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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 12:00
   Elle se généralise et se développe de façon quasi exponentielle par suite d'une part de l'égoïsme et de l'absence de propreté, de civisme et de réflexion sur leurs actes, d'individus irresponsables partout sur notre planète, d'autre part du développement exponentiel de l'activité humaine, d'abord consommatrice d'énergie d'origine fossile (charbon, pétrole, gaz), ensuite créatrice de produits polluants ou néfastes pour la santé, tout cela dans le but de faire du profit sous couvert de progrès !
    C'est pourquoi la pollution prend toutes les formes et atteint tous les éléments mais également la nature et l'homme.
    D'abord l'air. Les émissions de gaz de toutes sortes, s'échappant de nos usines, de nos voitures, camions, et tracteurs, de nos avions, des incinérateurs - et même de nous-mêmes, du cheptel, en particulier des vaches ! - : CO2, SO2, SH2, ozone, dioxine, méthane… sans compter toutes les particules qui les accompagnent, rendent l'air de nos villes de plus en plus irrespirable ! La concentration des populations dans des mégalopoles, suite aux difficultés de circulation et donc à la production accrue de gaz, augmente encore cette pollution ! Quand donc nos dirigeants comprendront-ils qu'il faut développer, sans plus attendre, les moyens de transport non polluants, donc les transports en commun et les voitures électriques ou à hydrogène ? On voit se développer partout des bicyclettes en libre service. Tant mieux ! Mais des voyous irresponsables les volent ou les dégradent ! A quand aussi les motos, scooters ou voitures électriques en libre service ? On nous en parle mais ce n’est encore qu’un vœu pieux !
    Puis l'eau. Les rivières, les fleuves, les marais, les lacs, les mers et océans, récupèrent tous les produits de nos égouts, ceux transportés par les eaux de pluies et de ruissellement, charriant les pesticides (91% des cours d'eau et 55% des nappes souterraines sont contaminées par les pesticides selon l'Institut français de l'environnement !) utilisés en abondance par les agriculteurs, affectant certains insectes utiles, telles les abeilles, et qu'on retrouve dans les fruits, le vin et même le sang ! Sans compter les produits nocifs dissous ou déversés dans ces rivières ou dans les océans, par exemple les sacs plastiques, le pétrole lors des dégazages sauvages ou des naufrages, les acides ou bases, les polychlorobiphényles (PCB), le pyralène, la dioxine … Sans parler du fait que plus de deux milliards cinq cents millions d'individus n'ont pas accès à des installations sanitaires correctes ! Même en Europe vingt millions de personnes n'ont pas de salles de bain ! Et ne parlons pas des réseaux d'égouts qui n'existent pas en de très nombreux endroits du globe ! Purifions les eaux dites usées avant de les rejeter dans nos rivières, mers et océans !
    Egalement la terre. Trop d'engrais (nitrates et phosphates) sont dispersés dans les terres pour augmenter la productivité des cultures mais en fait pour accroître encore les bénéfices. On les retrouve dans les rivières et les nappes phréatiques rendant les eaux inaptes à la consommation  De plus on constate un appauvrissement des terres cultivables et à une désertification suite à un mauvais système d'irrigation, à la suppression des haies favorisant l'assèchement et l'érosion par les vents, à la prolifération sur nos côtes d’algues vertes dont la putréfaction produit des gaz toxiques. Trop de déchets de toute sorte recouvrent également nos routes, chemins, champs ! Partout des mégots, papiers, plastiques (environ 80 milliards d'emballages par an en France !), tins, bouteilles, capsules, piles, pneus, seringues, médicaments, quand ce ne sont pas des frigos, des machines à laver, des téléviseurs ou ordinateurs, des voitures, des bateaux, etc. souillent nos sols et notre environnement !
    Quand est-ce que le peuple et ceux qui le gouvernent prendront enfin conscience qu'ils sont en train de détruire notre santé et le milieu dans lequel nous vivons, milieu qui sera aussi celui que nous laisserons à nos enfants ? Quand est-ce qu'ils seront responsables et qu'ils réfléchiront sainement ? Et surtout quand est-ce qu'on ouvrira les crédits pour remédier à ces états de fait en améliorant la collecte et le recyclage des déchets ?
    Que penser également du comportement des manifestants de tous poils qui brûlent des pneus, des cageots, quand ce ne sont pas des voitures, des écoles, des bibliothèques, des gymnases, des supermarchés, des banques, etc. ? Rien de bon ! Ce comportement est complètement débile, primaire et ne fait en rien avancer leurs revendications! De plus ce sont les mêmes, et nous de surcroît, qui, au travers de nos impôts ou taxes, devront réparer les dégâts causés !
    N'oublions pas la pollution sonore due d'une part aux camions, automobiles et surtout motos et scooters avec leur échappement libre, réveillant toute une ville, et d'autre part aux avions et hélicoptères. Sans parler des radios et sonneries de téléphone mobile et naturellement des groupes de jeunes dans nos rues le soir !
    Et la pollution visuelle ! Elle est partout, d’abord due à ces lignes à haute tension, aux éoliennes, à tous ces déchets répandus dans la Nature ! Mais également à tous ces panneaux publicitaires qui fleurissent tout le long de nos routes et aux entrées de nos villes et villages. Enfin, tous ces graffiti que des jeunes débiles inscrivent sur les murs, parois de trains ou camions, panneaux routiers de signalisation ne constituent-ils pas une pollution ? Il faut être un peu dérangé du cerveau pour y voir un art !
    Enfin la pollution des esprits ! A tort on parle beaucoup moins de cette pollution car elle est bien plus secrète et sournoise ! Or, depuis notre naissance on essaie de nous infantiliser, de nous endoctriner, quand ce n'est pas nous asservir ! On diffuse pour cela, par le truchement des médias aux mains des grands groupes financiers, des messages "politiquement corrects". On ne doit pas s'écarter de la "pensée unique" sous peine d'être voué aux gémonies !
    Et ne parlons pas de cet endoctrinement qu’exercent toutes les religions mais plus précisément la religion musulmane et la religion évangéliste qui soumettent leurs adeptes à leurs dogmes ou leurs lois, le plus souvent liberticides et anti-humanistes telle la "charia" des musulmans, et veulent que les femmes soient soumises à leurs maris !
    Aussi, est-il temps que le peuple reprenne son libre arbitre ! Qu’il n’admette plus comme vérité absolue tout ce qu’on lui raconte depuis sa naissance. Qu’il fasse fonctionner un peu ses neurones afin d'avoir un raisonnement sain et responsable ! Et qu’il exige de ses dirigeants qu'ils s'attaquent vraiment à tous ces problèmes en ouvrant au plus vite les crédits !
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 16:02
  Ce produit, encore appelé "or noir", est entre les mains d'une part de certains états gros producteurs, en particulier la Russie, le Venezuela, le Nigeria et surtout ceux du Moyen-Orient, et d'autre part de grandes compagnies (les "lobbies" pétrolier et gazier) qui le recherchent, l'exploitent et finalement s'entendent, avec les états producteurs, pour en maintenir le prix à un niveau élevé jouant sur une prétendue rareté, qui arrivera inexorablement - mais certainement pas avant 2020 comme certains "experts", tel Campbell, nous le prédisent - et sur "la sacro-sainte loi de l'offre et de la demande" !
    Les différents chocs pétroliers (la nationalisation en 1971 des hydrocarbures en Algérie, suivie en 1972 par l'Irak, puis par la Libye en 1973, la nationalisation des compagnies pétrolières au Moyen-Orient, la hausse du prix du pétrole en réaction à la guerre du Kippour en octobre 1973 et à l'embargo qui s’en suivit faisant passer le prix du baril de 3 à 13$ - soit à 80$ d'aujourd'hui, suite à l'inflation ! -, deuxième choc pétrolier en 1979 suite à l'arrivée des chiites au pouvoir en Iran, suivi en 1980 par le troisième choc pétrolier suite à la guerre Irak - Iran, le prix du baril atteignant alors les 40$ en 1981, équivalant à 100$ aujourd'hui), les crises suivantes liées à la première guerre du Golfe en 1991, puis à l'intervention des Etats-Unis en Irak en 2003, le développement des économies chinoises et indiennes avec leur fort taux de croissance, leur entrée à l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), et leur demande croissante de matières premières, pétrole et acier en particulier, ont très fortement secoué les économies occidentales.
    Suite à ces différents chocs, à ces perturbations géopolitiques, le prix du pétrole a fluctué à la hausse mais aussi à la baisse. Depuis cinq ans nous sommes plutôt dans un cycle de hausse. Il a atteint, en juillet 2008, les 147$ le baril. Mais n'assiste-t-on pas depuis lors à une baisse puisque son prix est retombé à 36$ en décembre 2008 suite à la crise financière, à la récession qui menace et aux économies d'énergie qu'elle implique ! . Certains "experts" avaient pourtant prédit qu'il atteindrait les 200$ ! Qu'ils ne s'inquiètent pas, son cours remontera ! Il est remonté à 80$ en novembre 2009. D'autres souhaitent qu'il soit élevé pour, disent-ils, accroître les ressources financières pour la recherche d'autres gisements - mais surtout le profit des pétroliers ! - pour incidemment, mais ils ne le disent que du bout des lèvres, favoriser le développement accéléré des énergies non polluantes !
    Les médias, les gouvernements et les milieux "bien informés" donnaient plusieurs explications à cette hausse.
    - D'abord, naturellement, l'intervention des forces américaines en Irak avec comme conséquence le développement du terrorisme exercé par Al-Qaida partout dans le monde ;
    - puis la reprise des recherches nucléaires militaires de l'Iran et les pressions et sanctions occidentales sur ce pays;
    - l'opposition du Venezuela d'Hugo Chavez à la politique de George W. Bush et des USA en général ;
    - les luttes tribales et les pillages d'oléoducs au Nigeria ;
    - la "sacro-sainte loi de l'offre et de la demande", cette dernière étant élevée. Suite à la croissance économique surtout de la Chine et de l'Inde, les prix ne pouvaient qu'augmenter surtout si les pays de l'OPEP maintenaient le niveau de production à son minimum, donc réduisaient l'offre. La récession va les faire baisser.
    - On cite également les variations de consommation dues au climat et aux intempéries (cyclones), aux manques de capacité des raffineries, (ne sont-elles pas voulues par les raffineurs pour augmenter le prix du gasoil ?), à l'augmentation de la demande des pays émergeants, mais également à l'épuisement annoncé par des "experts" des ressources pétrolières et gazières.
    N'oublions pas toutefois de mentionner l'effet sur le cours du pétrole des spéculations qui sont certainement très importantes et sont le fait de NYMEX et ICE, ces "temples de la spéculation" selon L'Express (n°2976, semaine du 17 au 23 juillet 2008). Ces spéculations ne sont-elles pas finalement voulues par les chefs d'état des pays producteurs (Russie, Venezuela, Moyen-Orient…) qui voient là un moyen de pression sur les pays consommateurs, mais également de nouveaux dirigeants des compagnies pétrolières et parapétrolières, des financiers, qui ont pris la place des explorateurs et les commandes des grandes compagnies ? Ces nouveaux dirigeants ont sans doute plus les regards portés sur les cours de la Bourse et sur les bénéfices qu'ils peuvent tirer de la spéculation que sur les cartes géologiques des bassins pétroligènes ! Les cadres techniques (géologues, géophysiciens, pétrophysiciens, raffineurs…) n'ont plus beaucoup droit au chapitre et d'exprimer leurs opinions ! Il faut savoir que le coût d'exploitation est de l'ordre de 10$ le baril et celui du raffinage avoisine les 15$. Thierry Desmarest, ex Président-directeur général de Total, ne disait-il pas en 2004 ("Energies" n° 7) : “A 25 ou 30$ le baril, nous continuerons à réaliser d'excellentes performances, ainsi qu'à investir fortement”. Par ailleurs, n'oublions pas que le prix à la pompe résulte également des taxes prélevées par l'Etat, celles-ci variant entre 55%  et 63% du prix selon le type de carburant et le pays ! Et on va l’augmenter encore avec la fameuse taxe carbone !
    Rappelons aussi, car on l'oublie un peu trop, que le pétrole et le gaz sont l'objet de conflits récurrents depuis leur apparition comme source d'énergie. Sans remonter trop loin, mentionnons en premier les guerres de la famille Bush, aux mains du "lobby pétrolier", contre l'Irak, d'abord en 1991 par le père avec sa "Tempête du désert" pour soi-disant venir au secours du Koweït convoité par l'Irak pour ses ressources pétrolières, ressources que les USA, soutenus par l'Arabie Saoudite et les pays occidentaux, ne voulaient surtout pas voir tomber entre les mains d'un dictateur; puis en 2003 par le fils, poussé par son vice-président Dick Cheney, ce va-t-en guerre, ancien patron de la compagnie parapétrolière Halliburton dont une filiale a d'ailleurs raflé la fourniture de pétrole à l'armée américaine et l'exclusivité des services parapétroliers et de reconstruction dans ce pays (7 milliards de dollars). Mentionnons également le conflit du Darfour au Soudan, pays d'où la Chine tire une grande partie du pétrole dont elle a besoin. Enfin, n'oublions pas le récent conflit en Georgie, pays allié des Etats-Unis, dont le président Sakachvili qui, en voulant contrôler tout son territoire y compris les enclaves à majorité russe, telle l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie, poussé par Dick Cheney, a lancé une attaque contre l'Ossétie du Sud, ce que la Russie n'a pas admis car elle voudrait contrôler les oléoducs et gazoducs qui traversent la Géorgie, pays qui a appartenu à l'ex URSS et dont Staline était originaire. Et tous ces conflits pour un produit énergétique qui va s'épuiser inexorablement mais qu'on peut remplacer si on veut s'en donner les moyens !
    Tous ces événements conjugués risquent en effet de priver d'une part importante de l'énergie que l'on tire des ressources pétrolière et gazière journalières, ressources dont notre monde moderne a encore besoin pour quelques années.
    Si certains des arguments avancés par les médias - qui, ne l'oublions pas, sont pour la plupart d'entre eux aux mains des financiers ! - sont partiellement valables pour expliquer ou essayer de justifier aux yeux du public, l'augmentation inexorable du prix du pétrole, l'argument de l'épuisement des réserves est un peu spécieux ! Tony Hayward, directeur général de BP (British Petroleum) ne disait-il pas lui-même que “les problèmes sont d'ordre politique et non géologique” ? Et Thierry Desmarest (Total) d'ajouter “Nous disposons actuellement de réserves suffisantes [réserves prouvées] pour nous assurer quarante trois années de consommation de pétrole et près de soixante-cinq années de consommation de gaz” ("Energies" n° 7).
    Si effectivement les ressources pétrolières et gazières ne sont pas inépuisables et que dans un avenir, qu'il est aujourd'hui d'ailleurs toujours difficile de préciser puisqu'il dépend de la volonté de recherche de nouveaux gisements, elles vont inexorablement disparaître, il faut se souvenir qu'il y a environ quarante ans de soi-disant "experts", ceux du fameux Club de Rome et en particulier Robert Lattès, nous prédisaient déjà l'épuisement des ressources pétrolières aux environs de l'an 2.000. Lire à ce propos l'aveu de François de Closets dans son livre "Le Divorce français", page 120. Ce journaliste, s'appuyant sur le document de synthèse publié sous l'égide du Club de Rome, avait annoncé la fin du pétrole dans un article paru dans Science et Avenir, numéro de novembre 1978 ! Il bat sa coulpe et regrette ses propos alarmistes !
    D'autres "experts" nous prédisent aujourd'hui un épuisement vers les années 2050 pour les plus optimistes (USGS) et même bien avant pour les pessimistes (Campbell). Ces "experts" risquent fort de se tromper comme se sont trompés les précédents. Par ailleurs, on peut se demander si tous ces "experts" ne sont pas finalement manipulés par les Russes, les Vénézuéliens, les chefs des Etats du Moyen-Orient et les patrons des grandes compagnies pétrolières pour faire admettre par les consommateurs comme inexorables les augmentations du prix de ce produit - arguant qu'il dépend du marché donc de la sacro-sainte loi de l'offre et de la demande -, et s'appuyant sur le concept stupide que la valeur d'un produit découle de sa rareté, elle ne fait que la constater, - la valeur, qui rappelons-le n'est qu'un nombre, dépendant surtout de l'utilité de ce produit ! -  et permettre ainsi à ces états et compagnies de faire des bénéfices considérables ! L'objectif de la Russie, du Venezuela et des Etats Arabes du Moyen-Orient n'est-il pas de peser avant tout sur l'économie des pays consommateurs et principalement sur les Etats-Unis et les pays occidentaux, ces pays du "mal" selon certains islamistes ? Ces Etats Arabes, profitant des bénéfices considérables qu'ils réalisent, ne se sont-ils pas lancés dans la réalisation de projets gigantesques - tel Abu Dabhi, Dubaï, Qatar, Bahrein, etc. - , n'achètent-ils pas des sociétés industrielles ou commerciales occidentales ? L'OPEP ne maintient-elle pas la production au niveau qui convient à ses membres pour justement maintenir une pseudo rareté et donc un prix élevé ? Et l'objectif des compagnies pétrolières, n'est-il pas de faire croire à une raréfaction du pétrole en vue de le rendre et le maintenir cher, et d'ainsi s'assurer à court terme des bénéfices toujours plus importants, arguant du fait qu'ils auront besoin de cet argent pour poursuivre les recherches et l'exploitation de pétrole et de gaz ? Chevron, ExxonMobil, Shell, BP, Total, etc. (les sept sœurs !), n'annonçaient-elles pas des bénéfices battant tous les records : 49,5 milliards de dollars pour ExxonMobil en 2006, 25,4 pour Shell, 12 pour Total...! On attendait les chiffres de 2008, le prix du pétrole ayant plus que doublé depuis 2006 alors que les prix d'exploration et d'exploitation n'ont pratiquement pas bougé ! Eh bien les voila : ExxonMobil : 45,2 milliards de dollars avec un chiffre d'affaires s'élevant à 442,9 milliards de dollars, pour Total: 13,9 milliards d'euros de gains !
    On entend dire par des "experts" de Bruxelles que le prix du pétrole ne pourra qu'augmenter puisque la demande augmente, et que baisser la TVA sur ce produit n'aura aucun effet puisque, suite à cette baisse, la consommation augmentera, et par répercussion la demande et donc le prix. C'est là le raisonnement de la "pensée unique" et du "politiquement correct". Ces "experts" oublient que si on réduit la demande en faisant des économies importantes de consommation en développant d'une part l'isolation des habitations et bureaux, et d'autre par - et surtout rapidement ! - les énergies de remplacement, le prix ne pourra que diminuer suivant justement la règle de l'offre et de la demande ! N'est-ce pas ce qui est arrivé après le développement du nucléaire ? N'est-ce pas aussi ce qu'on observe depuis plusieurs mois suite à une baisse de la consommation de pétrole (12% en France), les gens adoptant des comportements plus économes de ce produit ? N'est-ce pas enfin le contre coup de la récession suite à la crise financière et économique mondiale ?
    En tant qu'ancien géologue et géophysicien pétrolier, ingénieur de l'Ecole du Pétrole (ENSPM), docteur es science, certes à la retraite mais toujours très au courant des techniques d'exploration et de production, je suis en mesure de soumettre au jugement du lecteur et à ses réflexions les remarques suivantes - non-conformistes donc loin de la "pensée unique" - que certaines émissions télévisuelles et radiophoniques, ainsi que de nombreux propos d'intervenants et d'articles de presse, m'ont inspiré.
