirigeants dénoncer une dictature sournoise, celle de l’oligarchie financière et bancaire. C’est pourtant cette oligarchie qui détient les cordons de la bourse et le monopole du crédit. En effet, sachez le, ce sont les banques privées et elles seules qui créent l’argent, ou détiennent le monopole du crédit qui représente plus de 95% de l’argent en circulation. En France c’est suite à la loi Pompidou-Giscard du 3 janvier 1973. En Union Européenne c’est suite à l’article 104 du traité de Maastricht. Mais Georges Pompidou n’était-il pas directeur général de la banque Rothschild avant d’être premier ministre puis président de la France ? C’est bien cette oligarchie financière et bancaire qui est responsable de cette misère. C’est elle qui refuse les crédits à des jeunes désirant monter une entreprise, à des entrepreneurs les poussant à la faillite ou à l’exil sous d’autres cieux. Pourquoi les États ont-ils abandonné aux banques le droit de battre monnaie et d’émettre le crédit. Rappelons que ce dernier, créé donc par les banques, est bâti sur seulement 4% de fonds propres (accords de Bâle II) soit pratiquement sur le néant comme l’avouait Ralph G. Hawtrey (1879-1975) « le banquier crée les moyens de paiement du néant » ? Pour faire court rappelons ce que Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), fondateur de la dynastie banquière du même nom et selon le magazine américain Forbes « le père de la finance internationale », disait en 1790 : « Donnez moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une Nation, et alors peu m'importe qui fait ses lois. » De son côté Henry Ford (1863-1947), ce grand capitaine américain d'industrie, ne disait-il pas « l'unique objectif de ces financiers est le contrôle du monde par la création de dettes inextinguibles. » (Eustace Mullins, "Les secrets de la Réserve Fédérale", Editions Le retour aux sources). Quand on constate le niveau exorbitant et constamment croissant des dettes des États, ces mots sont d’une véridicité et d’une actualité brûlante.

Rappelons ce que disait John Adams (1735-1826), 2e président des États-Unis de 1797 à 1801 :

« Il existe deux moyens de conquérir et d’asservir une nation. L’une est par l’épée, l’autre est par la dette. » C’est ce que nous vivons toujours deux siècles plus tard !

A ce propos je pense utile de livrer à votre jugement ce que quelques hommes, et non des moindres, ont exprimé concernant les banques et la finance. Ils ont vu croître le danger du système financier, et l'ont dénoncé. Ils ont pressenti, avec une perspicacité singulièrement exacte, la nature et l'aboutissement fatal du monopole du crédit détenu par les banques.

Ainsi Napoléon Bonaparte ne disait-il pas :

« Quand l'argent d'un gouvernement dépend des banques, ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation. » C’est précisément ce qui se passe ! Nous sommes tributaires du bon vouloir des banques !

Thomas Jefferson (1743-1826), qui fut le 3e président des États-Unis de 1801 à 1809, exprimait déjà, il y a déjà deux siècles, ses craintes à ce sujet :

« Je crois que les instituts bancaires sont plus dangereux pour nos libertés que de grandes armées. Déjà ils ont donné naissance à une aristocratie d'argent qui défie et nargue le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être retiré aux banques et restauré au Gouvernement et au peuple auquel il appartient… » 

« Si le peuple américain permet jamais aux banques privées de contrôler l'émission de sa monnaie courante, par l'inflation d'abord et la déflation ensuite, la corporation qui grandira ainsi dans son sein le privera de ses propriétés à tel point que ses enfants se réveilleront un jour sans foyers sur le continent même que leurs pères ont conquis. » N'est-ce pas justement ce qui s'est produit avec la crise dite des "subprimes" ?

Andrew Jackson (1767-1845), qui fut le 7e président des États -Unis de 1829 à 1837, écrivait aussi :

« Quand un gouvernement dépend des banquiers pour sa monnaie, ce sont les banquiers et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation, depuis que la main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit… La monnaie n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patrie et sont indécents ; leur seul objectif est le gain. »

James Abram Garfield  (1831-1881), 20e président des Etats-Unis, mort assassiné, écrivait à son tour :

«  Quiconque contrôle la quantité d’argent dans ce pays est maître absolu de toute l’industrie et de tout le commerce… Et si vous savez que le système tout entier est facilement contrôlable d’une façon ou d’une autre par quelques hommes tout puissants, pas besoin de vous expliquer quelle est l’origine des périodes d’inflations et de dépression. »

Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), qui fut le 28e président des Etats-Unis de 1913 à 1921, n'écrivait-il pas à son tour :

Je suis l'homme le plus malheureux. J'ai involontairement ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. Le développement de la nation, par conséquent, et toutes ses activités sont entre les mains de quelques hommes… Nous sommes arrivés à être l'un des pays le plus réglé, l'un des gouvernements le plus complètement contrôlé et dominé dans le monde civilisé, plus du tout un gouvernement d'opinion libre, plus du tout un gouvernement par conviction et le vote de la majorité, mais le gouvernement par l'opinion et sous la contrainte d'un petit groupe d'hommes dominants qui arrêtent, contrôlent et détruisent toute liberté économique. [...] Certains des plus grands hommes aux États-Unis, dans le commerce et l'industrie manufacturière, ont peur. Car ils savent qu'il y a quelque part un pouvoir si bien organisé, si subtil, si vigilant et si invasif qu'ils feraient bien de ne pas élever la voix quand ils le condamnent” ("The New Freedom", 1913).

William Jennings Bryan (1860-1925): membre démocrate du Congrès des États -Unis :

« La puissance financière vit sur la nation en temps de paix et conspire contre elle dans l'adversité. Elle est plus despotique que la monarchie, plus insolente que l'autocratie, plus égoïste que la bureaucratie. Elle dénonce comme ennemis publics tous ceux qui critiquent ses méthodes ou font la lumière sur ses crimes. » N’est-ce pas ce à quoi on assiste de nos jours où toute critique du système financier et bancaire est jugée non fondée ?

La vue synthétique exprimée par Lord John E. E. D. Acton (1834-1902), Chief Justice of England  en 1875 :

« L'issue qui s'est précisée de siècle en siècle et pour laquelle, fatalement, tôt ou tard, il faudra livrer une bataille décisive, c'est celle de la Nation contre la puissance bancaire. » On en est là !

Enfin, plus récemment, William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada de 1921 à 1930 puis de 1935 à 1948 ne disait-il pas :

« Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou de la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu’une nation s’est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation ». C’est ce qu’ils font sous nos yeux en Grèce, au Portugal, en Espagne, en Irlande, en Italie…! Et on les laisse faire ! Aussi réagissons !

Certains pourraient penser que j’attaque les riches en rappelant ces propos. Non, j’attaque la puissance financière et bancaire mondiale. J’attaque cette oligarchie qui maintient le monde dans la misère pour son seul profit. Tous ceux qui par leur travail, leur intelligence, leur esprit d’entreprise, leur talent, leur créativité se sont enrichis ont droit à ma considération. Mais je n’admets pas qu’un individu puisse grâce à son argent s’enrichir encore plus ceci sans rien faire de concret mais en spéculant ou en profitant du travail des autres, surtout si en plus ces travailleurs sont traités comme des esclaves !

            « Nous souhaitons défendre le caractère diversifié des activités humaines indispensable à notre équilibre, qu'elles soient familiales, culturelles, associatives, politiques, amoureuses... Le travail doit retrouver sa "juste place". Posons donc la question suivante sans ambiguïté : Et si, en défendant un autre idéal, une autre notion de la richesse, une autre vision du monde, la glorification aveugle du mérite et du travail n'avait plus de sens ? Alors, il faudrait accepter de changer de système et de promouvoir un système humaniste où la logique dominante n'est plus marchande, où l'essentiel n'est pas "économiquement mesurable". Une société où la richesse se définit différemment. » Extrait du Manifeste Utopia - Avant propos d'André Gorz (de son vrai nom Gerhart Hirsch ) - paru en 2008, page 51. 

            L'humanisme impose aussi que l’Homme puisse vivre décemment, que ses moyens financiers lui permettent, de sa naissance à sa mort, de se nourrir, de s’abreuver, de se loger, de s’habiller, de s’instruire, de se distraire, de se cultiver, de s’élever spirituellement, de se soigner et de mourir dans la dignité sans trop souffrit! Ceci suppose un changement radical du système économique actuel permettant de donner à chacun ce minimum vital. Ce nouveau système économique est connu sous le terme de Crédit Social.

