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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:06


  Pour le Petit Robert, ce terme désigne la “classe sociale des prolétaires ", ce dernier terme désignant toute "personne qui ne possède pour vivre que les revenus de son travail (salaire), qui exerce un métier manuel ou mécanique et a un niveau de vie relativement bas dans l'ensemble du groupe social (opposé à capitaliste, bourgeois).”  Cette classe de la société est défavorisée car exploitée honteusement par un système économique (cf. ce terme) dont le but est avant tout le profit. La condition prolétarienne semble de surcroît toucher de plus en plus de gens. On ne peut donc qu'aspirer à un changement radical du système économique actuel dit orthodoxe ou capitaliste. Ce changement permettrait à cette classe de jouir de tous les biens et services que l'activité humaine met à sa disposition. Mais, contrairement à ce que préconisent certains communistes et trotskistes, on ne peut pas admettre la "dictature du prolétariat" qui, comme son nom l'indique clairement, serait une dictature ! Il suffit de constater les effets que cette dictature a eu dans l'ex URSS et a encore à Cuba, en Chine et en Corée du Nord. Elle n'a en rien amélioré le sort des gens ! Là ne réside donc pas la solution à l'état de quasi misère dans laquelle vit le prolétaire.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 11:04

  Ce mot implique tout développement, toute avancée, toute évolution, toute amélioration résultant des recherches, tant philosophiques que scientifiques et techniques, entreprises depuis la nuit des temps par certains individus, ou même des sociétés, qui ne se satisfaisaient pas de leurs conditions, voulaient avancer sur le chemin de la connaissance, n'admettaient pas certains dictats ou dogmes, ou dans certains cas cherchaient à améliorer leur sort, à gagner plus d'argent, à faire du profit !

   En utilisant leur raison, leur cerveau, en s'appuyant sur leurs observations et expériences, ils ont pu inventer et démontrer la justesse de leurs travaux et théories. C'est grâce à ces chercheurs, à ces scientifiques et à ces philosophes que l'humanité est sortie de la barbarie et peut profiter de tous les biens et services mis à sa disposition. On ne peut donc pas avoir peur du progrès et à plus forte raison s’y opposer comme le font ou le préconisent certains.
    On peut cependant déplorer que dans le domaine économique on n'ait pas progressé. On en est toujours au système économique qui remonte à Babylone donc à plus de quatre mille ans. Or que constate-t-on ? Une augmentation effroyable des inégalités, le développement de la misère qui touche de plus en plus de monde  même les classes dites moyennes, alors que les progrès scientifiques et technologiques permettent l'accroissement des richesses tout en utilisant de moins en moins de main-d'œuvre. Malheureusement ces richesses sont mal distribuées, elles ne sont pas accessibles de façon équitable à l'ensemble de l'humanité. Au lieu de progresser on régresse depuis quelques années.
    Il serait temps d'instaurer une révolution économique basée sur des concepts scientifiques afin de laisser à nos enfants un monde de progrès ! (Cf. économie, monnaie, pouvoir d'achat, prix, production).

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:59


  Ce mot vient du verbe latin "proficere" que Gaffiot traduit en "avancer ; augmenter ; faire des progrès, obtenir des résultats." Ce serait là l'idéal si tout le monde pouvait en effet "profiter" équitablement des progrès scientifiques et technologiques que l'activité humaine a su développer.
   Dans le domaine économique, le Petit Robert en donne la définition suivante : c'est “ce que rapporte une activité économique, en plus du salaire du travail (rémunération du risque, revenu de l'exploitation, etc.)”. Pour les actionnaires le profit est une juste rémunération du risque qu'ils ont pris en investissant dans une entreprise. Pour les entreprises, surtout les "grandes", c'est d'accroître leurs bénéfices en demandant toujours plus d'efforts à leurs employés. C'est pourquoi, pour Karl Marx “c'est une quantité de travail non payé”. Le profit correspond en effet à une somme d'argent, résultant du travail des employés, qui ne revient donc jamais dans la poche du travailleur mais bien dans celle des actionnaires et des dirigeants !
   Or, on assiste de plus en plus dans notre monde matérialiste moderne à une "course effrénée au profit" ! C'est devenu l'objectif numéro 1 des banquiers et financiers, et des entreprises qu'ils contrôlent au travers des crédits qu'ils leurs allouent.
   C'est également l'objectif majeur des fonds souverains, d'investissement ou de pension qui demandent jusqu’à 20% par an de profit aux multinationales dans lesquelles ils investissent. Or, pour réaliser ces objectifs, ces multinationales exploitent honteusement leurs employés, en maintenant bas leur salaire, en licenciant ou en délocalisant en particulier dans les pays du Tiers Monde où les salaires sont toujours les plus bas !
   C'est enfin le but des dirigeants de ces multinationales dont la rémunération est fonction des résultats, donc des bénéfices qu'ils réalisent. N'y a-t-il pas là de quoi se révolter ? Comme le disait Confucius  (IV, 16) “l’homme de peu ne connaît que le profit”.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:50