    Les estimations des réserves en place et productives sont essentiellement basées sur les découvertes de gisements réalisées, jusqu'à récemment, par d'anciennes techniques géophysiques de surface, sismiques essentiellement, maintenant dépassées. Ces techniques, même celles à trois dimensions, avaient une résolution verticale qui, au-dessous de 2.000 mètres de profondeur, était supérieure à 20 mètres. Elles ne permettaient donc pas la détection de failles avec des rejets inférieurs à ces 20 mètres, ni la reconnaissance précise des réservoirs de faible épaisseur et de leur extension latérale, et encore moins de leur teneur en pétrole ou en gaz. De ce fait on peut affirmer que jusqu'à récemment l'exploration pétrolière des bassins sédimentaires, surtout terrestres et marins à faible profondeur n'a permis que la découverte de gisements d'une certaine dimension desquels sont extraites les productions actuelles.
    Par ailleurs, l'analyse des propriétés pétrophysiques (porosité ou volume des pores connectés, saturation en hydrocarbures ou pourcentage du volume des pores occupés par le pétrole ou le gaz, perméabilité…)  des roches dites "réservoirs" par les anciens dispositifs de mesure, connus sous le nom de diagraphies, n'a pas nécessairement été en mesure, elle aussi, de révéler l'existence de pétrole du fait que cette analyse s'appuyait d'une part sur un nombre réduit de mesures, elles-mêmes à faible résolution verticale et à faible pouvoir d'investigation en profondeur, et d'autre part sur des méthodes très empiriques. En conséquence, des erreurs d'appréciation des volumes d'hydrocarbures (pétrole et gaz) en place et extractibles ont certainement existé. Certains "experts" prétendent qu'il faut les revoir à la baisse. Autre argument pour justifier, aux yeux des consommateurs, l'augmentation du prix du pétrole ! Pour ma part, en tant que spécialiste de l'interprétation de ces mesures, auteur de nombreux articles et livres traitant de ce sujet, - livres ayant tous été l’objet de très bonnes critiques et de recommandation d’achat - je les reverrais plutôt à la hausse !
    Or les techniques géophysiques d'exploration du sous-sol ont fait très récemment des progrès considérables. En particulier l'acquisition et le traitement des données sismiques de surface et de trou permettent une bien meilleure résolution verticale et la visualisation, dans un grand nombre de cas, des roches dites "réservoir" et l'évaluation de leur contenu. On devrait de ce fait être en mesure, dans l'avenir, de détecter des structures beaucoup plus profondes (jusqu'à 9.000 mètres !) mais aussi plus petites, productrices cependant de pétrole ou de gaz, et de "suivre" le réservoir dans l'espace. La détection de pièges à hydrocarbures autres que tectoniques devrait en être facilitée, tels les pièges stratigraphiques, ou dus à des variations latérales de perméabilité, ou encore dus à certaines conditions hydrodynamiques.
    J'ai l'habitude de dire pour illustrer ces propos : "qu'on n'a découvert jusqu'à présent que des baleines en mer ou des éléphants à terre. Or il y a beaucoup plus de poissons que de baleines et de souris que d'éléphants ! ". C'est là une image, et, certes, il faut beaucoup de poissons et de souris pour atteindre le volume d'une baleine ou d'un éléphant, mais il existe tous les intermédiaires entre ces extrêmes ! Cherchons donc ces plus petits gisements, d'autant qu'en général ils sont toujours très proches latéralement et verticalement, mais surtout géologiquement, des grands et des géants ! N'assiste-t-on pas au renouveau de demandes d'exploration en France sachant cependant que notre pays n'est pas vraiment très riche en ce domaine ?
    Corrélativement, les mesures de paramètres physiques réalisées dans les puits, donc ce qu'on appelle les diagraphies, se sont multipliées et diversifiées autorisant une bien meilleure détection des réservoirs potentiels et une évaluation plus précise de la porosité, de la perméabilité et de la saturation en hydrocarbures de ces réservoirs. Par ailleurs, des techniques d'imagerie électrique, acoustique ou nucléaire, de la paroi des trous de forage permettent même de reconnaître des événements (stratifications, fins lits argileux ou cimentés, fractures, etc.) dont l'épaisseur peut être inférieur à un centimètre ! Ces différentes améliorations permettent par ailleurs de bien mieux replacer les réservoirs dans leurs contextes géologiques à la fois stratigraphique, sédimentologique, diagénétique et tectonique, autorisant une meilleure évaluation des volumes et donc des réserves en place.
   Une exploitation exhaustive, utilisant des méthodes modernes d'analyse, de toutes les mesures réalisées dans les puits d'exploration ou de production permet de surcroît :
    - d'identifier la composition élémentaire et minéralogique des roches, d'en déterminer donc la nature ;
    - de reconnaître la texture (taille, forme et classement des grains ou cristaux, présence de ciment ou de vacuoles, conditionnant la porosité et la perméabilité), et la structure interne des roches (laminations, stratifications obliques ou entrecroisées, bioturbations…) ;
    - à partir de ces informations, de reconstituer très fidèlement le milieu de dépôt originel des différentes unités de sédimentation composant un réservoir, et par là leur extension latérale à partir de corrélations entre puits et de modèles sédimentologiques actuels et anciens, - tenant compte des données de pendagemétrie et d'imagerie de la paroi interne des puits, - et l'établissement de coupes et de cartes d'un certain nombres de paramètres (iso-bathes, iso-paches, iso-faciès, iso-porosité, iso-perméabilité, etc.) ;
    - de déterminer les effets diagénétiques (compaction, cimentation, transformation, dissolution…) que ces unités de dépôt ont pu subir depuis leur mise en place suite à leur enfouissement, à l'action de la température et de la pression, à celle de bactéries, à la circulation de fluides et aux contraintes tectoniques;
    - de préciser le cadre stratigraphique et surtout tectonique de la structure objet de l'exploration ou du développement.
    Par ailleurs, des progrès très importants dans les techniques de forage, permettent maintenant de forer quasiment à l'horizontal sur des distances très grandes, donc de rester le plus longtemps et le plus loin possible dans la ou les couches productrices, assurant un meilleur drainage et donc une meilleure récupération des réserves en place. De plus, pratiquement toutes les mesures physiques réalisées dans des puits verticaux, à l'aide de sondes descendues au bout d'un câble, sont maintenant réalisables dans les puits déviés ou "horizontaux" au cours même du forage réduisant ainsi les risques de perte d'informations, ces dispositifs de mesure étant situés dans les masse-tiges positionnées juste derrière le trépan ou la turbine. Les informations recueillies par ces dispositifs sont transmises sans délai en surface pour analyse par des spécialistes afin d'orienter au plus juste la poursuite du forage.
    Des progrès ont également été réalisés dans la récupération assistée des hydrocarbures en place. Il faut en effet savoir qu'actuellement on n'a récupéré qu'environ 35% du pétrole présent dans un réservoir. Basé sur ce chiffre il reste donc encore environ 60 à 65% du pétrole sous terre. Certes on n'arrivera sans doute jamais à l'extraire totalement mais on peut espérer gagner encore quelques pourcents malgré l'avis - une fois de plus ! - de certains "experts" pessimistes. L'injection de vapeur d'eau, du gaz associé au pétrole qui représente quelques 150 milliards de mètres cubes !, - qu'actuellement certaines compagnies brûlent à sa sortie du puits donc des torchères, gaspillant ainsi un produit énergétique et produisant en masse du gaz carbonique (390 millions de tonnes de dioxyde de carbone !) donc à l'origine de l'effet de serre, - ou même de gaz carbonique à haute pression comme le pratique déjà Total, de surfactants, de dissolvants du pétrole, etc., laisse en effet espérer un accroissement sensible du taux de récupération du pétrole en place. Les gaz sous pression, ayant une viscosité très inférieure à celle du pétrole, peuvent avoir accès à des pores même très fins et mieux en chasser le pétrole présent en le rendant également moins visqueux. Ceci peut être encore accru grâce aux forages dits "horizontaux" drainant sur une plus grande longueur, et donc surface, le pétrole présent.
    N'oublions pas surtout que certains réservoirs plus profonds, riches en pétrole ou gaz, peuvent être encore découverts. Ne vient-on pas de découvrir au large du Brésil, par grande profondeur d'eau, un gisement que l'on qualifie comme étant le deuxième plus important du monde ? N'oublions pas non plus le gaz méthane existant à faible profondeur en de nombreux endroits. Enfin, n'oublions pas que de nombreux bassins pétroligènes sous-marins (au large des côtes ou en Arctique en particulier), et même à terre, sont encore mal explorés. Les Russes ne viennent-ils pas de se précipiter pour essayer de récupérer des surfaces arctiques en plantant des drapeaux au fond des mers ? Les Norvégiens, Danois, Canadiens et Américains sont en train de se disputer des surfaces importantes d'exploration. Or les techniques de forage en mer ont elles aussi fait des progrès très importants permettant l'exploration et l'exploitation de gisements situés sous deux à trois mille mètres d'eau, donc par très grands fonds. Et Tierry Desmarest d'ajouter : “Vraisemblable-ment, d'autres innovations technologiques en exploration-production nous aideront à repousser les limites imposées par la nature” ("Energies" n° 7).
    Maintenant si l'on veut évaluer les ressources ultimes en pétrole et en gaz que notre Terre peut renfermer on devrait recenser toutes les roches dites "mère" (riches en kérogène dont le pétrole et le gaz proviennent grâce à l'action conjointe de bactéries anaérobiques, de la température et de la pression) présentes dans les bassins sédimentaires, déterminer leur volume et leur potentiel pétroligène, enfin d'en préciser l'histoire géologique, c'est-à-dire les profondeurs maximales d'enfouissement pour savoir si elles sont restées dans ce qu'on appelle la "fenêtre" pétrole ou si elles sont entrées dans la "fenêtre" gaz (à plus de 4.000 mètres de profondeur d'enfouissement). L'évaluation du potentiel pétroligène des "roches-mère" peut s'effectuer à partir de mesures chimiques sur échantillons de roches (carottes) mais également à partir des mesures diagraphiques permettant le dosage de l'uranium et la mesure du rapport carbone/oxygène par des techniques nucléaires. Ce serait là de beaux sujets de thèse à proposer à nos universitaires.
    N'oublions pas enfin qu'il existe d'énormes quantités de pétrole dit non-conventionnel,  représenté par des réserves considérables de sables bitumineux et de schistes bitumineux existant de par le monde (Canada, Venezuela, Sibérie, Chine, Maroc, Brésil, Colorado aux USA…). Pour donner un exemple, selon certaines estimations, la ceinture de l'Orénoque au Venezuela pourrait contenir l'équivalent de 1,2 trillions de barils de pétrole (un trillion égale mille milliards ou 1012), alors que les sables bitumineux et schistes bitumeux du Canada (Athabasca) et de la Russie (Sibérie) pourraient contenir l'équivalent de 300 Gb (giga barils, 109) de pétrole. Ceux du Maroc contiendraient l'équivalent de 50 milliards de barils. N'oublions pas que la consommation actuelle est estimée à 27 Gb. Rappelons qu'un baril vaut 158,98 litres.
    On appelle improprement schistes bitumineux, parfois aussi dénommés pyroschistes ou kérobitumeux, une roche sédimentaire à grains fins (argile), contenant assez de matière organique (appelée kérogène) pour pouvoir fournir par pyrolyse du pétrole et du gaz combustibles. Contrairement à leur nom, ces roches ne sont pas des schistes qui eux correspondent à des roches métamorphiques. De plus ils ne contiennent pas du bitume mais donc du kérogène qui correspond à une matière organique provenant d'algues, de plancton, ou de végétaux (feuilles, lichens, mousses…), matière organique encore peu évoluée par enfouissement insuffisant ou altération. Des techniques sont en cours de développement pour en extraire à un coût raisonnable les hydrocarbures qu'ils renferment. Actuellement on évalue à environ 80 à 100 litres par tonne le rendement en hydrocarbures des schistes bitumineux. Quant aux sables bitumineux certains peuvent contenir jusqu'à 15% de pétrole lourd, visqueux.
    Certes ce pétrole non-conventionnel va coûter cher à extraire car requérant beaucoup d'énergie. Il est également source de volumes importants de déchets minéraux et donc de pollution surtout solide (sable ou argile). Mais leur exploitation peut faire appel à d'autres sources d'énergie, par ailleurs non polluantes, solaire ou géothermique par exemple afin de chauffer ces sables ou schistes pour rendre le produit "bitumeux" plus liquide et donc extractible. A ce propos, ce n'est pas l'énergie qu'il faut économiser comme le préconisent certains "experts", mais certaines sources (bois, charbon, pétrole, gaz…) dont on tire l'énergie ! L'énergie sur notre Terre est en effet infinie, du moins tant que le Soleil (énergie solaire) et notre Terre (énergie géothermique de basse et haute température, qu'elle soit terrestre ou océanique, énergie éolienne, hydrolienne et marémotrice) existeront ! Certes, dans l'attente du développement de ces nouvelles sources énergétiques doit-on économiser l'énergie extraite du pétrole et du gaz par une meilleure isolation thermique de nos habitations et bureaux, et par le développement des voitures à moteur hybride, électrique, à pile à combustible ou à hydrogène .
    On peut donc espérer avoir encore du pétrole pour plus longtemps que prédit par les "experts" !
    Toutes les recherches pétrolières actuellement entreprises, ou que l'on peut envisager, vont certainement coûter cher. Mais ce coût correspond en fait à un transfert de richesse, une richesse "potentielle", "dormante" non encore exploitée mais présente en terre, en une richesse "cinétique", "vivante" et "dynamique" servant à l'humanité. Les états producteurs et les compagnies pétrolières ont les ressources financières pour effectuer ces travaux. Il n'en demeure pas moins que le pétrole va rester cher surtout si la spéculation ne s'arrête pas et si les pays producteurs, surtout la Russie, le Venezuela et ceux du Moyen-Orient, contrôlent la production comme moyen de pression sur les pays consommateurs et en premier lieu sur les Etats-Unis et l'Europe et s'entendent avec le "lobby financier et bancaire" pour que les crédits nécessaires au développement des énergies non polluantes soient délivrés "au compte goutte", en quelque sorte freinés pour maintenir la demande de pétrole à un haut niveau pendant le plus long temps possible et donc le profit que ces états et compagnies en tirent !
    Ceci dit, afin d'accroître la période durant laquelle on pourra disposer de pétrole à un prix raisonnable, ce sont bien des économies corrélatives de consommation qui sont hautement souhaitables. Il est en effet assez aberrant de brûler du pétrole et du gaz dans nos centrales électriques, dans les chaudières, dans les moteurs des avions, bateaux, voitures, camions et motos (60% du pétrole est consommé par les moyens de transport !), produisant en surabondance du gaz carbonique, créant ainsi un effet de serre, alors que d'autres sources d'énergie non polluante existent. C'est là gaspiller un produit qui va inexorablement s'épuiser. Et que penser du gaspillage pratiqué par certains pétroliers qui brûlent dans leur torchère le gaz sortant avec le pétrole au lieu de le récupérer soit pour le réinjecter dans le gisement et ainsi maintenir la pression au sein du réservoir et mieux drainer le pétrole en place, soit l'expédier par gazoduc jusqu'à des lieux de consommation, soit encore le liquéfier pour être expédier par bateaux ! Réfléchissons donc aux moyens de l'économiser. Cette économie devrait entraîner une baisse de consommation engendrant du même coût d'une part son utilité sur une plus longue période, et d'autre part une baisse de son prix.
    Enfin, gardons précieusement ce pétrole pour les applications pétrochimiques dont le monde aura le plus grand besoin. Cela coûterait moins cher et permettrait de réduire les dommages occasionnés à la nature, aux gens et aux paysages, et les effets de serre ! Développons sans tarder les énergies de remplacement, surtout celles non polluantes, telles les énergies solaire et géothermique, certaines bioénergies (algues et déchets agricoles) - sans pour autant sacrifier la surface des terres cultivables fournissant la nourriture des humains et celle des animaux -, et les moteurs hybrides, électriques ou à pile à combustible pour les moyens de transport. Et, surtout, que l'Etat ouvre au plus vite les crédits pour cela ! Et que ces Etats reprennent enfin le contrôle du crédit et le "droit régalien de battre monnaie" !
    Mais concurremment combattons aussi le gigantisme de certaines installations, cette mégalomanie qui s'est emparée du monde, toujours plus grand, toujours plus haut, toujours plus gros comme ces barrages par exemple, et ces champs d'éoliennes géantes qui détruisent des vallées entières et des paysages !  Transformons nos moulins à vent abandonnés en éoliennes ! On détruirait moins nos paysages ! Par ailleurs, ces gigantesques barrages chassent les habitants comme en Chine et suppriment des surfaces considérables qui ne sont plus disponibles pour la culture ou la forêt. Sans compter les risques énormes que l'on fait courir aux habitants vivant en aval de ces barrages que des tremblements de terre peuvent détruire lâchant en quelques secondes des masses d'eau considérables (cf. la catastrophe du "petit" barrage de Malpasset en 1959, en amont de Fréjus. Cette catastrophe a fait 423 victimes, a détruit 2,5 km de voies ferrées, 50 fermes,  80 000 hectolitres de vin ont été perdus et elle a tué 1000 moutons) ! Pour cela abolissons conjointement les monopoles, en particulier en France celui d'EDF, monopole qui empêche le développement de petites unités de production : petites turbines électriques le long de nos rivières, petites éoliennes ne détruisant pas les paysages, les panneaux solaires, les pompes à chaleur…, toutes ces installations étant suffisantes pour alimenter en électricité et eau chaude une maison ou un petit groupe de maisons.
    C'est une aberration, fort coûteuse en plus, de devoir revendre à EDF l'énergie électrique ainsi produite ! EDF achète en effet cette énergie plus chère qu’elle ne la revend ! Où est l’intérêt pour la nation ? Développons les petites unités d'énergie solaire et géothermique de basse température, les pompes à chaleur, et même l'énergie géothermique de haute température même si elle coûte plus cher à mettre en œuvre ! L'électricité est produite à partir de la géothermie dans plus de 20 pays dans le monde. Ne vient-on pas d'inaugurer l'une de ces installations productrice d'électricité à Soultz-sous-Forêts en Alsace ? N'existent-t-il pas déjà plusieurs installations fournissant de l'eau chaude servant au chauffage de plusieurs milliers d'habitations ? N'utilise-t-on pas cette énergie géothermique pour chauffer les 100.000 mètres carrés de la Maison de la Radio à Paris et ce depuis 1963 sans perte d'efficacité ? N'existe-t-il pas en Guadeloupe la centrale électrique de Bouillante près du volcan de la Soufrière ? En Islande, la centrale géothermique de Nesjavellir ? Au Kenya, n'a-t-on pas construit trois centrales de 45 MW, 65 MW et 48 MW ? En Californie, une quinzaine de centrales électriques produisent environ 570 mégawatts électriques. Alors, qu'attend-on pour développer ces nouvelles centrales ? L'argent ? Mais ce n'est qu'une ouverture de crédit qui rapportera dans l'avenir énormément de richesses et préservera notre monde de la pollution !
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:05