                   On nous dit que l’économie repose sur les lois du marché, celle en particulier de l’offre et de la demande. Mais le but de toute production n’est-elle pas la consommation et non le profit ? On a détourné la production de son but qui est avant tout de répondre aux besoins de l’humanité. Or tout consommateur, quel que soit son âge, ne contribue-t-il pas de sa naissance à sa mort à la production du fait qu’il consomme ? Il devrait donc recevoir une part des bénéfices découlant de cette production, bénéfices qui actuellement ne sont réservés qu’à une infime minorité (4% de la population mondiale !). D’où l’idée d’un dividende social, ou humain comme préfère l’appeler Albert Jacquard, ou encore universel pour certains, dividende qui permettrait à chacun de vivre libre économiquement et donc civilement, physiquement et spirituellement. C’est là l’objectif du système économique connu sous le terme de Crédit Social dont l’idée a été lancée par Clifford Hughes Douglas (1924), par Walter G. Serra (1933, 1949, 1950), par Louis Even (1936), et de nos jours par Maurice Allais à la fin de sa vie et par Alain Pilote. Personne n’en parle. Pourquoi ? Parce qu’il détruirait le pouvoir des banques et de la finance ? On aimerait le savoir !

            Aussi suivons la devise d’Emmaüs « ne pas subir, toujours agir. » Agissons ! Répandons les idées des créditistes qui ouvriront les voies du véritable humanisme !