   La production est mise à la disposition de la consommation non seulement par un système de moyens physiques et mécaniques de distribution (tels que routes, canaux, chemins de fer, avions, moyens de transport variés) ; des procédés et organisations techniques de répartition ; mais encore, et surtout, par un moyen artificiel : l'argent (cf. aussi monnaie).
    Autrement dit, la vie économique - comme la vie sociale et la vie individuelle - n'est possible que grâce à ce que l'on est convenu d'appeler une organisation économique.
   Les hommes d'Etat et de gouvernement ne se préoccupent en aucune manière d'étudier objectivement et de comprendre les causes réelles des contradictions, des absurdités de la situation paradoxale au milieu de laquelle ils se débattent. Loin de les étudier, de soupçonner même un vice majeur initial dans la théorie capitaliste telle qu'elle est appliquée, ils blâment les hommes de se plaindre de leur sort et de demander à cette théorie ce qu'elle ne peut donner. Pour ces hommes d'Etat et de gouvernement ce sont les ouvriers, les salariés, les mal payés, les indigents, l'immense majorité des consommateurs qui ont tort de "vouloir vivre au-dessus de leurs moyens", expression captieuse qui ne veut pas dire autre chose que : désirer plus de choses nécessaires à une existence normale que leurs salaires insuffisants, qu'ils reçoivent comme producteurs, ne leur permettent pas d'acheter.
 Pour ces mêmes hommes d'Etat et de gouvernement, ce sont les salariés qui ont tort de revendiquer des augmentations de salaires, une vie moins précaire, moins misérable ; ce sont les industriels et les commerçants qui ont tort de se prémunir par la hausse des prix, contre l'avilissement de la monnaie et les effets de l'accroissement des salaires, des impôts, des taxes, etc., sur les prix de revient.
   Pour les hommes d'Etat et de gouvernement, comme pour leurs conseillers, les "experts" financiers, les économistes et, bien entendu, les banquiers, comme tous les profiteurs et bénéficiaires du régime capitaliste, la théorie orthodoxe est parfaite. Ils la considèrent intangible comme un dogme, immuable comme une loi naturelle. Pour eux tous, la théorie n'est pas faite pour l'homme mais bien au contraire l'homme pour la théorie. Leur position à cet égard est semblable à celle des Pharisiens à l'égard du sabbat - Jésus ne disait-il pas “le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat” -. Le problème pour eux est de trouver les moyens de coercition nouveaux capables d'imposer aux individus une soumission plus exacte à la théorie dont il faut à tout prix continuer l'application.
    Pour eux, l'argent est le but et la fin de toute activité humaine, de l'activité productrice de la nation. Ils se défendent évidemment, d'entretenir cette pensée ; elle est en fait le guide de toutes leurs actions.
    Pour eux, le but de la production n'est pas de réaliser les conditions d'une vie meilleure pour chaque individu ; ce n'est ni plus d'abondance, ni une répartition plus généreuse et plus équitable à tous ceux qui peinent durement, qui sont dans le besoin, qui souffrent, qui parfois n'ont ni travail, ni logis, ni bien d'aucune sorte. Pour eux, le but c'est le profit ! Pour eux encore, produire c'est "faire de l'argent" pour emplir les caisses de l'Etat par des impôts accrus ou plus savamment répartis et combinés, par des taxes nouvelles, par une fiscalité réformée, c'est-à-dire plus exigeante et plus efficace ; par le relèvement des tarifs postaux, des tarifs de transport, ceux de l'électricité, du gaz, du pétrole, etc. C'est créer des marchandises dont la population se privera, mais que l'on exportera "pour faire des devises" (comme actuellement en Chine). Faire de l'argent, faire des devises, ils n'ont que çà en bouche ! C'est encore - du moins pour les masses travailleuses - consommer moins, s'imposer l'austérité de privations accrues, consentir des "sacrifices" matériels et financiers comme prologue au retour à cette fameuse "prospérité" annoncée par chaque déclaration ministérielle, mais qui ne vient évidemment jamais, sauf pour les maîtres de la finance, de la politique et du régime, et ne se présente aux masses que sous les espèces d'un travail accru (“travaillez plus pour gagner plus”!), de l'avilissement continu de l'argent des salaires, de prix en hausse, d'impôts plus lourds, de soucis renouvelés, de discours ministériels, d'appels pathétiques à la discipline, au patriotisme et au porte-monnaie pour des emprunts qui accroissent la dette publique, c'est-à-dire encore une fois les charges dont ces mêmes masses feront éternellement les frais.
    Pour les hommes d'Etat et de gouvernement, pour leurs conseillers, les économistes et les financiers, c'est le MOYEN - l'argent - qui est donc la préoccupation centrale, la grande affaire !
   Mais c'est aussi cette confusion satanique de la fin et du moyen qui est au fond de la tragique situation du monde. Et c'est le "péché contre l'esprit" que les hommes d'Etat et de gouvernement commettent tous les jours, - ce péché pour lequel il n'y a pas de pardon. Tous ces hommes sont vraiment “des aveugles qui mènent des aveugles”. Jamais les paroles des Evangiles ne se sont mieux appliquées qu'à eux-mêmes: “ils ont des yeux et ne voient point; des oreilles et n'entendent point… Ils ont endurci leurs oreilles et fermé les yeux […] Ils savent assurément discerner l'aspect du ciel, mais ne peuvent discerner les signes des temps”.
   Il est grand temps pour eux tous d'essayer de comprendre ces signes des temps, de poser un instant et d'extrapoler la suite de la courbe de leur expérience orthodoxe qui jette le monde dans l'hallucinante incohérence où nous le voyons som-brer.
   Il n'y a qu'une manière d'attaquer le problème : c'est d'y appliquer, plus particulièrement en France où la chose devrait aller de soi, l'esprit cartésien : déceler les erreurs et leurs causes, bien les identifier, en faire table rase et reconstruire.
   Le monde du XXIe siècle, n'est plus le monde d'avant la machine. Celui-ci est mort. Les vieilles techniques de répartition des âges de rareté de ce monde défunt ne conviennent plus à l'âge de la machine, à "l'âge atomique", à l'âge de l'abondance dans lequel l'humanité est entrée malgré la finance et son principe premier de rareté; et "l'on ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres". La tâche la plus urgente du gouvernement n'est pas d'essayer de mettre le vin nouveau du progrès contemporain dans les vieilles outres d'un système capitaliste fossile, mais de se procurer les nouvelles outres nécessaires. Et, ainsi, pour un gouvernement digne de ce nom, un gouvernement pour qui gouverner soit prévoir, un gouvernement conscient de ses responsabilités et de ses devoirs envers la génération présente comme envers la postérité, la première préoccupation ne doit pas être de chercher à maintenir l'application désastreuse et absurde d'une théorie surannée et fausse pour ménager, pour un temps, certains intérêts, des partis politiques et une conception du monde complètement périmée.
   Le premier souci d'un gouvernement doit être de mettre à l'étude sans aucun délai, et dans un esprit objectif, réaliste, dégagé de tout conformisme comme de tout préjugé un projet de réforme totale de l'économie, qui sera au plus tôt mis à exécution.
   C'est le seul chemin, à la fois le plus logique, le plus sûr et le plus rapide, du véritable salut, du véritable redressement, de la paix sociale comme de la paix internationale; et c'est la seule alternative au chaos où le conflit chaque jour plus aigu d'un capitalisme agonisant et des sophismes communistes, mène le monde.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:33


   L'on sait que le rapport de deux grandeurs est le nombre qui exprime la mesure de l'une quand l'autre est prise pour unité.
   Le prix des biens et services est l'expression de leur valeur rapportée à une commune mesure appelée étalon ou unité monétaire.
   Le prix est la valeur économique des objets  (c'est-à-dire une estimation dans laquelle entrent les composantes d'utilité, de qualité, de rareté, etc.) quand on les compare à l'étalon monétaire. Le prix lui-même ne s'exprime pas autrement que par un nombre. Telle est la vraie notion du prix.
   Mais ensuite, l'utilisation de symboles matériels (la monnaie, ou "argent") pour représenter les nombres ou rapports que sont les prix, a grandement contribué à obscurcir et enfin à masquer complètement la notion de prix elle-même, parce que ces symboles ont été faits de matières ayant elles-mêmes une valeur intrinsèque. Ces processus, d'abréviation verbale et de représentation matérielle des prix, ont insensiblement conduit à penser, par syllogisme, que le prix des biens et des services correspondait à des quantités déterminées d'étalons, des quantités déterminées de "monnaie", que le prix était la valeur "appréciée en monnaie"; et, par conséquent, que la valeur de l'ensemble des biens et des services se mesurait par l'ensemble de la monnaie; - en d'autres termes, que la monnaie était "la commune mesure" des valeurs, tandis que l'étalon "ne correspondait à rien de précis".
   C'est donc par une méprise fondamentale due à ce phénomène de concrétisation fallacieuse que l'on a voulu voir dans l'or le fondement d'une "bonne monnaie", alors qu'en fait, il n'y a aucune correspondance, aucune relation quelconque entre les deux, ni entre l'or et les prix. Le dogme de l'or, fondement de la monnaie, était et est toujours une absurdité.
   Aujourd'hui même, l'on perd complètement de vue que :
  (a) les billets et pièces métalliques utilisées couramment dans l'achat et la vente sont simplement des multiples de rapports types marchandises/étalon-franc (ou euro);
  (b) les crédits et toutes les formes qu'ils prennent représentent les valeurs rapportées à l'étalon-franc (dollar ou euro) des biens et des services produits ou à produire.
  La situation se complique encore de deux autres faits qui constituent deux objections majeures au système actuel de représentation des valeurs.
   Tout d'abord, la monnaie, qui devrait être la représentation matérielle adéquate des valeurs des objets économiques quand on les compare à l'étalon monétaire, est une quantité essentiellement variable mais délibérément maintenue rare "pour lui conserver sa valeur" (la rareté étant, pour l'économie orthodoxe, l'essence même de la valeur). Aujourd'hui, la plus grande partie de l'argent (monnaie) existant est constituée par des crédits bancaires créés par les banques dans une proportion conventionnelle de leur encaisse, laquelle est constituée par du numéraire (billets, pièces métalliques presque sans valeur; valeurs et dépôts) gagé, anciennement, par le stock d'or de la Banque d'Emission.
   1° La première objection majeure est donc que la représentation actuelle des valeurs par la monnaie n'est pas adéquate. D'une part, en effet, la monnaie est maintenue rare pour lui conserver sa valeur; et d'autre part, les biens et les services que l'homme crée pour la satisfaction de ses besoins économiques, sont produits en abondance, mais voient leurs prix varier en fonction de l'argent existant. L'on aboutit à ce paradoxe de vouloir distribuer l'abondance par un moyen matériel que l'on s'ingénie à maintenir aussi rare que possible.
   Tout se passe exactement comme si, pour mesurer les longueurs, l'on créait un nombre variable, mais toujours insuffisant de mètres-étalons et que l'on prétendit
   (a) que non seulement cette quantité insuffisante d'étalons est la "commune mesure" de toutes les longueurs;
   (b) mais encore que les longueurs doivent varier en fonction de la quantité de mètres-étalon existante.
   C'est évidemment absurde, mais c'est bien dans cette absurdité que nous vivons. Il doit être clair que ce ne sont pas les prix qui doivent varier en fonction de la monnaie (ou "argent") existante, c'est-à-dire de leur représentation; ce n'est pas la monnaie qui doit commander les prix ; - mais qu'au contraire, c'est la monnaie (ou argent) - la représentation - qui doit être créée d'une manière adéquate et en abondance telle qu'elle reflète adéquatement les valeurs des biens et des services qui sont abondants. La monnaie, conçue comme représentation adéquate des valeurs des biens et services, est donc un système de comptabilité et un mécanisme d'administration. Sa fonction propre est de fournir à la production les indications nécessaires pour produire moins ou davantage selon que la demande réelle (et non la demande effective) - a atteint ou non son point de saturation; sa fonction est encore de fournir les indications nécessaires à la distribution des biens et des services. Telle est la véritable fonction de la monnaie. C'est la dénaturer complètement que de voir en elle la "commune mesure des valeurs" et un "réservoir des valeurs".
   2° La deuxième objection majeure est d'une autre nature.
  Ce sont les banques qui créent les crédits bancaires représentant la plus grande partie de 1'argent en circulation.
  Ces crédits sont créés, nous l'avons dit, dans une proportion conventionnelle de leur encaisse. Ces crédits créés strictement du néant, sont considérés par les banques comme leur propriété. Or, que représentent-ils ? Ils représentent l'aptitude de la collectivité à produire des biens et des services, et leur création se justifie, aux yeux du banquier, par l'hypothèse que la collectivité, une fois en possession (sous forme de salaires, bénéfices, etc.) de l'argent ainsi créé -  ou plutôt d'une partie -, l'utilisera à acheter les biens produits, l'argent faisant ensuite retour aux banques pour l'annulation des crédits.
   En fait, les crédits créés par les banques sont le crédit de la collectivité et les banques se l'approprient indûment. Ce que les banques font pour leur seul bénéfice, l'Etat peut le faire pour le bénéfice de la Nation. C'est l'Etat qui, seul, doit créer et contrôler le crédit, qui est le bien de la Nation. Les banques ne peuvent agir que comme des agents de distribution et d'exécution. C'est à l'Etat seul qu'appartient le droit régalien de "battre monnaie", c'est-à-dire de créer du crédit.
   Quand on se sera bien rendu compte de la nécessité de cette réforme fondamentale qui sera, cette fois, une réelle "réforme de structure"; quand on se sera rendu compte de l'inutilité ridicule des nationalisations qui ne changent rien à la situation parce que les banques même nationalisées continuent de créer le crédit pour leur seul bénéfice en tant que banques, l'on y  ajoutera la création de la véritable comptabilité nationale qui n'existe absolument pas aujourd'hui, mais qu'il est urgent d'organiser.
  “Les variations des prix provenaient de l'offre et de la demande; or il existe d'autres causes de ces variations, celles dont l'origine est monétaire. Les prix rempliraient correctement leur mission en régime individualiste que si la monnaie était neutre, c'est-à-dire n'avait aucune influence sur eux. Malheureusement il n'en est pas ainsi et trop souvent la monnaie, qui devrait rester modestement à l'arrière-plan, est devenue grande vedette sur la scène économique” (Louis Baudin, "Manuel d'économie politique", 1945).
   Il est évident, et chacun s'en rend compte tous les jours, que le système financier orthodoxe d'aujourd'hui, dont la première préoccupation est de maintenir la rareté à la fois des produits et de l'argent "pour en maintenir la valeur", est fondamentalement incapable d'assurer une répartition des avantages de l'association humaine qui soit équitable et qui donne satisfaction à chaque individu. Nous avons vu que le salaire est un élément des prix qui diminue sans cesse, et que le fossé entre les salaires (et généralement les revenus) et les prix, loin de se combler, s'élargit continuellement. Cette différence croissante est mathématique, et l'on reste confondu de la sottise des économistes orthodoxes officiels qui se refusent à voir l'évidence, à admettre et à comprendre les raisons de cette situation.
   Le salaire n'est donc pas une base équitable de répartition. Par ailleurs, une partie importante de la collectivité (femmes au foyer, enfants, vieillards) qui est inemployée, ne touche pas de salaires et n'a donc aucun moyen d'avoir accès à ces avantages, pourtant toujours plus nombreux eux-mêmes. Il faut donc de toute nécessité trouver une base de répartition nouvelle qui, aujourd'hui, supplémente le salaire et qui par la force des choses, le remplacera progressivement, puisqu'il décroît sans cesse par rapport au prix (cf. Pouvoir d'achat).