   Voici une nouvelle source d'énergie, qu'on qualifie de non polluante - cela dépend de quel point de vue on se place ! - qu'on veut généraliser à nos pays. Bravo ! Mais pourquoi les fait-on si gigantesques ? Toujours cette mégalomanie, cette folie des grandeurs qui a débuté par la construction de "gratte-ciel" ; par celle de barrages gigantesques inondant des milliers sinon des millions d'hectares de terres et de collines comme dernièrement en Chine et comme on veut le faire en Amazonie,qui ne sont donc plus disponibles pour la culture de céréales, de fourrage et de légumes, ou pour la forêt ; par celles de centres commerciaux gigantesques poussant à la ruine des milliers de commerçants et vidant le centre de nos villes et villages de commerces de proximité !
    Comme l’a fort bien souligné François de Closets dans le "Divorce français" (Fayard, 2008), ces éoliennes gigantesques altèrent nos paysages, font du bruit, gênent la réception des émissions de radio et de télévision. Elles engendrent donc trois autres espèces de pollution : visuelle, sonore et technique ! De plus elles coûtent fort cher et finalement ne marchent que s'il y a du vent, souvent plus rare en hiver, moment où on a le plus besoin d'énergie électrique pour se chauffer. Aussi doit-on les doubler de centrales traditionnelles pour suppléer à leur manque de production d'électricité quand il n'y a pas de vent. En quoi cela constitue-t-il un progrès et un avantage ? On émet toujours du gaz carbonique ! En fait, elles enrichissent surtout les entreprises qui les construisent et les personnes ou communes sur les terrains desquelles elles sont implantées ! De plus l'électricité qu'elles produisent coûte plus cher à la communauté que celle des autres sources d'énergie !
    Ne serait-il pas plus sage de développer en très grand nombre des éoliennes beaucoup plus petites, certes, mais fournissant cependant suffisamment d'électricité à une ou plusieurs maisons (même si leur rendement est moins élevé comme le souligne Renaud dans son commentaire), source d'énergie que l'on complèterait par des capteurs solaires, des mini turbines, installées tout le long de nos rivières et fleuves, ou des pompes à chaleur ? On altèrerait beaucoup moins nos paysages et cela coûterait sans doute aussi beaucoup moins cher que la construction de barrages gigantesques, de centrales nucléaires ou d’éoliennes géantes ! De plus, en cas de panne de distribution, suite à des tempêtes ou tornades, peu de gens seraient affectés par un manque d'électricité ou d'eau comme on a pu le constater lors de la tempête de janvier 2009 qui a affecté le sud de la France, le nord de l'Espagne et l'Italie !
    Aussi ouvrons au plus vite les crédits, sans intérêt surtout, pour le développement de ces petites mais nombreuses sources d'énergie non polluantes. Le crédit - qui, ne l’oublions pas,  représente 95% de l'argent en circulation ! - ne correspond en effet qu'à un transfert d'une ressource ou richesse "potentielle", "dormante", en une richesse "cinétique", "dynamique", "vivante", utile à l'humanité. Aussi, je conseillerais vivement à tous nos maires d'allouer les sommes prévues pour ces éoliennes à leurs administrés pour qu'ils développent chacun leur propre source d'énergie électrique ! Cela coûterait sans doute moins cher à la communauté ! Mais naturellement les "Verts" sont sans doute contre cette idée, eux qui veulent couvrir toute la France d'éoliennes gigantesques ! Seraient-ils en cheville avec les constructeurs de ces éoliennes ? On peut se poser la question !

