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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 11:34

On peut en effet se poser la question : qui crée l’argent, comment crée-t-on l’argent ?

Selon Wikipedia : « La création monétaire, souvent appelée familièrement "la planche à billets", est le processus par lequel la masse monétaire d'un pays est augmentée. […]Dans le monde contemporain, l'essentiel de la monnaie est scripturale, créée par le crédit (émission de dette échangeable) dans les limites qui sont imposées aux établissements de crédits (réserves obligatoires etc.) et détruite par extinction des dettes sous-jacentes (par remboursement ou autre) ; la masse monétaire évolue constamment. » […]

« La création monétaire contemporaine fait intervenir trois principaux acteurs :

·          La banque centrale. Elle détient le monopole de l'émission de la monnaie de base (les "billets de banque") [la monnaie fiduciaire légale].

·          Le système bancaire et financier [émetteur du crédit].

L'État. Il assure la valeur de la monnaie de base en acceptant (voire en exigeant) qu'on l'utilise pour payer ce qu'on lui doit (impôts, etc.) ou ce qu'on doit à autrui […]. Il assure aussi indirectement la valeur de la monnaie créée par les banques, en contrôlant qu'elles respectent les règles prudentielles en vigueur (par exemple Bâle II) et par un mécanisme de garantie des dépôts. Enfin il assure la confiance générale en s'abstenant d'abuser de ses pouvoirs (forcer la banque centrale ou les banques à lui verser de la monnaie qu'elles émettent).»

 

Il faut savoir d’abord que la proportion de loin la plus considérable d'argent existant dans une collectivité quelconque est constituée par l'argent bancaire, plus précisément par les crédits bancaires qui en représentent 95% et qui accomplissent la même fonction que la monnaie mé­tallique, ou la monnaie fiduciaire. Les crédits bancaires se muent en argent, en pièces de monnaie, en espèces sonnantes et trébuchantes ou en billets de banque, et vice versa, au choix des clients des banques. Dans cette métamorphose réversible, les banques elles‑mêmes n'interviennent pas autrement que comme exécutrices de la volonté de leurs clients. Un crédit bancaire achètera des biens et des services exactement comme de l'argent comptant. Quand une banque ouvre un cré­dit dans ses livres, elle donne pouvoir à son client d'acquérir des biens et services en tirant sur ce crédit. La forme choisie par le client pour tirer sur son crédit n'a aucune importance (chèque, virement, lettre de change, promesse, etc.), et c'est de ces diverses manières que la banque payera, au nom de ses clients une large proportion des salaires, bénéfices, dividendes et autres charges qui doivent être payées avant que les marchandises ou services soient prêts à être consommés. La banque sera remboursée plus tard, avec en plus l'intérêt habi­tuel s'il s’agit d'un prêt, au moyen du produit de la vente, ses clients assumant seuls tous les risques de perte.

Mais par qui et comment ces crédits bancaires sont‑ils créés et mis à la disposition des clients des banques, clients par l'intermédiaire desquels ils circulent ensuite dans la collectivité ?

Le particulier qui utilise journellement l'argent sur une échelle plus ou moins infime, qui paye et encaisse des billets, des chèques; qui prête ou emprunte, croit qu'un banquier existe simplement pour ajuster quantité de transactions de ces diverses sortes, et croit que les banquiers ne prêtent que l'argent qui a été déposé dans leurs banques par des clients qui n'en ont pas un besoin immédiat, et qui veulent le faire fructifier.

C'est là une vue beaucoup trop simpliste de ce qui se passe, et une banque qui n'émettrait du crédit qu'en échange d'argent déposé par ses clients n'a jamais fait de bénéfices et ne pourra jamais en faire, C'est bien ce que confirme H.D. Mac Leod ("Theory and Practice of Banking") qui ajoute : « (la banque) ne commence à faire un bénéfice que lorsqu'elle CREE et émet du crédit en échange de dettes payables à une date future. » (Cf. l’article Crédit).