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:13


   L'accent est aujourd'hui mis sur le pouvoir d'achat des ménages qui baisse chaque jour sans qu'on lui trouve une solution dans le système économique actuel. Même s'il a augmenté depuis plus d'un siècle, ceci grâce aux progrès technologiques, il est toujours à la traîne des prix
   Or, si l'on y réfléchit un tant soit peu, trois facteurs contribuent essentiellement à la réduction du pouvoir d'achat de la collectivité :
   1° L'épargne réalisée sur les gages, salaires et dividendes, destinée le plus souvent à se protéger contre les aléas de la vie ou à s'assurer une retraite décente, quand ce n'est pas pour spéculer ! L'Union Européenne ne vient-elle pas d'autoriser l'ouverture du carnet A, jusqu'alors monopole de la Caisse d'épargne et de la Poste, dans toutes les banques. Ces dernières s'empressent de proposer des taux d'intérêt jusqu'à 7% au lieu des 2,5% actuels ? Or l'argent ainsi épargné profite d'abord aux banques qui prêtent sur ces sommes ! De plus cet argent n'est pas disponible pour la consommation. Le gouvernement ne nous incite-t-il pas justement à consommer pour soi-disant relancer l'économie ? De plus, le placement de cet épargne peut être contre productif surtout en ces temps troublés !
   2° L'incorporation dans les prix de frais dont l'équivalent en argent n'est jamais distribué aux consommateurs.
   3° L'annulation par les banques de prêts ou de découverts (crédits) avant que les marchandises produites au moyen de ces crédits ne soient consommées.
   En ce qui concerne 2°, la portion des crédits financiers distribués par l'industrie sous forme de gages, de salaires, d'intéressement ou de dividendes, est la mesure vraie de la puissance d'achat de la communauté. Cette proposition tombe sous le sens. Or, à supposer qu'aucun gage, salaire, intéressement ou dividende ne soit épargné, il n'y a jamais assez de pouvoir d'achat distribué pour acheter les marchandises produites ou payer les services rendus.
   En effet : tous les paiements industriels peuvent être divisés en deux groupes (théorème A + B de Clifford H. Douglas) :
   Groupe A : Tous les paiements faits à des individus (gages, salaires, dividendes, intéressement, participation).
  Groupe B : Tous les paiements faits à d'autres organisations, (matières premières, remboursements de prêts bancaires, grevés d'intérêts, et autres frais non personnels, publicité, etc.).
Le taux de flux de pouvoir d'achat aux individus est représenté par A; mais étant donné, axiome de politique financière, que tous les paiements exécutés doivent être récupérés dans les prix, le taux du flux des prix ne saurait être inférieur à la somme (A + B). Comme A n'achètera jamais (A + B), une proportion de produits au moins égale à B DOIT ETRE DISTRIBUEE SOUS UNE FORME DE POUVOIR D'ACHAT QUI NEST PAS COMPRISE DANS LA DESCRIPTION GROUPEE SOUS A.
    “Stabilisation du pouvoir d'achat des revenus par rapport au prix
   1°) La condition d'équilibre du système économique
   Pour les économistes orthodoxes, l'équilibre économique est une notion vague liée au rythme de la production et de la consommation, aux mouvements et fluctuations des prix (périodes de "prospérité" et de "crise") qu'ils catégorisent en mouvements saisonniers, cycliques (de 7 à 11 ans), et de longue durée (25 ans) dont certains disent le plus sérieusement du monde que les causes "restent mystérieuses"; les recherchant par exemple dans la variation de la production de l'or, tandis que d'autres leur trouvent une correspondance certaine avec les maxima des taches solaires…
   Pour tous, l'un des critères de l'équilibre de l'économie nationale trouve son expression dans l'équilibre du Budget, l'un des dogmes fossiles les plus stupides de l'économie orthodoxe. Lorsque, par l'imposition d'une politique de déflation, l'application des principes théoriques de l'économie, et plus particulièrement celui de la rareté comme source de la valeur, freine une production abondante et génère des prix en hausse, provoquent des faillites en plus grand nombre (ce qui est considéré comme "un assainissement"), amorce une réappréciation, toujours passagère pourtant, de l'unité monétaire et un fléchissement des prix, les économies orthodoxes estiment que l'économie retrouve ainsi un équilibre. Les courbes des prix, des salaires et des profits* se recoupent dans leurs ondulations; tantôt pour une période de dépression, la courbe des salaires passe au-dessus de celle des prix, laquelle passe au-dessus de celle des profits; tantôt c'est l'inverse, "l'équilibre" résulte d'oscillations et d'alternances de position de ces trois courbes dans le temps. Or la courbe des profits ne cesse d'augmenter, comme celle des prix d'ailleurs, tandis que celle des salaires ne cesse de stagner et même comparativement de baisser !
   Cette conception fantaisiste, est-il besoin de le souligner, n'a rien de commun avec la notion physique et mathématique qui est tout autre. La seule notion logique de l'équilibre économique se fonde en fait sur le principe réaliste le plus simple: "l'on produit pour consommer ce que l'on produit". Une production qui n'aurait pas pour objet la consommation sous une forme ou sous une autre, serait totalement dépourvue de sens.
    La traduction en langage économique de ce principe s'énonce :
   L'équilibre du système économique est réalisé lorsqu'à tout moment donné et arbitrairement choisi, ses deux parties sont elles-mêmes en équilibre, c'est-à-dire lorsque la production, qui n'a d'autre objet que la consommation, est, par un moyen artificiel qui est l'argent sous toutes ses formes, mise entièrement à la disposition de la consommation d'une manière telle qu'elle soit entièrement consommée et qu'ainsi, à tout moment, le rapport de la consommation à la production soit égal à 1, ou le plus proche possible de l'unité !
   L'expression simple, à la fois arithmétique et comptable de l'équilibre des valeurs placées sur la consommation et la production (valeurs exprimées en terme de l'
étalon), est donc :
                                                   Consommation / Production = 1   ou    C / P = 1
C et P étant les valeurs, rapportées à l'étalon, respectivement de la Consommation y compris les Exportations - car ce qu'on exporte est produit chez nous mais consommé ailleurs - et de la Production y compris les Importations - car ce qu'on importe est produit ailleurs mais consommé chez nous - pour une période comptable déterminée.  
   En d'autres termes, et en n'oubliant pas qu'une nation est une association humaine produisant pour que chaque citoyen puisse consommer selon ses besoins ce que la nation produit, l'équilibre du système économique est réalisé lorsque chaque consommateur a à sa disposition le moyen (essentiellement financier) d'acheter et de consommer effectivement la production qui est l'œuvre de l'activité productrice nationale.
   La collectivité nationale produit des biens non-consommables, autant que des biens consommables. Comme les biens non-consommables, par nature, n'intéressent pas la consommation quotidienne de chaque consommateur en particulier, la valeur de ces biens non-consommables qui, incontestablement, constituent un accroissement des richesses nationales, doit être portée en comptabilité au crédit du Compte Capital National. (La comptabilité tient compte pareillement des dépréciations). La nation entière étant créditée de cette valeur, chaque citoyen, du point de vue comptable et national, reçoit donc ainsi la part de crédit qui lui revient. En conséquence l'équation générale d'équilibre se dédouble et s'écrit :

