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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 11:36

En France, notre président Hollande et le gouvernement socialiste nous serinent avec ce terme de changement. Mais ils ne font que des réformettes en restant toujours dans le même cadre économique archaïque qu’ils pensent être conforme à notre temps présent. Comme Maurice Allais, notre prix Nobel d’économie (1988), le disait en 1998 ("La crise mondiale d’aujourd’hui", Clément Juglar) : « combien de croyances se sont révélées fausses ultérieurement ! […] En fait, plus les idées dominantes sont répandues, plus elles se trouvent, en quelque sorte, enracinées dans la psychologie des hommes. Si erronées qu'elles puissent être, elles finissent par acquérir, par leur simple et incessante répétition, le caractère de vérités établies qu'on ne saurait mettre en doute sans s'opposer à l'ostracisme actif de groupes de pression de toutes sortes. » C’est ainsi qu’on n’imagine pas changer un système qui date de plus de trois millénaires, de l’époque d’Hammourabi, système complètement dépassé qui montre sa nocivité tous les jours et ceci à l’échelle mondiale !

Or, compte tenu de l’état actuel du monde, un vrai changement, en profondeur et dans bien des domaines, s’impose de façon urgente. Le premier changement est dans le système économique actuel. N’ouvrirait-il pas la voie à d’autres changements, en particulier celui de nos comportements ?

En effet, raisonnons un peu, ceci sans parti pris ni dogmatisme !

Si on est responsable et humaniste :