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 11:20

   Au moment où va s’ouvrir à Copenhague le sommet sur l’environnement, je vous fais part de mes réactions et de réflexions qui n’ont rien de "politiquement correct " ou ne peuvent pas être rattachées à la "pensée unique". Elles sont destinées à faire réfléchir nos dirigeants et tous les habitants du monde sur l’écologie et l’économie.

Afin de développer les sources d’énergie non émettrices de gaz carbonique les dirigeants du monde, tous plus ou moins bardés de diplômes et constituant ce qu’on considère comme l’élite de nos pays, semblent ne pas saisir que le développement de ces sources nouvelles d’énergie ne requiert que l’ouverture de crédits. Or ces derniers, qui représentent environ 95% de l’argent en circulation, sont contrôlés par les banques qui de plus le créent du néant comme l’avouait Ralph G. Hawtrey (1879-1971), économiste anglais qui disait d'une façon lapidaire, en parlant du crédit : “Le banquier crée les moyens de paiement du néant …”.  (cf. à ce propos l’article de Paul Grignon sur Internet en tapant bankster.tv). Le droit régalien de battre monnaie et donc d’ouvrir les crédits devrait incomber aux seuls états. Le but du crédit n'est-il pas de développer des ressources ou richesses "potentielles", "dormantes", en richesses "cinétiques" ou "dynamiques", "vivantes" utiles à l'humanité ? Le crédit s'annule à la fin de la réalisation du projet qui est devenu une richesse tangible. Ne parle-t-on pas en effet de "valeur ajoutée" dont l'Etat tire d'ailleurs une taxe (TVA) !

Par ailleurs l’argent n’est qu’un moyen d’échange et non une fin en soi. L'argent en circulation devrait représenter la totalité de la valeur, exprimée dans les différentes unités monétaires, de tous les biens et services existants sur cette Terre, comme c'était le cas à l'origine dans les petites communautés, permettant ainsi les échanges et de consommer ce que l'on produisait.