(Consommation des biens consommables                             (Production     
+  valeur des bien non-consommables                =      des biens consommables
   portée au crédit de la nation)                                          +   production des biens
                                                                                                   non-consommables)
  ce qui revient à : 
 Consommation des biens consommables  =  production des biens consommables.
    Enfin, du point de vue national, la consommation inclut toutes les Exportations qui, à proprement parler, sont des richesses qui quittent le pays, qui disparaissent comme si elles étaient consommées; et la production inclut toutes les Importations qui constituent bien une augmentation des richesses du pays, auxquelles la population peut faire appel, c'est-à-dire qu'elle est appelée à consommer.
   Par conséquent si nous discriminons entre les biens et les services produits par la nation à l'intérieur des frontières et qui y sont consommés ou qui en sortent, et ceux qui, produits à l'étranger, sont importés pour être évidemment consommés, nous devons avoir à tout moment donné :
                      (Consommation + Exportations) / (Production + Importations) = (C + E) /  (P + I) = 1
    2°) Le prix compensé et son index
   Toutes les tentatives faites jusqu'ici, dans le cadre de la théorie financière actuelle, capitaliste et orthodoxe pour résoudre le problème du déséquilibre entre les prix et les revenus, ont échoué. Ce problème est insoluble en économie capitaliste. Il se pose depuis des temps immémoriaux; mais il a acquis, avec le développement du machinisme et plus particulièrement depuis quelques années, une acuité tragique. Sans cesse des grèves éclatent partout dans le monde, dont le but est d'obtenir des augmentations de salaires. Sans cesse le problème renaît. C'est l'incapacité fondamentale, congénitale du capitalisme à trouver dans l'application de sa théorie orthodoxe, une solution convenable au problème, qui dresse contre lui les masses travailleuses, accumule les colères et les haines d'un prolétariat qui s'étend. Le succès du communisme fut essentiellement lié à cette carence totale du capitalisme.”  Et celui de Besancenot s'appuie sur les mêmes constats alors que sa solution, la "dictature du prolétariat", est un leurre total. “Il faut sortir de cette impasse et l'on ne peut en sortir que par la mise en train d'une réforme totale de l'économie.” Et les médias montent en épingle cet individu qui surfe sur une popularité que ces médias ont justement favorisée pour faire encore plus de "fric" !
   Dans le domaine de la répartition, la nature du problème est, soit d'ajuster les prix à la bourse de chacun sans causer de préjudice au producteur; soit d'ajuster la bourse de tous aux prix, pour que chacun - et plus particulièrement les plus déshérités - puisse recevoir sa part équitable de tous les avantages de l'association humaine. Cet ajustement par la méthode que nous allons exposer, est la seule façon de stabiliser automatiquement le pouvoir d'achat des salaires, le pouvoir d'achat de l'argent.
   1- L'index du prix compensé
   Partant de ces deux principes:
    i) que le taux auquel l'argent - les moyens de paiement - se distribue (en salaires, bénéfices commerciaux, industriels, agricoles, revenus de toute nature), - au cours d'une période donnée de production et selon l'application courante du système de création des prix - n'est pas le même que le taux auquel naissent les prix au cours de la même période;
    ii) que le but de la production étant la consommation, l'équilibre de l'économie nationale ne peut être réalisé que si le rapport
    (C + E) / (P + I) = 1 est rigoureusement observé,
et constatant par ailleurs, que pratiquement la consommation est toujours plus petite que la production - (physiquement, en effet, C ne peut qu'être au plus égal à P) - l'on doit convenir, en toute logique, que vouloir réaliser "l'équilibre des salaires et des prix" sans procurer aux salariés un supplément de moyens de paiement qui ne soit pas imputé dans les prix, c'est proprement vouloir la quadrature du cercle. En conséquence, l'on doit de toute évidence admettre la proposition suivante :
les biens et les services devront être vendus au consommateur à une fraction seulement de leur coût financier de production.
    La démonstration de cette proposition n'est pas difficile à comprendre.
   Si nous fixons à P.x cette fraction du coût financier de production, il est évident que P.x est, en fait, égal à C (évaluation de la consommation C au cours de la période donnée, exprimée en termes de l'unité monétaire). En effet, puisque l'ensemble des consommateurs n'a pu dépenser et n'a en fait dépensé que C pour consommer ce que ces consommateurs, qui sont aussi producteurs, ont produit et qui vaut P, tous les articles de la production auraient dû être vendus à des prix dont chacun n'est qu'une fraction du prix de vente.
    La production aurait donc dû être vendue à un taux x tel que P.x = C, c'est-à-dire que chaque prix de vente aurait dû être affecté d'un coefficient de réduction x = (C/P). Nous appellerons donc cette dernière expression x = (C/P), l'Index du Prix Compensé, ou si l'on veut, du "Prix Juste", c'est-à-dire du prix auquel la production aurait dû être vendue pour pouvoir être consommée.
   Et nous appellerons Prix Compensé (ou "prix juste"), le prix auquel la production devrait être vendue au consommateur pour que cette production, dont le but est évidemment d'être consommée, le soit réellement, et que l'équation d'équilibre de l'économie nationale soit satisfaite.
   Ce "prix compensé", pour une période donnée, est donc égal au prix plein multiplié par l'index x = (C/P) pour la période considérée.
    Il existe une autre manière de présenter la question.
   Si nous fixons à P.x le prix de ce qui a coûté P à produire, cela équivaut à donner aux consommateurs un pouvoir d'achat supplémentaire égal à (P - P.x). Mais l'accroissement net de la richesse totale de la collectivité durant la période considérée a été de (P - C), c'est-à-dire l'excédent de la production sur la consommation.
   Si donc notre comptabilité nationale doit refléter exactement, correctement, la situation économique - comme cela doit être - le pouvoir d'achat additionnel (P - P.x) doit être égal à (P - C), qui représente la valeur de la quantité de biens qui n'ont pas été consommés, mais qui auraient dû - et devront - l'être, puisque le seul objet de la production est la consommation.
    En conséquence nous aurons :
                                                                  (P - P.x) = (P - C)  d'où  x = (C/P)
   Il est indispensable que si C (exprimé en termes de l'unité monétaire) représente pour une période donnée, la proportion de la production P qui a été consommée, le consommateur n'a pu utiliser plus d'argent à acheter P qu'il n'est exprimé par C. C'est le datum objectif. Il s'en suit que la production P, pour être consommée, aurait dû être vendue au total C. Les consommateurs ont donc payé C, ce qu'ils auraient dû ne payer que Cx(C/P).
    2 - Escompte ou Ristourne sur achats - Bonus de consommation - Crédit de consommation
   En conséquence, le public consommateur devra recevoir un escompte, ristourne ou bonus sur tous ses achats d'une période donnée, et ce bonus sera la différence entre le total des prix pleins qu'il aura payés et le prix compensé (ou "prix juste") qu'il aurait dû payer pour les biens et services qu'il aura acquis pour sa consommation durant la période considérée.
  L'escompte, ristourne ou bonus du consommateur est donc égal au total de ses achats au cours d'une période comptable donnée, multiplié par le facteur (1 - x) trouvé pour la période considérée.
  Pour l'ensemble de la nation, dont la consommation pendant la période considérée a été de C, le total du bonus à recevoir est donc:
                                                                     C x (1 - x) = C x (P - C) / P
   Il n'y a aucune difficulté technique à faire bénéficier le consommateur de l'escompte ou bonus auquel il a droit. Deux procédés se présentent tout naturellement:
    i) au même moment que l'achat
 ou
   ii) après, à la clôture de la période comptable ou plutôt tout au début de la période comptable suivante.
 Ce qui veut dire:
   1- ou bien le commerçant détaillant (distributeur des biens à la consommation et dernier chaînon qui constitue la coupure entre production-distribution d'une part, et la consommation d'autre part), vendra ses marchandises à un prix égal au coût financier auquel elles lui reviennent (y compris son bénéfice), multiplié par l'Index du prix compensé, et recevra, en dédommagement, sur production de ses pièces justificatives de vente (et remboursement de ses crédits) un chèque (ou un crédit) émis par l'Etat, pour la différence entre le prix total auquel il a vendu ses marchandises;
   2- ou bien le commerçant détaillant remettra à chacun de ses clients et à l'occasion de chaque achat, un ticket indiquant l'importance de l'achat. Le consommateur produira tous ses tickets justificatifs soit à sa banque, soit à tel organisme ou bureau d'Etat convenable créé à cet effet - et sera crédité ou recevra une somme ou un chèque d'un montant égal à l'escompte ou bonus auquel il a droit, c'est-à-dire:
                                    (Total des tickets) multiplié par le facteur (1 - Index du Prix Compensé) 
 ou
                                                                              (tickets) x (1 - x)
    Les deux méthodes ci-dessus peuvent être combinées. Nous préférons la première. Ce sont en tout cas deux méthodes simples qui permettent d'ajuster les prix à la bourse des individus, ou réciproquement celle-ci aux prix.
  L'ensemble des sommes nécessaires à cet ajustement constitue les Crédits de consommation non-remboursables qui permettent de payer les prix de la production et de pouvoir ainsi la consommer.
   Tout en laissant aux prix toute liberté de fluctuer, c'est le seul moyen de les contrôler d'une manière vraiment efficace, d'une manière qui ne lèse absolument personne et ne constitue pas, comme c'est le cas aujourd'hui, une ingérence autoritaire injuste et injustifiée de l'Etat dans l'activité industrielle et commerciale, une brimade de mauvais goût parfaitement inopérante d'ailleurs, et qui ne résout pas le problème
.” (Extraits de "Les erreurs de l’économie capitaliste et les principes fondamentaux d’une réforme économique rationnelle", mémoire de W.G. Serra envoyé en 1949 à l’Académie des Sciences ).

