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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 11:21
    On voit de plus en plus "fleurir" ces groupes de pressions. Ils touchent tous les domaines de l'activité humaine : finance, banque, média, pétrole, gaz, eau, armes, drogues, maïs, dockers, écologie, homosexuel, justice, motards, etc. et même, suivant Mitterrand, "juif", et suivant le FN "judéo maçonnique".
    Quel que soit le domaine de leurs activités, qu'il soit racial, sociétal, social, économique, politique, juridique ou religieux, si on est humaniste, donc soucieux du bien général et du bonheur de l'individu sur cette Terre, on ne peut pas accepter qu'un groupe, généralement très minoritaire, puisse imposer sa conception de la vie ou de l'activité humaine à l'ensemble du monde surtout si de surcroît c’est grâce à l’argent, ou pour en gagner, qu’il agit ! Aussi, combattons tous ces "lobbies" quel que soit leur domaine d'activité !
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 11:11


  En s'appuyant sur la définition qu'en donne Le Petit Robert, le terme média rassemble tous les moyens de diffusion, de distribution ou de transmission de signaux porteurs de messages soit écrits (presse, livres), soit sonores (téléphonie, radiodiffusion, disques, CD), soit visuels (télévision, films, vidéos, télédistribution, télématique, télécommunication, etc.), sans oublier naturellement Internet* qui rassemble tous ces moyens.
   Ces derniers sont entre les mains de puissants groupes financiers dont le but fondamental est de faire surtout du profit. Dans ce but, ces groupes se servent des médias pour diffuser des messages très orientés, destinés à façonner les esprits, à endoctriner les individus, et aussi à les inciter à acheter et consommer afin d'augmenter encore plus leurs bénéfices ! N'est-ce pas le cas avec le nombre de numéros de magazines, surtout dits "people", de livres et de manchettes de journaux concernant actuellement Nicolas Sarkozy, son entourage, Ségolène Royal, mai 68 et maintenant Barack Obama !… tout cela pour augmenter leur vente - et se faire du "fric" ! -, en surfant sur le travers "voyeur" et indiscret de la majorité de la population ?
    Dans son éditorial de L'Express, n° 2967 semaine du 15 au 21 mai 2008, Christophe Barbier écrit : “Les médias, et ceux qui les font, ne sont pas au-dessus des critiques. Après tant de corporations, des politiques aux juges, en passant par les médecins et les hauts fonctionnaires, les journalistes ont peut-être revêtu le maillot jaune de l'arrogance : puisque la société d'aujourd'hui est, dit-on, celle "de l'information", les médias se croient plus importants qu'ils ne sont vraiment et cultivent une impunité excessive. Avant même d'exposer les faits, ils les commentent ; avant même d'expliquer les réformes, ils les critiquent. Alors qu'ils leur revient d'exposer en "haut" ce que le "bas" ressent et de révéler au "bas" ce que le "haut" prépare, les médias, trop souvent, disent aux uns ce qu'ils devraient faire et aux autres ce qu'ils devraient penser. Quand les médias croient être au pouvoir, ils se leurrent ; quand ils se comportent comme tel, ils fautent”. N'est-ce pas là un aveu révélateur de cet endoctrinement, cet abêtissement des individus qu'exercent ces médias, quelle que soit leur tendance et leur moyen de diffusion, et, par leur truchement, ceux qui les contrôlent financièrement ? Ils jouent sur les sentiments des gens. En plus ils diffusent parfois de fausses nouvelles ou les présentent de façon tendancieuse ! Peut-on accepter cela ? Certainement pas, mais l'esprit critique fait défaut à une grande majorité de la population ! Ce sont des "moutons" comme disait Rabelais ou des "veaux" comme disait de Gaulle : ils suivent bêtement le troupeau dirigé par un chef, qu'il soit politique, syndical, religieux, financier et détenteur de médias !

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 11:29

   Pour mieux fixer les idées sur la notion de valeur en économie, retournons au préalable à la définition de ce mot afin d'en mieux comprendre sa signification en science (ordre 1 d’André Comte-Sponville).
   Plusieurs définitions de la valeur sont, certes, données. On a ainsi:
   La valeur c'est la “mesure (d'une grandeur variable)”  pour le Petit Robert.
   La valeur c'est “l'expression de la mesure d'une grandeur ou d'une quantité” pour le Petit Larousse.
 Ces deux définitions sont les plus valables et les plus générales, applicables à tous les domaines scientifiques.
   La valeur c'est le “caractère mesurable d'un objet, en tant qu'il est susceptible d'être échangé, désiré, vendu, etc.” pour Hachette.
   La valeur c'est aussi le “prix selon lequel un objet peut être échangé, vendu, et, en particulier, son prix en argent” pour Larousse.
   “La "valeur" d’une chose désigne tout simplement son prix” (A. Montefiore dans l’Encyclopaedia Universalis).
   Ces trois dernières définitions sont très orientées et s'appliquent fondamentalement à l'économie orthodoxe.
   Pour la grande majorité des gens, la valeur économique qu'on attribue à une marchandise, ou à un service, dépend de plusieurs facteurs :
   - d’abord et avant tout de son utilité;
   - puis de sa qualité;
   - naturellement pour les objets de leur coût de production;
   - de l'offre et de la demande. En ce qui concerne ce dernier aspect, c’est ainsi que les drogues, qui n’ont pourtant aucune utilité et qualité et sont même nocives, quelle que soit leur nature (cigarettes, héroïne, cocaïne, cannabis, etc), sont payées très chers par leurs consommateurs, au profit des seuls trafiquants qui jouent sur la demande de ces produits pour s’enrichir; si la demande baissait le prix suivrait; si elle disparaissait leur prix serait nul;
   - parfois, mais c’est alors personnel, du sentiment;
   - enfin, pour certains de sa rareté ou de son abondance.
   Pour fixer les idées, rappelons que mesurer une grandeur A “c’est lui attribuer un nombre qui fournisse le résultat de sa comparaison avec une autre grandeur B quelconque de même espèce”. C'est aussi comparer la grandeur à mesurer (sa longueur, son poids, sa température, etc.) à l'étalon approprié (mètre, kilogramme, degré, etc.). Cette comparaison s'exprime par un rapport : grandeur à mesurer (A) sur étalon de mesure (B).  Le résultat de ce rapport représente la valeur de la grandeur qui s'exprime donc par un nombre. “Le rapport de deux grandeurs de même espèce est le nombre qui exprime la mesure de l’une quand l’autre est prise pour unité”. C'est ce qu'exprime également Albert Jacquard : “la valeur qu'évoque l'économiste [...] est un nombre permettant de classer tous les biens et tous les services, sur une échelle unidimensionnelle” ("Mon utopie").
   Fondamentalement, la valeur est, du point de vue économique, un concept strictement arithmétique ; elle se traduit par une simple comparaison : les biens* et les services, par exemple, a, b, c, …, etc., sont comparés entre eux et le résultat de ces comparaison est une série de rapports:
 a/b = 2/3 ; b/c = 1/5 ; …, etc.
ou encore:
 a = (2/3) x b ; b = (1/5) x c ; …, etc.
   La valeur n'est pas une qualité intrinsèque de la matière, elle en est entièrement indépendante.
   Pour autant qu'elle est un fondement dans la nature des choses, la valeur consiste dans le degré de service qu'une chose quelconque peut rendre, donc avant tout dans son utilité réelle. Elle ne consiste pas non plus dans la rareté ; elle constate la rareté, ce qui est tout autre chose. Quand il s'agit de la notion économique de valeur, il est d'un byzantinisme ridicule de la torturer en tous sens pour lui donner des définitions et extensions qui n'ont pas de rapport direct avec le simple fait qu'elle est une comparaison exprimée par des chiffres, ni plus ni moins.
   “En d’autres termes, dans le domaine économique, ce n'est pas l'individu producteur qui crée la valeur des biens et des services, il n’en produit que la substance matérielle. La valeur qu'il place arbitrairement sur ce qu'il produit n'est qu'une hypothèse, si exacte et si justifiée soit-elle, qui ne prend de réalité (avec d’éventuelles modifications) que dans le cadre des échanges économiques et grâce à l'existence de la collectivité. Bien mieux: c’est des interactions de l’individu sur le social et réciproquement que nait cette convergence entre l’hypothèse individuelle et l’estimation ou jugement de la collectivité en quoi consiste la valeur de ces biens et services. La valeur est ainsi créée par la collectivité. C'est une création commune, collective, ou, si l'on veut, sociale.” ( Extrait de "Les erreurs de l’Economie Capitaliste et les Principes fondamentaux d’une réforme économique rationnelle", mémoire à l’Académie des Sciences, écrit en 1949 par W.G. Serra). De ce point de vue, la valeur-hypothèse, évaluation de l'individu, est en quelque sorte une "valeur statique"; tandis que la valeur créée par la collectivité, la valeur qui possède une réalité vitale, est une "valeur dynamique".
   Dire, par conséquent, que la valeur de biens ou de services exprimée en termes de l'étalon (franc, dollar ou euro) équivaut à un nombre déterminé, - par exemple cent, - d'étalons réels est une concrétisation absolument erronée de la notion de valeur. Ce ne sont pas les signes monétaires qui "mesurent" les valeurs des biens et services rapportées à l'étalon, mais ce sont des nombres abstraits. Quand est-ce que nos "économistes", soi-disant "distingués", comprendront enfin cela ? (cf. étalon et monnaie).
   En ce qui concerne maintenant les "valeurs", il semble que notre monde matérialiste et consumériste ait perdu la tête et surtout les valeurs morales et éthiques qui étaient encore les nôtres il y a peu de temps.
   On n'a plus aucune notion des valeurs et des priorités et ceci à tous les niveaux ! C’est regrettable !
   On porte aux nues des chanteurs, acteurs, sportifs, donc tout ce qui distrait, au lieu d’admirer les scientifiques qui œuvrent pour notre santé, la découverte de nouvelles sources d’énergie et la mise au point de robots et logiciels soulageant le "travail-torture" défini par Albert Jacquard, tout en créant des richesses malheureusement toujours mal distribuées. On oublie également nos écrivains et philosophes qui font évoluer la pensée et élèvent notre intellect. Et on organise des cérémonies outrancières à l’occasion de la mort d’un chanteur ! Même si Michaël Jackson était talentueux, tant de débordements me semblent inappropriés et même déplacés !
   L’individu est devenu égoïste et ne décerne plus où sont les priorités. Il va dépenser plus d’argent pour se distraire ou en gagner encore plus en jouant au PMU, au Loto, aux jeux de gratage ou au casino, que pour se nourrir, s’habiller et se soigner. Il compte sur la communauté et la solidarité pour ses soins !
   Donnons un autre exemple de la perte des valeurs, de la morale et de l’éthique. Les "grands patrons", qui ne sont souvent que les employés de grandes sociétés multinationales ou de grands groupes bancaires, industriels, commerciaux ou agricoles, ou encore de nos grandes administrations nationales ou internationales, touchent des rémunérations parfois scandaleuses, défiant l'entendement ! Et pour encore augmenter les bénéfices des sociétés qu’ils dirigent, - et naturellement les dividendes des actionnaires et leur propre rémunération ! -, poussés par leurs conseils d’administration ils n’hésitent pas à licencier et ainsi à mettre à la rue leurs employés, ou à délocaliser dans des pays où la main d’œuvre est honteusement exploitée et sous payée ! N’est-ce pas révoltant ? Quand donc les chefs d’état s’opposeront à ces pratiques inhumaines ?