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:21
  Il faut être conscient que l'immigration actuelle que l'on constate en France et en Europe, qui vient essentiellement des pays africains mais aussi en partie des pays de l'Est de l'Europe et d'Asie, constitue généralement pour les émigrants un double drame.
    C'est d'abord une rupture avec leur environnement, leur entourage, et leur culture. Cette émigration, qui leur coûte très cher, exploitée qu'elle est par des passeurs abjects, ces nouveaux négriers, est commandée le plus souvent par l'état de misère dans lequel ces populations vivent dans leurs propres pays, et parfois par l'oppression que subissent certains opposants aux régimes en place. Ces populations pensent trouver dans nos pays occidentaux le bonheur que leurs font miroiter les émissions radiophoniques et télévisées, Internet, quand ils y ont accès, ou encore ces passeurs.
    Ensuite, quand ces personnes arrivent dans nos pays, surtout clandestinement, elles vivent un deuxième drame. Elles sont complètement déracinées, désorientées, déstructurées, ne connaissant généralement pas ou très mal nos langues, notre mode de vie, nos lois. Elles n'ont pas de métier, de logement, de ressources, sinon celles du "travail au noir" ou des trafics. Par atavisme et habitude, certaines d’entre elles sont encore trop soumises à leurs lois claniques et religieuses archaïques qu'elles ne pensent même pas remettre en question. Elles ne trouvent le plus généralement dans nos pays qu'une autre misère, n'ayant pas l'instruction, l'esprit critique et la formation requise pour s'ouvrir au monde moderne et y exercer un métier rémunérateur. Elles sont parfois exploitées, le plus souvent regroupées en ghettos dans lesquels les ressentiments ne font que s'exacerber, souvent entretenues qu'elles sont dans leur foi et leur religion par les imams qui la placent au-dessus des autres. D’où le communautarisme qui se développe surtout chez eux. Ces immigrés sont parfois l'objet de racisme car certains de leurs coreligionnaires ont des comportements inciviques ou délictueux, ce qui rend les autochtones méfiants vis-à-vis d'eux. Ils rendent nos lois et les autochtones responsables de leurs conditions de vie inhumaines qu'ils trouvent parfois chez nous. Mais ne sont-ils pas en partie responsables car ont-ils fait les efforts pour s'intégrer, d’abord s'instruire, puis comprendre les fondements de nos lois laïques, basées sur les notions de liberté, égalité et fraternité, et enfin les respecter ?
    Si l'on veut vraiment faire preuve d'humanisme, ce n'est pas en favorisant l'émigration dans nos pays et en régularisant tous les clandestins, créant ainsi un appel de nouveaux émigrants, enrichissant ces passeurs, qu'on aidera ces émigrants, en particulier les africains.  Comme le disait Michel Rocard “on ne peut pas héberger toute la misère du monde”. C'est en les libérant des carcans claniques et religieux. C'est avant tout en les aidant à rester dans leurs pays, en faisant tout pour y faire disparaître la misère. C'est en favorisant d'abord la recherche d'eau, le forage de puits d'eau, en développant des réservoirs d'eau et l'irrigation, eau nécessaire à l'agriculture et à l'élevage. C'est en les incitant à exploiter par eux-mêmes leurs ressources minières et agricoles, en y développant les infrastructures, les routes, les énergies renouvelables, surtout l'électricité d'origine solaire ou géothermique, le commerce, l'industrie, et fondamentalement l'instruction tant primaire, secondaire qu'universitaire, qui leur permettra enfin d'accéder à l'indépendance spirituelle, civique et économique. Toutes ces activités permettraient d'y développer l'emploi et donc le maintien sur place de ces gens et ainsi de réduire la misère. On nous dit que cela coûte cher, qu'il n'y a pas d'argent pour financer ce développement. Faux prétexte ! On trouve toujours de l'argent pour financer des guerres. On doit pouvoir en trouver pour faire la "guerre" à la misère dans le monde, pour lutter contre la famine et l'illettrisme ! Cela ne nécessite qu'une ouverture de crédit, souvent du micro crédit - malheureusement grevé d'intérêts exorbitants par certains prêteurs ! - très vite compensé par la création de richesses et la fin des violences consécutives à la misère. Tous ces travaux ne correspondent en fait qu'à un simple transfert de ressources ou richesses "dormantes", inexploitées, en richesses "vivantes" utiles à l'humanité !
    Que les associations qui se prétendent humanitaires, la Banque mondiale, le Fond Monétaire International (FMI), la BRED, la FAO, l'ONU, l'UNESCO et l'UNICEF ne se trompent pas de cible. Que tous agissent donc en priorité contre certains dirigeants de ces pays africains ou asiatiques qui pensent d'abord à leurs propres intérêts et détournent à leur seul profit les sommes très importantes que nos pays versent pour leur développement ! Et que ces associations n'hésitent pas à dénoncer ces faits quelles que soient la race et la religion de ces dirigeants ! Qu’elles prônent enfin une réforme économique majeure qui seule sera en mesure de faire disparaître la misère et la violence qui en découle, en mettant l'Homme au centre de leurs préoccupations et intérêts et non la recherche de profits ! Et qu’on ouvre les crédits ! Ce système existe, c’est le "Crédit social" !
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 11:25
    Les jeux ont de tout temps constitué la distraction préférée des enfants mais aussi des adultes. Ils étaient souvent très anodins. D'autres éveillaient l'intellect des joueurs jeunes ou moins jeunes (jeu d'échec ou de dames, dominos, jeux de cartes, puzzles, mah-jong, scrabble, triviale poursuite, master mind…).
    Mais depuis peu on voit apparaître d'autres types de jeux dont semblent raffoler les jeunes ! Ce sont surtout les jeux vidéo, les films au cinéma, à la télévision ou Internet, - certains d'entre eux violents ou avilissants, telle la pornographie accessible aux jeunes grâce à Internet, -  et les Cd-rom et DVD !  On mentionne de plus en plus souvent des jeux pratiqués par des enfants tels celui du "foulard" ou du "petit pont massacreur" conduisant parfois à des accidents graves et même mortels. Ceci semble lié au fait que, influencés par les jeux vidéo ou les films qu'ils visionnent, ils confondent le virtuel et le réel. Ceci les conduit à des comportements irréfléchis souvent violents.
    Comme Andreï Makine, osons proclamer et “Dire aussi que dix millions de spectateurs collés à leur écran par une "Loft Story" [ou "Secret Story" !] est un déshonneur pour le pays de Voltaire.” On a là une illustration du niveau intellectuel, spirituel et culturel d'une grande partie des Français actuels, mais également de la population mondiale qui se passionne pour ces "histoires de grenier" ou de télé réalité ! On constate là la médiocrité de la masse, confirmée par ailleurs par le manque de connaissances de certains candidats qui participent aux jeux télévisés au cours desquels on leur fait miroiter le gain de sommes faramineuses !
    Sans parler des transmissions journalières de matchs de football à la télévision pour faire de l’audimat et surtout du "fric". C'est affligeant !
    Quant aux jeux de hasard et d'argent, ils s'appuient sur l'espoir qu'ils font naître chez les joueurs qu'ils peuvent décrocher le "jack pot". Ils traduisent une addiction des gens. Les joueurs français, dont 30 % sont d'origine ouvrière, ont engagé ainsi en 2009 environ 11 milliards d'euros dans ces jeux. Cela représente plus de 1 % de leurs dépenses de consommation ! Et ils se plaignent de la baisse de leur pouvoir d'achat ! Or ces jeux enrichissent avant tout l'Etat qui prélève un pourcentage non négligeable (30%) des sommes misées tant au casino qu'au Pari Mutuel Urbain, ou à la Française des jeux. Les gens ne réalisent pas qu'ils enrichissent l'Etat ou les casinos car leurs chances de gagner le gros lot sont infimes. Ou alors ils sont d'accord pour être plumés ! Ces jeux ne sont basés que sur l'appât du gain, ce qui favorise une fois de plus un des travers de l'humanité. Toujours le culte de l'argent-roi, cette course à l'argent facile qui conduit certains à la ruine totale ! Et on va ouvrir ces jeux à la concurrence sur Internet !