  • Comment peut-on admettre de nos jours, en toute connaissance de causes, que dans le monde des millions de gens meurent chaque année de faim, de manque d’eau potable ou de soins ?
  • Comment peut-on admettre qu’il y ait des millions de personnes vivant dans la précarité ou la misère, parfois sans logis, même dans nos pays dits modernes et civilisés ?
  • Comment peut-on admettre qu’il y ait plus d’un milliard de gens analphabètes ou illettrés, sans instruction, formation et éducation ? Là est le terreau de l’obscurantisme et du fanatisme conduisant à la violence ! Danton disait avec raison que « l’éducation est après le pain ce que le peuple a le plus besoin ». Aidons les donc en ouvrant les crédits pour développer chez eux d’abord l’instruction laïque et la formation, ensuite la recherche d’eau et le développement de l’agriculture et des infrastructures !
  • Comment peut-on admettre cette immigration massive des gens due essentiellement à cette misère ? Cette "immigration de peuplement" mais aussi de "conquête" sournoise, pour le moment pacifique, de nos pays va inexorablement conduire à des conflits, les nouveaux immigrants n’ayant pas les mêmes idéologies politiques et religieuses que les nôtres !
  • Comment peut-on admettre que des passeurs abjects s’enrichissent en profitant de la détresse de ces personnes qui, souvent au risque de leur vie, souhaitent trouver dans nos pays occidentaux des moyens de vivre décemment alors qu’ils retrouvent souvent chez nous des conditions déplorables ? Aussi, aidons les en développant chez eux toute l’infrastructure nécessaire à une vie décente et pacifique !
  • Comment peut-on admettre qu’on trouve toujours de l’argent pour faire des guerres qui tuent des millions de gens et détruisent des richesses, mais jamais assez pour éradiquer la misère et venir en aide à tous ces malheureux et les sauver de la mort ? Créons cet argent, ouvrons les crédits !
  • Comment peut-on admettre cette course au profit, concrétisée par cette exploitation éhontée des populations du Tiers Monde et celle d’enfants par des multinationales cupides, et par certains industriels et commerçants eux-mêmes parfois tributaires de l’oligarchie financière et bancaire qui nous exploite tous pour le seul profit de ses actionnaires (4% de la population mondiale) et dirigeants (quelques milliers de par le monde), au travers des salaires imposés et des prix pratiqués ?
  • Comment peut-on admettre que le développement des richesses se fasse au détriment de la nature, conduise d’une part à la disparition d’espèces animales suite au braconnage et au développement des villes (urbanisation, supermarchés, industrialisation de l’agriculture…), et d’autre part à la pollution de nos terres, rivières, mers, océans par tous ces pesticides, engrais chimiques et déchets de toute sorte, et à la pollution de l’air ? Tout cela pour faire du profit !
  • Comment peut-on admettre que le monde soit contrôlé politiquement, médiatiquement et moralement par cette oligarchie financière et bancaire qui étend maintenant son pouvoir au monde entier grâce à la mondialisation qu’elle a réussi à imposer ? Arrêtons le développement de cette hypocrisie et de cette cupidité !
  • Comment peut-on admettre que les membres de cette oligarchie, mais aussi nos politiciens (ministres, députés, sénateurs…) et certains dirigeants, s’enrichissent à nos dépens, même en temps de crise, alors que l’immense majorité de la population mondiale s’appauvrit ou vit dans la misère ? Un peu de décence, de morale et d’éthique s’il vous plait !
  • Comment peut-on admettre que le chômage augmente en France, mais aussi dans de très nombreux pays du monde, entraînant les chômeurs à la précarité sinon à la misère, alors qu’il y a tant à faire pour venir en aide à nos concitoyens et aux peuples vivant dans la pauvreté et l’ignorance ? Par manque d’argent ou de crédit nous dit-on. Mais qu’on le crée ! De multiples mouvements et associations, fort louables, agissent en faisant appel à la charité et à la générosité de la population, et au bénévolat. Bravo ! Mais les dirigeants de nos États se déchargeraient-ils de leur responsabilité sur eux ? Si c’était cela, ce serait un scandale ! C’est pourtant à ces dirigeants qu’incombe l’obligation de bien administrer nos pays en venant en aide à tous ces gens par une meilleure répartition des richesses ! Ce sont ces États qui détenaient le contrôle du crédit ! Pourquoi l’ont-ils cédé aux banques ? Pour qu’elles s’enrichissent à nos dépens en nous maintenant esclaves de l’argent ?
  • Comment peut-on admettre qu’une entreprise soit tributaire des fluctuations du cours de la monnaie ? Qu’elle soit obligée de fermer parce qu’elle n’a plus droit au crédit pour se rénover et se développer ? Ou encore qu’elle tombe entre les mains d’une multinationale ou d’un pays étranger (États-Unis, Qatar, Arabie, Chine…) qui nous exploite pour mieux nous dominer et nous imposer sa vision du monde ?
  • Comment peut-on admettre que les tracasseries administratives et le changement permanent des règles pénalisent les entreprises, mais aussi les particuliers ?
  • Comment peut-on admettre d’être l’esclave, le plus souvent inconscient, du système économique actuel contrôlé par cette oligarchie financière et bancaire ?

Bien évidemment si on est responsable et humaniste on ne peut pas admettre tous ces dérèglements. Aussi est-il temps de réfléchir et surtout d’agir en abandonnant le système économique actuel qui nous a plongé dans une crise socio-économique, morale et éthique mondiale. Ce changement passe donc par une réforme économique en profondeur. Elle s’impose car une révolution sanglante peut éclater, ce qui ne saurait tarder vu le mécontentement grandissant des populations mondiales.

Pour clarifier les propos qui suivent je crois utile de rappeler la signification du terme économie.

Pour Le Petit Robert, l’économie est : la « Science qui a pour objet la connaissance des phénomènes concernant la production, la distribution et la consommation des ressources, des biens matériels dans la société humaine. » Pour Le Petit Larousse, elle est : « l’ensemble des activités d’une collectivité relatives à la production, la distribution et la consommation des richesses. »

Rappelons qu’étymologiquement le mot économie vient du grec "oikonomia" qui veut dire "administration des affaires d’une maison", "éco" venant de "oikos" se traduisant par "maison". C'est donc bien "l'administration ou le gouvernement de la maison" qui, dans les sociétés primitives, constituait l'agglomération habitée par les membres d'une même famille ou d’un clan.