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 11:10


  

L'Union Européenne (UE) traverse une crise, nous dit-on, résultant dans un premier temps du rejet par la France et les Pays-Bas de la Constitution – concoctée par l’ancien président de la France, polytechnicien et énarque, Valéry Giscard d'Estaing –, et maintenant du Traité de Lisbonne par l'Irlande, crise se doublant de la quasi faillite de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie et bientôt sans doute de la France. Ceci est patent. Comment s'en étonner ? Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour s'en apercevoir !

Il convient donc de s'interroger sur les causes de cette crise et de réfléchir aux moyens de la surmonter si on veut vraiment construire cette Europe et la rendre acceptable par sa population, et satisfaisante pour elle.

L'idée se généralise dans l'opinion que beaucoup de nos maux sont imputables à l'UE ! Toute décision doit être prise à l'unanimité, ce, qu'entre parenthèses, l'adoption de la Constitution par tous les États, et donc la France, aurait aboli dans un proche avenir !

Comme on le sait, l'Union Européenne (UE-28) est maintenant composée de 28 pays rassemblant plus de 508 millions d’individus. Il serait plus correct de dire qu'elle est composée de 28 "boiteux" ! Aucun pays ne "marche" bien, tant économiquement que socialement et politiquement (cas de la Belgique, de la Grèce, de l’Irlande, de l’Italie, du Portugal, de l’Espagne et de la France). Tout va de guingois ! Et on a pensé, et on pense encore innocemment, que l'association économique et politique de ces pays leur permettrait de ne plus "boiter" ! Dans le meilleur des cas ils ne pouvaient, et ne peuvent que "boiter" en cadence ! Car leur système économique est basé sur les mêmes dogmes économiques, surannés et erronés, et sur une comptabilité bancale pratiquée par ces pays !

   Par ailleurs, que constate-t-on ? En plus d'être "boiteux", ces 28 pays sont également "manchots" ! Ne constate-t-on pas que dans tous ces pays règnent, certes à des niveaux variables mais non négligeables, le chômage ? En conséquence, la précarité, la pauvreté et la misère pour une fraction importante de leur population s'y développent. Même aux Etats-Unis, pays considéré comme riche, plus de 20 % de la population vit sous le seuil de la pauvreté !

    Et aucun dirigeant de ces pays ne songe à s'attaquer aux causes réelles de la crise économique qui nous frappe et à réformer de fond en comble l’économie en la rendant vraiment au service de l’homme comme le demandait notre prix Nobel d’économie (1988) Maurice Allais ! C’est étonnant !

    Nos pays et l’UE-28 sont de plus dirigés par les technocrates de la Commission Européenne. Ces technocrates, non élus rappelons le et grassement payés, siégeant à Bruxelles, se croient supérieurement intelligents ! En fait je devrais plutôt dire que l’UE-28 est dirigée par des "aveugles" qui ne veulent pas voir les dégâts occasionnés par le système économique actuellement pratiqué, et des "sourds" qui ne veulent pas entendre les demandes des peuples !