    Mais puisque l'individu, bien que sachant que ses chances de gagner soient minimes (1 chance sur 20 millions au Loto), ne semble pas prêt à abandonner ce penchant, même pour certains cette addiction, ne serait-il pas préférable de limiter l'importance des sommes à gagner et surtout de mieux les répartir, d'augmenter les chances de ceux qui jouent et de rendre ainsi heureux un plus grand nombre de personnes ? On s’élève contre les rémunérations astronomiques de certains grands patrons, des footballeurs, des joueurs de tennis, des pilotes de formule 1, des golfeurs, des artistes et chanteurs, etc. Alors, qu’on soit logique avec soi-même ! Que l’Etat, qui supervise les jeux tels le Loto, l'Euro Million ou le PMU, arrête de proposer des sommes démentielles à ces jeux ! Ces sommes astronomiques gagnées par une seule personne ne peuvent que la troubler, la traumatiser, même si elles comblent ses vœux initiaux. Ne serait-il pas plus raisonnable, et surtout plus équitable, de mieux répartir les gains possibles en limitant le montant du gros lot à, par exemple, 500.000 ou 1.000.000 € au lieu des 183.000.000 € comme ce fut le cas il y a près de 2 ans à l'Euro Million ! On ferait ainsi beaucoup plus d'heureux en augmentant la probabilité de gain ! 366 ou 183 au lieu de 3 dans le cas cité. Et qu'on ne nous dise pas que cela attirerait moins de joueurs et ferait descendre les revenus de l'Etat. Au contraire ! Et maintenant le nouveau Loto propose à son tour des cagnotes augmentant à chaque tirage d’un million d’euros si la somme n’a pas été gagnée au tirage précédent ! Qu’il multiplie le nombre de tirages en en limitant la somme à 500.000 ou 1.000.000 d’euros au lieu d’un seul ou qu’il répartisse mieux entre tous les joueurs les sommes mises en jeu ce qui serait préférable ! Sachant que leurs chances seraient multipliées, les joueurs seraient certainement plus nombreux. Tous n'aspirent pas nécessairement à gagner des millions d'euros. Le gain d'une somme faramineuse ne peut qu’exposer son gagnant aux sollicitations de toutes sortes, aux convoitises et même au chantage, au vol ou au rapt. Les gagnants ne sont-ils pas assistés par des psychologues pour les aider à surmonter ce trouble dans leur vie quotidienne ?
    Autre remarque à propos de certains jeux à la télévision durant lesquels on pose aux téléspectateurs des questions, dont la réponse est déjà toute faite, dans le but qu’ils appellent un standard ou envoient un SMS qui leur coûte cher. Ceci est pratiqué par les concepteurs de ces jeux afin justement de récupérer l’argent que ces concepteurs offrent au gagnant du jeu ("Roue de la fortune", "Questions pour un champion", etc.) ! Les responsables de ces jeux nous prennent pour des gogos, ce que malheureusement beaucoup de Français sont puiqu’ils se laissent prendre à ce subterfuge ! 
    Quant aux différents sports, le football en particulier, et aux fameux Jeux olympiques, ils sont devenus une entreprise d'exploitation de l'Homme par l'Homme, tout cela dans un but purement financier. On dépense des sommes gigantesques tant en infrastructure qu'en transmission des épreuves et en publicité pour le seul profit des entreprises sélectionnées pour la réalisation de ces différents travaux ! L'esprit initial de Pierre de Coubertin, fondateur des jeux modernes, est totalement dévoyé. L'amateurisme a pratiquement disparu ! Les sportifs participant à ces jeux sont devenus des professionnels gagnant des sommes souvent démentielles ! Et pour gagner ils n'hésitent parfois pas à se droguer ! Ces jeux sont aussi devenus des affrontements, heureusement pacifiques mais quand même des affrontements entre pays et supporters. C'est à qui gagnera le plus de médailles, surtout d'or ! De plus ces jeux exacerbent les nationalismes ! Je sais que ce que je vais écrire va aller contre l'avis de la très grande majorité des gens, mais avec Albert Jacquard je vais crier "Halte aux jeux", car ce qu'ils sont devenus n'honore pas l'humanité !
    Il en est de même pour tous ceux qui jouent à la Bourse en espérant gagner des sommes importantes. Toujours cet attrait de l’argent qui caractérise une partie de la population, ceux qui ont suffisamment d’argent pour tenter d’en gagner encore plus alors qu’ils risquent de se faire plumer car les petits actionnaires n’ont finalement aucun contrôle sur le cours des actions qui évolue suivant les spéculations de "traders", richement payés, qui sont avant tout au service des financiers et des banquiers ! Ne faudrait-il pas réformer cela ?
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 15:31
   Elle est en berne actuellement et nos économistes s’en inquiètent car, selon eux, suivant les théories de Keynes, le retour à la croissance serait la solution à nos problèmes économiques et permettrait de diminuer le chômage, ce qui implique l’intervention de l’Etat. Ils devraient méditer les propos suivants: "celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini, est soit un fou, soit un économiste " (Kenneth Boulding).
    Une croissance, qui plus est exponentielle, n’est en effet pas concevable car elle conduirait le monde à sa perte et sans doute à des guerres meurtrières. C’est pourquoi il convient de réguler, certes les naissances comme Malthus le suggérait et le pratique la Chine - mais la liberté totale de la femme n’y contribuera-t-elle pas comme on le constate dans nos pays occidentaux civilisés où le nombre de naissance est inférieur ou tout juste suffisant pour assurer le renouvellement des générations ? Aussi libérons les femmes musulmanes, indiennes et africaines ! - et bien évidemment la consommation de certains produits, certaines ressources naturelles, tel le bois, le pétrole, le gaz, le charbon, les métaux, la surface des terres cultivables, etc., n’étant pas inépuisables ou infinies. C’est pourquoi aussi il convient de ne pas gaspiller certains produits, ou de les remplacer par d’autres non périssables, et de recycler le plus possible certains déchets. Mais on est encore loin de la disette.
    Contrairement aux idées de certains écologistes qui sont pour une décroissance, une croissance raisonnable est absolument nécessaire et possible surtout pour soulager la misère d’un quart de la population mondiale qui n’a pas encore accès à l’eau potable, à l’énergie et même aux produits de première nécessité, et à l’instruction qui constitue le signe du progrès. Quand on constate que la famine existe encore dans de très nombreux pays dits du Tiers Monde, on ne peut pas être contre la croissance. Car les ressources existent ! Ce dont le monde a besoin c’est qu’on ouvre au plus vite les crédits nécessaires pour éradiquer la misère ! On trouve toujours des crédits pour faire la guerre. Ne pourrait-on pas, pour une fois, en trouver pour faire la "guerre à la misère" ? Et qu’on ne tarde pas ! La solution est dans l'instauration du système connu sous le terme de crédit social.
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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 11:12
           D’après une étude récente de l’association Emmaüs, il existerait en France plus de 3,5 millions de gens, dont 600.000 enfants, pas ou très mal logés, et près de 10 millions vivant dans des conditions sanitaires déplorables. Mais surtout dans le monde n’existe-t-il pas des centaines de millions de gens qui n'ont pas de toit pour s'abriter, eux et leur famille, contre les intempéries et surtout le froid ? Selon l'organisation UN-Habitat des Nations Unies, dans le monde le nombre de gens habitant en bidonvilles est estimé à environ 2 milliards soit un tiers de la population mondiale !