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 10:08


  Selon le Petit Robert c’est l’“état d'une personne qui manque de moyens matériels, d'argent; insuffisance de ressources.” A l’origine de l’humanité, tout le monde bénéficiait des ressources de la Nature au sein de laquelle il vivait. Suite aux migrations puis aux sédentarisations et au développement de la culture, de l’élevage et du commerce, certains sont restés à l’écart d’une répartition équitable des biens créés. Avec le progrès, les écarts entre les différents membres de la communauté se sont creusés et la pauvreté est apparue. Certes les conditions de vie se sont considérablement améliorées surtout depuis plus d’un siècle grâce aux progrès scientifiques et technologiques et surtout à la “fée” électricité ! Dans nos pays développés la grande majorité de la population jouit de conditions d’existence que n’avaient pas nos grands parents.
  Il n’en demeure pas moins que la pauvreté touche de plus en plus de monde même dans nos pays dits développés. N'existe-t-il pas en France 7 millions de personnes vivant sous ce qu'on appelle le seuil de pauvreté, fixé à 60% du revenu moyen des Français, soit à 910 €  de revenu par mois ? Aux Etats-Unis, pays prétendu riche, près de 20 % de la population vit aussi sous le seuil de pauvreté ! La crise financière et économique actuelle qui secoue le monde ne fera qu'accroître ce nombre. Et que dire des pays du Tiers Monde, ceux d'Afrique*, de l'Inde, etc. qui ont moins d'un dollar par jour pour vivre ! N'est-ce pas révoltant ?
   “Il est clair que le malaise social universel d'aujourd'hui résulte, non pas d'une carence des techniques, mais de la carence du système économique (cf. ce terme) qui doit en distribuer les produits et ne parvient pas à réaliser la justice sociale.
   Il n'y a qu'une réponse à cette question préliminaire : c'est, de toute évidence, un changement radical et une révolution économique majeure. Parce que le système actuel n'est l'intérêt que d'une minorité puissante de malins qui, de tout temps du reste, se sont rendu compte du pouvoir illimité que la possession de l'argent*, de cette "marchandise par excellence", pouvait leur conférer sur les choses et surtout sur les hommes. Ils ont réussi à s'en assurer le quasi-monopole, tout en faisant croire que sa rareté était un phénomène naturel et qu'il n'y avait aucune autre méthode imaginable qui puisse convenir aux échanges, au fonctionnement rationnel et satisfaisant de l'économie.
   Rien n'a changé, de ce point de vue, depuis les origines. Dans le monde occidental contemporain, c'est toujours une minorité fortement organisée, en marge de la collectivité et de l'Etat, qui, en dépit des nationalisations, possède et surtout contrôle souverainement cette marchandise, gonflée conventionnellement de ses formes fiduciaire et scripturale, et si frauduleusement altérée, que l'unité, l'étalon monétaire, se vide à une allure constamment accélérée de son contenu (cas du dollar et de la livre actuellement).
   Cette minorité si puissante aujourd'hui, qui a pris une importance si prépondérante, et au sort de laquelle sont intimement liés tous ceux qui, pour produire et subsister, doivent nécessairement s'adresser à elle et constituent le monde dit "capitaliste" - trusts, cartels, grosses industries, grand commerce, grand patronat, etc. - cette minorité, c'est le système bancaire. Le système bancaire moderne - avec son armature et sa hiérarchisation : les banques* ordinaires et d'affaires dont dépendent l'industrie et le commerce, et les banques d'émission. Ces dernières sont aux premières ce que celles-ci sont à l'industrie et au commerce. Mais, exactement comme les banques ordinaires forment le système bancaire d'une nation, de même les banques centrales forment le système bancaire international du monde.
   Or, il n'y a pas d'organisation, visible ou occulte, sans direction, comme il n'y a pas de hiérarchie visible ou occulte sans, au sommet, un chef aidé ou non d'un conseil. Direction et chef ont nécessairement une conception avouée ou secrète et tacite des objectifs qu'ils cherchent à réaliser. Ce n'est pas ici notre propos d'examiner cet aspect du problème quant au fond ; nous nous en tenons aux faits que tout le monde peut palper. Constatons simplement qu'il serait extrêmement naïf de croire que la subordination de la production et de la consommation à l'argent soit un fait contingent, obéissant à des lois naturelles, providentielles. C'est absolument faux.
  Le monopole de la création du crédit par les banques, et sa pratique d'application obéissent simplement et nécessairement à une politique. Celle-ci, à son tour, implique une certaine philosophie et une certaine conception de ce que la Société, et les rapports de la Société et de l'individu, doivent être, non dans l'intérêt de l'individu ou de la Société, mais en vue d'un certain objectif, dans l'intérêt précisément de ceux qui exercent ce contrôle suprême et dans l'intérêt de la continuation du système qu'ils appliquent. Ils savent bien qu'il n'y a pas au monde de moyen plus insidieusement puissant, ni plus efficace, que la finance pour exercer le pouvoir et imposer l'idéologie de leur choix. Et cette remarque valait d'un coté comme de l'autre du rideau de fer,”
et vaut encore toujours en Occident et maintenant au Moyen-Orient, en Russie, en Chine et en Inde. (Extrait de "L’évolution humaine - Le Chaos économique mondial - La Revolution qui vient", par W.G. Serra, paru en 1950 dans la revue Vers Demain).