    Quand est-ce qu'ils ouvriront enfin les yeux et les oreilles, qu’ils réfléchiront (seraient-ils en plus "stupides" ?) et qu’ils s'attaqueront aux dogmes de l'économie orthodoxe capitaliste ? Tous les dirigeants aux différents échelons de l'activité humaine voudraient-ils sans doute maintenir le système économique actuel parce qu'ils en profiteraient ? Ne seraient-ils pas à la botte de l’oligarchie financière et bancaire qui contrôle en sous-main le monde ? Ils doivent penser que l'argent, détourné de son rôle qui est de faciliter les échanges, est le meilleur moyen de domination du monde ? On n'ose pas y croire ! Péguy avait raison de parler de la "puissance de l'argent" et Albert Jacquard de la "dictature de l’argent" ! Mais cet argent n’est-il pas sous le contrôle des financiers et banquiers, en UE sous le contrôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) dirigée par Mario Draghi, ex dirigeant de Goldman Sachs et dont le salaire mensuel dépasse les 31 000 euros ?
   Pour certains, les causes de cette crise sont politiques. En fait, les causes de la crise sont essentiellement économiques. Certains pays ont une politique économique dite libérale, d'autres une politique économique plutôt sociale ou encore étatique. Certains sont très centralisés, d'autres au contraire laissent les initiatives aux responsables locaux. Par ailleurs, chaque pays continue à raisonner égoïstement. Il ne se sent pas encore intégré à une communauté plus vaste. De ce fait, d'une part, sur le plan économique chacun de ces pays a ses propres critères d'imposition et de taxation qu'il défend égoïstement ; d'autre part, sur le plan social le temps de travail, l'âge de départ à la retraite des travailleurs et leur couverture sociale ne sont pas identiques dans tous ces pays. Donc les charges ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. D'où, en conséquence et nécessairement, des variations de salaire et donc de prix pour un même produit d'un pays à l'autre (cas du pétrole et des cigarettes par exemple). La politique d'immigration varie également d'un pays à l'autre et l'ouverture des frontières favorise la migration de ces émigrants vers les pays aux régimes les plus sociaux. Tout cela est obligatoirement à l'origine d'une concurrence inégalitaire entre les industries, les agricultures et les commerces de ces pays; mais cela est également à l'origine de délocalisations de certaines industries ou services dans certains de ces pays aux impôts et taxes plus faibles, ou même dans certains pays du Tiers Monde.
   Tant que les dirigeants de ces pays, après avoir instauré la monnaie unique, ne voudront pas rendre leur système économique uniforme et réformé, il y aura toujours des tensions entre eux. Tant que ces dirigeants ne comprendront pas qu'un minimum de règlements communs à tous les pays de l'Union est nécessaire, la véritable union et l'égalité n'existeront pas. Pour qu'un orchestre ne joue pas une cacophonie, il faut que chacun de ses membres, malgré leur personnalité et leur spécialité instrumentale, connaisse parfaitement la partition et suive le rythme imposé par le chef d'orchestre. Il devrait en être de même en politique et économie européenne. L'Europe en sortirait grandie et plus forte.
   Mais pourquoi les dirigeants de ces pays et ceus du groupe des 20, ne se concertent-ils pas pour réfléchir à une réforme économique majeure qui leur permettrait de surmonter leurs propres crises internes, et la crise de la communauté européenne et du monde de surcroît ? La crise économique actuelle ne touche-t-elle pas tous les pays ? L'économie orthodoxe n'est-elle pas responsable du développement de la misère, de la montée des inégalités et des violences qui en découlent ? Alors, réformons notre système économique. Que nos dirigeants mettent enfin l'homme au centre de leurs préoccupations !
   L'introduction de la monnaie unique, propre maintenant à quinze pays, a certainement favorisé les échanges intra-communautaires. Mais l'absence d'une parité fixe entre dollar, livre sterling et euro est la cause de nombreux problèmes pour nos entreprises. Le dollar dicte encore trop sa loi. Quand donc comprendra-t-on dans la finance et les cercles économiques européens, et surtout à la Banque Centrale Européenne, que la valeur n'est qu'un nombre, qu'un étalon, même monétaire, doit rester fixe et immuable comme en toute science, et que l'argent n'est qu'un moyen d'échange et non une fin en soi ? Imposons ce point de vue aux Etats-Unis et au monde. Réformons tous ensemble l'économie. Mettons la enfin au service de l'humanité ! L'Union Européenne aura alors gagné sa place dans le concert des grandes puissances qui comptent et sera redevenue "lisible" et bénéfique aux yeux de sa population. Tous seront fiers et heureux d'appartenir à cette Union ! Ils y trouveront enfin leur intérêt ! Et les autres pays finiront par l'imiter !
   Les causes de cette crise sont aussi dues au rejet, par une grande majorité des populations de ces pays, de certaines directives de la Commission qui siège à Bruxelles. Cette dernière, composée le plus souvent de technocrates, s'occupe de sujets qui, souvent, ne devraient pas relever de sa compétence, comme celui de la pasteurisation du fromage, de la production de lait et de viande, de la taille des mailles de filets de pêche, de la décision de mise en jachère de terres agricoles alors que des millions de gens meurent de faim, etc. Mais toutes ces décisions ne sont-elles pas dictées par les grands groupes industriels et financiers ? Ainsi, la pasteurisation de nos fromages n'a-t-elle pas été décidée pour favoriser les exportations de ces produits vers les Etats-Unis ? Les américains, craignant d'attraper des maladies, interdisaient l'entrée des fromages au lait cru sur leur territoire, sans doute aussi pour protéger leurs propres industries alimentaires ! Toujours cette peur de l'étranger chez la majorité d'entre eux ! Que je sache on a vécu des siècles et des siècles en mangeant des fromages au lait cru sans en mourir !
   La pure logique voudrait qu'on n'édicte pas des règles identiques de culture, d'élevage, de pêche et de consommation applicables à des pays nordiques et à des pays méditerranéens, à des pays à climat continental et à des pays à climat océanique. Les conditions climatiques et les traditions culturelles ne sont pas les mêmes dans ces pays. Vouloir tout réglementer et uniformiser est contraire à la notion même de liberté pourtant inscrite dans la constitution de ces pays. La diversité constitue une richesse et permet à chacun un choix.
   La création de l'Union Européenne a certainement favorisé la paix et la coopération entre les Etats, encore que des conflits communautaires existent çà et là comme actuellement en Belgique entre flamands et wallons, en Espagne entre basques, catalans, et castillans ces derniers représentant le pouvoir central... 

Mais, si les politiques internes, propres à chacun de ces pays et à ceux du Tiers Monde sont différentes et sont la cause de la crise économique, la politique internationale et la mondialisation l'ont également favorisé. Certains pays sont trop dépendants économiquement des États-Unis et maintenant de la Chine et des pays arabes (Qatar, Arabie Saoudite, Émirats…), et de ce fait les suivent aveuglément dans toutes leurs décisions. Les États-Unis jouent là dessus pour maintenir leur "leadership" et diviser l’Europe dont ils craignent la concurrence. D'autres souhaitent un libre arbitre, refusant d'être entraînés dans des aventures expansionnistes sous le couvert de démocratisation des pays du Moyen-Orient, comme en Afghanistan, Irak et maintenant Syrie, ou d'Afrique (Égypte, Tunisie, Libye, Soudan, Mali, Centrafrique avec les salafistes, Éthiopie et Lesotho avec la Chine, Côte d'Ivoire avec le prosélytisme des évangélistes américains dans ce pays…).

On est très loin de l'idée d'une Europe Unie économiquement et politiquement libre, faisant bloc et équilibre entre les visées expansionnistes tant américaines, que russes, chinoises ou islamiques, et répandant les idées humanistes du siècle des Lumières !

Aussi serait-il temps de la reconstruire en réformant en priorité notre système économique et en construisant une Europe des Nations, chacune étant libre de conserver ses lois, sa culture, ses coutume, sa façon de vivre ancestrale, et de se développer grâce à l’ouverture des crédits contrôlés par les États et non par la finance et les banques internationales.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 09:55


  

   On parle beaucoup de croissance ces temps-ci. C’est le mot à la mode ! Toujours de beaux discours à son sujet ! Mais qu’attend-on pour passer aux actes ? Pour relancer la croissance il faut, nous dit-on, ouvrir les crédits. Les banquiers qui, rappelons-le, créent "le crédit à partir du néant" comme l’avouait Ralph G Hawtrey et bien d’autres économistes (M. H. D. Mac Leod, Josiah Stamp, Reginald  McKenna et John M. Keynes lui-même), sont réticents à ouvrir ces crédits car ils craignent qu’on ne les rembourse pas ! Mais qu’attend-on pour rendre aux États l'émission du crédit qui représente 95% de l’argent en circulation ? Battre monnaie était un droit régalien. Pourquoi a-t-on laissé ce droit aux banques ? Pour qu’elles contrôlent la politique d’un pays ? Il faut de plus que ce crédit soit sans intérêt ! Le but de tout crédit n'est-il pas de développer ou transformer des ressources ou richesses "potentielles", en richesses "cinétiques" ou "dynamiques" ? Ce n'est donc qu'un transfert de richesses "dormantes" en richesses "vivantes",  utiles à l'humanité ! A la fin de la réalisation du projet le montant du crédit se retrouve intégralement dans la valeur du produit créé ou du service rendu. Ces derniers sont devenus une richesse tangible dont la valeur correspond au moins au montant du crédit. Cette richesse doit être portée dans la colonne Actif de la comptabilité équilibrant ainsi la colonne Passif. Ne parle-t-on pas en effet de "valeur ajoutée" dont l’État tire d'ailleurs une taxe (TVA) ?