  L'argent est aussi représentation. Donc  “il doit tomber sous le sens que le premier objectif de l'économie doit être, non pas la production d'une représentation, mais la production la plus large possible, jusqu'à la limite matérielle des moyens de production, des biens et des services nécessaires, leur distribution et leur répartition équitable à chaque individu, homme, femme, enfant, vieillard, pour la satisfaction la plus large possible des besoins humains. Ce qui est la raison d'être des progrès techniques.

  Dans une économie véritablement humaine, ce sont les besoins humains et la demande réelle qui doivent déterminer la production; et la représentation de la valeur des biens produits, donc de l'argent en circulation, doit être fonction de la production, et non l'inverse. Or, dans l'économie actuelle, fondée sur l'échange des biens et des services contre argent - sous toutes les formes que l'argent peut prendre, en particulier le crédit - c'est la production qui est fonction de l'argent existant, de celui qui, sous la forme de monnaie tangible ou sous celle de crédit, est "disponible" entre les mains des acheteurs ou dans les comptes bancaires.

  Quand toutes les matières premières nécessaires à un programme donné de production sont réunies, ainsi que les moyens techniques et les hommes, il manque encore l'argent, qui seul met en marche le processus de production et la suite du cycle distribution - consommation. L'argent est ainsi, pour l'économie actuelle, capitaliste, de loin la "matière première" la plus essentielle, sans laquelle il n'y a pas de production. Et l'on sait ce qu'il est, sous sa forme "dématérialisée" de crédit. Créé du néant, le crédit est l'objet, la matière première, la "marchandise par excellence" dont les systèmes bancaires trafiquent; il constitue leurs "earning assets" (avantages en gain), leur actif productif, qui produit un autre objet de nature analogue : l'intérêt ou profit financier. Mais, alors que ce crédit représente l'aptitude de la collectivité à produire et devrait être son actif, la propriété de cet actif, par un flagrant abus de confiance et une escroquerie patente, est réclamée et exercée par le système bancaire. Enfin, si l'on considère la motivation de la production, elle gît tout entier dans le désir d'en retirer un profit en argent, comme si l'argent était le vrai but de la production et de l'activité humaine, comme si l'argent était un bien supérieur à tous les biens et services, comme s'il était bien, précisément, cette "MARCHANDISE par excellence”. (Extrait de "L’Evolution humaine - Le Chaos économique mondial - La révolution qui vient" par W.G. Serra, paru en 1950 dans la revue Vers Demain)

   La valeur n’est qu’un nombre résultat de l’évaluation de l’objet à l’aide d’un étalon monétaire qui, comme en toute science même économique, doit rester fixe. Albert Jacquard lui-même n’écrit-il pas que “la valeur qu'évoque l'économiste [...] est un nombre permettant de classer tous les biens et tous les services, sur une échelle unidimensionnelle” ("Mon utopie"). Et dire qu'en 1944 on a créé le Fonds Monétaire International (FMI) dont le rôle originel était justement d'assurer le maintien des parités fixes entre les monnaies ! Ce rôle est totalement oublié ! D’où les spéculations sur les monnaies et les problèmes qui en découlent pour toutes les entreprises (cas d’EADS par exemple !)

   Un juste équilibre entre d'une part la production et la consommation, et d'autre part entre les revenus et les prix, doit être assuré par l'instauration du "prix compensé" ;

   Une répartition équitable des richesses produites en abondance doit être assurée ce qui suppose la distribution à tous les membres de l'humanité d'un "dividende social", ou "dividende humain", comme préfère l’appeler Albert Jacquard (communication personnelle) au lieu de les imposer et de taxer les produits ou services qu'ils génèrent !

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 11:40
  Ce mot, d'origine grecque ("energeia"), signifie "force en action". C'est la “propriété d'un système physique capable de produire du travail” (Le Petit Robert). L’énergie est à l'origine de l'Univers et elle le contrôle. Elle peut prendre toutes les formes : potentielle, cinétique, mécanique, calorifique, chimique, moléculaire, atomique, nucléaire, électrique, hydraulique, hydrolienne, solaire, thermique, éolienne, cérébrale, etc., et est au cœur de toutes les transformations.
    Les sources énergétiques ont évolué avec le temps. En dehors du travail de l'homme et des animaux, jusqu'au XVIIIe siècle le bois constituait la source principale d'énergie. Avec la révolution industrielle du début du XIXe siècle, sont apparus successivement le charbon ou la houille, puis le pétrole, le gaz et la "houille blanche" (énergie hydraulique des barrages) à la fin du XIXe siècle, le nucléaire au milieu du XXe siècle, et enfin, depuis quelques années, les énergies dites renouvelables et propres : solaire, éolienne, géothermique, marémotrice, etc.
    En ce qui concerne l'énergie nucléaire, certains écologistes et surtout Greenpeace sont contre cette source d'énergie. Ils jouent sur la peur des gens suite à l'accident de Tchernobyl, peur qu'ils entretiennent d'ailleurs. Cet accident a fait beaucoup moins de morts que l'exploitation (coups de grisou dans les mines) et la combustion du charbon et même celles du pétrole et du gaz. Les centrales nucléaires sont super surveillées justement pour éviter de tels accidents. De plus c'est une énergie qui n'émet pas un gramme de gaz carbonique. Par ailleurs, on sait en traiter les déchets et on peut même les stocker, après vitrification, dans des galeries souterraines creusées dans des massifs soit granitiques, soit argileux, soit salifères, protégeant ces déchets de toute fuite de produits radioactifs qui serait due à des circulations d'eau. Quant à l'uranium, au radon et au rayonnement que ces éléments émettent, les écologistes devraient savoir que le granite, les schistes et ardoises, et même les briques et tuiles issues des argiles sont riches en thorium et en uranium et donc en leurs dérivés de désintégration, dont le radon, et en potassium, tous éléments émetteurs de rayons gamma. Veulent-ils détruire toutes les maisons construites avec ces matériaux parce qu'elles soumettent leurs habitants à ces risques ?
    En ce qui concerne le pétrole, dans le bulletin de Pétrole et Gaz Informations, n° 1770, mai-juin 2004, Alain Perrodon estimait que les hydrocarbures assuraient environ 85% de la consommation mondiale d'énergie. C'est sans doute pourquoi tous les médias* nous incitent à économiser l'énergie, cette source d'énergie n'étant pas inépuisable. Certes, il ne faut pas la gaspiller et pour cela il faut changer notre comportement. Isolons donc mieux nos maisons et bureaux, changeons nos lampes, utilisons moins notre voiture, transportons les marchandises par les voies fluviales ou ferroviaires plutôt que par nos camions, etc., et surtout développons au plus vite les autres sources d'énergie.
    Mais, si on réfléchit un tant soit peu, dire à la radio ou à la télévision qu'il faut économiser l'énergie me semble réducteur et même totalement stupide ! En effet, l'énergie sur notre Terre est pratiquement infinie - du moins tant que le Soleil (énergie solaire, photovoltaïque et calorifique) et notre Terre (énergie géothermique de basse et haute température, terrestre ou océanique, énergie marémotrice, énergies éolienne et hydrolienne…) existent -. Ce n'est donc pas l'énergie - comme certains le préconisent - mais certains produits dont on tire cette énergie (pétrole, gaz naturel, charbon, uranium, bois, végétaux comestibles...) qu'il faut économiser. Ne vient-on pas d'inaugurer l'une de ces installations géothermiques productrice d'électricité à Soultz-sous-Forêts grâce à un forage à 5.000 mètres dans un granite fracturé, produisant une eau à 200°C ? N'existent-t-il pas déjà plusieurs installations fournissant de l'eau chaude servant au chauffage de plusieurs milliers d'habitations ? N'utilise-t-on pas cette énergie géothermique pour chauffer les 100.000 mètres carrés de la Maison de la Radio à Paris et ce depuis 1963 sans perte d'efficacité ? N'existe-t-il pas en Guadeloupe la centrale électrique de Bouillante près du volcan de la Soufrière ? En Islande, la centrale géothermique de Nesjavellir ? Au Kenya, n'a-t-on pas construit trois centrales de 45 MW, 65 MW et 48 MW ? En Californie, une quinzaine de centrales électriques produisent environ 570 mégawatts électriques. Sans parler du développement des panneaux solaires dans cet état. Alors, qu'attend-on pour développer ces nouvelles centrales ? L'argent ? Mais ce n'est qu'une ouverture de crédit qui rapportera dans l'avenir énormément de richesses et préservera notre monde de la pollution et du réchauffement !   
    Développons donc au plus vite les autres sources d'énergie qui, plus est, sont non polluantes et surtout les petites installations plus autonomes ! Et enterrons nos lignes électriques ! Nous éviterons ainsi d'avoir plusieurs millions de foyers sans électricité pendant plusieurs jours lors d’un cataclysme ! Ouvrons sans délai les crédits nécessaires à leur développement. Ce coût ne correspond finalement qu'à un transfert de richesse, d'une ressource ou richesse "dormante" ou "potentielle" en une richesse "cinétique", "dynamique", "vivante", "utile" à l'humanité. C'est en cela qu'on préservera notre Terre en réduisant l'effet de serre !
    Et maintenant les "Verts" nous parlent de bioénergie ! Ils devraient réfléchir à deux fois avant de la développer. Telle que pratiquée actuellement dans certains pays (Etats-Unis, Brésil…) elle ne peut que conduire à la famine car on utilise des produits alimentaires (maïs, soja, etc.) nécessaires aux hommes et aux animaux pour faire du carburant de substitution au pétrole ! Et en plus on en spécule ! C'est là une aberration ! La seule énergie d'origine biologique que l'on peut développer c'est celle à partir des algues et des déchets végétaux dont la décomposition ou le traitement peut fournir du gaz et même de l'éthanol et de surcroît de l'engrais végétal.
    Sur un plan plus philosophique, le principe de la conservation de l'énergie, exprimée sous la forme bien connue "rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme", ne permettrait-il pas de dire que l'énergie, de ce fait, serait la meilleure illustration de l'éternité et même du divin au sens transcendantal ? En effet, la force et l'énergie sont partout. Ne sommes nous pas nous-mêmes une parcelle de cette énergie ? Ne possédons-nous pas cette énergie pensante et créatrice grâce à notre cerveau qui est constitué de milliards de neurones et de glies, de connexions entre eux, et à tous les échanges énergétiques en son sein ? Ne commande-t-elle pas toutes nos actions ? Grâce à l'évolution, le cerveau humain s'est développé. Et par comparaison à la réaction nucléaire qui ne peut se développer que si on a atteint la masse critique, ne peut-on pas penser que notre nombre de neurones et de leurs connexions a, au fil des millénaires, atteint enfin le nombre critique facilitant le développement de ce qu'on peut considérer comme l'énergie pensante et créatrice ? C'est la mise en œuvre de cette énergie qui a permis les progrès de l'humanité. Cette énergie pensante, ou "humaine" comme la qualifiait Teilhard de Chardin, n'est-elle pas la forme la plus noble de l'énergie, celle qui peut contrôler et développer toutes les autres formes d'énergie ? N'est-ce pas par référence inconsciente à cela que certains penseurs de l'Antiquité ont pu dire que "Dieu nous a fait à son image" et qu'on a pu dire de Jésus qu'il était "le fils de l’homme" ou "le fils de Dieu" ?
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 11:23
Je vous invite à consulter le conte "l'ïle des naufragés" de Louis Even et ses articles sur le Crédit Social  dont voici ci-dessous un extrait.