            C'est là un scandale quand on sait qu'il existe sur Terre tous les matériaux (pierres, argile, briques, ciment, plâtre, bois et même paille, etc., soit du capital naturel), tous les matériels (échafaudages, grues, bétonnières, truelles, etc., soit du capital technologique dû au progrès scientifique qu’a su créer l’intelligence humaine), et la main d'œuvre (maçons, charpentiers, couvreurs, plâtriers, peintres, plombiers, électriciens, etc., soit du capital humain), pour construire des logements. La seule chose qui manque c'est, nous dit-on, l'argent, la "marchandise par excellence" ! Mais quelle aberration ! Notre monde marche sur la tête ! L’argent n’est en effet qu’un moyen d’échange et que la représentation de la valeur des richesses réelles, biens et services, offertes à l’échange.

Dans les temps présents ce scandale n'est-il pas dû à un refus de la part des investisseurs et des banques d'entreprendre des projets pour lesquels ils ne recevraient pas un rendement suffisant puisque cette "couche de la société" (pauvres et "démunis") n'a pas les moyens de "payer" le prix d'un habitat – même le plus élémentairement digne d'être conçu comme habitable – qui peut être construit par une entreprise ? On rejoint là la crise des "subprimes" ! C’est pourquoi c’est aux Etats seuls de contrôler et d’ouvrir les crédits pour construire tous ces logements. Cela permettrait également de réduire le chômage et la misère, les populations locales (capital humain) pouvant s’investir dans ces constructions en se formant sur le tas (apprentissage) aux différents métiers.