   Dans le domaine économique orthodoxe, actuellement pratiqué par notre monde moderne occidental, elle correspond à un accroissement de la production, non pas pour satisfaire avant tout les besoins d'une population vivant dans la misère, mais généralement pour accroître encore le profit, profit surtout réservé à une infime minorité, les actionnaires, qui ne représentent que 5% de la population mondiale. 
    La croissance, nous dit-on, est en berne actuellement. Certains produits ne se vendent plus, des usines ferment et le chômage augmente. Nos économistes, toujours "distingués", s’en inquiètent car, selon eux, suivant les théories de Keynes, le retour à la croissance serait la solution aux problèmes économiques actuels et permettrait de diminuer le chômage, ce qui implique l’intervention des Etats qui malheureusement ne se fait pas dans la bonne direction puisqu'ils pratiquent toujours une comptabilité bancale et qu'ils n'exercent pas leur droit régalien de "battre monnaie" et d'émettre le crédit qu'ils laissent aux banques. Ils devraient méditer les propos suivants: "celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini, est soit un fou, soit un économiste " (Kenneth Boulding). Mais nos économistes, toujours distingués, ne sont-ils pas un peu fou pour ne pas saisir l'absurdité du système économique actuel ?
    Une croissance, qui plus est exponentielle, n’est en effet pas concevable car elle conduirait le monde à sa perte et sans doute à des guerres meurtrières. C’est pourquoi il convient de réguler, et peut-être même de modérer certains programmes, de préconiser une croissance nulle, ou même, comme le suggère Albert Jacquard, d'être pour une "décroissance soutenable". ("Le compte à rebourd a-t-il commencé?", Stock).
   Pour ma part je suis pour :
   - Réguler d'abord les naissances, comme Malthus le suggérait et comme le pratique la Chine, car notre monde a certaines ressources limitées qui seront incapables de satisfaires les besoins vitaux de 9 ou 10 milliards d'habitants. Mais la liberté totale de la femme n’y contribuera-t-elle pas comme on le constate dans nos pays civilisés où le nombre de naissance est inférieur ou tout juste suffisant pour assurer le renouvellement des générations ? Aussi doit-on tout faire pour rendre totalement libres les femmes, d'abord libres de s'instruire, libres de leurs mouvements, libres économiquement et libres de leur comportement sexuel. Ceci implique de s'élever contre certains dogmes religieux qui soumettent la femme aux directives de l'homme, de l'époux, mais aussi de dirigeants religieux.
   - Changer dans nos pays occidentaux notre comportement égoïste de nantis, mieux partager les biens que la nature est capable de produire sur notre Terre, cette "maison" de l'humanité, dont les ressources constituent le capital.
  - Avoir un comportement responsable et non enfantin ou même débile, c'est à dire prendre soin de notre environnement, ne plus polluer, diminuer la production de gaz soit à effet de serre, soit destructeurs de l'ozone et pollueur de notre air, développer au plus vite les énergies non polluantes, l'énergie étant infinie tant que le soleil (énergie solaire) et notre Terre (énergies géothermique, éolienne, hydrolienne, hydraulique, marémotrice) exsteront.
   - Freiner bien évidemment la consommation de certains produits, certaines ressources naturelles, tel le pétrole, le gaz, le charbon, les métaux, la surface des terres cultivables, etc., n’étant pas inépuisables ou infinies. C’est pourquoi aussi il convient de ne pas gaspiller certains produits comme on le fait dans nos pays occidentaux, de les remplacer par d’autres non périssables, et de recycler le plus possible certains déchets. Mais on est encore loin de la disette.
   Une croissance raisonnable, du moins dans certains domaines de l'activité humaine, est absolument nécessaire et possible surtout pour soulager la misère d’un quart de la population mondiale qui n’a pas encore accès à l’eau potable, à l’énergie et même aux produits de première nécessité, et surtout à l’instruction. La famine n’existe-t-elle pas dans de très nombreux pays dits du Tiers Monde ? Or les ressources existent ! Selon la FAO 1.5 milliards d'hectares sur les 4.5 milliards disponibles sont actuellement exploités. De plus certaines surfaces actuellement utilisées pour la production de produits nocifs tels tabac, coca, héroïne, et autres drogues., pourraient être utilisées pour produire les biens nécessaires à la vie. Mais pour inciter les agriculteurs afghans, colombiens et autres à cultiver autre chose convient-il aussi à payer à leur juste prix les produits vitaux que sont les céréales, le fourrage, la forêt, etc.
   On trouve toujours de l’argent pour faire la guerre ! Ne peut-on pas en trouver pour éradiquer la misère en développant tout ce dont le monde a besoin pour vivre décemment ? Que les États ouvrent au plus vite ces crédits sans faire appel aux banquiers et financiers ! Et que, comme le demandait Maurice Allais, l’économie soit au service de l’Homme et non l’inverse !

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:35


  Quand on parle de chômage on fait nécessairement référence à l’emploi et au travail. Concernant ce dernier voyons ce qu’il en est et pourquoi il se fait rare.