    L’argent conforme au réel
    L’argent de Martin, dans l’Ile des Naufragés, n’aurait eu aucune valeur s’il n’y avait eu aucun produit dans l’Ile. Même si son baril avait été réellement plein d’or, qu’est-ce que cet or aurait pu acheter dans une île sans produit ? Or, ou papier-monnaie, ou n’importe quels montants de chiffres dans le livre de Martin n’auraient pu nourrir personne, s’il n’y avait pas eu des produits alimentaires. Ainsi pour les vêtements. Ainsi pour tout le reste.
    Mais il y avait des produits dans : l’Ile. Ces produits provenaient des ressources naturelles de l’île et du travail de la petite communauté. Cette richesse réelle, qui seule donnait de la valeur à l’argent, était la propriété des habitants de l’ile, et non pas la propriété exclusive du banquier Martin.
    Martin les endettait pour ce qui leur appartenait. Ils l’ont compris quand ils ont connu le Crédit Social. Ils ont compris que tout argent, tout crédit financier, est basé sur le crédit de la société elle-même, et non pas sur l’opération du banquier. Que l’argent devait donc être leur propriété au moment où il commençait ; donc, leur être remis, divisé entre eux, quitte à passer ensuite des uns aux autres selon le va-et-vient de la production des uns et des autres.
    La question de l’argent devenait dès lors pour eux ce qu’elle est essentiellement : une question de comptabilité. La première chose qu’on exige d’une comptabilité, c’est d’être exacte, conforme aux choses qu’elle exprime.
    L’argent doit être conforme à la production ou à la destruction de richesse. Suivre le mouvement de la richesse : production abondante, argent abondant ; production facile, argent facile ; production automatique, argent automatique ; gratuités dans la production, gratuités dans l’argent.
    L’argent pour la production
    L’argent doit être au service des producteurs, à mesure qu’ils en ont besoin pour mobiliser les moyens de production.
    C’est possible, puisque cela s’est fait, du jour au lendemain, dès que la guerre fut déclarée en 1939.
    L’argent, qui manquait partout depuis dix années, est venu soudain ; et pendant les six années de guerre, il n’y a plus eu aucun problème d’argent pour financer toute la production possible et requise.
    L’argent peut donc être, et doit être, au service de la production publique et de la production privée, avec la même fidélité qu’il fut au service de la production de guerre. Tout ce qui est physiquement possible pour répondre aux besoins légitimes de la population doit être rendu financièrement possible.
    Ce serait la fin des cauchemars des corps publics. Et ce serait la fin du chômage et de ses privations, tant qu’il reste des choses à faire pour répondre aux besoins, publics ou privés, de la population. Tous capitalistes
    Dividendes à chacun
    Le Crédit Social préconise la distribution d’un dividende périodique à tous. Disons une somme d’argent versée chaque mois à chaque personne, indépendamment de son emploi - tout comme le dividende versé au cappitaliste, même quand il ne travaille pas personnellement.
    On reconnaît que le capitaliste à piastres, celui qui place de l’argent dans une entreprise, a droit a un revenu sur son capital, revenu qui s’appelle dividende. Ce sont d’autres individus qui mettent son capital en oeuvre, et ces autres-là sont récompensés pour cela, en salaires. Mais le capitaliste tire un revenu de la seule présence de son capital dans l’entreprise. S’il y travaille personnellement, il tire alors deux revenus : un salaire pour son travail et un dividende pour son capital.
    Eh bien, le Crédit Social considère que tous les membres de la société sont capitalistes. Tous possèdent en commun un capital réel qui concourt beaucoup plus à la production moderne que le capital-piastres ou que le travail individuel des employés.
    Quel est ce capital communautaire ? I1 y a d’abord les ressources naturelles du pays, qui n’ont été produites par personne, qui sont une gratuité de Dieu [de la Nature] à ceux qui habitent ce pays. Puis, il y a la somme des connaissances, des inventions, des découvertes, des perfectionnements dans les techniques de production, de tout ce progrès, acquis, accumulé, grossi et transmis d’une génération à l’autre. C’est un héritage commun, gagné par les générations passées, que notre génération utilise et grossit encore pour le passer à la suivante. Ce n’est la propriété exclusive de personne, mais un bien communautaire par excellence.
    Et c’est bien là le plus gros facteur de la production moderne. Supprimez seulement la force motrice de la vapeur, de l’électricité, du pétrole - inventions des trois derniers siècles - et dites ce que serait la production totale, même avec beaucoup plus de travail et de bien plus longues heures par tous les effectifs ouvriers du pays.
    Sans doute, il faut encore des producteurs pour mettre ce capital en rendement, et ils en sont récompensés par leurs salaires. Mais le capital lui-même doit valoir des dividendes à ses propriétaires, donc à tous les citoyens, tous également cohéritiers des générations passées.
    Puisque ce capital communautaire est le plus gros facteur de production moderne, le dividende devrait être capable de procurer à chacun au moins de quoi pourvoir aux besoins essentiels de l’existence. Puis, à mesure que la mécanisation, la motorisation, l’automation, prennent une place de plus en plus grande dans la production, avec de moins en moins de labeur humain, la part distribuée par le dividende devrait devenir de plus en plus grosse.
    Voilà une tout autre manière de concevoir la distribution de la richesse que la manière d’aujourd’hui. Au lieu de laisser des personnes et des familles dans la misère noire, ou de taxer ceux qui gagnent pour venir au secours de ceux qui ne sont plus nécessités dans la production, on verrait tout le monde assuré d’un revenu basique par le dividende.
    Meilleure répartition à la source.
    Ce serait en même temps un moyen, bien approprié aux grandes possibilités productives modernes, de réaliser dans la pratique le droit de tout être humain à l’usage des biens matériels. Droit que chaque personne tire du seul fait de son existence. Droit fondamental et imprescriptible, que Pie XII rappelait dans son historique radio-message du ler juin 1941 : "Les biens créés par Dieu l’ont été pour tous les hommes et doivent être a la disposition de tous, selon les principes de la justice et de la charité. Tout homme, en tant qu’être doué de raison, tient en fait de la nature le droit fondamental d’user des biens matériels de la terre... Un tel droit individuel ne saurait être supprimé en aucune manière, pas même par l’exercice d’autres droits certains et reconnus sur des biens matériels."
    Un dividende à tous et à chacun : voilà bien la formule économique et sociale la plus radieuse qui ait jamais été proposée à un monde dont le problème n’est plus de produire, mais de distribuer les produits. Pas par un parti politique Nombreux, en plusieurs pays, ceux qui voient dans le Crédit Social de Douglas ce qui a été proposé de plus parfait pour servir l’économie moderne d’abondance, et pour mettre les produits au service de tous. I1 reste à faire prévaloir cette conception de l’économie, pour qu’elle devienne une réalisation dans la pratique.
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:44

    Suivant Le Petit Robert c’est “ce à quoi s'applique l'activité rétribuée d'un employé, d'un salarié”. Pour Le Petit Larousse c’est “l’occupation donnée à une personne ; travail, fonction, place”. En se référant à ce qu’en disait Keynes c’est “la somme du travail humain effectivement employé et rémunéré, dans un système économique”.
    Que constate-t-on ? Il y a de plus en plus de gens recherchant un emploi. Il y a de moins en moins de travail pour tous. Le chômage s’étend à tous les niveaux de l’activité humaine engendrant la pauvreté, la misère et la violence ! Les inégalités sont de plus en plus flagrantes ! La satisfaction des besoins vitaux de l’humanité ne sont pas satisfaits ! C’est bien là le signe que notre système économique, dit capitaliste, n’est pas en mesure de résoudre ce problème. En conséquence il faut impérativement et de façon urgente le réformer sur des bases scientifiques ! Instaurons le Crédit Social !
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 11:05

  En plus des impôts nous sommes taxés abondamment ! On voulait ajouter au lot précédent - taxe d’habitation, taxe foncière, taxe professionnelle, taxe à la valeur ajoutée, etc. - la "taxe carbone" - appelée encore “contribution énergie-climat” cela sans doute pour mieux nous faire avaler la pilule ! - dont le but, nous disait-on, aurait été de modifier notre comportement et de diminuer la production de gaz à effet de serre, surtout le gaz carbonique !
    L'enfer est pavé de bonnes intentions ! C’était là une goutte d’eau dans l’océan, notre pays, la France, n’étant responsable que de 1,4% de l’émission de gaz à effet de serre du monde. Toute réduction, même de 50%, de notre part n’aurait eu donc qu’un effet très mineur. De plus cette taxe aurait encore handicaper un peu plus nos entreprises et la population la plus fragile de notre pays Que les autres pays, tels les USA, la Chine, l’Inde, le Brésil, tous grands pollueurs, commencent par changer leurs sources d’énergie.
    Il faudrait aussi prouver que le gaz carbonique est vraiment le seul responsable du réchauffement climatique. Dans l’histoire géologique bien des changements climatiques sont intervenus dont l’homme n’était en rien responsable ! On culpabilise l’Homme en faussant les données du problème climatique ! (cf. les livres de Laurent Cabrol et de Claude Allègre).
    Et Michel Rocard et nos "écologistes", avec à leur tête Cécile Duflot, voulaient que cette taxe soit de l’ordre de 32 €  et même de 100 € ! Ils ne tournent pas ronds !
    En apprenant la suspension de cette taxe, Michel Rocard a parlé de “crime contre l’humanité”. Il ne résonne plus bien. Ou plutôt, lui et les écologistes, imbus de dogmes écologiques tronqués et économiques surannés, ils refusent de comprendre que c’est une fois de plus une ouverture urgente des crédits qui permettra le développement rapide des autres sources d’énergie, non polluantes celles-là, des ressources d’eau potable et agricoles dont le Tiers Monde a besoin, du développement des terres non encore cultivées ou mises en jachère. C’est cette non ouverture de crédit qui constitue un crime contre l’humanité. On nous dit qu’on n’a pas d’argent ! Stupide prétexte que nous serine les médias relayant l’oligarchie financière et bancaire. On trouve toujours de l’argent pour faire des guerres. Pourquoi n’en trouverait-on pas pour faire la guerre à la misère ?
    Par ailleurs, cette émission de crédit -  surtout sans intérêt ! - ne devrait être que de la responsabilité des États et non de celle des banques qui en plus en tirent profit en le grevant d'un intérêt parfois usuraire ! Comme déjà dit - mais n’est-il pas bon de le répéter pour bien le faire entrer dans le crâne obtu de nos "élites" ? - toute ouverture de crédit permet le transfert d’une ressource ou richesse "dormante", "potentielle" en une richesse "vivante", "cinétique" et "dynamique", utile à l’humanité, favorisant elle-même le développement d’autres richesses et biens nécessaires pour satisfaire les besoins de toute la population mondiale.
    Quand est-ce que tous nos politiciens, "écologistes" et économistes qu’on dit "distingués", comprendront-ils enfin cela ? Seraient-ils à ce point bornés ? Qu’ils nous prouvent alors qu’ils ont compris la solution de ce problème en instaurant une réforme économique radicale s’appuyant sur les idées de "Crédit social" ou "Crédit humanitaire" ! Là est la vraie solution ! Mais apparemment aucun dirigeant - faisant pourtant partie, nous dit-on, de l’"élite" de leur pays -, n’y pense car tous appliquent une comptabilité bancale ! Serait-ce parce qu’ils en profitent ? On n’ose y croire !