L'expression "faire de l'argent" appliquée à des particuliers industrieux et actifs, est une expression absolument impropre. Le cultivateur, l'industriel, produisent des marchandises; l'ouvrier, l'ingénieur, l'intellectuel, produisent leurs services. C'est tout. Ils ne produisent rien d'autre. Lorsqu'en échange ils reçoivent une somme d'argent déterminée, ils empochent tout simplement ce qui était précédemment dans la poche d'autrui; et ils doivent être prêts à vider leur propre poche dans la poche de quelqu'un d'autre pour obtenir les marchandises et les services dont ils ont eux‑mêmes besoin. En d’autres termes, ils créent la substance des biens et des services. Ils leur assignent une valeur laquelle résulte d’un assentiment de la collectivité. Mais la représentation matérielle de cette valeur sous forme de billets, menue monnaie et surtout crédit est créée par d’autres individus appelés banquiers. (Cf. l’article Valeur).

Cette représentation matérielle des valeurs, sous toutes les formes qu'elle est susceptible de prendre, est ainsi l'argent, et la création de ces instruments matériels  indispensables aux échanges constitue un monopole exclusif accordé aux banques qui en ont fait une marchandise qu’ils créent du néant et dont en plus ils spéculent !

Nous venons de dire que les banques sont les créatrices du crédit, c'est-à-dire de la majorité de l’argent en circulation (95%) et ceci à partir du néant. Ralph G. Hawtrey, économiste anglais bien connu, ne disait-il pas d’une façon lapidaire : « Le banquier crée les moyens de payement du néant» ? (Cf. l’article Dette).

En effet, de l’encre, une plume, du papier et un grand livre suffisent pour cela.

Les grandes banques commerciales sont conduites avec suffisamment de sagesse en général pour éviter d'amenuiser le numéraire dont elles disposent par une expansion exagérée de crédits qui pourrait si aisément "être compensée par la Banque d'Emission". Les fluctuations des avoirs en numéraire ou comptant (espèces et billets) des banques n'ont guère d'importance : la quantité de monnaie légale reste à peu prés constante (du moins entre deux dévaluations), et ainsi la principale cause des fluctuations dans la quantité d'argent disponible réside dans l’action des Banques d’émission et l’ouverture de crédit.

Malgré la nationalisation des banques, dans les pays où la chose a été faite, on n'a nulle part encore institué cette comptabilité nationale complète dont il n'existe aujourd'hui que le coté Passif sous la forme de Dette Publique. (Cf. l’article Comptabilité).

On nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour réaliser tout ce dont le monde a besoin pour vivre décemment. On "vit au dessus de nos moyens" nous serine-t-on ! C’est malheureusement ce que beaucoup de gens répandent comme idée, ce qui conduit à tous ces excès et à la création de ce monopole du crédit, et à cet esclavage sournois des peuples par cette oligarchie financière et bancaire qui le contrôle. C’est la cause de toute la misère qui s’étend partout dans le monde. On trouve toujours de l’argent pour faire des guerres ! Ne pourrait-on pas en trouver pour éradiquer la misère ?

Quand comprendra-t-on que l’argent est n’est pas une fin en soi ? Que ce n’est pas non plus une marchandise. C’est avant tout :

1 - la représentation de la valeur d’un bien ou d’un service, valeur exprimée par un nombre suivi d’un terme qui désigne l’étalon ayant servi à cette évaluation ;

2 - un moyen d’échange imaginé pour remplacer le troc devenu trop complexe avec la multiplication des produits et des échangeurs, et l’accroissement des distances.

L’argent n’est rien d’autre.  Et la quantité d’argent disponible doit représenter la valeur de la totalité des richesses existant sur Terre. L’activité humaine crée des biens et ceux-ci ont une valeur qui doit être représentée par l’argent.

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Published by credit-social
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