   Le mot "travail" vient du bas latin "trepalium" ou "tripalium", qui était un "instrument de torture", mot lui-même dérivé du latin classique "tripalis" qui signifie "à trois pieux". Apparemment nos ancêtres devaient considérer le travail comme un supplice, une "torture" pour Albert Jacquard ! C'est malheureusement tout à fait vrai pour certains métiers éprouvants, dangereux ou malsains, qui anciennement étaient réservés aux esclaves !
   A l'origine de l'humanité, le travail n'existait sans doute pas. Tout comme de tout temps les animaux sauvages vivent des produits de la nature, les hommes préhistoriques et primitifs vivaient vraisemblablement eux aussi de la cueillette, de la chasse et de la pêche. Pour la chasse et la pêche ils se servaient de leurs mains, puis de gourdins, de haches, de flèches en pierre (âge de la pierre taillée), et de pièges, qu'ils bricolaient. Ils n'avaient donc pas besoin de travailler ou, en d'autres termes, de produire des biens nécessaires à leur survie. Ils n'avaient qu'à prélever ces biens dans la nature qui les environnait et au sein de laquelle ils vivaient. Cela constituait une activité demandant un effort payé seulement par le produit en résultant. De plus, tous ces biens matériels étaient la propriété de tous! Chacun se servait donc suivant ses propres besoins. Le gaspillage devait être très limité et la pollution quasi nulle !
   Le travail n'est vraiment apparu que lorsque l'homme, du fait sans doute de l'accroissement de la population, et par voie de conséquence d'une surexploitation des richesses environnantes, mais également des catastrophes naturelles : incendies dus à la foudre, inondations, tremblements de terre, éruptions volcaniques, raz-de-marée..., il n'a plus trouvé suffisamment de substances produites gracieusement par la nature pour subvenir à ses besoins journaliers. Il a été contraint, à ce moment là, de quitter son milieu, de chercher des ressources ailleurs. Mû par la nécessité, mais aussi sans doute par la curiosité, il a évolué (apprivoisement du feu) et a cherché plus loin les biens nécessaires à sa survie, d'où un effort plus important et fatigant. C'est au même moment que les premiers conflits sont sans doute apparus, ainsi que les premières conquêtes territoriales. L'homme s'est initié à l'élevage, puis, en se sédentarisant, à la culture, enfin à la construction de son logement et à la fabrication d'instruments nécessaires à ses nouvelles activités, associant la nature (animale, végétale et minérale) à son développement. C'est donc à ce moment même qu'est apparu le travail humain tel qu'on l'entend de nos jours. Cette nouvelle activité a donné lieu aux premières productions de biens et de services, et aux premiers échanges économiques d'abord par le troc puis, ultérieurement, par le truchement de la monnaie.
    Dès lors l'homme a dû travailler et "gagner son pain à la sueur de son front". Ceci est encore toujours le cas et c'est ce qu'on nous inculque depuis plusieurs millénaires ! Même les femmes dans notre monde moderne, qui anciennement restaient au foyer pour s'occuper des enfants, exercent maintenant une activité, poussées parfois par l'obligation d'avoir des ressources personnelles suite aux nombreux divorces, mais également  par un désir de liberté qu'elles n'ont acquise que récemment. Cette catégorie de travailleurs venant sur le marché du travail est, incidemment, la cause d'une augmentation du chômage puisque environ 50 % de la population active, celle les représentant, est à la recherche d'emploi, même si ces emplois féminins peuvent aussi créer de nouvelles activités comme les aides maternelles ou familiales ! Par ailleurs, l'accroissement de la population qui, rappelons-le, est passée en France de 41 millions en 1950 à 65 millions en 2011, soit plus de 50 % d'augmentation en 57 ans, est aussi à l'origine de la courbe ascendante du nombre de chômeurs en France. Ne l'oublions pas ! Il doit également exister des chômeurs "professionnels" préférant profiter du RMI, plutôt que de se fatiguer dans un travail mal rémunéré. Avant la crise de 2007-2008 n'y avait-il pas en France, plus de 500.000 offres d'emploi – et même 1.200.000 selon certaines sources ! – qui ne trouvaient toujours pas de candidats ! C'était peut-être aussi dû au fait que les chômeurs n'avaient pas été formés pour ces travaux ! Beaucoup de jeunes ont choisi des filières de formation ne présentant aucun débouché d'emploi. Dans les milieux défavorisés le chômage touche environ 40 % d'entre eux ! On parle de discrimination à l'embauche. Cette dernière existe certainement et on doit la combattre vigoureusement surtout quand elle touche des personnes avec des diplômes, qui ont donc manifestement fait des efforts d'instruction et de formation. Mais interrogeons-nous au sujet des jeunes sans qualification aucune. Certaines de leurs revendications proclament "donnez-nous du travail". Le travail n'est pas un don, c'est un droit selon la Déclaration des Droits de l'Homme. Mais ce droit se mérite et se gagne. Qui va embaucher des ouvriers ou employés, illettrés, mal formés ou paresseux, ne sachant même pas s'exprimer correctement en français, ayant une tenue souvent débraillée ou non adaptée, ne respectant pas les horaires, haineux et même parfois racistes ? Ce n'est pas parce qu'ils sont arabes ou noirs, jaunes ou blancs, ou parfois hommes ou femmes, mais bien parce qu'ils sont totalement inadaptés au travail qu'on leur propose que les DRH ne les recrutent pas ! Il n'en faut pas moins leur trouver une occupation et leur assurer un revenu et une vie normale afin de les détourner de leurs activités délinquantes ! Pourquoi pas un service civile où ils apprendraient enfin le respect, l'effort, à parfaire leur instruction, à se former pour un emploi rémunérateur ?
    Le fait de travailler permet donc à l'homme de gagner de quoi subvenir à ses besoins. L'absence de travail, et donc du salaire qui y est attaché, est souvent cause de misère. Ce que, nous rapporte-t-on, Jésus avait parfaitement compris et exprimé dans sa parabole des ouvriers de la onzième heure ! Cela a pu paraître injuste et inégalitaire à beaucoup, mais ces ouvriers, qui cherchaient du travail - le chômage existait donc déjà ! -, avaient autant le droit de vivre que les autres ! C'est là la beauté de l'enseignement de Jésus, cette charité, cette bonté, cette tolérance et cet amour qu'il n'a cessé de prêcher, semble-t-il ! Incidemment, pour ceux qui l'auraient oublié, à cette époque les hommes travaillaient 12 heures par jour, soit 72 heures par semaine ! De ce point de vue on a donc fait de sacrés progrès ! Tant mieux !
   Mais dans notre monde moderne, si, comme le chantait Henri Salvador, “le travail c'est la santé”, - ce à quoi Julien Clerc répondait “Travailler c'est trop dur” ! - il y a de moins en moins de travail humain ("travail-torture" d'Albert Jacquard) et de plus en plus de chômeurs, donc de plus en plus de gens dans le besoin, la misère et aussi la déprime. Or le travail, qu'il soit humain ou confié à des machines, crée des richesses. C'est pourquoi d'ailleurs on estime que plus il y a de travail, plus il y a de richesses ! Mais ne crée-t-on pas justement de plus en plus de richesses, de biens et de services de toute sorte, tout en travaillant moins, les travailleurs étant de plus en plus souvent remplacés par des machines, robots et logiciels ? Le problème est que ces richesses sont mal réparties puisque l'accès à ces richesses et services est réservé à une infime minorité de nantis, ceux touchant un salaire, un revenu ou des dividendes !
   Et contrairement à ce que rajoutait Henri Salvador dans sa chanson “ne rien faire c'est la conserver”, on sait fort bien que “ l'oisiveté est la mère de tous les vices”. Voltaire ne disait-il pas fort justement: “Il vaut mieux mourir que de traîner dans l'oisiveté une vieillesse insipide; travailler c'est vivre”. Ce qu'a repris le slogan actuel: "le travail c'est la vie" ! Il n'en demeure pas moins que certains travaux manuels étant pénibles, très peu valorisant et parfois très dangereux et malsains, et donc de ce fait peu recherchés, il faille remplacer l'homme par la machine ! C'est ce qu'on est en mesure de faire depuis plus de deux siècles, grâce aux progrès scientifiques et techniques qui en découlent.
    Les conditions de travail ont elles aussi considérablement évoluées, surtout depuis cinquante ans. Même le travail intellectuel est assisté et remplacé en partie par l'informatique et les logiciels !
   C'est ainsi que :
   - en remontant au XVe siècle, l'invention de l'imprimerie par Gutenberg a supprimé les scribes et permis le développement de l'instruction ce qui a favorisé le nombre d'intellectuels et de chercheurs;
   - au XVIIIe siècle, les monnayeurs furent remplacés par le balancier;
   - en 1745 l'invention des automates par Vaucanson, et leur adaptation aux métiers à tisser par Joseph Jacquard en 1800, ont remplacé en partie les tisserands, créant à Lyon la révolte des canuts;
   - dans notre monde moderne les ouvriers sont remplacés par des machines ou des robots effectuant les mêmes tâches sans la pénibilité du travail, mais avec plus de souplesse, de précision, et moins d'état d'âme !
   - les standardistes du téléphone d'antan par les centraux téléphoniques informatisés ;
   - les concierges et gardiens d'immeubles sont remplacés par des portails à ouverture automatique grâce à un boîtier digicode ;
   - les faucheurs et moissonneurs dans les champs sont remplacés par des faucheuses et moissonneuses-batteuses ; les trayeurs des vaches, brebis, chèvres, par des trayeuses automatiques. Cela soulage considérablement la tâche des agriculteurs. Mais, suite à ces progrès techniques, l'agriculture, qui juste après la dernière guerre de 1939-1945 comprenait en France environ 7.000.000 d'exploitations, n'en comprend plus que 700.000 ! L'agriculture s'est industrialisée elle aussi et de ce fait elle produit beaucoup plus de biens qu'au préalable avec une rentabilité accrue et moins de travailleurs. Comme Jean Amadou le disait en boutade dans un sketch: “nous nous acheminons lentement mais sûrement vers le jour où le nombre de fonctionnaires du ministère de l'Agriculture dépassera celui des agriculteurs”. C'est, semble-t-il, ce vers quoi on se dirige inexorablement car il y a de moins en moins de jeunes qui acceptent de reprendre une exploitation agricole, cette activité étant très prenante et souvent mal rémunérée !
   - les plâtriers par des panneaux de placoplâtre fabriqués industriellement en usine;
  - les poinçonneurs du métro (chers à Serge Gainsbourg !) ou des trains ont été remplacés par des portillons automatiques et des composteurs ;