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 15:13

     

On s’interroge beaucoup à leur sujet. Mais qu'est l'impôt ? Grosse question à laquelle je vais essayer de répondre !

Selon Le Petit Robert c’est le : « prélèvement obligatoire opéré par l'État et les collectivités locales afin de subvenir aux charges publiques ». Le Petit Larousse en donne la définition suivante « prélèvement effectué d’autorité sur les ressources ou les biens des individus ou des collectivités et payé en argent pour subvenir aux dépenses d’intérêt général de l’État ou des collectivités locales. »

De nos jours les impôts atteignent des sommets ! Ceci, à en croire nos dirigeants, dans le but de payer les dépenses de l’État et surtout de résorber la dette colossale cumulée par notre pays depuis quarante ans (cf. l’article La Dette). Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas !

C’est pourquoi l’impôt est le sujet de bien des discussions et ceci depuis des lustres. Ce sujet revient au premier plan car on nous menace de les augmenter encore ainsi que les taxes. Mais l’impôt ne tue-t-il pas l’impôt comme le pense Gilles Carrez, et maintenant Manuel Valls ! – et l’emploi comme l’écrivait Philippe Alexandre ? – Par ailleurs ne mentionne-t-on pas que pour y échapper certaines personnes et entreprises s’expatrient dans des pays où les prélèvements fiscaux sont moins élevés ? Certains commentateurs vont même jusqu’à qualifier ce comportement comme "anti-patriotique" ! Mais la patrie n’est en danger que parce que le système économique actuel la rend esclave des décisions prises par ses dirigeants qui sont plus ou moins à la solde de l’oligarchie financière et bancaire mondiale. Par ailleurs la libre circulation des personnes et des biens en Europe n’a-t-elle pas été votée ? Qu’on la respecte et qu’on n’insulte pas les gens qui ont choisi de vivre ailleurs refusant d’être des "vaches à lait" ! Que nos dirigeants se posent plutôt la question sur la validité du système économique, pratiqué dans notre pays, qui est la cause de ces départs, de la précarité et de la misère qui gagne ! Qu’ils agissent pour libérer notre pays de la soumission à cette oligarchie financière et bancaire mondiale en rendant à l’État le contrôle du crédit ! Cela constituerait réellement un "acte patriotique" !

Curieusement tout le monde pense que c'est normal de payer un impôt et des taxes. Pour certains ce serait même un "devoir civique" et faire preuve de "patriotisme" que de le payer ! Il faut dire qu’on nous endoctrine depuis une éternité en nous serinant que l’impôt est indispensable pour la bonne marche de la nation et de la collectivité. Chacun pense en effet que l’administration publique du pays implique que la population participe à son financement. Tout le monde semble admettre que pour payer les différents fonctionnaires pour instruire notre jeunesse, pour construire des hôpitaux et soigner les gens, construire des logements, construire et entretenir les autoroutes, routes, canaux et voies ferrées, faire respecter la législation, protéger la population..., il faut de l’argent qui ne peut venir que des impôts et taxes versés par la collectivité. Tous ces services publics ont un coût et nos dirigeants nous disent qu’une contribution commune, prélevée sur la richesse de chacun, ménages ou entreprises, est nécessaire parce qu’ils sont à notre service et que c’est donc à nous de les payer. Et nous les croyons par habitude, tradition, manque d’information et surtout de raisonnement ! Eh pourtant, comme Maurice Allais, notre prix Nobel d’économie (1988),  le disait en 1998 ("La crise mondiale d’aujourd’hui", Clément Juglar) : « combien de croyances se sont révélées fausses ultérieurement ! Celle-ci en fait partie ! En fait, plus les idées dominantes sont répandues, plus elles se trouvent, en quelque sorte, enracinées dans la psychologie des hommes. Si erronées qu'elles puissent être, elles finissent par acquérir, par leur simple et incessante répétition, le caractère de vérités établies qu'on ne saurait mettre en doute sans s'opposer à l'ostracisme actif de groupes de pression de toutes sortes. » C’est bien ainsi que le peuple, endoctriné depuis des millénaires, finit par croire que l’impôt est nécessaire et qu’il consent à le régler, bien que ce soit toujours à contre cœur, sauf paraît-il pour les Danois si on en croit certains éditorialistes des médias !

Selon leurs dires la politique fiscale actuellement suivie, prétendue sociale et égalitaire, permettrait non seulement de financer les biens et les services publics, mais également de mieux redistribuer les richesses et de corriger les inégalités, ceci en réclamant proportionnellement plus aux uns et moins aux autres suivant leurs revenus et en versant aux démunis différentes allocations. Enfin, on nous dit que certains prélèvements (taxes en tout genre) sont nécessaires pour équilibrer le budget. Et on réclame une fiscalité juste ! Mais la taxe est payée par tout le monde, même ceux non imposés. Ne pourrait-on pas, par l’éducation et l’instruction, réduire ces prélèvements en incitant tout un chacun à changer de comportement souvent jugé irresponsable ou générateur de dépenses (pollution, excès de vitesse, abus d’alcool et de tabac, addiction aux jeux et drogues, corruption, spéculation, fraude, trafics, vol, viol...), personne qu’il faut alors pénaliser pour ce comportement ?

Analysons la validité des différents propos avancés pour justifier ces impôts et taxes, ceci sans dogmatisme ni parti pris et surtout en nous éloignant de la "pensée unique", du "politiquement correct" et "médiatiquement correct" que les pouvoirs publics, avec donc l’aide des médias, essayent de nous imposer. Mais comme le pays ne "marche" pas bien, ceci depuis des décennies, c’est déjà constater que l’impôt, malgré le niveau exorbitant qu’il a atteint, n’est toujours pas la solution à la crise économique et sociale que nous vivons.

Voyons ce qu’il en est réellement en nous posant les questions fondamentales suivantes :   1 - Pourquoi l’impôt ?

2 - Est-il réellement justifié ?

3 - Que fait-on de cet argent prélevé sur nos revenus ?

4 - Ne pourrait-on pas réaliser des économies ?

5 - N’existe-t-il pas un autre système économique ?

1 - Pourquoi l’impôt ?

Parce qu’on nous inculque depuis des siècles que pour le bon fonctionnement de la communauté nationale il faut de l’argent et que celui-ci ne peut venir que de la poche des citoyens. C’est un dogme économique (cf. ci-dessus le texte de Maurice Allais) !

Déjà l’article 13 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 nous renseignait sur son but : « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. » 

De nos jours, la Direction de l’information légale (www.vie-publique.fr) nous dit à-peu-près la même chose « la participation à l’effort commun est nécessaire, sinon aucun service public (police, justice, éducation, hôpitaux, ramassage des ordures...) ne pourrait être financé. Une société sans impôt impliquerait d’accepter une société dans laquelle tout service serait privé, éventuellement fort coûteux et inégalitaire en fonction des revenus ou de la localisation géographique de chacun.» Cet organisme public ajoute : « L’obligation de déclarer ses revenus relève d’un autre principe : le consentement à l’impôt. Les premières critiques émises à l’encontre du système d’Ancien Régime ont porté sur la question de l’impôt et, en particulier, sur le fait que les sujets ne pouvaient pas indiquer leur consentement à l’impôt. Le régime politique anglais s’est peu à peu démocratisé à partir de cette question, en laissant une place grandissante au Parlement en matière de finances publiques (Pétition des droits, 1628). En France, le principe de consentement à l’impôt a été définitivement acquis avec la Révolution française et la Déclaration des droits de 1789. Tous les citoyens ont le droit de consentir librement [ ?] à la contribution publique, par eux-mêmes ou par leurs représentants (ex : députés), et d’en suivre l’emploi (art.14). Aujourd’hui, lorsque le Parlement vote les lois de finances, il accorde son consentement, et celui du peuple [ ?]qu’il représente, à l’impôt.»

Et on gobe ces arguments sans se demander s’ils sont valables ! C’est désespérant ! Ainsi, existe-t-il réellement un consentement à l’impôt ? On peut fortement en douter bien que certains commentateurs nous disent que les Danois sont heureux de payer l’impôt, ceci pour nous inciter à penser de même ! Depuis des lustres les gouvernements successifs ont essayé de faire croire au peuple, en jouant sur son ignorance, que l’impôt est absolument nécessaire pour la bonne administration de la Nation et qu’il faut consentir à son payement ! On se laisse endoctriner et on oublie de réfléchir et raisonner sainement !

Tâchons donc de raisonner, en s’appuyant sur des faits concrets, pour y voir plus clair !

2 – L’impôt est-il réellement justifié ?

Pour nos dirigeants, toujours imbus de dogmes économiques archaïques ou pire hypocrites, l’impôt est totalement justifié. Pour l’immense majorité de nos concitoyens, bien qu’ils en souffrent, il le serait également. Mais ce consentement de la population ne serait-il pas dû au fait qu’elle ne se pose jamais la question parce qu’elle oublie de réfléchir et qu’elle croit aux propos qu’on lui serine depuis des siècles (cf. plus haut le texte de Maurice Allais) ? Pour elle de tout temps on a payé l’impôt, c’est donc qu’il est justifié et qu’il est normal de le payer ! Cette justification et ce prétendu consentement à l’impôt sont le résultat d’un raisonnement faux. Ils découlent d’une comptabilité pratiquée par nos États, en fait, pour simplifier, d’une supercherie, d’une "imposture" (cf. l’article Comptabilité). En effet, l'État, quel qu'il soit, ne semble tenir qu'une comptabilité totalement bancale dans laquelle seul le poste Passif (dépenses) semble exister, l’Actif (recettes) n’étant représenté que par les impôts et taxes. L'on ne se lasse pourtant pas de parler du "Crédit" de l'État, mais l'on se garde bien de lui assigner un chiffre. On ne manque pas de nous dire qu’on dépense trop compte tenu de nos ressources ! On considère toujours les dépenses comme un puits sans fond qu’on tente d’équilibrer par des prélèvements d’impôts et de taxes de toute sorte toujours en augmentation ! On ne compte jamais ce que ces dépenses ont créé comme richesses et peuvent rapporter à plus ou moins long terme, ou permettre d’éviter de dépenser en réparations ou soins. En fait l’impôt est un moyen de maintenir le peuple en esclavage !