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:58


   On compte en France environ 1.400.000 patrons. C’est grâce à eux qu’il existe des entreprises assurant du travail à des millions d'employés. Et la très grande majorité des patrons n’exploitent en rien leurs employés. Or, pour certains individus, imbus d'idéologies archaïques, ils seraient tous "pourris" et gagneraient des sommes importantes sur le dos des travailleurs. C'est là méconnaître la réalité des faits. L'immense majorité de ces patrons ne touche en moyenne que 4.400 €, soit seulement trois fois  le SMIC ! Cela ne constitue en rien un pactole compte tenu du fait que ces patrons, généralement propriétaires de leur entreprise et soucieux de leur bonne marche, consacrent tout leur temps et travaillent nettement plus que les 35 heures chères à Martine Aubry !
    Une fois de plus, ceux qui critiquent les patrons, tels les trotskistes, les mettant tous dans le même "sac", font preuve de malhonnêteté intellectuelle. Ces patrons n'ont rien de commun avec ceux qu'on qualifie de "grands patrons", qui ne seraient en France que 5.000 selon Jacques Marseille, ces PDG des multinationales ou de grands groupes bancaires, industriels, commerciaux ou agricoles, ou encore de nos grandes administrations nationales ou internationales (FMI, BM, BCE, OMC, BERD, BCI…), qui ne sont en rien propriétaires des groupes qu’ils dirigent. Ils ne sont que leurs employés, mais eux, touchent des rémunérations, parfois scandaleuses, défiant l'entendement , des "bonus", "stock options" et "golden parachutes" !
   Comme le dit l'humoriste Dany Boon “les grands patrons sortant des grandes écoles sont capables de faire de grandes conneries !”, je rajouterais en s'auto allouant de "grandes rémunérations", des "stock options", des "bonus" et en étant garantis par des "golden parachutes", 13 millions d'euros pour Henri Proglio ex patron de Veolia !
   En 2007 les 50 principaux "grands patrons" européens ont cumulé 1,2 milliards d'euros de salaires et avantages multiples. Le premier, Wendelin Wiedeking, président du directoire de Porsche, a touché 72,6 millions d'euros ! Qu’a-t-il besoin de cette somme pour vivre décemment ?
     En France, les grands patrons des sociétés du CAC 40 ont gagné en moyenne 4,1 millions d’euros en 2010 pour chacun d’entre eux, vela malgré la crise, soit par heure environ 250 fois la valeur du SMIC brut (9€), somme qu’ils se sont fait attribuer en 2009 par les conseils d’administration grâce à 34 % d'augmentation de leur rémunération ! Alors qu'ils n'hésitent pas à licencier ou délocaliser pout faire encore plus de bénéfices! Certains ont touché même jusqu’à 500 fois la valeur du SMIC ! 9,7 millions pour Carlos Ghosn (Renault, Nissan), 9,7 millions pour Bernard Arnault (LVMH), 10,7 millions pour Jean-Paul Agon (L’Oréal), 7,7 millions pour Franck Riboud (Danone)... (Proxinvest, cité par le Nouvel Observateur) !  C’est vrai qu’en 2000 leur rémunération avoisinait les 6 millions ! Ils onr donc beaucoup perdu ! Quand on connait ces chiffres il y a de quoi se révolter !
   Et on apprend que les dirigeants des banques américaines qui sont au bord de la faillite se sont partagés 85 milliards de dollars alors qu'ils ont mal géré les banques dont ils étaient responsables ! Et les dirigeants de Merrill Lynch qui se sont versés 3,6 milliards de dollars, soit environ 6 millions pour chacun des 150 top managers de cette banque, et cela quelques heures avant son rachat par Bank of America ! N'est-ce pas scandaleux ? On comprend que le peuple se révolte !
   Et maintenant certains dirigeants d'organismes internationaux sont en compétition, totalement infantile, pour être celui qui a la plus forte rémunération ! Ainsi, Pascal Lamy, directeur général de l'OMC, - encore un énarque socialiste ! -, se déclare mal loti comparé aux rémunérations de ses collègues français à la tête des grandes organisations nationales parce que le montant de sa rémunération est seulement de 276.000 € par an comparé aux 428.000 € de Jean Lemierre (Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement ou BERD), aux 345.000 € de Jean-Claude Trichet (Banque Centrale Européenne ou BCE) et aux 315.000 € de Dominique Strauss-Kahn (Fond Monétaire International ou FMI) ! N'est-ce pas là scandaleux alors qu'il bénéficie, comme les autres d'ailleurs, de beaucoup d'autres avantages ? Quelle cupidité ! On croit rêver ! Eh non ! La décence, la modestie, la morale et l'éthique ne semblent pas être le fait de tous ces dirigeants ! 
   Il conviendrait donc de réglementer, tant en France qu'à l'étranger, la rémunération des présidents et directeurs généraux des grandes administrations (BCE, FMI, OMC, BERD, BCI…) et entreprises, multinationales le plus souvent, qui touchent des rémunérations parfois indécentes que ne justifient en rien leurs responsabilités (230,6 millions de $ en 2004 pour Terry Semel chez Yahoo !), et ce quel que soit le résultat de leurs décisions (gains ou pertes) ! Ainsi, les présidents des grandes entreprises américaines touchent chacun en moyenne un peu plus de 10 millions de dollars par an quand le salaire annuel de leurs cadres n'est en moyenne que de 70.000 $ soit environ 140 fois inférieur et que le salaire minimum horaire est proche de 6 € aux Etats-Unis alors qu'en France le SMIC brut est égal à 8,86 € depuis le 1er janvier 2010  ! N'est-ce pas scandaleux et révoltant alors qu'ils refusent des augmentations de salaires ou décident de mettre à la rue des milliers de travailleurs en délocalisant pour faire encore plus de bénéfices ? Cet argent que ces PDG touchent est indûment prélevé au détriment des autres employés et des actionnaires, mais également des acheteurs car ces sommes sont naturellement incluses dans le prix des produits issus de ces entreprises! On devrait limiter leur rémunération par exemple à cinq ou dix fois le plus bas salaire ! D'autant qu'en général ces dirigeants bénéficient de beaucoup d'autres avantages : logement, voiture avec chauffeur, frais de déplacement en première classe et chambres dans des hôtels de luxe, repas dans des grands restaurants, etc. Supprimons également les "stock-options" et "bonus", dont ils bénéficient, et les indemnités exorbitantes de licenciement, ces "golden parachutes", ou de départ à la retraite ! Ainsi, un cadre d'Airbus, qui toucherait par mois 4.650 €, - belle somme au demeurant ! -, devrait travailler 150 ans, et un smicard, qui toucherait 1.500 € net par mois, 467 ans pour gagner les indemnités de départ (8,4 millions d'euros !) qu'a touché l'ex-PDG d'Airbus et co-président d'EADS, Noël Forgeard, qui a si mal géré la compagnie dont il avait la direction ! Et Antoine Zacharias qui, en plus des 250 millions d’euros qu’il a gagné en tant que PDG de Vinci, non content d’avoir touché 12,9 millions d’euros comme indemnité de départ, ose réclamer à VINCI 81 millions d'euros supplémentaire ! On croit rêver et pourtant c'est la stricte réalité ! Et maintenant la directrice générale d'Alcatel-Lucent, Patricia Russo, a touché comme indemnité de départ 6 millions d'euros alors que les cours à la Bourse de cette entreprise ne font que chuter depuis que Serge Tchuruk, parti lui avec 5,7 millions d’euros, avait pris la présidence du conseil d'administration de cette compagnie! Et Laurence Danon ex PDG du Printemps, Daniel Bernard ex PDG de Carrefour !  Et maintenant l'affaire Proglio ! J’arrête là cette énumération qui à elle seule constituerait un livre ! N'est-ce pas indécent et même révoltant ?
    Ces limitations de salaire et la suppression des "golden parachutes", "bonus" et "stock-options" feront grincer leurs dents, mais rétabliraient un peu de justice économique et sociale, et éviteraient en partie la corruption et l'exploitation éhontée des gens que leur permettent ces sommes colossales dont ils n'ont aucun besoin pour vivre même luxueusement (contrôle de l'ordre 1 par les ordres 2, 3 et 4 d'André Comte-Sponville).
   Jean-Claude Juncker, premier ministre du Luxembourg et président de l'Eurogroupe, s'élève lui-même contre ces rémunérations, qu'il juge scandaleuses, de certains grands patrons qui par ailleurs, contrairement aux artistes et sportifs, ne courent aucun risque compte tenu des indemnités de licenciement qu'ils touchent lors de leur mise à la porte ! C'est l'avis de beaucoup d'autres analystes. L'idée de fixer un plafond de rémunération des grands patrons fait son chemin.
   Certains, pour justifier ces rémunérations faramineuses que ces PDG perçoivent, nous disent que pour attirer les meilleurs il faut leur offrir ces avantages, sinon ils partiront à l’étranger ! Eh bien qu’ils y partent ! Mais d’abord sont-ils les meilleurs ? On peut en douter quand on voit le résultat de certaines entreprises qu’ils dirigent !
   D’abord, il n’existe aucun lien entre les capacités de direction d’une entreprise et le niveau de rémunération. Nous en avons tous les jours des exemples. Certains de ces "grands patrons" aux rémunérations gonflantes, n’ont-ils pas conduit à la faillite les sociétés qu’ils dirigeaient ? Et ce n’est pas parce qu’ils sortent de "grandes écoles" ou universités qu’ils ont les capacités de gestion d’une entreprise. Beaucoup d’autres patrons, même parmi eux ceux n’ayant pas fait de grandes études, ont réussi à créer des entreprises très rentables grâce à leur imagination, leur esprit d’entreprise et leur sens des responsabilités, sans pour autant s’allouer des rémunérations fabuleuses !
   Par ailleurs, en France, ces "grands patrons" font partis d'un "clan". A ce titre ils s'entraident. Dès leur sortie de l'école - je devrais dire des "grandes écoles" (Polytechnique, Science Po, ENA, HEC, etc.) - leurs anciens leur attribuent des postes de responsabilité alors qu'ils ne connaissent pas tous les rouages de l'entreprise ou de l'administration dans laquelle ils sont affectés! C'est étonnant aussi de constater qu'on retrouve souvent les mêmes dans les différents conseils d'administration de nos grandes compagnies nationales ou privées mais également dans nos administrations publiques et en politique. Cela favorise tous les arrangements, que l'on peut parfois qualifier de magouilles, qui sont de plus en plus souvent portés à notre connaissance ! Ils s'entendent pour s'attribuer réciproquement des rémunérations mirobolantes et "bonus" qui défient l'entendement, arguant du niveau des bénéfices qu'ils dégagent ! En plus, ils touchent des jetons de présence qui s'additionnent à ces rémunérations ! Cela n'est-il pas révoltant surtout quand on constate que parallèlement les sociétés qu'ils gèrent font des bénéfices importants, qu'ils distribuent des dividendes élevés aux seuls actionnaires et - naturellement ! - à eux-mêmes au travers des "bonus" ou des "stock options" qu'ils s'allouent, qu'ils refusent des augmentations de salaire, qu'ils licencient ou délocalisent mettant à la rue des milliers d'employés pour faire encore plus de profit et ainsi augmenter encore les dividendes versés aux actionnaires et à eux-mêmes ! C’est là ce qu’on appelle sans doute les "patrons voyous". Il conviendrait de remédier à ce fait en introduisant un peu plus de morale et d’éthique dans la conduite d’une entreprise, qu’elle soit privée ou étatique ! Ouvrons également ces conseils d'administration à d'autres membres de l'entreprise et un peu plus aux femmes !