En généralisant le terme "maison", ne peut-on pas considérer une Nation, et même tous les pays du monde, comme constituant une "hyper maison", notre Terre, et donc les humains qui l’occupent et y vivent comme les membres d'une "hyper famille", l'humanité ? Chaque individu, dès sa naissance, n'est-il pas membre de la communauté humaine, de cette "hyper famille" ? Cette "hyper famille" produit en permanence et de plus en plus de richesses et de biens tout en utilisant de moins en moins de personnes ! Comme chaque membre de l’humanité contribue, de sa naissance à sa mort, à l’activité économique du fait de sa consommation, favorisant ainsi la production et la création de richesses, – même si c’est indirectement durant une partie de sa vie –, n’est-il pas un actionnaire de cette "hyper entreprise" que constitue l’activité de la Nation et plus généralement du monde ? A ce titre ne devrait-il pas recevoir une "action" et sa part des biens réalisés par cette "hyper entreprise" ? N’a-t-il pas le droit d’en profiter ? Il devrait bénéficier des "dividendes" créés par cette "hyper entreprise" dont le capital est constitué par le patrimoine et toutes les ressources et les richesses, tant publiques que privées, tant scientifiques que philosophiques, artistiques et culturelles, existant sur notre Terre, que nous ont transmis nos aïeux et qui est le bien de l’humanité toute entière. C’est sans doute pour cette raison que Louis Even disait que nous sommes tous "capitalistes" !

Pour fixer les idées, voyons aussi la définition du terme administration. Toujours selon Le Petit Robert c’est « l’action ou la manière de gérer », mais aussi la « fonction consistant à assurer l'application des lois et la marche des services publics conformément aux directives gouvernementales. »

L'économie signifiait donc l'ensemble des règles et lois qui, quoiqu'à l'origine non écrites, régissaient d’une part la production, la distribution et la consommation de cette production, d’autre part la bonne marche de la collectivité en assurant à tous l’accès aux ressources vitales, et en faisant respecter par tous l'ordre, la paix, la morale, et l’éthique.

Aussi je lance la pétition suivante pour qu’on abandonne le système économique actuel, basé fondamentalement sur l’exploitation des gens, sur la cupidité et la spéculation pratiquée sur tous les marchés, au profit d’un nouveau système économique s’appuyant sur une morale, sur une éthique et sur des concepts scientifiques, en particulier sur les points énumérés ci-après.

- Sur la vraie nature de la valeur, qui n’est qu’un nombre comme l’a écrit Albert Jacquard « la valeur qu’évoque l’économiste [...] est un nombre permettant de classer tous les biens et tous les services, sur une échelle unidimensionnelle » (“Mon utopie”, Stock). Ce nombre est le résultat d’un rapport, celui de l’objet à évaluer à l’étalon choisi ! Rappelons que A:B=C s’écrit aussi A=CxB. En prenant le cas de l’évaluation d’un produit on aura donc produit/étalon euro = 10 (par exemple), ce qui peut s’écrire : produit = 10x1euro, ou 10 fois un euro, ce qu’on simplifie en disant 10 euros, comme on simplifie par exemple toute mesure en disant 5 mètres à la place de 5 fois 1 mètre, 12 kilos au lieu de 12 fois 1 kilo… Le même produit évalué en dollars donnera 12,5 dollars, en supposant que la parité euro/dollar – qui se traduit par un rapport – est de 1,25.

- Sur la nécessité d’avoir un étalon fixe comme en toute science. Par exemple personne n’admettrait que le mètre étalon change de longueur, que le kilogramme change de masse ou que le litre change de volume, ceci constamment. Pourquoi alors admet-on que le dollar, la livre sterling, l'euro, le yen, le yuan… changent de valeur à la minute et que ces monnaies fassent de plus l’objet de spéculations sur le marché des changes ? Le maintien d’une parité fixe entre monnaies était le premier objectif du FMI (accords de Bretton Woods de 1944). Pourquoi l’a-t-on supprimé en 1976 (accords de la Jamaïque) ? Personne n’admettrait que le rapport mètre/pied anglais, kilogramme/pound ou litre/gallon change à la minute ? Alors pourquoi l’admet-on pour les monnaies ? Pour favoriser la spéculation des financiers et banquiers ? Pourquoi n’instaurerait-on pas un étalon monétaire universel ? Les pays du monde se sont bien entendus pour établir un système international d’unités (SI). Faisons de même en économie. Cela éviterait la spéculation sur les monnaies !