  - les guichetiers par des distributeurs automatiques de billets ou de titres de transport; retirer de l'argent* au guichet coûte maintenant 4 € à la BNP-Paris-Bas, où, par ailleurs, il y a de plus en plus de guichets fermés ! Peut-on encore parler de service ?
   - les caissières des grands magasins et grandes surfaces sont remplacées, ou vont l'être nous dit-on, par des lecteurs automatiques de codes-barres ;
   - les lavandières par les machines à laver le linge ;
   - les conducteurs (de métros, de tramways et même maintenant de voitures !) par le pilotage automatique ;
   - partiellement et temporairement les pilotes d'avion par des pilotes automatiques ;
   - les typographes et les correcteurs par des logiciels d'édition et d'impression, et de corrections des fautes d'orthographe (imparfaitement), et, mais pas encore très bien, des fautes de grammaire !
   - le courrier et les postiers par des e-mails ou courriels, ou des SMS, des Texto, des MMS ;
   - les trieurs de courrier par des trieuses automatiques ;
  - les sténodactylos sont remplacées par les systèmes informatiques transcrivant les paroles dictées en textes immédiatement saisis par l'ordinateur et imprimés ;
   - des programmes informatiques et des systèmes-expert couplés à des robots remplacent également de nombreux employés, professeurs, architectes et ingénieurs, et même des médecins !
   On peut compléter à volonté cette liste.
   Quoiqu'il en soit, le travail humain ("travail-torture" d'Albert Jacquard) diminue de plus en plus, surtout le travail manuel industriel à la chaîne, et agricole non qualifié, souvent répétitif, fatiguant et non valorisant, le travailleur étant remplacé de plus en plus fréquemment par les machines, les robots, les systèmes-expert, et les programmes de Conception Assistée par Ordinateur (CAO).
   Comme l'écrit encore Albert Jacquard: “Lorsque le travail subi sera proche de zéro, le concept même de chômage perdra son sens. La lutte contre ce fléau ne consiste pas à imposer du travail-torture à tous, mais à permettre à tous de participer à l'activité de la communauté” ("Mon utopie").
   La nature du travail se modifie également. On assiste au développement des activités de services ("travail-action") qui constituent des niches importantes d'emploi.
   Par ailleurs, les progrès scientifiques et techniques sont si nombreux et rapides qu'ils imposent une remise à jour de plus en plus fréquente des connaissances acquises. De ce fait, il devient de plus en plus difficile de prétendre exercer le même métier ou la même activité toute sa vie et dans la même entreprise, en s'appuyant sur les connaissances acquises à l'école ou à l'université! Même au sein d'une même activité, comme par exemple la médecine, il faut constamment savoir évoluer, s'adapter, s'instruire et s'initier ou se former aux nouvelles techniques, aux nouveaux instruments et à leur mise en œuvre, en suivant des stages de remise à jour ou des conférences, et en lisant des revues scientifiques. D'où la nécessité d'une formation permanente.
   Malheureusement tous les progrès techniques n'ont pas forcément eu pour objet principal de soulager le travailleur. C'est souvent pour accroître le profit* en réduisant les frais de main-d'œuvre et de charges sociales qu'ont été développés ces machines, robots et logiciels ! Toujours le culte de l'argent, du profit et du veau d'or ! Toujours cette cupidité de l'homme ! Or, tous ces progrès techniques produisent de plus en plus de richesses. Le seul problème à résoudre consiste donc à pouvoir distribuer équitablement ces richesses produites en abondance tout en utilisant une main-d'œuvre de moins en moins nombreuse ! Que ces richesses ne soient pas réservées à une infime minorité. Que chaque individu vivant sur cette Terre puisse en profiter !
   On doit raisonner "aux limites", comme on le fait en science pour juger de la valeur d'une hypothèse. Supposons qu'à la "limite" on remplace tous les travailleurs, employés, etc., par des robots mécaniques ou des logiciels ! On créera toujours autant de biens, de richesses, sinon plus ! Mais qui va pouvoir les acheter s'il n'y a plus de salaires distribués puisqu'il n'y a plus d'ouvriers et d'employés ? Pas plus les propriétaires ou actionnaires des entreprises puisque eux aussi ne recevront plus de dividendes puisqu'il n'y aura plus d'entrée de bénéfices du fait du non achat des produits créés ! Comme on peut le constater on aboutit à une impasse totale! Est-on réellement conscient de cela? Apparemment pas !
   Naturellement, et fort heureusement, on n'en arrivera sans doute jamais là ! Mais la tendance est bien de diminuer toujours le "travail-torture" et de le remplacer par des machines, robots ou logiciels. On aura de moins en moins besoin de "manuels", d'ouvriers qualifiés, spécialisés (OS) ou non. Mais on aura toujours besoin de services et donc des personnels qui auront été formés pour ces tâches. C'est pourquoi l'instruction est de nos jours si importante !
   C'est ainsi qu'existeront encore longtemps, du moins faut-il l'espérer, des artisans, des agriculteurs, même si l'agriculture s'est considérablement industrialisée, des professionnels de santé (médecins, infirmières, vétérinaires, etc.), d'assistance, de protection, de justice et de droit, de presse et média, d'art, d'enseignement, d'ingénierie, de transport, de commerce, de recherche scientifique dans les domaines de la physique, de la chimie, de la biologie, de la géologie, etc., tous exerçant une activité. C'est ainsi qu'on aura toujours des programmeurs, des créateurs, des inventeurs, des chercheurs, des découvreurs, des artistes, des chanteurs, des écrivains et mêmes des pratiquants de tous les sports-spectacle, etc. Aussi est-il nécessaire de bien définir les besoins futurs et de former les gens à ces différentes activités et surtout d’ouvrir les crédits nécessaires au développement de ces différentes technologies, à l’instruction, à la protection des gens et des biens et à la sauvegarde de notre environnement ! Mais n’oublions pas de développer l’intellect des individus en ne diffusant plus des émissions abêtissantes !
    Par ailleurs, qu’on arrête chez nous de diaboliser les entrepreneurs ! Ce ne sont pas tous des "grands patrons", des  "voyous", des "charognards" comme on l’entend dire dans certains milieux ! Ils n’ont pas tous les yeux fixés sur les cours de la Bourse ! Ils ne sont pas tous cupides ! La très grande majorité d’entre eux (98 % suivant un dernier sondage) n’exploite pas leurs employés. Leur revenu moyen n’est que de 4.000 € ! Ils ont eux aussi à souffrir du système économique. Et s’il existe des emplois c’est bien qu’il existe encore des entreprises, grandes ou petites, industrielles ou commerciales, et des artisans, et donc des patrons ! C’est grâce à eux et à leur esprit d’entreprise, et aux chercheurs que la richesse augmente. Alors, ne leur compliquons pas la vie par des règlements trop tatillons et des impôts et des taxes ! Et chantons: “Merci patron !”.
    Maintenons aussi la recherche scientifique et toutes les formes d’industries chez nous, même si elles utilisent beaucoup moins de travailleurs, car elles sont source de richesses. Ne les délocalisons pas !
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    Remarque
    On peut se demander, incidemment et en boutade, si, comme l'expression chère aux économistes orthodoxes et aux investisseurs le dit, finalement seul l'argent "travaillera"! C'est ce que préconise d'ailleurs LCL “Demandez plus à votre argent”, et Bernard Lietaer qui veut que “l'argent travaille pour nous et non nous pour l'argent”. Le dernier slogan de Groupama n’est-il pas “votre argent ne dort pas, il travaille” ? A les écouter, bientôt, il sera le seul à "travailler" et à "gagner sa vie"! Mais quelle bêtise ! En a-t-on conscience ?   
   Exprimé ainsi, je ne suis pas du tout d'accord avec LCL, Lietaer et Groupama ! Cela n'a jamais été l'objet de l'argent ou de la monnaie de travailler et de produire de l’argent. Je le répète pour que cela entre bien dans l’esprit du lecteur, la monnaie ou l'argent n'existe que pour faciliter les échanges économiques ! L'argent, ou plus souvent l’ouverture de crédit, sert certes comme investissement pour l'achat des matériaux et matériels nécessaires à la réalisation des objectifs planifiés, et le versement des salaires. Il permet, grâce au travail humain et des machines, robots, logiciels, le transfert de ressources ou richesses "potentielles" ou "dormantes", existantes mais non comptabilisées, en richesses "dynamiques" ou "vivantes", productrices elles-mêmes de richesses à plus ou moins long termes. La valeur de ce crédit est représentée par la valeur du bien, ou service, ainsi réalisé grâce à cette ouverture de crédit. Il contribue ainsi, mais indirectement, au développement de l'activité, laquelle est le fait des Hommes et des machines qui seuls travaillent réellement, produisent, créent des richesses, innovent et inventent ! Il n’existe pas d’entreprise sans employés. Pourquoi les bénéfices qu’elle peut réaliser ne seraient-ils réservés qu’aux seuls actionnaires ? Toute production a pour objectif la consommation et tout consommateur, quel que soit son âge, contribuant directement ou indirectement à la production, a donc droit à une part des richesses ainsi créées et donc des dividendes, d’où l’idée de dividende social ou humain comme préfère l’appeler Albert Jacquard.
   Par contre si Bernard Lietaer voulait dire par là d’une part que l'Homme ne doit pas être au service de l'économie mais l'économie au service des Hommes comme le préconisait Maurice Allais, et d’autre part que l’argent n’est pas une fin en soi, alors je suis d'accord avec lui.
   Aristote exprimait déjà en ces termes son point de vue sur l’argent et l’intérêt : « L'argent ne devrait servir qu'à l'échange, et l'intérêt qu'on en tire le multiplie lui-même, comme l'indique assez le nom (tokos se traduisant par revenu, rapport, intérêt, mais aussi enfant en grec !) qu'on lui donne dans la langue grecque. [...] L'intérêt est de l'argent issu de l'argent, et c'est de toutes les acquisitions celle qui est le plus contre nature. »
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   Ceci dit, la question n'est pas de s'interroger sur le travail et sa durée, mais sur les moyens de résoudre le problème du chômage et surtout celui de la misère, donc, avant tout, de repenser la distribution des richesses créées en abondance grâce aux progrès scientifiques et techniques, car tous les problèmes politiques, éducatifs, juridiques, sécuritaires et surtout sociaux auxquels nous sommes confrontés viennent de là, du manque d’argent et donc de crédit pour développer tout ce dont le monde a le plus grand besoin ! C’est l’objet de la réforme proposée en deuxième partie.