Le vote de la loi du droit au logement opposable (loi DALO), créée par la droite, ne pourra être suivie d'effets que si on ouvre ces crédits sans intérêt, crédits émis et contrôlés par l'Etat, pour la construction des 900.000 logements qu’on nous dit nécessaires en France ! Ces crédits permettraient le transfert de ressources "potentielles", "dormantes", inexploitées (capitaux naturel, technologique et humain déjà mentionnés), en richesses "cinétiques", "dynamiques", "vivantes", elles-mêmes créatrices de richesses puisque ces crédits permettraient de créer des biens absolument nécessaires à l'humanité et ainsi de sauver des vies humaines, la valeur de ces biens représentant justement le montant des crédits originaux ! Mais ceci ne peut se faire qu’avec un Etat qui fonctionne déjà dans un autre système économique, celui du "Crédit social". Pour ce qui est des systèmes qui soit se sont effondrés (communisme), soit sont devenus corrompus (capitalisme), il faut prendre les choses par "la queue" : il ne s'agit pas de travailler plus pour gagner plus (toujours cet appât d’argent !), il faut travailler pour tout simplement gagner sa vie.

            Voilà donc le problème que nos Etats ne veulent pas résoudre. Or n’est-il pas envisageable que tout ce capital "dormant" qui existe à si grande échelle peut représenter des biens négociables qui sont une richesse dormante exploitable par cette couche de "démunis". On peut dire que c'est en réalité le manque d'imagination des investisseurs à savoir exploiter une telle richesse. Les capitaux financiers (crédits) pourraient être si facilement mis à la disposition de l’humanité pour exploiter les ressources naturelles de manière socialement et humainement responsable, respectant l'environnement et favorisant le développement de nouveaux systèmes de constructions plus solides et salubres et moins consommatrices d’énergie, qui mettent un maximum de gens au travail assurant une source de revenus qu'ils utiliseraient pour faire évoluer l'économie locale. Ceci devient le "Crédit social" qui animerait les échanges et permettrait de verser à chaque membre de l’humanité un "dividende social" ou "humain". On développerait les ressources de l’humanité au lieu de saccager les ressources naturelles par la pollution qu’engendrent ces bidonvilles.

Permettons aussi à chacun d'accéder à la propriété privée en leur accordant des crédits sans intérêt !  Les gens versent généralement un loyer à un propriétaire, qui peut être l’Etat (HLM), pour se loger. Cet argent est en quelque sorte "perdu" par le locataire. La somme versée en loyer ne pourrait-elle pas être utilisée à rembourser un prêt ? Les gens sans ressources financières, ceux qu’on appelle les "démunis", pourraient contribuer eux-mêmes à la construction de leur logement, comme ils l’ont fait au début de l’humanité et le font encore dans un grand nombre de pays. Le temps consacré à cette tâche correspond à une mise de fond, les heures travaillées représentant une richesse. L’Etat ne pourrait-il pas promouvoir la construction de ces logements sains, solides et économiques en énergie, destinés à ces "démunis", en s’appuyant justement sur ces gens et en leurs payant les heures de travail afin qu’ils puissent subvenir à leurs besoins vitaux ? Une fois ces logements terminés ces "démunis" les occuperaient et ne verseraient que la part du coût des matériaux à titre de leur remboursement.

Ceci implique bien évidemment un changement total et radical de notre système économique. Mais qu'attend-on pour le faire ? Une révolution ? Elle serait la cause de nombreux morts et n’apporterait certainement pas la solution à la misère !

 

 

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