- Sur le rôle de la monnaie, ou de l’argent, qui n’est qu’un moyen d’échange remplaçant le troc. Mais son rôle est également de représenter la valeur de l’ensemble des richesses que notre Terre renferme et que l’activité et l’ingéniosité humaine ont su créer et développer depuis l’apparition de l’Homme sur terre, patrimoine et richesses qui sont considérables et la propriété de tous. Cette représentation est totalement faussée par le système actuel qui a fait de la monnaie la "marchandise par excellence" dont en plus il spécule et qu’il rend rare pour soi-disant lui préserver sa valeur ! Mais quelle bêtise ! A l’origine la monnaie (cauri, caillou, plume…) ne servait qu’à compter et représenter la valeur du produit objet de l’échange, valeur sur laquelle les échangeurs finissaient par s’entendre, cette valeur étant représentée par un nombre, celui du nombre de cauri, caillou… ! L’argent, quelle que soit sa forme (monnaie, crédit…), devrait donc représenter l’ensemble des richesses réelles existant sur notre Terre, richesses qui sont considérables ! (Cf. l’article Monnaie)

- Sur le crédit qui actuellement représente plus de 95% de l’argent en circulation. Or tout crédit, ou argent investi, permet la transformation de ressources bien réelles, "potentielles", "dormantes", en richesses "dynamiques", "actives", "vivantes", utiles à l’humanité, créatrices elles-mêmes de richesses. Il permet ainsi un transfert et un développement de richesses ! Or, actuellement ce crédit est maintenu rare. Pourquoi ?

- Sur ce crédit qui devrait être sans intérêt et sous le seul contrôle des États et non des banques qui nous exploitent pour leur seul profit. William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada de 1921 à 1930 puis de 1935 à 1948 ne disait-il pas: « Jusqu’à ce que le contrôle de l’émission des devises et du crédit soit restauré au gouvernement comme sa responsabilité la plus évidente et sacrée, toute référence à la souveraineté du parlement ou de la démocratie est inutile et futile. [...] Une fois qu’une nation s’est séparée du contrôle de son crédit, les gens qui font les lois importent peu. [...] Les usuriers, une fois au pouvoir, détruiront la nation.» N’avait-il pas totalement raison ? N’est-ce pas ce à quoi on assiste ? Si, naturellement mais personne ne veut tenir compte de ces propos. En ce qui concerne les dépenses étatiques, elles correspondent le plus souvent à une somme d’argent, ou à une ouverture de crédit. Elles représentent d’une part la valeur des ressources "dormantes", qui sont la propriété du peuple, ressources qu’on décide d’exploiter, d’autre part les salaires des employés, mais aussi les dividendes versés aux actionnaires et les intérêts versés aux banques. La somme investie ou le crédit, portée dans la colonne PASSIF de la comptabilité nationale, devrait être annulée à la fin de la réalisation de l'ouvrage ou du service rendu pour le bien de la collectivité, et la valeur de ces derniers devrait être portée à l'ACTIF de la Nation. En effet, on comptabilise toujours ce que ça coûte mais on oublie de considérer que ces biens créés ou services rendus, même s’ils ne font pas l’objet de marché, ont une valeur, représentée justement par leur coût ! De plus on ne calcule jamais ce que cela peut d’une part rapporter à plus ou moins longue échéance, bien que l'on parle de la "valeur ajoutée" – et qu'en plus on la taxe (TVA) ! –, d’autre part éviter de dépenser en réparations ou soins !