    L'objectif d'une vie n'est certes pas de se tuer au travail, mais de profiter des biens et des services que les progrès scientifiques et techniques permettent, et d'atteindre, autant que faire se peut, le bonheur sur cette terre. Mais les droits à une vie meilleure et sereine requièrent quand même un minimum d'effort, - tout ne tombe pas tout rôti dans nos bouches, d'où la nécessité de travailler - donc aussi des devoirs et le respect des lois et règlements ! Or, la réalisation de cet objectif ce n'est pas le système économique et financier actuel qui le permet. Pour s'en convaincre, il suffit de constater combien la misère et la précarité se généralisent ! On évalue à plus de 8.000.000 le nombre de Français qui vivent dans la pauvreté ! Et ne parlons pas des habitants du Tiers Monde ! Seule une réforme du système économique sera sans doute susceptible d'éliminer la misère. Seulement alors la "loi du moindre effort", qui est celle vers laquelle tend tout individu, pourra effectivement s'appliquer, et le "travail-torture", décrit par Albert Jacquard ("Mon utopie"), disparaîtra vraiment. Mais la vie en communauté, même sans misère et précarité, impose le respect des lois, d'une morale, laïque avant tout, et d'une éthique !
   Méditons cette phrase de Confucius :”Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie”.

 

    Maintenant parlons du travail du dimanche puisque ce sujet est d’actualité. Si l'on respectait en France les dictats religieux, on ne travaillerait plus le dimanche (chrétienté), le samedi (judaïsme) et le vendredi (islam), ces trois religions existant en France ! Cela ferait sûrement plaisir à beaucoup de monde ! Fort heureusement notre pays est laïc ! On semble l’oublier un peu trop ! On peut en effet s'interroger quand on constate d'une part que certains groupes politiques, en particulier les socialistes et communistes, et syndicaux (naturellement SUD, CGT et FO, mais aussi la CFDT), ces "bouffeurs de curés" comme on les nommait autrefois, veulent absolument défendre le "jour du Seigneur" et supprimer le travail du dimanche. Et l'Humanité de titrer "Nos dimanches, c'est sacré". Les communistes se seraient-ils convertis au christianisme ? Ce serait un bien s'ils suivaient les enseignements de Jésus ! Et maintenant Eva Joly veut que l’on institue deux jours de congé pour que les juifs et les musulmans puissent célébrer leur fête (Yom Kippour et Aïd-el-Kébir). Mais quelle hypocrisie de la part de tous ces gens qui soi-disant veulent défendre la laïcité ! Si le jour de repos du dimanche et les fêtes catholiques existent c’est suite à une tradition millénaire existant dans notre pays. Cela n’a plus rien à voir avec la pratique d’une religion dont notre peuple s’éloigne de plus en plus ne voulant plus être soumis à des dogmes liberticides !
    Que devient la liberté individuelle dans tout ça ? On nous dit que c'est à la demande des patrons, soucieux de s’enrichir, que les gens sont obligés de travailler le dimanche. C'est en partie vrai, mais c'est aussi, reconnaissons le, à la demande de la collectivité (66% des Français sont favorables au travail le dimanche selon un sondage !). Ces politiciens et syndicalistes oublient que déjà 7,4 millions de gens travaillent le dimanche, et ceci pour le bien de tous. Si on suivait leurs revendications, en s'appuyant sur le sacro-saint principe d'égalité inscrit dans notre constitution, il faudrait alors interdire absolument tout travail le dimanche, c'est-à-dire fermer les hôpitaux, les hôtels et restaurants, tous les commerces, les cinémas et théâtres, interdire les réunions sportives professionnelles, arrêter tout transport, toute émission de radio et de télévision, etc. Est-ce vraiment ce qu'ils souhaitent ? Qu'on soit pour le repos hebdomadaire entièrement d'accord, et que par tradition il soit pour les pays chrétiens le dimanche, pour les juifs le samedi et pour les musulmans le vendredi, mais qu'on laisse aux gens le choix du ou des jours de repos et de congé ! Si, comme le réclament certains catholiques, c'est pour aller à la messe et prier Dieu, qu'on se rappelle que certaines messes dites dominicales sont maintenant célébrées le samedi soir pour permettre à ceux qui justement travaillent le dimanche de quand même prier Dieu ! Mais Jésus ne nous recommandait-il pas de s’enfermer dans sa chambre et de réciter le Notre Père ? On semble l’avoir oublié alors que beaucoup de gens prétendent suivre son enseignement !

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:29


  Son objet peut être résumé suivant quatre points ci-après analysés.
  1 - La consommation, qui permet de maintenir la vie et conditionne, par un procédé continu, toute production* ultérieure, est le seul objet de la production. Autrement dit, l'homme “ne produit pas pour produire, pour amasser inutilement des biens et des richesses que la rouille et les vers détruisent” (Matthieu, VI, 19), il produit pour consommer - la consommation prenant une infinité d'aspects -. De même, tout accroissement de production a forcément pour objet un accroissement de la consommation.
  2 - Contrairement à ce que certains prétendent, le système économique n'a pas non plus pour objet de fournir du travail ni des emplois. Les machines et les procédés mécaniques, et maintenant informatiques, grâce au progrès et à l'ingéniosité humaine, remplacent graduellement l'homme dans toutes les sphères de l'activité humaine, et cela pour le bien de tous, quoiqu'on en pense !
  3 - Le système économique n'a pas davantage pour objet la production d'argent - et le profit ! - qui n'est qu'un moyen en vue d'une fin : la consommation, et qui, par ailleurs n'est pas créé par le système productif, mais bien par le système financier (banques, institutions financières).
    Si l'homme produit des biens et des services et obtient, en échange, de l'argent qui se trouve forcément dans la poche d'autres hommes, c'est pour s'en débarrasser au moment de son choix en échange d'autres biens et services qu'il ne produit pas lui-même mais qu'il désire. L'argent n'est donc bien qu'un moyen d'échange ! Notre monde moderne matérialiste, cupide en a fait une fin en soi, un dieu qu'on vénère !
   Ce qui intéresse l'individu, c'est d'obtenir avec le plus de facilité possible les biens et services qu'il désire. L'argent, simple système de tickets, ne l'intéresse que dans un sens : EN AVOIR SUFFISAMMENT.
  4 - Ce que l'homme désire, ce sont les nécessités de la vie et quelques uns des agréments que l'industrie humaine produit surabondamment. Les nécessités de la vie ne sont peut-être originellement que des aménités; elles deviennent nécessités grâce aux progrès généraux de l'humanité (par exemple, la lumière électrique par comparaison avec la bougie ou la torche.).
    L'individu ne désire obtenir ces choses qu'avec le moins de difficultés possible, avec le minimum d'empiètement sur ses activités fonctionnelles autres que son activité économique, avec le minimum d' empiètement sur son indépendance, sa liberté et son individualité.
    Il ne s'inquiète absolument pas de savoir comment le système économique fonctionne, mais il est intéressé au premier chef à obtenir les résultats palpables que ce système est en mesure de lui procurer abondamment. Ce qu'il attend de ce système, c'est de recevoir les biens et les services dans la mesure, l'endroit et le moment qui lui conviennent.
    Et la fonction propre du système économique est de satisfaire le plus efficacement possibles ces desiderata en ouvrant les crédits nécessaires. Or on en est très loin ! Et comme on peut le constater le système économique actuel prouve chaque jour son incapacité à satisfaire ces desiderata !

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:25



   Le Petit Robert nous en donne une définition précise. C'est toute “opération financière ou commerciale qui consiste à profiter des fluctuations du marché en anticipant l'évolution du prix (d'une marchandise, d'une valeur) pour réaliser une plus-value”.
   La spéculation est essentiellement pratiquée à la Bourse par les financiers et les banques qui laissent les "golden boys" jouer avec finalement notre argent mais aussi avec celui que créent les banques sur du néant. D'où d'ailleurs la crise actuelle des "subprimes".
   Et on ose admirer George Soros, qu'on nous présente comme “le maître incontesté de la spéculation financière, celui qui, en une seule journée de 1992, a gagné plus d'un milliard de dollars en pariant sur la sortie de la livre sterling du système monétaire européen” (Ghislain de Montalembert, Le Figaro Magazine, n° 19950 du samedi 20 septembre 2008) !
   Quand est-ce qu'on arrêtera cette pratique et que la morale et l'éthique redeviendront la règle ?

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:16


   Selon Wikipédia, “Les activités d'un service public sont soumises sur certains points à un régime juridique spécifique. Mais pour compléter la distinction entre service public et secteur public, on notera qu'une collectivité publique (État, collectivité territoriale) a le choix entre :
   - assumer directement un service public
   -  et déléguer sa gestion à un organisme spécifique du secteur public ou à un organisme relevant du droit privé.
  Concernant les fonctions de service public remplies par le secteur public, on distingue de ce fait :
   - celles qui relèvent des fonctions régaliennes, liées à la souveraineté de l'État,
   - celles qui relèvent du secteur administré ou du secteur marchand mais que le secteur public a pris en main.
   La raison généralement avancée dans ce dernier cas est un besoin d'intérêt général essentiel ou stratégique dont la nature est considérée non compatible avec le fonctionnement normal du marché. Sont citées par exemple certaines infrastructures uniques ou essentielles, nécessaires au fonctionnement des entreprises publiques comme privées : routes, voies ferrées principales, ports, troncs communs de réseaux téléphonique fixe...”