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:48


   Selon Frédéric Teulon, on peut caractériser deux types de patrimoine:
   - le patrimoine financier qui correspond à “l'ensemble des moyens de paiement, titres du marché monétaire, actions, obligations, parts de SICAV (Société d'Investissement à CApital Variable) et de FCP (Fonds Communs de Placements), créances sur les sociétés d'assurance, titre de pierre-papier” ;
  - le patrimoine non financier qui “regroupe les biens de jouissance (résidences principales et secondaires, œuvres d'art, meubles) et les actifs professionnels (terres, machines, stocks, etc.) appartenant aux entrepreneurs individuels”.
   La richesse et le patrimoine d'un individu, ou groupe d'individus, s'évaluent assez facilement. Ils sont constitués par les biens matériels (immobiliers et mobiliers), marchandises et/ou services (réels et potentiels) que cet individu, ou ce groupe d'individus, produit, a acquis ou dont il a hérité, et de l'argent dont il dispose lui provenant de son travail, de ses économies ou de ses placements. Le patrimoine, souvent hérité de ses aïeux, et la richesse d'un individu sont donc représentés par l'ensemble des avoirs, ou l'actif, détenus par cet individu. Son passif est constitué par la consommation ou la destruction de la substance de cet actif.
   Jacques Marseille (“L’argent des Français”, Editions Perrin) estime à 144.000 € le patrimoine moyen de chaque Français, ce qui, selon lui, placerait le Français juste derrière le Japonais (205.000 €) et l’Irlandais (148.000 €). Pour l’INSEE il serait de 380.000 euros par ménage. Il est à ce niveau par suite de l'augmentation du patrimoine immobilier depuis quelques années. Quant au revenu du Français il était en 2007 de l’ordre de 21.971 € toujours selon Jacques Marseille.
   Par similitude, on peut dire que la richesse nationale et le patrimoine d'un pays, en d'autres termes l'actif total d'une collectivité, ne sont pas seulement la somme totale de tous les actifs privés d'individus ou de groupes d'individus, dont la valeur est exprimée en termes de l'étalon monétaire, mais aussi de tout ce qui constitue la propriété collective (terres, carrières, canaux, chemins de fer, routes, ports, etc.), plus les services fournis par les employés de l'Etat, serviteurs de la collectivité.
   L'actif représente l'ensemble des avoirs qui sont la propriété d'une Nation provenant du travail de ses concitoyens et de ce que nous ont légué les générations précédentes.
   Le passif est constitué par la dette et le total des dépenses non-productives nécessitées par certains services publics (armée par exemple), ou encore par les destructions de biens ou de ressources naturelles dues à des cataclysmes naturels, au non respect de l'environnement ou à des guerres.
   Pour une nation, un pays ou d'une façon plus générale le monde, l'évaluation du patrimoine et de la richesse mondiale revêt un caractère plus complexe. La richesse et le patrimoine de l'humanité, donc son actif, dépendent en effet de plusieurs critères ci-après énumérés.
   1 - Avant tout l'héritage tant matériel que philosophique, spirituel, culturel, artistique et surtout scientifique, - qu'on oublie un peu trop et qui inclue les découvertes fondamentales tant mathématiques que physiques, chimiques, géologiques, biologiques, médicales, technologiques, etc. - que nous ont léguées les générations précédentes depuis l'apparition de l'homme sur notre Terre, héritage qui profite à l'ensemble de la communauté humaine et dont la valeur, qui est une propriété collective, lui appartient.
   2 - Toutes les ressources naturelles que renferment notre Terre, que ces ressources soient exploitées ou non, et si elles le sont qu'elles résultent d'une exploitation publique ou privée, comme mentionnées plus haut:
          - ressources agricoles (surface des terres, cultivées ou non, types de culture, forêts, élevage, productivité...);
      - ressources énergétiques (solaire, hydraulique, marée motrice, géothermique, éolienne, hydrolienne, nucléaire, biologique, humaine...) qui sont elles pratiquement infinies - du moins tant que le Soleil et notre Terre existent -  quoiqu'on en dise, car elles prennent toutes les formes possibles. Ce n'est pas l'énergie - comme certains le préconisent - mais certains produits dont on tire cette énergie (pétrole, gaz, charbon...) qu'il faut économiser;
       - ressources minières (mines de toute sorte : charbon, pétrole, gaz, métaux, uranium...)
       - carrières de toute sorte (calcaire, grès, granite, marbre, ardoise, sable, argile, gypse…);
      - réseaux d'alimentation en eau potable et d'irrigation et réseaux d'évacuation des eaux de pluie, des eaux usées et de leur traitement ;
      - oléoducs, gazoducs ;
      - sites touristiques (plages, montagnes, parcs, grottes, zoos …)
      - Les équipements publiques ou privés :
      - infrastructure (ensemble des ouvrages et des équipements au sol destinés à faciliter le trafic routier, aérien, maritime, ferroviaire...); elle comprend :
          . les réseaux routiers et autoroutiers…;
          . les ponts, viaducs ;
          . les voies ferrées et gares…;
          . les aéroports et aérogares…;
          . les ports maritimes ou fluviaux…;
          . les rivières navigables et canaux…;
          . les réseaux métropolitains, tramways, autobus…;
       - bâtiments (barrages, usines, constructions publiques et privées, hôpitaux, châteaux, monuments …);
     - matériels (bicyclettes, motos, camions, voitures, trains, avions, hélicoptères, navires, bateaux, péniches, machines, outils…);
      - éducatifs (écoles, collèges, lycées, universités, bibliothèques…);
      - culturels (bibliothèques, musées, théâtres, cinémas, stades…);
      - cultuels (cathédrales, églises, temples, synagogues, mosquées, pagodes…)
     - scientifiques (centres de recherches universitaires ou privés, laboratoires publiques ou privés, CNRS et INRA en France, BRGM…);
    - communication (émetteurs de télévision, de radio, de télécommunication, satellites de communication ou de positionnement…);
     - Les richesses publiques ou privées:
     - stock d'or et de métaux, précieux ou non…la plupart recyclables;
   - artistiques (œuvres d'art: peintures, sculptures, architecture, bijoux; œuvres littéraires; films; œuvres musicales…);
    - touristiques (parcs, paysages, musées publiques et privés, châteaux, églises, hôtels, moulins…);
    - bâtiments (maisons, fermes, immeubles d'habitation ou de bureaux…);
   - Les habitants ou ressources humaines :
 3 - la population totale;
   - leur niveau d'éducation, d'instruction et de formation qui va conditionner leur capacité de recherches, de découvertes, de créativité, d'innovation et de développement. La valeur que représentent les individus est en général évaluée de façon statistique par les assurances.
 Cette liste ne prétend pas être exhaustive !
   Pour Douglas North, la réussite économique de certains pays - et donc leur richesse - est liée à plusieurs facteurs :
    - la richesse du sol et du sous-sol,
    - la géographie - donc le climat -,
    - l'accumulation du capital,
    - le goût du travail,
    - la formation des hommes.
   Tous ces facteurs peuvent être déterminés pays par pays. Il est donc possible d'évaluer le patrimoine et la richesse de l'humanité en totalisant ces évaluations.
   On parle souvent du PIB (Produit Intérieur Brut). Il représente “l'Agrégat mesurant la valeur de la production de biens et de services sur le territoire national pendant une année” (Petit Robert). Il correspond à la somme des valeurs ajoutées des différentes branches de l'activité économique, la richesse estimée du pays, augmentée de la TVA grevant produits et droits de douane. A titre d'information le PIB de la France était en 2006 évalué à 1.594 milliards d'euros, celui de l'Union Européenne à 11.650 milliards de dollars et celui des USA à 11.750 milliards de dollars.
    La valeur ajoutée, quant à elle, correspond à la valeur des biens et services produits au cours d'une année par un secteur de l'activité nationale moins la valeur des biens et services incorporés dans le processus de production.
   Si l'on remonte à l'origine de la création de la monnaie, cette dernière devrait représenter l'ensemble des richesses réelles et potentielles, incluant le patrimoine qui est un bien commun existant en ce monde, afin de faciliter les échanges des biens et services.