- Sur donc la nécessité absolue d’établir une comptabilité équilibrée. La dette actuelle des États est partiellement due à cela. Mais de plus elle est totalement arbitraire et n’existe qu’envers l’oligarchie bancaire et financière qui crée l’argent ou le crédit du néant, comme les économistes Ralph G. Hawtrey, Reginald McKenna, Henry D. Macleod, John Maynard Keynes et John K. Galbraith l’avouaient eux-mêmes (cf. l’article Dette). D’où cet argent dette que dénonçait Maurice Allais, notre prix Nobel de l’économie en 1988. Les États n’ont-t-ils pas cédé aux banques le monopole du crédit ? Si, sachez le ! Ceci a commencé par la création en 1694 de La Banque d’Angleterre (« la vieille dame de Threadneedle Street ») par un groupe d'artisans (orfèvres entre autres), parlementaires et marchands qui ont obtenu du roi Guillaume III le droit de battre monnaie, ceci en échange d’un prêt de 1 200 000 livres sterling, assuré par le "Tonnage Act", prêt pour faire la guerre ! Cela s’est poursuivi par la création de la FED en 1913 par les États-Unis, cette FED groupant des banques privées qui contrôlent le crédit et par là tous les marchés, même celui de la monnaie ! 60 ans plus tard, imitant les États-Unis, la France a promulgué la loi 73-7 du 3 janvier 1973, article 25, dite loi Pompidou Giscard, surnommée loi Rothschild. C’est vrai que Pompidou a été un directeur de la banque Rothschild et que cette loi favorise les banques ! En Union Européenne cet article 25 est devenu l'article 104 du traité de Maastricht (7 février 1992). Cet article est devenu à son tour l’article 123 du Traité de Lisbonne (13 décembre 2007) qui nous a donc livré pieds et poings liés au bon vouloir des banques privées pour l’obtention de crédit. Il stipule que les États membres de la Communauté européenne n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leur banque centrale, mais sont dans l’obligation d’emprunter auprès de banques privées, moyennant des intérêts qui sont évalués par des agences de notation ! Et plus vous êtes pauvre, plus la note est basse et plus cet intérêt est élevé. C’est vrai qu’il y a beaucoup plus de pauvres que de riches ! N’oublions pas aussi que par les accords de Bâle I, signés en 1988, les États autorisaient 100€ d'ouverture de crédit gagé par seulement 8€ de fond propre (ratio Cook). En 2007 (accords de Bâle II) ce fond propre a été abaissé à 4€ (ratio McDonough). Il ne faut donc pas s'étonner de l'importance que peut prendre le pouvoir des banques ! Thomas Woodrow Wilson (1856-1924), qui fut le 28e Président des États-Unis de 1913 à 1921 et le responsable de la création de la FED, reconnaissant son erreur, n'écrivait-il pas : « Je suis l'homme le plus malheureux. J'ai involontairement ruiné mon pays. Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré. Le développement de la nation, par conséquent, et toutes ses activités sont entre les mains de quelques hommes… Nous sommes arrivés à être l'un des pays le plus réglé, l'un des gouvernements le plus complètement contrôlé et dominé dans le monde civilisé, plus du tout un gouvernement d'opinion libre, plus du tout un gouvernement par conviction et le vote de la majorité, mais le gouvernement par l'opinion et sous la contrainte d'un petit groupe d'hommes dominants qui arrêtent, contrôlent et détruisent toute liberté économique. [...] Certains des plus grands hommes aux États-Unis, dans le commerce et l'industrie manufacturière, ont peur. Car ils savent qu'il y a quelque part un pouvoir si bien organisé, si subtil, si vigilant et si invasif qu'ils feraient bien de ne pas élever la voix quand ils le condamnent. » ("The New Freedom", 1913). Et nos gouvernants laissent faire ce pouvoir des banques, le favorisent même ! Et les médias, contrôlés par cette oligarchie bancaire et financière, ne parlent jamais d’autres systèmes économiques qui s’élèveraient contre ce pouvoir !