   Toujours selon Wikipédia “En France, les activités de service public peuvent être classées en trois catégories :
 - Fonctions régaliennes : ce sont les fonctions de souveraineté de l'État. Elles sont entièrement financées par l'
impôt et assurées par des administrations publiques.
    - Justice
    - Police
    - Sécurité Civile
    - Défense nationale
    - Finances publiques (Trésor, monnaies, impôts)
    - Administration générale et locale.
 - Secteur non marchand : il s'agit de services, pour l'essentiel gratuits, financés principalement par l'impôt (ou les cotisations obligatoires). Les établissements relèvent du droit administratif, mais ces services associent aussi des organismes privés (sous contrat) et des associations.
    - Enseignement (Éducation nationale) ;
    - Santé (services hospitaliers) ;
    - Sécurité sociale (entreprise privée sous tutelle);
    - Aide sociale ;
    - Culture (musées, théâtres, bibliothèques, maisons de jeunes…) ;
    - Services d'assainissement ;
    - Gestion des infrastructures (routes,voies ferrées, ports, aérodromes…).
  Quand ils assurent conjointement des services du secteur marchand (voir infra), les organismes publics correspondants relèvent à la fois du droit administratif et du droit commercial.
 - Secteur marchand : il s'agit de services financés principalement par une activité commerciale, mais qui sont considérés comme devant être sous contrôle de la collectivité.
    - Transports : transports urbains, transports ferroviaires régionaux (TER), ramassage scolaire, services portuaires, services aéroportuaires… ;
    - Énergie : distribution du gaz et de transport de l'électricité ;
    - Distribution d'eau potable ;
    - Distribution du courrier et de produits financiers: La Poste ; 
    - Communications électroniques : services à haut débit, services de voix (téléphonie) et de transmission de données, radiodiffusion.
    - Pompes funèbres : conséquence des lois de séparation des églises et de l'État, le monopole des inhumations a été enlevé aux organismes cultuels et confiés exclusivement aux communes, qui l'exercent directement ou par délégation. Il s'agit du service extérieur des pompes funèbres.
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   Les établissements publics, dit industriels et commerciaux qui assurent certains de ces services, quelquefois conjointement à des services non marchands, relèvent à la fois du droit administratif et du droit commercial.”
 Comme on peut le constater ce secteur public touche de très nombreux domaines de l'activité humaine et emploie beaucoup de monde. Si on se réfère aux chiffres publiés, le nombre de fonctionnaires en France représenterait en gros 5.295.000 de personnes, soit environ 24 % des actifs. Ce chiffre est un des plus élevé d'Europe ! Entre 1982 et 2003 il a augmenté de 24 % alors que l'emploi total n'a augmenté que de 13 % !
   On considère souvent les emplois de la fonction publique comme non productifs. Cela est vrai dans le système actuel d'évaluation des richesses et de comptabilité bancale où on oublie toujours la colonne Actif. Mais c'est totalement faux si l'on veut bien considérer qu'un grand nombre d'activités humaines crée des richesses, ou au minimum évite des dépenses supplémentaires, et, quoiqu'il en soit, a une utilité qui a donc une valeur, qu’on doit porter à l’Actif de la nation. Si certains secteurs sont inutiles qu'alors on les supprime.
   Prenons, par exemple, le cas de l'instruction publique. La charge pour l'économie nationale est, nous dit-on, très élevée et représente en France environ 45 % des dépenses étatiques. On doit donc ouvrir un crédit pour son bon fonctionnement. On met la somme correspondante dans la colonne Passif, mais on oublie toujours de mettre dans la colonne Actif le fait que ces dépenses constituent un investissement, à plus ou moins long terme certes, mais un investissement qui sera productif. L'éducation, l'instruction et la formation de notre jeunesse vont en effet rapporter des richesses dès que ces jeunes vont entrer dans le monde du travail. Meilleure sera leur instruction et leur formation, plus développés seront sans doute leur intelligence, leur esprit critique, leur créativité, plus fréquentes leurs initiatives et plus élevée sera alors la valeur des découvertes et biens créés grâce à eux. D'où d'ailleurs l'intérêt pour une nation de miser sur l’instruction, la formation et la recherche scientifique fondamentale et appliquée ! C'est d'ailleurs grâce au développement de l'enseignement scientifique pratiqué dans leurs universités et leurs grandes écoles que les pays occidentaux ont pu développer toutes les infrastructures et améliorer les conditions de vie de leurs populations grâce aux progrès techniques découlant des recherches fondamentales et appliquées faites au sein de ces universités et des centres de recherche des états et des grandes sociétés ! C'est pourquoi une réforme de l'instruction est bien nécessaire et même fondamentale, car, actuellement, elle ne génère le plus souvent que des jeunes mal éduqués, mal formés, maîtrisant très mal l'orthographe et notre langue, s'éloignant de plus en plus des filières scientifiques (17% seulement des jeunes actuellement), et souhaitant, pour plus de la moitié d'entre eux, être fonctionnaires ! L'enseignement que nos jeunes reçoivent devrait les inciter à être plus tolérants, respectueux, charitables et moins violents, en un mot être humanistes !
   Autre exemple de l’utilité primordiale d’un service public, le ramassage des ordures et le nettoyage de nos rues, donc ce qu'on appelle assainissement, que ce service soit exécuté par l’Etat ou confié à une compagnie privée. Ce ramassage a une nécessité sanitaire évidente. Rappelons nous les rues de Marseille ou de Naples envahies d’ordures de toute sorte. Il évite en partie la pollution et surtout la prolifération de bactéries, de microbes, de rats et autres animaux nuisibles. Son coût est porté au Passif et est couvert par les impôts et taxes locales. Or, comme ce service a d’une part une utilité fondamentale et d’autre part évite de surcroît des dépenses de santé et des morts, il a une valeur. Une fois réalisé son coût doit être porté à l’Actif des comptes de l’Etat équilibrant ainsi la comptabilité nationale.
   Ceci dit, il semble que ceux qui appartiennent à ce qu'on appelle le service public, donc les fonctionnaires, qu'ils appartiennent à la Fonction Publique d'Etat (FPE), à la Fonction Publique Territoriales (FPT : régions, départements ou communes), ou à la Fonction Publique Hospitalière (FPH), oublient un peu trop qu'ils sont d'abord au service du public puisque c'est ce public qui, dans le système économique actuel paye leur salaire et leur retraite au travers des impôts qu'il verse ! Ils devraient donc recevoir le public de façon courtoise, attentionnée, et à des horaires correspondant aux heures libres des autres travailleurs ou employés.
   Une autre réforme que l'on pourrait aisément réalisée consisterait à réduire le nombre des représentants du peuple (députés et sénateurs). Il est, en France, proportionnellement 9,5 fois supérieur à celui des Etats-Unis ! Et qui les paye ? Nous évidemment, au travers de nos impôts, pour des résultats déplorables !
   Enfin, il est une fonction régalienne que justement les Etats ne remplissent pas convenablement. C’est celui du contrôle total de la monnaie et du crédit qu’ils ont laissé entre les mains des banques. Or là est la réforme fondamentale qu’aucun Etat ne pense réaliser. Pourquoi ? Ne serait-ce pas parce qu’à leur tête se trouvent des individus qui en profitent, l’argent étant le moyen le plus efficace de contrôle du peuple ?

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:09


  On peut classer les ressources en plusieurs catégories. J'en vois essentiellement trois.
 1. Les ressources humaines. Celles-ci sont en constante augmentation, la population mondiale ne cessant de croître. Ceci va d'ailleurs poser un problème si elle ne se stabilise pas car certaines autres ressources, les matérielles, nécessaires à l'existence tant humaine qu'animal, ne sont pas illimitées et inépuisables. Ces ressources humaines constituent une richesse laquelle est fonction du niveau d'instruction, de connaissances et de formation des catégories composant l'humanité. Suivant ce niveau et leur comportement, les individus peuvent contribuer au progrès et au développement des richesses par les services qu'ils peuvent rendre en satisfaisant un besoin (enseignement, aide, soins, secours, etc.), ou au contraire les détruire par non respect* des personnes (cf. violence), ou de la Nature (cf. pollution)
  2. Les ressources matérielles. Certaines sont inépuisables, telles les énergies solaire et géothermique - du moins tant que notre Soleil et la Terre existeront ! -, l'air, l'oxygène, certains matériaux de construction… D'autres sont limitées, telles les surfaces cultivables (4 milliards d'hectares suivant la FAO) - donc les ressources alimentaires, tant végétales qu'animales, les forêts -, ou épuisables à plus ou moins longue échéance telles les ressources minières (fer, cuivre, aluminium, etc.) - mais on peut recycler beaucoup des métaux - ou encore le pétrole, le gaz, l'uranium, etc. Ces ressources matérielles peuvent elles-mêmes être subdivisées en instruments (outils, machines, robots, etc.) favorisant la production de biens consommables à durée courte (céréales, viandes, boissons, etc.) et de biens dits non consommables (articles ménagers, moyens de transports, etc.) mais de durée de vie plus ou moins longue et donc remplaçables, améliorables et souvent recyclables.
   3. Les ressources financières. Elles permettent ce qu'on appelle des investissements -  “action d'acquérir des biens de production (bâtiment, machine...) pour l'exploitation d'une entreprise” (Petit Robert) -, et l'ouverture de crédits. Ces derniers sont sous le contrôle des banques qui maintiennent le crédit et donc l'argent rare pour soi-disant lui maintenir sa valeur. Car, pour l'économie orthodoxe la valeur dépend de la rareté. Voila une erreur fondamentale, car la valeur n'est qu'un nombre. Elle peut occasionnellement constater la rareté. Mais un produit rare n'a de valeur que s'il est désiré par la collectivité. Quand est-ce que nos économistes, toujours dits "distingués", comprendront que l'argent n'est qu'un moyen d'échange et que le crédit, qui devrait être sous le seul contrôle de l'Etat, représentant 95% de l'argent en circulation, ne sert qu'au transfert d'une ressource ou richesse "dormante" en une richesse "dynamique" elle-même créatrice d'autres richesses?

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