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 09:42


  Dans notre pays le coût du travail est régi par la loi et fixé par le Gouvernement, avec des réajustements périodiques pour tenir compte de l'inflation ou satisfaire certaines revendications. Les travailleurs sont protégés par des conventions collectives. Les aides sont nombreuses même si elles sont insuffisantes pour beaucoup de gens (Allocations familiales, Sécurité Sociale, assurance vieillesse, retraites, Ressources Minimales d'Insertion (RMI), Couverture Maladie Universelle (CMU), et maintenant le Revenu de Solidarité Active (RSA), etc.). Cela a permis, dans une certaine mesure, une redistribution des richesses. Mais tout cela est financé par les prélèvements sociaux (impôts sur le revenu, sur la fortune (ISF), taxes, CSG, TVA, etc.), tant sur les salariés et retraités que sur les entreprises. Comme ces impôts et taxes ne sont pas les mêmes dans tous les pays européens, américains, et surtout du Tiers Monde, le coût du travail n'est pas identique dans chaque pays de notre planète. D'où ces grandes différences de prix des mêmes produits et services proposés par les pays du Tiers Monde.
   En effet, dans ces pays, les travailleurs sont très mal payés si on compare leurs salaires aux nôtres, même si le coût des produits vitaux est moins élevé chez eux que chez nous. Ils ont des journées harassantes de plus de 8 heures, peu de vacances, ne profitent d'aucune couverture sociale, n'ont pratiquement aucun droit de grève, ils ne peuvent pas se syndiquer en vue de se défendre. Tout cela constitue un scandale dont les sociétés multinationales profitent ignominieusement, dans le seul but de réaliser encore plus de profits pour le seul avantage de leurs dirigeants et de leurs actionnaires ! Et nous, consommateurs nantis, réclamant toujours des produits moins chers, en profitons aussi ! N'est-ce pas révoltant ?
   Monsieur Pascal Lamy, directeur de cet organisme OMC, se déclare mal loti comparé aux rémunérations de ses collègues français à la tête des grandes organisations nationales parce que le montant de sa feuille de paie est seulement de 276.000 € par an comparé aux 428.000€ de Jean Lemierre (Banque européenne pour la reconstruction et le développement ou BERD), aux 345.000 € de Jean-Claude Trichet (BCE) et aux 315.000 € de Dominique Strauss-Kahn (FMI) ! N'est-ce pas là un scandale alors qu'il bénéficie, comme les autres d'ailleurs, de beaucoup d'autres avantages ? Ne devrait-on pas réduire les rémunérations de tous ces dirigeants dont l'action est contestable puisqu'elle accroît la misère mondiale et ne favorise en rien le développement des pays du Tiers Monde ? Leurs rémunérations sont des centaines de fois supérieurs à ce que touche la très grande majorité des travailleurs de ces pays ! Alors un peu de décence !
   Les alter-mondialistes ont raison de réclamer un commerce équitable. Mais ils ne s'attaquent pas aux vraies racines du mal, lié d'une part à l'économie orthodoxe qui exploite l'individu et le maintient même en esclavage dans beaucoup de pays, et d'autre part à l'obscurantisme, à l'absence de liberté, de démocratie, d'instruction et d'humanisme dans la majorité de ces pays.
 Introduisons donc la liberté, la démocratie, l'instruction, la formation et l'humanisme dans ces pays afin d'améliorer le sort de leurs populations, mais agissons surtout pour réformer l'économie car là est le moyen d'y parvenir !
   Le coût du travail dans les pays du Tiers Monde est considérablement plus faible que dans nos pays modernes industrialisés. D'où les délocalisations de nos industries utilisant encore du travail humain ("travail-torture" d'Albert Jacquard), soucieuses de produire au moindre coût et poussées également par la concurrence des pays asiatiques, africains ou sud-américains dans lesquels l'homme a peu de prix ! D'où la disparition progressive de nos industries et, par voie de conséquence, l'augmentation du chômage dans nos pays ! D'où le protectionnisme par l'application de droits de douane, d'où aussi les subventions destinées à aider nos industriels et nos agriculteurs pour sauvegarder autant que faire se peut nos emplois, subventions que ces pays du Tiers Monde - en réalité ceux qui en contrôlent l'économie ! - nous reprochent bien évidemment puisqu'elles freinent leur commerce et donc, par voie de conséquence, leur développement et leur profit.
   Tant que ces disparités existeront, tant que l'humanisme, l'instruction, la démocratie et la liberté, surtout économique, ne seront pas étendus à la planète entière, il ne pourra pas y avoir de commerce dit équitable. Or ces disparités, fondées sur l'exploitation des gens par le système économique orthodoxe capitaliste, font le bonheur des grandes sociétés multinationales dont le seul objectif est le profit ! Et pour l'accroître, ces sociétés cherchent par tous les moyens à produire au moindre coût pour faire des bénéfices encore plus grands, bénéfices réalisés tant sur le dos des travailleurs de ces pays du Tiers Monde que sur celui de nos populations puisqu'elles ne nous vendent pas ces produits et services au montant réel de leur coût ! Ces disparités ne pourront être éliminées que par l'instauration d'un nouveau système économique étendu à tous les pays du monde. L'économie doit avant tout favoriser certes d'une part la production des biens et des services, mais aussi d'autre part leur distribution et consommation. Car si l'on produit c'est bien, avant tout, dans le but d'offrir des biens et des services à la consommation et non de faire du profit ! Ce qu'il faut donc c'est repenser le système de distribution des richesses que les progrès techniques permettent de produire en abondance. Que ce système ne lèse personne et ne laisse donc aucun individu sur le bord de la route dans la plus profonde misère ! Le rapport production/consommation doit tendre constamment vers l'unité. Ceci impose que les revenus soient à la hauteur des prix (cf. crédit, économie, pouvoir d'achat et prix).

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