Tous nos dirigeants, bardés de diplômes, devraient le savoir ! Mais ils se gardent bien de nous le dire et de lutter contre cet abus ! Serait-ce par ce qu’ils en profitent ? On aimerait le savoir ! Mais comme le pensait John Adams (1735-1826), 2e président des États-Unis de 1797 à 1801, cette dette est un moyen de nous asservir. En effet, ne disait-il pas : « Il y a deux moyens de conquérir et d’asservir une nation. Une est l’épée, l’autre est la dette » ? C’est précisément ce que nous vivons. Nous sommes les esclaves de l’oligarchie financière et bancaire mondiale qui nous exploite pour son seul profit et étend son pouvoir au monde ! C’est pourquoi nous pouvons affirmer que « La dette nationale est un canular inventé par décret et en application par une loi » (extrait de l’article Argent dette de Paul Grignon).

Joseph Stiglitz, ancien conseiller de Bill Clinton et prix Nobel d'économie en 2001, n'a pas hésité à lancer un cri d'alarme : « le capitalisme perd la tête. » Il ajoute « La mondialisation ne marche pas [...] pour les pauvres de ce monde, l'environnement et la stabilité de l'économie mondiale. » Il s’élève également contre la cupidité qui serait selon lui “le moteur de la finance”, ("Le Triomphe de la cupidité", 2010) et contre la spéculation pratiquée par les banques. Il ne veut pas de "casinotiers". Pour lui nous n’avons tiré aucune leçon de la crise de 2008 et il prédit que le système économique en place en prépare de plus graves. Constatant que les institutions économiques internationales que sont le FMI, la Banque mondiale – dont il fut l'économiste en chef ! – et l'OMC, contribuent à fixer les règles du jeu en matière économique, il ajoute: « Elles l'ont fait trop souvent en fonction des intérêts des pays industriels avancés et d'intérêts privés en leur sein et non de ceux du monde en développement. » Et c’est un "expert" qui dit cela ! Il sait de quoi il parle ! Il était au cœur du système ! Qu’attend-on pour l’écouter ?

- Sur la nécessité d’un juste équilibre entre les prix et le pouvoir d’achat (les revenus). Si on produit c'est bien avant tout pour consommer, bien qu’aujourd’hui ce soit surtout pour faire du profit, du "fric" ! Or les moyens monétaires de la très grande majorité des consommateurs ne leurs permettent pas justement de consommer l'ensemble des produits mis à leur disposition. D’où un déséquilibre constant entre production et consommation.

- Sur l’instauration d’un prix compensé, d’un dividende social, humain comme préférait l’appeler Albert Jacquard, universel pour tous, permettant à chacun de vivre décemment, d’atteindre la liberté économique, source de toutes les libertés. Tout individu, quel que soit son âge, ne contribue-t-il pas à la production du fait de sa consommation ? Si, évidemment ! Aussi a-t-il le droit de profiter des bénéfices de cette activité productrice !

Serait-ce trop demander à tous nos dirigeants, toujours imbus de dogmes économiques archaïques, de réfléchir à cette pétition et d’étudier sans parti pris ni dogmatisme les propositions du Crédit Social, système économique proposé par Clifford Hughes Douglas (1924), par Walter G. Serra (1933, 1949, 1950), par Louis Even (1936), et plus récemment par Alain Pilote, système auquel Maurice Allais s’est rattaché et qu’il a défendu vers la fin de sa vie, et qu’à mon tour je défends ?

La France a été à l’origine des nobles idées de liberté, égalité, fraternité et laïcité, idées que beaucoup de pays du monde ont fini par adopter. Ne pourrait-elle pas prendre la tête d’une réforme qui lui apporterait la liberté économique ? Elle se grandirait à le faire. La France est belle, riche et attractive. Aussi qu’elle montre l’exemple en appliquant chez elle ce changement pour le bien de sa population qui l’adoptera sûrement avec enthousiasme dès qu’elle en aura connaissance et qu’elle constatera ses effets. Faire cela ce n’est pas s’isoler, fermer ses frontières, c’est au contraire agir pour tous les peuples du monde en montrant la voie ! Les autres pays finiront bien par la suivre.

Comme Maurice Allais le réclamait :

« Que l’économie soit au service de l’Homme et non l’Homme au service de l’économie. »

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Published by credit-social
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