C’est pourquoi l’impôt n’est pas réellement justifié, surtout au niveau de prélèvement qu’il a atteint dans notre pays – et dans bien d’autres ! – et que les socialistes veulent encore augmenter soi-disant pour rembourser notre dette et établir un peu plus d’égalité. Ils réclament de la rigueur dans la gestion du pays et imposent l’austérité ceci au détriment d’une grande majorité de la population qui vit dans la précarité sinon la misère ! Ils oublient le rôle fondamental de l’État qui est d’assurer le bien être physique, sanitaire et moral de la population, et la paix civile, en lui donnant tous les moyens d’acquérir les produits vitaux, l’accès à l’instruction, à la culture et aux soins. Toute dépense justifiée de l’État n’est-elle pas dans le but de créer un bien pour la collectivité ou de lui éviter une dépense lourde de conséquences ?

3 – Que fait-on de cet argent prélevé sur nos revenus ?

Il sert nous dit-on à payer les dépenses que l’État doit faire pour le bon fonctionnement de la Nation. Mais curieusement après la guerre 1939-1945 pendant 30 ans on a assisté à une amélioration très importante des conditions de vie de la Nation grâce aux travaux publics sans pour autant observer une croissance importante des impôts. Ce fut les "Trente Glorieuses". Depuis, malheureusement, comme la Cour des Comptes nous le révèle, si on dépense beaucoup et même pour certains trop, on gaspille aussi et parfois on triche, on fraude et on détourne de l’argent public pour des intérêts privés ! Par ailleurs, comme déjà dit, l’État pratique une comptabilité bancale dans laquelle on ne comptabilise que les dépenses sans tenir compte qu’elles engendrent des richesses qui, en valeur, égalent et même dépassent celle représentée par les dépenses, richesses qui appartiennent à la collectivité. Actuellement nous vivons les "quarante calamiteuses" suite à la loi Giscard du 3 janvier 1973 qui a abandonné aux banques privés le droit régalien de battre monnaie et d’ouvrir des crédits ! Suite aussi à la mainmise des énarques sur la conduite de notre pays en détournant le but de la politique en en faisant un métier très rémunérateur !

4 – Ne pourrait-on pas réaliser des économies, réduisant donc les dépenses et ainsi le niveau des prélèvements ?

Dans notre système économique actuel l’État pourrait effectivement faire des économies en réduisant ses dépenses surtout de fonctionnement, en particulier le nombre de ses représentants et de ses organismes et celui des avantages qu’ils se votent. Ceci entraînerait ipso facto une baisse des prélèvements qu’on nous dit obligatoires ! (cf. l’article "Le nombre de nos représentants"). D’autres pensent qu’on pourrait faire des économies en réduisant le nombre de nos fonctionnaires. Sans doute, mais s’ils existent c’est qu’ils ont une utilité, du moins peut-on l’espérer. C’est vrai qu’ils sont en France bien plus nombreux proportionnellement que dans bien d’autres pays. D’autres pensent qu’il faut privatiser certains secteurs de l’activité des fonctionnaires, comme ceci est pratiqué actuellement en Grèce. Cela correspondrait effectivement à une économie pour le budget de l’État. Mais se traduirait-elle par une baisse effective de nos impôts ? On peut fortement en douter. De plus ce ne serait sûrement pas une économie pour notre porte-monnaie. En effet, on sait trop bien que les financiers qui prendraient le contrôle de ces activités ne se soucieraient pas du bien de la collectivité mais rechercheraient avant tout le profit pour leurs actionnaires et eux-mêmes, ceci d’une part en augmentant les tarifs, d’autre part au détriment des investissements (cas des chemins de fer britanniques) et du salaire des employés, ou encore en délocalisant comme ils l’ont fait, entre autres, pour la construction de voitures ou pour les renseignements téléphoniques…, exploitant les travailleurs du Tiers Monde qui sont sous payés et n’ont pratiquement aucun droit. Cette solution est donc un leurre, une braderie des biens de la nation, une exploitation éhontée des peuples réduits à l’état d’esclaves de l’argent, et une supercherie ! Elle conduit de plus aux monopoles. A ce sujet on apprend que les Danois sont contre l’acquisition de 19% du capital de leur compagnie nationale de production d’énergie (Dong Energy) par Goldman Sachs, livrant ainsi leur compagnie à la finance et ses spéculations. Ils ont bien raison ! Préservons nos services publics, nos industries, nos artisans, nos petits agriculteurs… !

Mais le rôle de l’État n’est-il pas justement d’assurer à la communauté l’accès à tous les services publics en faisant respecter par tous les citoyens les belles notions de liberté, d’égalité et de fraternité de notre devise nationale, et de laïcité ? C’est pourquoi le contrôle de l’État est absolument nécessaire dans tous les domaines impliquant la collectivité : l’instruction, les soins de santé, la sécurité des personnes et des biens, les assurances, l’hygiène et la lutte contre la pollution, la justice, la recherche, la distribution de l’eau et de l’énergie, la création des moyens de circulations des personnes et des biens accessibles à tous (routes, canaux, ports et aéroports…), la préservation de l’environnement…C’est pourquoi on a besoin de fonctionnaires ! Toute dépense faite par l’État dans ces domaines pour aider son peuple et lui éviter la misère est un investissement rentable à plus ou moins long terme, toute vie sauvée représentant une richesse et contribuant à la production du fait même qu’elle consomme.

5 N’existe-t-il pas un autre système économique ?

Si, évidemment ! Ségolène Royal elle-même voyait la nécessité « d’inventer un autre modèle économique ». Ignorerait-t-elle – tout comme d’ailleurs Maurice Szafran (Marianne n° 825 du 9-15 février 2013) – que ce modèle existe ? Que leurs apprend-on à l’ENA ? Il a nom Crédit Social ou Argent Social. Ce système devrait parler à ceux qui se prétendent socialistes. Il a été proposé par Clifford H. Douglas en 1924, puis par Walter G. Serra (1933, 1935, 1949, 1950), par Louis Even (1936), et maintenant par Alain Pilote. Mais il est combattu par l’oligarchie financière et bancaire qui perdrait tout son pouvoir s’il était appliqué. Comme cette oligarchie contrôle toute l’économie et même la politique et les médias, il ne faut pas s’étonner qu’on n’en parle jamais. Mayer Amschel Rothschild (1744-1812), selon le magazine américain Forbes « le père de la finance internationale », ne disait-il pas en 1790 : « Donnez moi le droit d'émettre et de contrôler l'argent d'une Nation, et alors peu m'importe qui fait ses lois » ? N’est-ce pas ce que nous vivons actuellement ? La finance nous dicte ses lois et nous endette pour son seul profit ! Comme l’écrivait aussi John Adams (1735-1826), 2e président des États -Unis de 1797 à 1801, « Il y a deux moyens de conquérir et d’asservir une nation. Une est l’épée, l’autre est la dette » ? Nous sommes en effet totalement dépendants des financiers qui nous dictent ce qu’il faut faire.

A la fin de sa vie Maurice Allais s’était rattaché au système économique dit de Crédit Social et demandait son application. Ne réclamait-il pas d’ailleurs : « que l’économie soit au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’économie » ?

Aussi suivons son conseil ! Ceci impose de réformer en profondeur l’économie en la basant sur des concepts scientifiques (cf. article Économie). La réduction des impôts qui est dans les espoirs de chacun serait alors possible. Il faut qu’on admette qu’il puisse même disparaître. Ceci viendra d’un changement radical de la pensée politique, du système économique et de la comptabilité. Combattons les dogmes ! Aussi renseignez vous chers concitoyens et demandez l’étude et l’application du Crédit Social. De là viendra la réduction réelle des impôts et taxes et la fin de la misère ! On trouve toujours de l’argent – cette marchandise par excellence, dont en plus on trafique sur les marchés monétaires ! – pour faire des guerres qui tuent des milliers et millions de gens et détruisent des richesses. Ne pourrait-on pas enfin et une bonne fois pour toutes en trouver pour éradiquer la misère et ainsi protéger de la mort des millions de gens en créant toutes les ressources nécessaires à une vie décente ? Ouvrons les crédits sans intérêt pour développer la recherche d’eau, l’irrigation, les cultures, les énergies renouvelables. Construisons des logements, des routes… Développons partout l’instruction, l’ignorance étant le terreau de l’obscurantisme, du fanatisme et de la violence. Ces richesses existent, elles "dorment" ! Rendons les "actives", "vivantes" en débloquant l’argent requis pour leur développement ! Ces dépenses ne correspondent qu’à un transfert de richesses ! Un monde meilleur et en paix serait alors possible ! Cela relancerait l’activité économique, rétablirait la croissance si chère à nos gouvernants, créerait de multiples emplois et réduirait la misère, et permettrait de surcroît le développement des pays du Tiers Monde et la fin des émigrations pour raison de misère ! C’est de la responsabilité des États ! Ces derniers et eux seuls devraient contrôler le crédit (droit régalien de "battre monnaie"), et qu’il soit sans intérêt ! Au lieu d’imposer et taxer sa population un État moderne devrait lui distribuer un dividende ! C’est là l’objectif du système économique dit de Crédit Social. Pourquoi nos dirigeants ont-ils laissé le contrôle du crédit aux banques privées ? Pour qu’elles s’enrichissent à nos dépens ? Ouvrons les yeux ! Raisonnons ! Ne nous laissons plus endoctriner et réduire à l’état d’esclave de l’argent détenu par une oligarchie financière et bancaire qui le maintient rare pour mieux nous dominer, nous exploiter et nous asservir ! Agissons dans la paix, tant qu’il en est encore temps, en répandant ces idées de réforme !

 

       
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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 14:59

   Il a un côté noble quand il correspond à l’attention que l’on porte à autrui. Il se rapproche alors de l’altruisme.
    Mais malheureusement il correspond aussi à la “somme qui rémunère un créancier pour l'usage de son argent par un débiteur pendant une période déterminée.” (Le Petit Robert). Cet acception là est ignoble surtout quand cet intérêt atteint des taux totalement usuraires comme pratiqués par certains organismes de crédit, en particulier ceux du "crédit revolving" (plus de 20% par an !) qui affectent généralement des personnes déjà financièrement faibles et en plus mal informées. Et l’État ne fait rien pour interdire de telles pratiques. Et n’oublions pas l’intérêt pratiqué par les "micro-crédits" et les "IMF" dépassant souvent plus de 20% ! Remarquons aussi que l’intérêt que versent les banques aux particuliers est toujours nettement inférieur à celui qu’elles demandent aux emprunteurs. Toutes ces pratiques ne sont-elles pas révoltantes ?
    Dans le passé la pratique de taux usuraires était sévèrement puni par les religions. L'intérêt est même interdit par l'islam, c’est là l’un des rares préceptes de cette religion auquel on peut adhérer, mais qu’en apparence ses potentats du Moyen Orient ne respectent pas ! Aussi, exigeons que l’intérêt soit supprimé de tout système de crédit et que ce dernier soit du seul ressort des États et qu’il aide à diminuer la misère en créant tout ce dont le monde a le plus grand besoin ! Comme le disait Aristote: "L'argent ne devrait servir qu'à l'échange, et l'intérêt qu'on en tire le multiplie lui-même, comme l'indique assez le nom qu'on lui donne dans la langue grecque (tokos, = revenu, rapport, intérêt, mais aussi enfantement, enfant en grec !). [...] L'intérêt est de l'argent issu de l'argent, et c'est de toutes les acquisitions celle qui est le plus contre nature."

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